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 Guerre d'Algérie du 15 et 16 mai 1958

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Guerre d'Algérie du 15 et 16 mai 1958 Empty
MessageSujet: Guerre d'Algérie du 15 et 16 mai 1958   Guerre d'Algérie du 15 et 16 mai 1958 Icon_minitime2016-05-17, 08:11

15 Mai 1.958:

 Le général De gaulle déclare à Paris: "je suis prêt à assumer tous les pouvoirs de la république" (et pas eeulement la presidence du conseil).
Le gouvernement organise le blocus de l'algérie, interdisant tous mouvements d'avions ou de bateaux.
Manifestations de masse dans toute l'algérie. En particulier, à Oran, le prefet Lambert ayant demandé à Pfimlin de limiter le pouvoir de Salan au departement d'alger, et cette demande ayant été interceptée, la foule evacue le prefet, et un comité de salut public sans militaires se met en place, et se rallie à Alger. A temps car un message arrive de Paris préconisant de tirer sur la foule mais en évitant l'emploi des armes automatiques (mémoires de Salan. On pense quand même qu'il s'agissait d'un faux).


Le comité de salut public d'Alger est réduit à 34 membres, avec suppression des personnes qui étaient dans le bureau du GG par hasard, et l'adjonction,entre autres, de français musulmans et de gaullistes.

Les sahariens y compris ceux restés en Tunisie se rallient au comité de salut public.

Paira revient voir Salan. Ce dernier lui donne un message pour Pfimlin "je me fais fort de rétablir l'ordre si votre patron laisse la place à un gouvernement d'union nationale".
 
16 Mai 1.958:

Paris: l'assemblée nationale vote l'état d'urgence.
Guy Mollet déclare: "la déclaration du général De gaulle est plus inquiétante par ses omissions que par ce qu'elle contient".
Quatre organisations sont dissoutes, jeune nation, parti patriotique révolutionnaire, association des combattants de l'union française, front national des combattants de Roger Holleindre.
Paris est quadrillé par des forces de maintien de l'ordre.
Halimi et Braun, avocats du F.L.N., sont empêchés de quitter Alger.

Le général Ely, chef d'état major donne sa démission pour protester contre l'attitude de son ministre (Chevigné) qui a placé ses deux adjoints Challe et Martin, gaullistes, en résidence surveillée. Il voit le gouvernement analyser les evenements d'alger comme un putsch militaire, et sent qu'il n'a plus sa confiance quand il explique qu'il s'agit d'un mouvement populaire. Il refuse de "paraître, par ma presence, donner mon appui à des mesurees qui iraient à l'encontre de ce que je tiens pour l'essentiel". Il pense sans doute à l'unité de l'armée.
 
 Alger: Les musulmans se joignent en masse aux manifestants qui se relaient nuit et jour sur le forum. La casbah remonte, drapeaux français en tête, sous les vivats et les fleurs, la rue qui mène au forum, d'incroyables scènes de fraternisation se produisent.
Vu par jean Brune (interdit aux chiens et aux français, éditions Atlantis).: L'autre volet de la légende de mai 1958 est gravé par les mains des Algériens et des Français d'Algérie, nouées dans un crépuscule qui ressemblait à une aurore.

Il est curieux de noter que presque tous ceux qui, en France, prétendent faire profession d'amour - les croyants qui pensent avoir reçu du Christ la révélation de la fraternité et les athées qui croient l'avoir héritée de la Révolution - n'ont eu que dédain et brocards pour les fraternisations de mai qui, à travers toute l'Algérie, ont jeté des millions d'hommes les uns vers les autres.


L'archevêque d'Alger a rejoint dans cette condamnation M. Jean-Paul Sartre et Mme de Beauvoir ou M. Sékou Touré qu'il n'était point habitué à rencontrer; et l'Eglise de Rome s'est en cette circonstance trouvée d'accord avec celle de Moscou.

Fallait-il que les Algériens fussent maudits pour que pussent être scellées contre eux de telles alliances! A Moscou, à Rome, à l'archevêché d'Alger et dans les clubs de Paris, on a dit que les grandes houles qui avaient brassé les Français et les Algériens sur les places des villages d'Afrique avaient été "provoquées" ; mais le mot qui voulait condamner exprimait l'absolution la plus magnifique.

Car l'essentiel était justement que germât dans l'esprit des Français l'idée d'aller chercher leurs frères algériens. L'essentiel était comme toujours l'intention, la démarche. L'essentiel était que des hommes s'en allassent vers d'autres pour leur dire:

"Venez! ...Votre place est avec nous, à égalité sur les forums de soleil où l'on oublie les malentendus pour fonder une Algérie fraternelle." Quand déferlent les foules dans les rues de toutes les cités du monde, ces cortèges sont toujours provoqués par un appel.


