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 les chars jusqu'en 1918

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MessageSujet: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2010-09-27, 13:03

1916 SCHNEIDER CA1


Le premier char français eut pour origine une rencontre entre le colonel Estienne et l'ingénieur Brillié de la firme Schneider-Creusot qui donna lieu à l'élaboration d'un projet concret en décembre 1915. Au début de janvier 1916, Joffre autorisa la poursuite du projet et, le 31 janvier, demanda l'achat de 400 de ce que l'on appelait alors les " cuirassés terrestres", armés d'un canon de 75 mm.

La technique
Le char se présentait sous l'aspect d'une grosse caisse allongée posée sur un châssis constitué de deux longerons d'acier réunis par des traverses portant à l'avant le moteur et à l'arrière la transmission. Ce châssis reposait, par l'intermédiaire de ressorts, sur deux chariots, respectivement à trois et à quatre galets roulant sur la chenille. Le chariot avant soutenait une poulie de tension. Dans son parcours supérieur, entre le barbotin situé à l'arrière et la poulie de tension, la chenille, composée de 34 patins, était soutenue par des rouleaux montés entre deux flasques.
Le moteur quatre cylindres, construit à cet usage par la firme Schneider, déployait 60 cv au régime maximum de 1 200 tours/mn. Le réservoir étant plus bas que le carburateur, l'alimentation se faisait par pompe. La transmission se composait d'un embrayage en forme de cône renversé, d'une boîte de vitesses à trois rapports multiples et de deux embrayages secondaires agissant chacun sur un barbotin, de manière à pouvoir ralentir ou arrêter l'action motrice à droite ou à gauche et obtenir ainsi le changement de direction de l'engin.
Tous ces mécanismes, montés sur roulements à rouleaux ou à billes, étaient actionnés par des leviers et des pédales situés dans le poste de pilotage qui se trouvait à l'avant.
Renfermant le moteur et l'armement, la chambre de combat était formée de tôles d'acier trempé, à l'épreuve des balles du fusil Mauser à 150 m de distance. Des fentes de tir horizontales fermées par des volets réglables permettaient l'observation extérieure ; L'accès au char se faisait par une porte arrière ; sur le toit, une trappe assurait l'aération. A l'avant, un grand éperon servait d'appui au char quand il basculait en avant, l'empêchant d'enfoncer son étrave dans le terrain. Pour la même raison, le char était pourvu de deux queues à l'arrière.
L'armement comportait un canon de 75 mm Schneider BS de Blockhaus, qui tirait un obus explosif à une vitesse initiale de 200 m/sec. Son tir était précis jusqu'à 200 m, mais sa portée utile atteignait 600 m. Son secteur vertical était de - 10° à + 30° et le débattement en direction de 60°. Deux mitrailleuses étaient placées sur chaque flanc. Leur montage sur pivot dans des coupoles hémosphériques permettait le pointage latéral et vertical avec un débattement en direction de 53° de chaque côté et en site de - 45° à + 20°.


Caractéristiques
Longueur : 6,32 m. Largeur : 2,05 m Hauteur : 2,30 m. Poids 12,5 t. Blindage : 11,4 mm
Équipage : 6 hommes ; chef de char, adjoint, pilote, canonnier, 2 mitrailleurs
Armement : Canon de 75 mm court approvisionné à 90 obus, 2 mitrailleuses Hotchkiss modèle 1914 (4000 cartouches)
Moteur : Schneider 4 cylindres 60 CV à 1200 t/m
Autonomie : 6 à 8 heures
Vitesse : 4 km/h

