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 Atlas Colonial Français

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Michel
Ancien38
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Ancien38

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MessageSujet: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-18, 17:56

A l'heure où certains s'activent à démolir le passé de la France il est grand temps de rechercher des documents qui existaient bien avant ces nouveaux mouvements très politisés. L'Atlas Colonial Français de 1931 préfacé par le Maréchal LYAUTEY répond en partie à cette recherche. Il est particulièrement étonnant que cet Atlas qui, à l'époque, instruisait les français sur tout ce qui concernait nos colonies, les pays de protectorat et les pays sous mandat français ne soit jamais cité en référence dans les discussions à ce sujet. Pourtant il aurait été plus sain d'argumenter à partir des éléments cités à l'époque.
D'où la situation actuelle qui conduit à déboulonner les statues et à créer de nouveaux héros selon la volonté de certaines minorités.
Dans le prochain message je montrerai un extrait tiré du paragraphe " Algérie - Historique".

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Michel
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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-18, 18:01

Merci Ancien38.

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Ancien38

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-18, 18:54

Algérie - Historique.
L'histoire de l'Algérie proprement dite date seulement du début du seizième siècle, époque à laquelle apparurent sur les côtes algériennes les frères "Barberousse (Aroudj  et Khéreddine)".
C'étaient des corsaires qui entrèrent en lutte contre les Espagnols, les battirent et s'emparèrent d'Alger. Ils firent hommage de leur conquête au sultant de Constantinople qui, en retour, reconnut Khéreddine comme "Dey" ou chef de la Régence d'Alger.
Cette Régence était une sorte de république militaire dans laquelle les soldats ou  "janissaires", recrutés parmi les aventuriers de toutes nations et convertis à l'Islam, choisissaient leur Dey, qu'ils tenaient à leur volonté. Un conseil d'officiers ou "Divan" assistait le Dey dans l'administration de la Régence.
La Régence était divisée en trois provinces (Oran, Constantine et Titteri, capitale Médéa) ; chaque province était administrée par un "Bey", lieutenant du Dey, dont les fonctions consistaient à maintenir l'ordre et surtout à faire rentrer les impôts, principal souci de l'administration turque; aussi, pour contraindre les indigènes à payer les impôts, les Beys entretenaient-ils dans l'intérieur de leur province des tribus militaires appelées "Maghzen" qui, exemptées d'impôts, avaient pour charge de contraindre les autres tribus "raïas" à payer les redevances.

(A suivre si intéressant)

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Alexderome
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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-18, 21:11

Effectivement,  je comprends mieux la différence entre dey et bey.

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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-18, 23:50

Excellent début de sujet .

Merci Ancien38 .

Il y avait aussi un Bey a Tunis , gosse mon Papa m'en parlait (pas souvent en bien) mais a cette époque je ne comprenais pas trop ces choses .

Ahmed 1er le bey réformateur et ses sujets

Atlas Colonial Français 164278860697_content

En Tunisie beylicale, comme dans tous les pays où durant des siècles domina le despotisme oriental l’introduction, au cours du XIXe siècle, de mesures de réformes et de modernisation imposées à une société et une économie archaïques aboutit à une perturbation des équilibres anciens due aux difficultés financières d’un État engagé dans des réformes au coût supérieur aux capacités fiscales, ce qui conduisit tout droit à l’augmentation et à la multiplication  des impôts, à leur affermage, aux exactions et à la corruption.

La mémoire collective tunisienne entretient – souvent avec excès – le souvenir du règne certes exécrable de Sadok Bey (1859-1882), dernier prince régnant d’avant le protectorat.  

En réalité, la spirale des réformes ruineuses, de la spoliation et de la répression se met en place – ou à tout le moins s’amplifie dangereusement -  dès le règne d’Ahmed 1er  Bey (1837-1855).


Cette période elle-même commença d’ailleurs sous de mauvais auspices puisqu’elle héritait  des dettes considérables accumulées à partir du règne de Husseïn II Bey (1824-1835) suite  à la fameuse affaire de l’huile.

En effet, l’Etat impécunieux vendit  par anticipation à des négociants européens la récolte d’olives qui malheureusement vint à manquer deux années de suite, obligeant le Bey à rembourser des sommes considérables à ses créanciers, à imposer des contributions importantes  aux caïds du Sahel [ la plus importante oliveraie, à l’époque], lesquels « dit l’historien Ahmed Ben Dhiaf, secrétaire de la chancellerie du Bardo et contemporain des événements, se saisirent de l’argent de leurs administrés comme si c’était leur bien propre».

Atlas Colonial Français Manufacture-de-draps-sur-la-Medjerda-%C3%A0-T%C3%A9bourba

C’est dans cette atmosphère qu’Ahmed Bey, succédant à son père Mustafa, monta sur le trône le 10 octobre 1837, à l’âge de 31 ans.  

Dans l’exercice du pouvoir, il s’appuya prioritairement, selon la vieille conception orientale, sur la caste des mamelouks, ces dignitaires de statut servile, ramenés enfants du Caucase mais aussi de Grèce.

Ils étaient généralement mariés à des princesses et c’est ainsi qu’Ahmed avait pour beaux-frères Mustafa Khaznadar, futur Premier ministre, Mustafa Bach Agha, plus tard ministre de la guerre, et Mustafa Saheb Ettabaâ, qualifié en raison de sa sagesse et de son pouvoir d’influence, de «cheikh al dawla».  

Si les mamelouks tenaient le haut du pavé, il convient de rappeler cependant que les beys husseïnites eurent le mérite d’associer assez tôt des compétences autochtones à la gestion des affaires.  

C’est ainsi qu’existaient au Bardo, cœur battant de l’Etat husseïnite, d’influents personnages tunisiens (premier secrétaire comme les bash kâtib Lasram et secrétaires particuliers du bey comme notre Ahmed Ben Dhiaf et de titulaires de fonctions militaires et de sécurité (comme le bâch hânba).

Certains caïds gouverneurs et adjudicataires de grandes fermes fiscales se constituèrent en puissantes familles ayant un accès direct au souverain, telles les Al Jallûli de Sfax, les Ben Ayed de Djerba ou les Belhâj de Bizerte.