Le véritable sens des fraternisations de mai, c'est que, au cours de ces fêtes données sous le soleil, les Français d'Algérie se sont lavés d'un seul coup de la calomnie qui leur avait été jetée. Allant chercher les Algériens pour les inviter , à entrer à égalité de droits et de charges dans une communauté fraternelle, ils démontraient qu'ils n'étaient pas des exploiteurs, qu'ils ne campaient pas sur la terre d'Afrique comme des pillards puisqu'ils proposaient de partager les dignités et les richesses.

Le geste que les politiciens n'avaient pas osé ou pas su faire, ils l'imposaient dans l'improvisation des chansons chantées en chœur sur les places publiques. On a parlé de "nuit du 4 Août ". La comparaison n'est pas aussi insolite qu'elle le paraît. Il faut effectivement remonter à 1790 pour retrouver les mêmes offrandes collectives.

Mais à Paris, elles avaient été le fait d'une élite. Ici, c'était tout un peuple qui offrait, dans une grande procession née au cœur des couches profondes où il n'est plus de calculs, mais seulement des réflexes de colère ou de joie et de générosité.


Ce qu'ont refusé de voir les censeurs: Mauriac ou Sartre, et l'archevêque d'Alger à qui son sacerdoce eût pourtant dû inspirer plus de prescience, c'est que pendant ces journées l'ivresse de donner avait fait surgir un autre être dans chacun des hommes et des femmes qui se bousculaient sur les forums. Une chrysalide muait brusquement en eux et s'éblouissait de la splendeur de ses ailes.

Et s'épuisent en vain ceux qui prétendent dresser des bilans trop pointilleux des torts des Français d'Algérie depuis cent ans, et rien n'est plus méprisable que ces calculs de boutiquiers, parce que justement les coupables n'existaient plus.

J'ai vu des visages de broussards modelés dans la glaise, burinés par le soleil et pétris par le vent des steppes, fondre soudain en larmes et s'éclairer d'une surprenante beauté. Ces hommes qui, depuis quatre ans, s'inquiétaient pour leurs biens et tremblaient à l'idée de les perdre, découvraient tout à coup le délire d'offrir.

Tous ont été marqués par la joie grave que leur a versée cette révélation. Aucun n'oubliera jamais les jours de mai au cours desquels, pour la première fois, quelque chose les a appelés au-dessus de la condition humaine; et jusqu'au bout des années, ils vivront avec, scellée au coeur, cette nostalgie de l'être meilleur qu'ils ont entrevu une fois en eux-mêmes. Ils ne peuvent pas pardonner d'en avoir été chassés.


Les révoltes s'allument à ces sortes de frustrations monstrueuses ajoutées à la conscience d'être devenu troupeau d'otages dans lequel on puise pour soutenir les mensonges des propagandes.


Analyse plus politique de Tripier ( "Autopsie de la guerre d'algérie" de Philippe Tripier, éditions France-empire, 1972.)
Il faut se replacer dans le climat des premiers mois de 1958 pour apprécier la signification des grandes fraternisations de mai. Les incertitudes et les renoncements de la politique gouvernementale, les bruyants succès du F.L.N. sur la voie de l'internationalisation, l'humiliation pour la France des "bons offices" anglo-saxons avaient, en Algérie, rejeté la communauté musulmane dans l'attentisme, en dépit des échecs subis par l'A.L.N. sur le plan militaire.


Les musulmans informés, et la masse à leur suite, tournaient leurs regards vers le F.L.N., favori derechef dans la course à la victoire. Cet état d'esprit était naturellement plus accusé dans les villes parce que les idées s'y répandent plus vite et parce qu'on y était plus sensible à la presse et à la radio que dans le bled où dominait l'actualité opérationnelle.

De plus, dans bien des agglomérations, le terrorisme, même disparu, avait laissé entre les deux communautés européenne et musulmane comme une défiance réciproque, séquelle de la peur horrible qu'on avait éprouvée de part et d'autre envers l'engin de mort anonyme ou l'explosion aveugle d'une colère populaire. Ce sentiment demeurait vif dans Alger.


Or, c'est dans les villes pour commencer que la fraternisation s'est produite, et d'abord dans Alger.


Ce mouvement fut massif. Les circonstances attestent qu'il se produisit librement et que la communauté musulmane a voulu démontrer par là son immense soif de paix, sa volonté d'en finir avec la tyrannie de la terreur et son vœu de bâtir la concorde dans la France.