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1916 CHAR SAINT-CHAMOND


Étudié par le colonel Rimailho, ce nouveau véhicule présentait d'indéniables avantages par rapport au Schneider : plus long (avec une augmentation de poids initiale d'un tiers seulement), il avait des qualités de protection bien supérieures mais se révéla peu performant en tout-terrain du fait de l'important porte-à-faux de sa caisse. Son armement était plus puissant : un 75 mm de campagne placé à l'avant et tirant dans l'axe, quatre mitrailleuses, avec seulement deux hommes d'équipage en plus. Ses dimensions offraient un espace plus spacieux que le Schneider avec une meilleure visibilité.
Quatre cents exemplaires de ce modèle furent commandés.
Deux modèles ont été construits :
Le premier équipé d'un canon de 75mm TR ST Saint-Chamond possédait un toit plat muni de kiosques d'observation.
Le second protégé par un toit en pente qui devait présenter moins de prises aux grenades. Une première variante dépourvue de kiosque offrait une visibilité très médiocre au pilote qui ne disposait que de volets rabattables n'offrant aucune protection en position ouverte. Par la suite, un kiosque a été aménagé pour le pilote. Comme le Schneider, le Saint-Chamond souffrira tout au long de sa carrière d'un taux de disponibilité déplorable. S'agissant d'un engin entièrement nouveau, le nombre de pannes pouvait être compréhensible mais les difficultés de maintenance étaient aggravées par l'absence chronique de pièces détachées. En conséquence, la canibalisation à partir des engins immobilisés est devenue la règle sans pour autant apporter de solution satisfaisante.

La technique

Le train chenillé Holt rallongé est surmonté d'un caisson blindé de forme allongée faisant saillie vers l'avant et vers l'arrière. Le moteur Panhard à quatre cylindres, à essence, actionnait une dynamo fournissant l'énergie nécessaire à deux moteurs électriques reliés aux barbotins du train de roulement. Ce dernier était constitué par trois paires de boggies suspendus par des ressorts en volute. Les chenilles étaient formées de 36 patins. Lors d'un premier engagement (mai 1917), on s'aperçut que les chenilles étaient trop étroites et que l'avant du char était trop bas et trop lourd. On décida alors de rehausser la partie avant de la caisse (ce qui améliora en outre les possibilités d'observation) et de remplacer le toit plat par un toit en pente pour provoquer la chute des grenades allemandes. Les patins de chenilles seront élargis de 326 à 500 mm. Le canon primitif fut remplacé à compter du 165e exemplaire par le 75mm modèle 1897. Quelques chars ont été convertis en chars caissons dépourvus d'armement (à raison de 2 par unité). Cette variante allégée offrait de meilleures performances en tout terrain. L'emploi des chars caissons s'est étendu lorsque le Saint-Chamond a été déclassé comme char de première ligne.

De février 1917 à février 1918, 12 groupes de Saint-Chamond sont créés au camp de Champlieu numérotés AS 31 à AS 42. Chaque groupe était composé de trois batteries de quatre chars. Les Saint-Chamond sont engagés pour la première fois les 5 et mai 1917 lors de l'attaque du plateau de Laffaux à laquelle participent douze chars avec de bons résultats.

Caractéristiques :
1 canon de 75mm approvisionné à 106 obus, 4 mitrailleuses Hotchkiss Mle 1914 de 8mm (7488 cartouches).
Longueur : 8,83 m. Largeur : 2,67 m, Hauteur : 2,365 m. Poids : 24 t. Blindage : de 17 à 11mm
Équipage : 9 hommes ; chef de char, chef de pièce, 2 canonniers, 4 mitrailleurs, mécanicien
Moteur : Panhard 4 cylindres sans soupapes de 90 CV à 1450 t/m
Autonomie : 6 à 8 heures Vitesse : 4 km/h en tout-terrain
400 exemplaires construits environ .