Les chefs des grandes tribus bédouines n’étaient pas en reste, et certains, auxquels le pouvoir conférait des titres officiels, avaient leurs entrées au Bardo.

La cour comptait aussi des Tunisiens de confession israélite à qui l’on confiait la comptabilité générale à l’exemple de Youssouf Bîchî sous les règnes de Husseïn, Mustafa et Ahmed, et plus tard du puissant Nessim Chammâma, caïd des juifs.


Atlas Colonial Français Caserne-du-Ier-r%C3%A9giment

Mais revenons à Ahmed 1er.

Curieuse personnalité que celle de ce prince à la fois très oriental dans sa conception du pouvoir et dans sa culture, et dans ses rêves de grandeur à l’européenne.

Nul autre que lui, en effet, ne fut si attaché au culte des saints et à la vénération des chérifs, descendants du Prophète.

Sa piété évidente et ostentatoire s’exprimait en diverses occasions.

C’est à lui que les Tunisiens doivent jusqu’aujourd’hui le faste donné, à partir de 1841, à la célébration du Mouled.  

Simultanément, – comme son homologue le pacha d’Egypte, comme le sultan lui-même - il manifesta très tôt son souci de moderniser son pays.

L’histoire a retenu son côté réformateur ou, à tout le moins, son souci d’engager son État sur la voie de la modernité.

C’est ainsi qu’il décréta, en février 1840, la réorganisation de la mosquée-université de la Zitouna et établit, dans la foulée, l’égalité entre oulémas malékites et hanéfites.

A partir de cette réforme, l’enseignement devint officiel et ses lauréats sanctionnés par un diplôme beylical.

Il enrichit cette vénérable institution en fondant une bibliothèque universitaire supplémentaire (Al Ahmadiya).

Son décret de janvier 1846 portant abolition de l’esclavage des Noirs fut une décision historique en termes de dignité et de droits humains.

Atlas Colonial Français Mahmoud-Ben-Ayed

Cette volonté réformatrice, en quelque sorte stratégique, péchait cependant par ce qu’elle avait de tronqué, dans la mesure où tous les efforts du bey étaient orientés non pas en direction de la société ni de l’activité économique, ni de la connaissance et de l’enseignement, mais de la création d’une armée organisée à l’européenne.

Preuve que, dans son esprit, la modernisation était en fait une manière de donner une nouvelle vigueur au pouvoir despotique sans se soucier de réformer en profondeur l’État dans ses rapports avec la société.

On est donc dans une logique tout à fait différente de celle du despotisme éclairé d’une Catherine II de Russie ou d’un Frédéric de Prusse ; ni même de celle des sultans qui, à l’ère des Tanzimat (1839-1876), souhaitaient introduire des réformes institutionnelles, mais dans celle, toujours vivace, de l’autocratie orientale mise au goût du jour.

Ce n’est pas l’archaïsme aux formes multiples des milieux citadins, ruraux ou tribaux ni la torpeur de l’économie qui interpellaient le prince mais l’allure de son pouvoir, l’envie d’imiter les monarques d’une Europe alors en plein essor.

Atlas Colonial Français Vue-ancienne-des-ruines-de-la-cit%C3%A9-beylicale-de-la-Moham%C3%A9dia

Il se berçait de l’illusion, fondatrice de la modernisation à l’orientale, que la clé du progrès résidait dans une armée la plus nombreuse possible et organisée à l’européenne.  

En la matière, le véritable acquis fut la création le 5 mars 1840 d’une école militaire au Bardo dont il confia la direction à des militaires européens.

Outre l’instruction militaire, cet établissement allait devenir le creuset de la pensée réformiste.

Il tenta aussi, mais sans succès durable d’introduire une économie industrielle liée à l’armée régulière telle que la création d’une manufacture de draps au Batân de Tébourba et une fabrique d’armes à la caserne de Bab Saadoun.

Mais en matière de conscription, les résultats furent généralement catastrophiques.


Atlas Colonial Français Insignes-des-grades-militaires

Le prince, en effet, ne se préoccupait pas de la capacité du pays à supporter le fardeau des dépenses qu’exigeait la nouveauté.  

L’augmentation drastique des dépenses consacrées à l’armée régulière eut des conséquences dévastatrices sur le pays, l’État, l’économie et les sujets.  

De sorte que dès 1840, on créa de nouvelles fermes fiscales sur le savon, le commerce de l’huile, de nouveaux impôts.

Le pouvoir imposa de nouvelles taxes et droits d’octroi.

L’entretien de l’armée requérant sans cesse des moyens considérables, il fallut aussi créer de nouvelles fermes fiscales.

La conséquence, au plan politique et social, fut l’exploitation éhontée des populations par les caïds-gouverneurs et des adjudicataires des grandes fermes fiscales.

Les premiers mettaient un zèle brutal à collecter les impôts pour donner une preuve de leur dévouement au prince mais surtout pour prélever une part des sommes réunies en faisant « suer le burnous ».

Les seconds s’arrachaient les grandes fermes fiscales (telles que le monopole des peaux et cuirs, du tabac, du savon, du commerce de l’huile, et diverses taxes), faisaient de la surenchère en attendant de se «dédommager» sur le dos des sujets.

Caïds et fermiers d’impôts disposaient de prisons dans lesquelles s’entassaient les « récalcitrants ».

Atlas Colonial Français Le-lieutenant-colonel

Les spoliations prirent une telle ampleur que l’économie eut à en souffrir. Le découragement des cultivateurs face aux exactions des agents du pouvoir et des fermiers aboutit rapidement à une réduction des surfaces emblavées.

«On s’est mis à importer les grains, note Ben Dhiaf dans sa chronique, cependant que la liste administrative des henchirs «abiadh-s» [les terres céréalières en friche] ne cessait de s’allonger.»

Pire encore, au Sahel et ailleurs, beaucoup d’exploitants, réduits aux expédients qui ne faisaient qu’aggraver leur endettement, furent ruinés.

Le cas extrême de cette manière féroce d’exploiter les hommes au prétexte de servir l’Etat est celui de Mahmoud Ben Ayed.  