La participation musulmane aux vastes manifestations de mai ne fut pas équivoque. Celles-ci, purement européennes le premier jour, n'avaient d'autre but que de mettre en place un Comité de Salut Public et de le faire contre l'intervention des Puissances étrangères, contre la IV· République, son irrésolution et ses démissions, et pour l'Algérie française, pour l'écrasement du F.L.N. Les musulmans qui s'y sont joints à partir du 14 mai ont donc agi en connaissance de cause.



Ils l'ont fait librement. Les habitants de souche européenne, les observateurs étrangers, les journalistes ont été également surpris par l'irruption des musulmans dans ces journées d'émeute patriotique. Les autorités civiles, le commandement militaire ont été étonnés de l'ampleur de cette participation.

Les meilleurs connaisseurs de la communauté musulmane (tel Sirvent qu'on tenait alors pour le spécialiste le plus averti de la Casbah d'Alger) ont été stupéfaits au spectacle soudain de la fraternisation. Le F.L.N. ne le fut pas moins.


Le phénomène, amorcé dès le lendemain du 13 mai, éclata le troisième jour. Il y eut, le soir du 14, un petit nombre de musulmans pour acclamer les généraux Salan et Massu parmi les 50 000 manifestants assemblés sur le Forum d'Alger.

Il y en eut plusieurs centaines le soir du 15, parmi les 100 000 qui entonnèrent la Marseillaise à la lecture du communiqué de presse par lequel le général de Gaulle venait de faire savoir qu'il "se tenait prêt à assumer les pouvoirs de la République".


Le 16 mai, la Casbah se déversa en ville d'Alger. Ce premier contact massif entre le déferlement arabe et la foule européenne était a priori inquiétant. Entre trente et quarante mille musulmans, selon les estimations, montèrent sur le Forum déjà couvert de monde. Européens et musulmans, plus de cent mille en tout, furent bientôt totalement mêlés. Tout à coup l'immense foule forma une chaîne d'amitié en se donnant la main, musulmans et européens saisis par une même émotion.


Les visages étaient passés de l'étonnement au sourire. On s'embrassa, musulmans et chrétiens, et il y eut des larmes de joie. La voix de la foule à l'unisson chanta la Marseillaise et mille fois, scanda les mots d' "Algérie française!". Leurs cris furent unanimes et leurs ovations se fondirent pour acclamer la France et son armée.

Le jour suivant, il n'y eut à Alger pas moins de cent mille manifestants musulmans venus cette fois non seulement de la Casbah mais des faubourgs et de toutes les bourgades environnantes.


Le général commandant supérieur, à qui était échue depuis 4 jours la responsabilité civile de fait en Algérie (et, à partir du 20, la responsabilité de droit) télégraphiait au gouvernement le 18 mai au soir, en ces termes: "Je crois devoir souligner l'exceptionnel élan patriotique des foules.

Il s'opère extraordinaire révolution des esprits dans sens d'une totale fusion spirituelle des deux communautés qui constitue facteur déterminant de la situation. A Alger comme sur ensemble territoire, mouvement irrésistible porte Musulmans à affirmer publiquement volonté être Français.

Dans nombreux villages et douars jusqu'alors sans Délégation Spéciale, Comités Salut Public comptant Musulmans se sont formés. Casbah d'Alger multipliant preuves patriotisme et cortège musulman sillonnant ville sous applaudissements. Groupes femmes musulmanes ont hier soir brûlé voiles disant: "aujourd'hui nous sommes françaises" (…). "Nature même de ces manifestations témoigne qu'elles émanent de la population elle-même."


Des scènes analogues se répétèrent, à Alger et ailleurs plusieurs semaines durant, avec les mêmes slogans enthousiastes et la même ferveur dans la fraternisation.


Récit d'un témoin particulièrement qualifié: "Le 20 mai, c'était à Oran (…) plus de cent mille personnes et alors là, peut-être autant de musulmans que d'européens et tout le monde acclamait la France et l'armée française.


"Et pendant trois semaines, du 13 mai au 4 juin, dans toutes les villes d'Algérie, dans toutes les petites villes, dans tous les villages, on a vu des dizaines de mille ou des centaines de mille personnes, suivant l'importance de la localité, se réunir et acclamer la France, sans qu'il y ait un seul incident, sans qu'il y ait une bombe, une voiture piégée, ou sans qu'il y ait un coup de couteau.