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1916 CHAR LOURD FCM A


Au mois de Juillet 1916, à la demande du Directeur des Service Automobiles, M.M. SAVETIER et JANIMY entreprenaient l'étude d'un char du type lourd. Cette étude progresse rapidement et, à la séance du 30 Décembre 1916 du Comité consultatif de l'artillerie d'assaut M. MORITZ, administrateur de la F.C.M., présente le projet de char FCM, appelé type A. L'appareil pèsera 38 tonnes, il est pourvu d'une tourelle blindée à 30mm d'épaisseur et armé d'un canon de 105 court. Le moteur de 200 CV, ainsi que les transmissions, doivent être fournies par la Maison Renault.
Dans sa séance du 17/01/1917, le Comité examine à fond le projet FCM. Une transmission mécanique semble difficilement réalisable sur un char de 40 tonnes à certains membres du Comité, qui préfèreraient voir l'adoption d'une transmission électrique, semblable à celle qui est utilisée sur les chars Saint-Chamond. Pour le général Étienne, le projet des F.C.M. est son avis, très bien présenté et satisfaisant. Il demande que d'urgence on réalise 2 chars, l'un à transmission électrique, l'autre à transmission mécanique. Il préférerait le canon de 75 au canon de 105.
Ce projet ne fut pas réalisé.


1916 CHAR LOURD FCM 1A

Commandé le 20 Octobre 1916.
Les premiers essais du char 1A, eurent lieu le 10 Décembre 1917 à la Seyne.
Les essais officiels eurent lieu, les 21 et 22 Dé­cembre 1917, en présence du général Estienne, sur la route de la Seyne aux Sablettes, et sur la plage des Sablettes.
Le char franchit, avec la plus grande facilité, les divers obstacle présentés .
(Tranchées larges de 2 m, précédées et suivies de talus, dont la distance des crêtes est de 3,5 m, fosse large de 3,5 m, murs verticaux de 0,90 m de haut, passage de trous d’obus jointifs de 4 m et de 6 m de diamètre).
A travers bois, le char se comporte bien ; il renverse avec la plus grande facilité, un pin de 35 cm de diamètre et en brise un de 28 cm. En bon terrain, la vitesse a été voisine de 6 km/h.
Le seul point faible constaté, c'est la difficulté des virages :
difficulté due, d'une part, à la longueur portante de la chenille et, d'autre part, à son système de direction et au profil des patins.
Le char tourne assez difficilement en terrain plat et, quant aux tournants sur place, il n'arrive qu'à les esquisser, la chenille freinée patine. Par contre, on observe aucun commencement de déraillement, la chenille reste bien guidée par les galets.
Les essais de tir du canon de 105 sont tout à fait satisfaisants, bien qu'il soit déjà décidé de le remplacer par un canon de 75.
Les aménagements intérieurs sont très ingénieux, très pratiques et recueillent l'adhésion unanime de la commission de réception.
Le char 1 A est à tous points de vue, un appareil remarquable, le plus puissant, le mieux armé, le mieux protégé, et le mieux réalisé avant l’armistice du 11 Novembre 1918.

Les caractéristiques sont les suivantes :
Poids : 41 tonnes
Encombrement
Longueur hors tout : 8,35 m Largeur : 2,84 m Hauteur : 1,98 m
Moteur : Renault de 200 CV.
Blindage :
avant du char : 35 mm
parois latérales : 20 mm
toit et plancher : 15 mm
tourelle : 35 mm
Armement :
Une tourelle armée d’un canon de 105 ou d'un 75 et pouvant porter, en outre, 1 mitrailleuse et 3 meurtrières pour fusil-mitrailleur. 1 mitrailleuse placée à l'avant du char dans un masque sphérique.
En outre, 2 meurtrières pour fusil-mitrailleur pratiquées dans la face arrière du char.
Munitions :
si - canon de 105 100 à 120 coups
si - canon de 75 150 à 200 coups
mitrailleuses 2500 à 3000 coups chacune
Equipage : 7 Hommes
Malgré ses qualités évidentes le char 1 A ne fut pas construit en série. On ne le considéra que comme un appareil d 'étude.
L’étude et la construction du prototype du char 1 A ont coûté 600.000 francs.