Ce fils d’une grande famille de dignitaires makhzen n’était pas le seul caïd et fermier d’impôts à agir de la sorte mais il fut le seul à jouir d’une confiance telle de la part d’Ahmed Bey qu’il commit toutes sortes d’abus dans une impunité totale.  

Pire encore, il sut susciter l’ire (bien entendu, intéressée de l’impécunieux pacha) à l’égard des puissants rivaux des Ben Ayed, les Al Jallûli, à un point tel que les frères Hassûna et Farhat furent contraints de se réfugier à Malte.

Un membre de la famille Belhâj connut le même sort.

On ne sait pas très bien ce qui explique cet aveuglement du prince mais il est possible que dès leur jeunesse, Ben Ayed sut entretenir l’affection et l’indulgence d’Ahmed par des «cadeaux» de prestige en espèces sonnantes et trébuchantes.

Toujours est-il qu’il accumula une fortune considérable par le recours à d’infâmes procédés dont la fraude systématique lors de la collecte dans les silos à grains de l’Etat (Râbta), du dixième de la récolte.

Par l’intermédiaire de ses employés, il ne faisait rien d’autre que tricher sur les quantités délivrées par les cultivateurs.

Avec l’appui du bey, il avait affermé la perception de cet impôt en nature et réussi, «selon des procédés scandaleux que seuls, écrit malicieusement Ben Dhiaf, les Tunisiens, habitués à toutes sortes d’exactions, peuvent croire à la réalité de tels méfaits.».

Dans toutes les fermes fiscales dont il avait obtenu l’adjudication, les détournements au détriment de l’État étaient systématiques.  

Plus tard, en juin 1852, sentant le vent tourner, Mahmoud quitta le pays (chose extraordinaire, avec la bénédiction du bey), obtint à Paris la nationalité française et porta sans vergogne plainte contre le gouvernement tunisien en réclamant le paiement de cinq millions de piastres !

Enferré dans son obsession d’une armée moderne et nombreuse, Ahmed Pacha Bey couvrait les exactions des caïds et fermiers à la stupéfaction des oulémas.

C’est ainsi qu’Ibrahim Al Riahi, grand mufti et imam de la Grande mosquée, dénonça plus d’une fois ces abus, en chaire ou directement au souverain.

Aussi l’historien Leon Carl Brown, spécialiste de la période, a-t-il raison d’écrire que sous le règne d’Ahmed Bey, l’Etat était, par le biais de la ferme des impôts, le marché des hommes d’affaires comme les caïds territoriaux et fiscaux.

Le prince avait d’autant moins d’excuses qu’à l’instar de ses aïeux, il connaissait parfaitement le pays, ses ressources limitées, le mode de vie rustique de ses tribus pour avoir naguère sillonné le pays à la tête du Camp volant (mhalla).

Ce qui est assez extraordinaire, c’est que le même Ahmed, qui présentait dans sa correspondance au sultan les arguments les plus solides quant à l’impossibilité du beylik de Tunis de verser un tribut annuel au gouvernement impérial à cause de la médiocrité de ses ressources, occultait complètement cette réalité quand il s’agissait d’engager des réformes coûteuses.

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Son obstination à maintenir le même nombre de soldats malgré le surendettement de l’Etat aggravait le caractère irrationnel de ses décisions.

Lors du choléra de 1849, certains régiments ayant été décimés, il décida de faire enrôler des hommes des environs de Béja et Siliana.

Ses conseillers tentèrent de l’en dissuader en lui rappelant que ces régions avaient été particulièrement touchées par l’épidémie et que l’agriculture manquait de bras.

Rien n’y fit et les malheureux, arrachés à leur famille en détresse et à leurs champs, vinrent combler inutilement les places laissées vacantes par les victimes du fléau.  

Malgré toutes les vicissitudes, la nouvelle armée régulière donna-t-elle au moins naissance à un esprit de corps ?

Probablement oui dans le milieu des élèves officiers de l’école du Bardo et sans doute d’une manière plus générale au sein des régiments qui comptaient des officiers turcs de Tunis mais aussi d’Alger et de Tripoli installés dans la régence et des officiers autochtones.

Toutefois, l’ambiance dans les casernes n’incitait pas à l’émergence d’un tel esprit.

Certains officiers, confondant service militaire et exploitation des soldats pour leur usage personnel, les traitaient avec rudesse et mépris.

Et d’une manière générale, on confondait rigueur et cruauté.

En 1849, des réguliers zwâwas qui s’étaient mal positionnés furent insultés et un des leurs giflé par leur officier qui courut se plaindre au bey pour leur «insolence».

Craignant le pire, ils se réfugièrent dans leur foyer mais finirent par être conduits devant le bey qui ordonna d’exécuter six d’entre eux séance tenante.

En août 1851, une vague agitation des marins est signalée à bord d’une frégate ancrée à La Goulette.

Le bey, informé, ordonna évidemment sans enquête préalable de fusiller sur-le-champ huit infortunés matelots.

Alors que retenir de positif de l’ère d’Ahmed Bey (mort à 48 ans, le 30 mai 1855) ?
 

La création de l’école du Bardo eut deux aspects constructifs.

D’abord, la constitution d’un corps d’officiers rompus aux méthodes modernes et qui allaient plus tard faire leurs preuves pendant la guerre de Crimée.

Ensuite, cette école fut le creuset de la pensée réformiste que tentera d’appliquer plus tard l’élève le plus brillant de la première promotion, le général Khérédine (Premier ministre de 1873 à 1877).  

Rappelons aussi sa décision historique d’abolir l’esclavage, et la réforme de l’enseignement à la grande mosquée.

Il faut aussi souligner son attachement à l’autonomie tunisienne malgré une allégeance toujours affirmée – quoique parfois tendue – à l’égard de son suzerain, le sultan-calife.

Le souci d’Ahmed Pacha Bey de faire de son pays un État moderne et fort était sincère.

Toutefois, replacée dans le contexte régional marqué par la présence française en Algérie, la politique beylicale (non seulement sous le règne d’Ahmed mais depuis 1830 et durant tout le  restant du siècle) bénéficia davantage à la France qu’à la Tunisie.