"Dans une ville comme Alger, il n'y avait plus de service d'ordre, il n'y avait plus de couvre-feu, c'était la liberté la plus totale."
Le 6 juin encore, à Mostaganem, c'est par une foule immense composée en grande majorité de musulmans que devait être accueilli le général de Gaulle pour la dernière étape de son premier voyage algérien.
A Alger, puis à travers toute l'Algérie, des musulmans même très repérés - donc menacés - par le F.L.N. ne craignirent pas de se constituer localement en "Comités de Salut Public" avec ou sans européens, à l'imitation de ce qui s'était fait le 13 mai à Alger à l'échelon du territoire et dans un but identique: rester Français.


Il n'est pas sans intérêt de relever parmi d'innombrables témoignages le rapport que le colonel Alain de Boissieu adressa le 27 mai à son beau-père le général de Gaulle ainsi qu'à divers parlementaires, rapport aux termes duquel "cet élan de fraternisation qui a rapproché les diverses communautés permet de reconsidérer complètement la question de l'avenir de l'Algérie.


La solution de l'intégration qui semblait avoir perdu toute sa valeur, revient à la surface avec une poignante sincérité".


Le général de Gaulle - dont l'avènement se préparait en métropole dans l'incertitude et le drame - ne manqua pas d'apprécier sur-le-champ la portée de la réconciliation qui s'opérait en Algérie. François Mauriac, assistant à sa conférence de presse du 19 mai 1958, nota de lui cette seule phrase: "Les Algériens donnent en ce moment le spectacle magnifique d'une immense fraternisation qui offre une base psychologique et morale aux accords et aux arrangements de demain, base infiniment meilleure que les combats et les embuscades."


Et l'auteur du célèbre Bloc-notes de commenter: "cette parole, qu'elle a retenti en moi! Et je l'écoute encore, et j'en suis comme possédé".
Qu'une telle fraternisation se fut produite et prolongée en de telles circonstances manifestait à l'évidence un courant populaire profondément étranger aux thèses du F.L.N. et revêtait pour le Front la signification d'un désaveu. Initialement la communauté musulmane aurait pu, devant l'effervescence des Européens, s'effaroucher légitimement et partant se retrancher dans la défiance qui l'habitait déjà.

Mise en confiance, elle aurait pu néanmoins, dans l'incertitude extrême de l'avenir français durant ces trois semaines de rébellion ouverte, demeurer sur la réserve et préférer l'expectative par crainte des représailles d'un F.L.N. toujours présent.


En choisissant au contraire de manifester malgré l'incertitude et la peur, en bravant sciemment de cette façon l'organisation rebelle, les musulmans n'avaient pu obéir qu'à une impulsion profonde et le sentiment qu'ils extériorisaient à ce prix ne pouvait qu'être authentique.


Il est non moins significatif que le F.L.N. n'ait pas réagi à un désaveu aussi grave. Son autorité, son crédit, tout lui dictait de s'opposer à tout prix au phénomène des manifestations franco-musulmanes qui mettait si clairement en péril l'avenir même de sa cause.


S'il avait joui dans le peuple de sympathies véritables, le F.L.N. eût noyauté les foules pour les faire contre manifester en sa faveur: il ne l'a pas pu. A défaut, il pouvait sans peine recourir à la provocation - faire exploser une bombe ou une grenade anonyme grâce à l'un de ses tueurs dissimulé dans la masse - afin de métamorphoser brutalement la fraternité encore neuve en panique et en haine.

Cela ne s'est produit dans aucun rassemblement, ni à Alger ni ailleurs. Le F.L.N. ne l'a pas osé.
C'est que, devant la puissance du courant populaire, l'organisation rebelle unanime a craint de se faire dénoncer et repousser. Elle a préféré préserver l'existence secrète de ses réseaux et avec ceux-ci sa meilleure chance de rétablir ultérieurement son emprise sur les populations qui, pour l'heure, lui échappaient.


Un certain faux-semblant, essentiel au F.L.N., se trouvait ainsi dévoilé. L'ébranlement massif et spontané des musulmans en faveur de la France, l'origine citadine du mouvement, la fraternisation des communautés démontraient que la rébellion algérienne avait été jusqu'alors, contrairement aux assertions de ses dirigeants, le combat d'une faction et non d'un peuple.

Non seulement l'autorité du Front à l'intérieur s'en trouvait ébranlée et son crédit à l'extérieur menacé, mais sur un plan tactique, l'événement révélait l'impuissance de l'organisation politico-militaire à contraindre les habitants dès lors que ceux- ci osaient s'unir en multitude pour crier collectivement leur refus. 
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