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1916 CHAR LOURD FCM 1B



La Compagnie des F.C.M. ne fit que le projet de ce char qui ne fut pas réalisé.
Son poids était de 45 Tonnes
Sa longueur : 8,29m
Armement prévu
1 canon de 75
4 mitrailleuses
Transmission - Mécanique
Cette transmission mécanique ne semblait que médiocrement convenir aux chars lourds. On y renonça, en faveur d’un système pétroléo-électrique. Il en résultat un char de 60 tonnes, le char 2 C.


1917 RENAULT FT


Ce char, prototype de tous les chars modernes dont la formule n'a quasiment pas varié (compartiment de combat avec tourelle portant l'armement principal à l'avant, moteur à l'arrière) est devenu le symbole de la victoire de 1918. Les divers modèles qui se différencient uniquement par la tourelle qui pouvait être ronde en acier coulé ou octogonale en acier riveté. Le prototype du Renault FT fut mis au point au mois d'octobre 1916. Face aux réticences de la part de certaines autorités techniques, le Général Estienne s'adressa directement au Maréchal Joffre, lui demandant d'autoriser la construction de 1000 chars de 4 tonnes, armés d'une mitrailleuse - ou pour certains d'un petit canon de 37 mm - placée dans la tourelle, d'une hauteur limitée, protégés contre les armes individuelles, et en mesure d'atteindre une vitesse de 12 km/heure.
Une des qualités de l'engin devait être son aptitude à descendre dans les creux du terrain et à en sortir, au lieu de tenter de les enjamber. Dès le 22 février 1917, une première commande de 150 chars mitrailleurs était passée, suivie bientôt par une demande du général Pétain concernant 3 350 autres exemplaires. Les essais officiels du char baptisé FT par Renault eurent lieu le 9 avril 1917, avec pour résultat immédiat de porter à 1 000 le nombre d'exemplaires commandés, en sus des premiers 150. Au cours de la seconde décade de juillet, on essaya la tourelle portant la pièce de 37 mm dont on avait décidé d'armer 650 chars d'assaut. Il fallut confier la production à plusieurs sociétés, et au total 7 820 chars F.T. furent commandés dont 3 940 à la firme Renault.
Au moment de l'Armistice, 3 177 exemplaires seulement avaient été livrés (dont quelques centaines avaient été détruits au combat) mais la production se poursuivit, si bien qu'en 1921 il en existait 3 728 (2 100 armés de mitrailleuse, 1 246 de canon de 37 mm, 39 de canon de 75 mm, 188 radio, dépourvus d'armement et 155 autres classés "école"). Le prix unitaire tournait autour de 56 000 francs de l'époque.
La technique
La conception du char léger prévoyait une coque portante blindée, constituée de plaques boulonnées sur des profilés. Les patins de la chenille, d'une longueur de 340 mm, garantissaient une bonne prise sur tous les terrains.
L'intérieur de la caisse était divisé en deux parties distinctes : compartiment de combat et compartiment moteur. Dans le premier se trouvait le pilote assis sur un siège à dossier réglable, et derrière, dans la tourelle, le tireur servant la mitrailleuse ou le canon. On accédait à ce compartiment par deux trappes qui constituaient le toit et la plage avant. A l'origine, il n'y avait pas d'autres ouvertures, mais le prototype fut doté d'une écoutille à l'arrière de la tourelle, écoutille qui fut transformée en porte à deux battants. La visibilité du pilote était assurée par trois fentes de visée.
Moteur, engrenages, radiateur et réservoir d'essence n'étaient accessibles que de l'extérieur. On pouvait les vérifier en soulevant les trappes sur le toit du compartiment moteur. Le propulseur était un 4 cylindres en ligne équipé d'un carburateur Zénith alimenté en essence même si le char était fortement incliné grâce à une pompe à membrane.
L'allumage était à magnéto et la mise en marche manuelle (au moyen d'une manivelle) se faisait aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur du char.
Le blindage des parties vulnérables avait 16 mm d'épaisseur. ou d'un canon semi-automatique Puteaux de 37/21 (avec 240 projectiles explosifs, dont 12 à mitraille). Pour faciliter le franchissement des tranchées, le Renault F.T. était pourvu d'une queue amovible sur laquelle il pouvait s'appuyer.