C’est vrai que cette sorte de reconnaissance tacite d’une protection diplomatique française a sans doute épargné à la régence de Tunis le sort de l’Algérie et lui a donné un «sursis» de quelque cinquante ans avant de subir l’occupation dans un contexte international différent.  

Le cas n’était pas unique.

Tous les États non occidentaux, l’Empire ottoman en tête, eurent à pâtir des effets pervers des politiques de réformes et de modernisation conduites cahin-caha par des pouvoirs empêtrés dans leurs conceptions archaïques, appuyés sur des économies atones et des sociétés fourbues.

L’exercice du pouvoir continuait d’être celui de toujours, c’est-à-dire les décisions intempestives, la répression fiscale, l’incitation à la corruption des fonctionnaires.

Le corollaire tragique de cette politique de modernisation fut l’amplification de la corruption, l’accroissement des exactions pour un résultat non seulement limité mais surtout annonciateur des calamités politiques, économiques et financières qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, frappèrent une Tunisie meurtrie.

A plus long terme, l’exploitation éhontée des populations, la corruption généralisée, le vol sans vergogne des recettes publiques au nom de la modernisation fallacieuse du pays –en fait de son armée– ont aggravé de manière durable– et au-delà du règne d’Ahmed Ier-  la méfiance des sujets à l’égard de l’État d’une manière générale et des réformes en particulier.

Source : https://www.leaders.com.tn/



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Sicut-Aquila

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Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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Michel
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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 08:49

Sujet très intéressant,merci Ancien38 et merci JP,je veux bien une suite,je continue la lecture,bon post.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 10:05

Mais est-ce qu’à cette époque le bey de Tunis s’était-il affranchi de la  tutelle de la Sublime Porte, car cette volonté de maintenir une armée coûteuse grevait les finances de l’état et alourdissait le fardeau fiscal ? Ma mère se rappelle aussi du bey de Tunis, elle y a vécu deux ans. Il y avait une forte colonie italienne et Rome aspirait à avoir la mainmise sur la Tunisie, avec les accords du Bardo, la France en a fait un protectorat.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 11:02

Bonjour Commandoair40 et merci de donner consistance à une page du passé qui n'est plus enseignée.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 11:44

Extrait 2
 La guerre de course pratiquée pendant trois siècles par les corsaires barbaresque de la Régence d'Alger fut d'abord une forme de la guerre sainte contre les Espagnols. En 1541, Charles-Quint conduisit lui-même une expédition devant Alger, mais un violent orage dispersa sa flotte et le força à se rembarquer.
 Plus tard, quand les corsaires n'étaient plus que des renégats venus de tous les pays, la course se transforma en piraterie; les navires capturés étaient ramenés à Alger où la cargaison était partagée entre la Régence, les capitaines et les équipages des vaisseaux barbaresques; les matelots et passagers étaient incarcérés dans les bagnes et réduits à l'esclavage (rameurs de galères ou employés à de durs travaux). "Cervantes", l'auteur de Don Quichotte, et le français "Regnard", poête comique.
 La France, l'Angleterre et le Danemark essayèrent à plusieurs reprises, mais sans résultat, de supprimer la piraterie.
 Louis XIV envoya les amiraux "DUQUESNE" en 1682, ,et "d'ESTREES", en 1688, bombarder Alger, mais la ville se relevait chaque fois et la piraterie reprenait avec plus d'ardeur.
 Uniquement préoccupés de grossir leurs revenus par la piraterie et les impôts écrasants qui pesaient sur les indigènes, les Turcs négligèrent les travaux indispensables à la prospérité du pays, et, en 1830, de la magnifique colonisation romaine il ne subsistait plus rien.
 L'expédition de 1830 ne fut engagée par la France que pour réparer les dommages causés depuis trois siècles  par la piraterie algérienne à son commerce et à celui des puissances européennes et principalement pour châtier les insolences du "bey HUSSEIN", gouverneur d'Alger.

(A suivre)

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 12:11

Il y avait deux grandes puissances navales en Méditerranée,  la France et l’Angleterre  avec lesquelles on peu ajouter Venise. La coalition réunie à Lepante puis à  Navarin était parvenue à à stopper l’hégémonie ottomane mais contre les pirates d’Alger ? Il y avait bien eu une coalition anglo néerlandaise qui avait bombardé Alger en 1816.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 20:02

Extrait 3
 En 1827, dans un différend entre la France et le Dey, au sujet d'une dette qua la France avait contractée envers deux négociants israélites d'Alger (Bacri et Busnach) qui avaient fourni du blé aux armées pendant la Révolution, HUSSEIN , qui était créancier des deux négociants, exigeait le paiement immédiat de cette dette à lui seul; mais comme il y avait d'autres créanciers et que les tribunaux étaient embarrassés pour déterminer les droits de chacun, HUSSEIN crut que notre consul "DUVAL" le dupait; un jour, au cours d'une entrevue, il ne se contint plus, apostropha insolemment notre représentant et lui intima l'ordre de sortir  en le frappant au bras avec son éventail.
 La France se contenta de faire une démonstration navale devant Alger et demanda des excuses qu'HUSSEIN refusa de faire.
 En 1829, l'amiral "LA BRETONNIERE" envoyé à Alger sur le vaisseau PROVENCE  pour entamer de nouveaux pourparlers avec HUSSEIN, fut éconduit; comme le PROVENCE se retirait de la rade, le pavillon parlementaire flottant à son grand mât, il eut à essuyer le feu des forts de la ville.
 Cette seconde insulte décida le gouvernement de "CHARLES X" à entrer en guerre avec la Régence d'Alger (5 Juin 1830). Les préparatifs furent poussés activement par le ministre de la Marine, le baron "HAUSSEZ"

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-19, 23:20

Cette page d'histoire,  Importance,
méritait qu'on se la remémore.
Encore un peu, à défaut des écoles
(et c'est combien, affront & injustice faite à l'histoire)
il n'y aura que de tels sites qui se souviendront
des faits historiques.
Merci

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-20, 10:31

Bonjour Eva, merci d'apporter un juste éclairage sur la finalité de mon intervention. La vulnérabilité de notre Jeunesse est utilisée dès l'école et les matières compromettantes comme l'Histoire avec un grand H sont réduites ou transformées (au nom de la paix sociale). Il m'est resté à l'esprit une phrase de Charles Péguy citée sur la couverture d'un périodique (Riziéres et Djebels) aujourd'hui disparu : "Celui qui sait la vérité et qui ne gueule pas la vérité se fait le complice des escrocs et des faussaires . . ." Personnellement je trouve l'esprit du Forum Paras dans cette phrase.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-20, 14:40

Extrait 4
  Une flotte de trois cents vaisseaux, sous les ordres de l'amiral "DUPERRE", et 35.000 hommes commandés par le général "BOURMONT" ministre de la Guerre formèrent le corps expéditionnaire qui, parti de Toulon, débarqua dans la presqu'île de SIDI-FERRUCH, à l'Ouest d'Alger, le 14 Juin 1830.
  Les Turcs, sous le commandement d'IBRAHIM, gendre d'HUSSEIN, se portèrent au-devant des Français qu'ils rencontrèrent à Staoueli, le 19 Juin; les ravages causés par notre artillerie dans les rangs ennemis, et les assauts répétés de notre infanterie les mirent en déroute; la marche sur Alger fut reprise, mais elle fut lente et pénible à cause de la chaleur et du manque de routes. Le corps expéditionnaire arriva néanmoins devant la ville le 29 Juin.
  Alger était défendu par le Fort-l'Empereur, ainsi nommé parce qu'il était bâti à la place même où "CHARLES-QUINT" avait installé sa tente en 1541. L'attaque commença aussitôt et, malgré la résistance acharnée des Turcs, l'artillerie française eut raison des canons de la place et l'assaut fut ordonné; devant l'impossibilité de la lutte, les Turcs abandonnèrent le fort et le firent sauter, et nos soldats plantèrent le drapeau français sur des ruines.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-20, 15:20

Extrait 5
  On entama aussitôt les négociations pour la reddition de la ville. Le général "BOURMONT" s'engageait à respecter la liberté, la religion et les biens des Algériens; il laissait à HUSSEIN sa fortune personnelle avec l'autorisation de se retirer où il voudrait. Ces conditions furent acceptées et HUSSEIN s'embarqua quelques jours plus tard, avec sa famille, pour Naples.
  Les troupes françaises entrèrent à Alger le 4 Juillet 1830. L'effet moral de cette victoire fut utilisé par "CHARLES X" pour signer, le 25 Juillet, les fameuses Ordonnances qui restreignaient la liberté de la presse, modifiaient la loi électorale et prononçaient la dissolution de la Chambre des députés. Mais Paris se souleva, les troupes royales, battues après trois jours de lutte ( les "trois Glorieuses", 27, 28, 29 Juillet), "CHARLES X" dut s'enfuir à Rambouillet et fut renversé.
  Son cousin le "DUC D'ORLEANS", que l'on disait acquis aux idées libérales, monta sur le trône et prit le nom de "LOUIS-PHILIPPE 1er".
  Le nouveau gouvernement rappela la moitié des troupes d'Algérie, releva le général "BOURMONT" de son commandement et lui donna pour successeur le général "CLAUZEL".
  Celui-ci, pour augmenter ses effectifs créa des corps d'infanterie et de cavalerie indigènes.
  Les premiers indigènes qui furent recrutés appartenaient à la tribu des ZOUAOUA, d'où le nom de ZOUAVES qu'on leur donna; plus tard, on y incorpora des indigènes et des Français; les indigènes formèrent alors des bataillons distincts, sous le nom de TIRAILLEURS , que, pendant la guerre de Crimée, les Russes appelèrent Turcos, car ils croyaient que c'était des Turcs.
  La cavalerie indigène portait le nom de SPAHIS, du mot turc sipahi (cavalier).

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-20, 18:37

Extrait 6
  La colonisation commença aussitôt après la conquête, malgré la répugnance des Français à s'expatrier et le peu d'empressement que mettait le gouvernement à attirer des colons en Algérie. Nonobstant l'hostilité des papulations guerrières, l'improduction de la terre couverte de broussailles et de palmiers nains, le manque de sécurité dans les campagnes infestées de pillards, l'inclémence du climat, le manque de routes et le commerce sans valeur, quelques Français à l'esprit aventureux se hasardèrent à donner l'exemple et s'établirent aux environs d'Alger (Sahel et plaine de la Mitidja); les deux premiers villages créés furent Kouba et Dely-Ibrahim.
Des camps militaires furent établis en certains points pour protéger les colons: Erlon, près de l'emplacement actuel de Boufarik, et Oued-el-Alleug, dans la Mitidja; ce dernier était spécialement chargé de surveiller la tribu des Hadjoutes, grossie de tous les brigands de la région.
  L'armée construisit des routes, dont la première fut celle d'Alger à Blida.
  En 1831, HASSEIN, Bey d'Oran, nous avait volontairement livré sa capitale et nous occupâmes aussi Mostaganem, Bône et Bougie, en 1832
  En 1833, le général "DESMICHELS", qui commandait à Oran, résolut de s'allier à un chef capable de maintenir la tranquillité et l'ordre parmi les indigènes de la province; Il crut le trouver dans 
"ABD-EL-KADER", jeune homme de vingt-trois ans, chef de la tribu des Hachem, de Mascara, et qui paraissait disposé à entrer dans ses vues. Il signa avec lui un traité, en 1834, lui permettant de se pourvoir, dans les villes que nous occupions, d'armes et de munitions; en retour, "ABD-EL-KADER" devait assurer la tranquillité parmi ses congénères. Ce fut une grande faute, car ce chef arabe n'était qu'un politique adroit et dissimulé, ne rêvant que ' la guerre sainte' qui jetterait les Français à la mer et ferait de lui l'émir, 'le prince des croyants'.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-20, 20:11

Abd el-Kader (1808 - 1883)

Le « meilleur ennemi » de la France


Atlas Colonial Français AbdElKaderECarjat

Au début du XIXe siècle, les régences ottomanes d'Alger et de Tunis sont découpées en régions avec à leur tête des deys ou beys aux ordres de Constantinople.