En 1939 le char FT est totalement obsolète et son emploi n'est envisagé que pour des missions secondaires : protection des aérodromes et des dépots, surveillance des points sensibles. La désastreuse campagne du printemps 1940 obligera l'Armée Française à remettre en première ligne les vénérables FT et leurs équipages se sacrifieront avec abnégation pour retarder l'névitable défaite.

Les chars employés en 1940 se distinguent par la présence de cocardes tricolores apposées sur la caisse et la tourelle. Sur le plan technique ce sont exactement les mêmes que ceux qui sont intervenus en 1918.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Constructeur : Renault (1850), Berliet (800), SOMUA(600), Delauney-Belleville (280)
Période de production : 1917 - 1920
Type : Char léger
Équipage : 2 hommes
Longueur (m) : 4,95 m ; Largeur (m) : 1,74 m ; Hauteur (m) : 2,14 m
Poids en ordre de Combat (kg) : 6 700
Blindage maxi : 22mm
Équipement radio : néant
ARMEMENT
Armement principal : 1 mitrailleuse Hotchkiss de 8mm ou 1 canon de 37mm SA18
Rotation (degrés) : 360°
Élévation (degrés) : + 35° - 20°
MOBILITE
Moteur : Renault
Type & Cylindrée : 4 cyl 4,48 l
Puissance (max.) : 35 cv
Rapport poids/puissance : 5 cv/t
Boite de vitesse : 4 vitesses
Carburant : Essence
Autonomie (km) : 35
Consommation (litres/100km) : 30
Capacité carburant (litres) : 100
Vitesse sur route : 7,5 km/h
Chenilles : 32 patins
Largeur chenille : 0,34
Garde au sol (m) : 0,43
Pente (degrés) : 10
Obstacle Vertical (m) : 0,60
Passage à gué (m) 0,70
Franchissement (m) : 1,35


Un premier modèle de tourelle coulée d'une seule pièce a été rapidement remplacé par une tourelle ronde Girod composée de plusieurs éléments. Un troisième modèle de tourelle octogonale est réalisé par Berliet à base de plaques rivetées. Le premier modèle était conçu uniquement pour la mitrailleuse de 8mm, les deux autres modèles pouvaient être équipés de la mitrailleuse ou du canon.


L'armement était constitué par une mitrailleuse Hotchkiss (avec une dotation de 50 bandes de 96 cartouches).

En 1940, plusieurs centaines de chars FT se sont retrouvés démunis d'armement à la suite de la réutilisation du canon de 37mm dans les chars légers modernes. Sous la pression des évènements, le réarmement de ces engins en chars mitrailleurs a été entrepris, le plus souvent avec des moyens de fortune. Les masques manquants ont été obturés par une simple plaque de blindage munie d'une ouverture pour un fusil mitrailleur.

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Dès sa conception il fut envisagé de doter le char FT d'un armement plus puissant qu'une simple mitrailleuse. Environ un tiers de la production sera armé d'un canon semi-automatique Puteaux de 37/21 (avec 240 projectiles explosifs, dont 12 à mitraille). Dans les années 1930, cet armement sera en grande partie récupéré pour être placé sur les nouveaux chars légers. Les FT désarmés serviront pour l'instruction et comme réserve de pièces de rechange.

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Le FT 17 a donné naissance à un grand nombre de variantes :
Le char signal ou TSF équipé d'une casemate fixe et d'un poste radio ER10.


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Canon automoteur de 75mm. Le premier prototype portait le canon installé dans un compartiment de combat frontal. Le pilote était placé sous une coupole disposée au dessus du moteur.

Le modèle de production portait une casemate fixe installée sur un châssis.