En-dehors des villes, les chefs locaux, qu'ils soient berbères ou arabes, conservent une grande autonomie, en contrepartie d'un impôt versé aux représentants des sultans.

Ceux-ci ne sont guère appréciés et suscitent de fréquentes révoltes.

C'est dans ce contexte que va naître et s'épanouir Abd el-Kader, héros de la résistance algérienne à la conquête française, mais aussi promoteur avant l'heure d'un islam d'ouverture et précurseur du réveil national arabe.

Né pour régner

Né près de Mascara, dans le foyer d'un maître religieux adepte du soufisme, Abd el-Kader devient dès l'âge de douze ans « taleb », c'est-à-dire commentateur autorisé du Coran.

Quand les Français débarquent en 1830 et chassent les Turcs d'Alger, beaucoup de chefs locaux prennent les armes, révulsés par cette incursion chrétienne en terre d'islam.

Parmi eux Mahieddine, le père de notre héros.


Il proclame le « jihad », autrement dit la guerre sainte, et convoque en 1832 à La Guetna les chefs de sa région.

Par ses talents d'orateur, son énergie et son charisme, son fils affirme d'emblée son autorité.

Il est élu « émir », c'est-à-dire chef des armées, sultan et Commandeur des Croyants !

Très vite, il soumet sa région, l'ouest de l'Algérie, à l'exception des villes d'Oran et Tlemcen, ottomanes, et des villes côtières de Mostaganem, Bougie et Mazagran, aux mains des Français.

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l'autorité de l'émir sur la région d'Oran.

À ce moment-là, le gouvernement français n'a en effet aucune envie de s'aventurer dans l'arrière-pays ni de soumettre celui-ci.

Le général Desmichels compte sur Abd el-Kader pour pacifier l'arrière-pays et l'aide à constituer son armée.


Mais il est remplacé par le général Trézel, moins conciliant.

Le 28 juin 1835, une armée française s'étant aventurée loin de ses bases, elle est proprement décimée par les troupes de l'émir dans les marais de La Macta.

Le général Thomas Bugeaud débarque alors en renfort avec trois régiments.

Simplement soucieux de sécuriser les implantations côtières, il lui inflige une sévère défaite sur les bords de l'oued Sikkak, le 6 juillet 1836.

Abd el-Kader se résout à signer avec son adversaire le traité de la Tafna, le 30 mai 1837.

Le général Bugeaud, considérant son travail achevé, regagne la France en déplorant une « possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ».

Abd el-Kader profite du répit accordé par le traité pour consolider son État.

Il établit sa capitale à Taqdemt.

Il instaure sa propre administration et lève un impôt.

Bientôt les deux tiers de l'Algérie lui obéissent.

En 1839, le duc d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe, s'engage dans le défilé des « Portes de fer », entre Alger et Constantine.

Abd el-Kader en prend prétexte pour annoncer la reprise de la guerre.

L'alarme est rude pour les Français qui ripostent avec énergie.

La guerre devient totale.

Confronté à ce qu'il appelle une « Vendée musulmane », Bugeaud va appliquer la même tactique que les Républicains dans l'ouest de la France une génération plus tôt : la terre brûlée !

En1843, le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe, surgit au cœur de la smala désarmée et s'en empare.

Ce coup d'éclat, bien que sans valeur stratégique, a un énorme retentissement en France.

Abd el-Kader, épuisé et isolé, se rend le 23 décembre 1847 aux généraux de Lamoricière et Cavaignac.

À moins de 40 ans, ce pourrait être pour lui l'échec d'une vie.

En 1852, le futur Napoléon III rend visite au reclus, à Amboise, et lui annonce son prochain départ pour l'Orient.

Atlas Colonial Français AbdelKaderAngeTissier2
Abd el-Kader a Amboise .

Redevenu maître de son destin, Abd el-Kader va engager le « grand jihad », autrement dit la guerre sainte, non contre les infidèles mais contre ses propres passions !

En un tiers de siècle, dans l'exil, il va ainsi devenir une autorité morale et spirituelle internationale, un pont entre l'Occident et l'Orient, l'apôtre inlassable d'un islam d'ouverture (tout le contraire d'un Ben Laden !).

En 1860, un drame va le ramener sur le devant de la scène...

Sous un prétexte quelconque, Druzes et chrétiens maronites du Mont Liban en viennent à des heurts violents et meurtriers.

L'incendie se propage à Damas où des émeutiers arabes s'en prennent aux importantes minorités chrétiennes et juives de la ville.

Abd el-Kader réagit sans attendre.

Le vieux chef monte sur son cheval et parcourt la ville à la tête de sa petite troupe de « Moghrébins ».

Partout, il s'interpose entre les émeutiers et leurs victimes.

Il morigène les premiers et offre aux seconds un asile dans sa maison.

Son action ravive sa popularité en France et lui vaudra de Napoléon III la grand-croix de la Légion d'Honneur.



___________________________________ ____________________________________

Sicut-Aquila

Atlas Colonial Français 908920120 Atlas Colonial Français Cocoye10 Atlas Colonial Français 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-21, 11:14

Bonjour Commandoair40,
en fait nous redonnons  vie à un passé oublié (volontairement) ou trituré pour ne pas déranger (facile à comprendre pourquoi). Nous nous devons de respecter l'Histoire de la France et toutes les générations concernées. Loin des procureurs à charge, nous laissons le lecteur seul juge des faits présentés et de leurs auteurs. Soyons loin des " escrocs et des faussaires !"

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-21, 18:29

Extrait 7
  En 1834, le général "DROUET D'ERLON" fut nommé gouverneur général des possessions françaises en Algérie et le général "DESMICHELS" fut remplacé à Oran par le général "TREZEL". Celui-ci, inquiet de la puissance grandissante"D'ABD-EL-KADER", sortit en armes pour le battre, mais sa colonne fut surprise au moment où elle traversait les gorges et les marais de la Macta, à l'Est d'Oran (1835), et perdit 500 hommes. Ce fait d'armes augmenta le prestige de l'Emir et lui rallia beaucoup de tribus hésitantes.
  Le général "CLAUZEL", renvoyé en Algérie pour venger cet échec, s'empara de Mascara et de Tlemcen, installa ses troupes dans un camp à l'embouchure de la Tafna et revint à Alger; "ABD-EL-KADER" profita de ce départ pour bloquer le camp de la Tafna et assièger Tlemcen; ce fut alors que parut le général "BUGEAUD" qui, après s'être débarrassé des équipages encombrants et des canons lourds, se mit à la poursuite de l'ennemi qu'il rejoignit sur la Sikkah, affluent de la Tafna, le mit complètement en déroute et délivra ainsi Tlemcen (1836).
  Pendant ce temps-là, le général "CLAUZEL", qui s'était rendu à Bône, envoyait une expédition contre Constantine où régnait le vieil, énergique et cruel Bey "AHMED", mais il échoua par suite des grandes pluies et de la faiblesse de ses effectifs; néanmoins il sut maintenir la discipline parmi ses troupes épuisées qui battaient en retraite; l'arrière-garde, commandée par "CHANGARNIER", eut à repousser les charges furieuses de la cavalerie ennemie. Pour permettre au général "DAMREMONT", successeur du général "CLAUZEL", de réparer cet échec, le général "BUGEAUD" signait, le 30 Mai 1857, avec "ABD-EL-KADER" le traité de la Tafna qui nous reconnaissait la possession légitime des villes d'Alger, Oran et Mostaganem et leurs environs, mais abandonnait à l'Emir les provinces d'Oran et de Titteri; nouvelle faute, car nous agrandissions ainsi son territoire et lui donnions un véritable titre de souverain.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-23, 17:17

Extrait 8
  Le général "DAMREMON" reconstitua sa colonne et partit de Bône à la tête de 12.000 hommes; il arriva sans coup férir devant Constantine le 6 Octobre 1837 et le siège commença aussitôt. Tué par une balle au moment où il examinait une brèche faite dans les remparts, il fut remplacé par le général "VALEE", qui ordonna l'assaut.
  A 7 heures du matin, "LAMORICIERE", à la tête de ses zouaves, s'élança dans la brèche; malgré la résistance des indigènes, qui avaient transformé toutes les maisons en forteresse, et malgré les pertes subies, les colonnes de secours purent arriver à temps pour le soutenir et la ville fut prise à midi.
  Le général "VALEE" fut nommé maréchal et gouverneur général.
  De 1837 à 1839, il y eut un peu d'accalmie; "ABD-EL-KADER" en profita pour organiser ses troupes régulières, créer des fabriques d'armes et préparer les tribus à un soulèvement général.
  En 1839, le maréchal "VALEE", accompagné du "duc d'ORLEANS", fils aîné du roi "LOUIS-PHILIPPE", partit de Constantine à la tête d'une colonne, franchit les Portes de Fer, dans les biban, et revint à Alger. "ABD-EL-KADER" prétendit que, par cette marche audacieuse à travers son territoire, les Français avaient violé le traité de la Tafna et proclama la guerre sainte.
  La Mitidja fut envahie par des bandes d'indigènes qui détruisirent les établissements et les fermes des colons, enlevèrent des convois et ravagèrent la plaine.
  Les hostilités s'étendirent aux trois provinces et furent illustrées par des faits d'armes qui comptent dans les fastes de notre histoire militaire.
  En 1840, au col de Mouzaia, entre Blida et Médéa, le"Duc d'ORLEANS" et le général "CHANGARNIER" enlevèrent en une charge brillante les positions ennemies; à Mazagran, près de Mostaganem, 123 soldats, commandés par le capitaine "LELIEVRE" et enfermés dans un blockhaus, résistèrent pendant quatre jours (du 2 au 6 Février) à 12.000 Arabes qui les assiégeaient.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-23, 17:54

Extrait 9
  Mais la guerre s'éternisait et les troupes françaises, qui avaient reçu l'ordre de ne pas sortir des places qu'elles occupaient, étaient presque partout assiégées.
  Au mois de décembre 1840, le maréchal "VALEE" fut relevé de ses fonctions et remplacé par le général "BUGEAUD".
  Malgré ces insuccès, le gouvernement de "LOUIS-PHILIPPE" décida l'occupation totale de l'Algérie et l'établissement, aux frais de l'Etat, de colons français; le général "BUGEAUD" fut chargé de réaliser ce programme. En prenant possession de ses fonctions de gouverneur, il affirma dans sa proclamation à la population d'Alger que la guerre n'était pas le but et que la conquête serait stérile sans la colonisation; aidé du comte "GUYOT", il organisa, encouragea et surveilla la colonisation étatiste (délimitationdes régions à coloniser et des centres, lotissement des terres, création des villages, construction de maisons de colons, routes et édifices publics, distribution de semences et de bêtes de travail, recrutement des colons).
  Les environs d'Alger, d'Oran et de Philippeville furent les premiers peuplés.
  En vue d'une occupation plus étendue, le général "BUGEAUD" comprit qu'en Algérie, pays sans routes et où l'ennemi était si mobile, la guerre devait se faire à l'aide de colonnes volantes et nombreuses qui, débarrassées des convois de voitures encombrants et convoyées par des animaux de bât passant partout, étaient prêtes à prendre l'offensive en tout temps et sur tous les points où les Arabes s'organisaient pour la guerre.
  Dès son arrivée en Algérie, il chassa "ABD-EL-KADER" de Boghar, Takdempt (près de Tiaret), Mascara et Tlemcen, et occupa ces points; ce fut à cette époque qu'eut lieu le combat de Beni-Mered (11 Avril 1842), près de Blida, où 21 hommes du 26e de ligne, commandés par le sergent "BLANDAN", s'immortalisèrent en résistant à 300 cavaliers arabes.
  "BUGEAUD" fonda Orléansville, en 1844; il surveillait ainsi la vallée du Chélif et assurait les communications entre les provinces d'Alger et d'Oran.²

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-23, 22:55

"LE SERGENT BLANDAN"

Atlas Colonial Français 86404_ca_object_representations_media_2168_medium

Le sergent Pierre-Hippolyte BLANDAN est né le 9 février 1819 à Lyon.

Engagé pour 7 ans le 14 janvier 1837 au 8ème de ligne, il passe au 26ème de ligne le 28 février 1838.

Caporal le 6 août 1839, il est nommé sergent le 1er février 1842.

C'est dans ce Régiment qu'il sert lorsque se produisent les évènements qui nous intéressent.

Le 26ème Régiment d'infanterie à savoir son 1er Bataillon débarque à Bône, le 9 septembre 1837.

Il participe entre 1837 et 1842 à tous les combats qui se déroulent dans la Province de Constantine :

Expédition de STORA, celle contre les HARACHTAS, et contre Ahmed l'ancien Bey de Constantine.

L'année 1839 est marquée par l'expédition contre les ANNEMCHAS et celle de l'oued RADJETT.

Entre 1841 et 1844 c'est dans les Provinces d'Alger et d'Oran que nous retrouvons le 26e RI.

Le 26e RI fait partie des colonnes qui sillonnaient le pays pour harceler l'ennemi et permettre le ravitaillement des places.

Expédition de MEDEA et de MILIANA, expédition de TLEMCEM de NEDROMA, de LALLA-MARNIA destruction du fort de SEBDOU.

Le 2e Bataillon rejoint Alger le 29 juin 1841.

Trois compagnies sont stationnées à BOUFARIK ; c'est de là qu'une correspondance extraordinaire doit partir le 11 avril 1842 pour
BLIDA.

Pour l'escorter on ne peut réunir que 18 hommes du 26e de ligne, un brigadier et 2 chasseurs à cheval du 4e chasseurs.

Cette escorte est placée sous les ordres du sergent BLANDAN et le faible détachement se met en route.

Arrivé à proximité du ravin de BENI-MERED il tombe dans une embuscade tendue par un élément très supérieur en nombre.

Il n'est pas possible de se soustraire au combat ni même de choisir une position favorable à la riposte, et chacun défend
chèrement sa vie à l'exemple du sergent BLANDAN qui tombe frappé de 3 coups de feu :


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En tombant il s'écrie; « Courage , mes amis! Défendez-vous jusqu'à la mort .


Les braves en effet se défendent sans recul, pas un ne fléchit ; mais bientôt le feu supérieur des arabes a tué ou mis hors de
combat dix-sept de nos braves.

Plusieurs sont morts, les autres ne peuvent plus se servir de leurs armes, quatre seulement restent debout ; ils défendent encore leurs camarades, lorsque le lieutenant colonel MORRIS, du 4e chasseur d'Afrique arrive de BOUFARIK avec un faible renfort.

En même temps le lieutenant du génie de JOUSLARD qui exécute les travaux de BENI MERED, accourt avec un détachement de 30 hommes.

Les cavaliers de MORRIS et les sapeurs de JOUSLARD se précipitent sur la horde des BENI-SALEM, elle fuit et laisse sur place une partie de ses morts.

Des arabes lui ont vu transporter un grand nombre de blessés.

Elle n'a pu couper une seule tête; elle n'a pu recueillir un seul trophée dans ce combat où elle avait un si grand avantage numérique.

Les morts ont reçu les honneurs de la sépulture et les blessés ont été transportés à l'hôpital de BOUFARIK, entourés des hommages
d'admiration de leurs camarades.

Dés qu'il fut connu, le fait d'armes de BENI MERED suscita une souscription pour permettre d'élever un monument commémoratif à BENI MERED.

La municipalité de Lyon la compléta par le vote d'un crédit. Une colonne fut donc érigée à BENI MERED.

Endommagée par la foudre, elle fut réparée à l'aide d'une souscription ouverte au 26e Rl et d'un crédit complémentaire prélevé sur le budget ordinaire de la guerre.

Une stèle fut également érigée sur les lieux du combat devenus lieu de pèlerinage pour le 26ème chaque fois qu'il s'est trouvé
en Algérie (1945, 1947, 1948, 1955, 1963).

Atlas Colonial Français Insigne_r%C3%A9gimentaire_du_26e_R%C3%A9giment_d%E2%80%99Infanterie

En 1885, le Conseil Municipal de BOUFARIK décida d'ériger une statue en l'honneur du sergent BLANDAN et vota un crédit.

Les municipalités de NANCY et de TOUL s'associèrent à la souscription.

Le 31 mars 1887 eut lieu la translation des restes du sergent BLANDAN, de l'ancien cimetière du camp d'ERLON à l'OSSUAIRE du monument.

Enfin le 1er mai 1887 se déroula l'inauguration de la statue réalisée par le sculpteur Charles GAUTHIER, choisi par un jury à la suite d'un concours ouvert à Paris.

La statue se trouvait au carrefour de la route d'Alger à Blida en plein centre ville, et il était impossible de ne pas la voir.

Le brave sergent BLANDAN aura veillé à la circulation routière du haut de son socle pendant 75 ans.

Après le départ des troupes françaises de BOUFARIK, au moment de la proclamation de l'Indépendance de l'Algérie, le 3 juillet 1962, le monument avait subi des dommages, en particulier les bas-reliefs.

Démontée, la statue du sergent BLANDAN a été ramenée en France.

Elle a été inaugurée le 14 décembre 1963 dans la cour de la caserne THIRY à Nancy.

Au cour de la cérémonie, les cendres du sergent BLANDAN furent replacées dans le socle du nouveau monument.

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-23, 23:20

Ce nom me dit quelque chose car il y a une rue qui porte son nom mais j’ai oublié,  peut-être dans l’est de la France ?

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-23, 23:41

Après recherches , sauf erreur :

Lyon & Nancy .

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MessageSujet: Re: Atlas Colonial Français   Atlas Colonial Français Icon_minitime2022-05-24, 00:03

Alors ça doit être Nancy,  j’y étais allé pour les ’’3 jours’, il y a une caserne certainement,  c'est pourquoi le nom le rappelait quelque chose.

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