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1917 CHAR 25t SAINT-CHAMOND



Projet de char Saint-Chamond de 25 tonnes (qui devait atteindre 36 t en ordre de marche). Commandé en juillet 1917, il est rapidement abandonné en raison de l'incapacité du fabricant à pouvoir le produire rapidement en série.

Directement inspiré par les chars britanniques, il en conserve les dimensions mais se distingue par un armement plus puissant, une protection plus efficace et une transmission électrique.

Motorisation :

Un moteur à soupapes de 120 CV entraîne une génératrice à un seul collecteur. 2 moteurs électriques actionnent les chenilles par l'intermédiaire d'une transmission mécanique.

Le carburant est contenu dans deux réservoirs placés à l'arrière du char et isolés du compartiment de combat.

Le poste de conduite est installé dans un blockhaus surélevé placé à l'avant et offrant une vue panoramique.

Les parois avant, arrière et latérales sont blindées à 16mm, les autres parties du char ont une protection de 5,4mm.

Armement :


L'armement principal est constitué d'un canon de 75mm court implanté à l'avant et utilisant les munitions du canon de campagne mle 1897. Le champ de tir horizontal est de 46°, le champ vertical de 40° (de -20° à +20°). La capacité de tir est de 100 coups.

L'armement secondaire est implanté dans des casemates latérales, 2 mitrailleuses avant couvrent un champ de 90°, 2 mitrailleuses arrière couvrent un champ de 180°. Le débattement vertical des mitrailleuses est de 60° (de -30° à +30°). L'approvisionnement est de 16000 cartouches


Le poste de guetteur situé à l'arrière du char dispose d'un fusil-mitrailleur ou d'un pistolet automatique.

Une variante dénommée à "masques de mitrailleuses" permettait de réduire la largeur du char en supprimant les coffrages latéraux.

Performances :

La vitesse prévue sur sol plat devait atteindre 4,5 km/h, et 0,5 km/h sur une rampe de 30°.

Les chenilles de 60cm exercent une pression de 1,760 kg/cm² sur sol dur et de 0,500 kg/cm² sur sol mou.

Source : Archives DGA Châtellerault, SHAT de Vincennes via Tanker

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1918 CHAR PEUGEOT FT

Développé par le capitaine Oemichen, ingénieur ayant servi dans l'Artillerie Spéciale, le char Peugeot est un char léger de type FT. De par l'expérience des combats acquise par son concepteur, le char intègre plusieurs améliorations par rapport au projet Renault, en particulier une protection plus étudiée et une suspension plus performante.
Bien que donnant satisfaction, le char Peugeot ne fut pas produit en série.
Armement : 1 canon de 75 BS, 1 mitrailleuse

Poids : 8 tonnes équipage : 2 hommes

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1918 CHAR MARK V*


Au début de l'année 1918, la France craint de manquer de chars !
Le Renault FT 17 commence tout juste à être produit et ne sera disponible en quantité qu'à partir du mois d'août. Les Schneider et Saint-Chamond encore en service sont usés et leurs successeurs ne seront pas prêts avant 1919. En attendant, une commande de 200 chars de type Mark V* est passée en Angleterre. Une centaine d'exemplaires sera livrée avant l'armistice mais ne sera pas engagée au combat.
Ils seront définitivement réformés en juillet 1931. Le matériel étant arrivé à la limite d'usure et aucune pièce détachée n'étant plus disponible. Par ailleurs, la munition de 57mm faisait totalement défaut.
Le Mark V * (étoile) était un Mark V rallongé et disposait de capacités de franchissement améliorées.

Caractéristiques : Poids : 25,5t Blindage : 16mm Puissance : 125 cv Vitesse : 7,5 km/h
Autonomie : 55 km Équipage : 8 hommes
Dimensions : Longueur : 8,05 m, largeur : 3,55 m, hauteur : 2,63 m garde au sol : 0,42 m
Armement : 2 canons de 57mm Schneider, 4 mitrailleuses.


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MessageSujet: Re: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2010-09-27, 15:14

Merci Babar63
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MessageSujet: Re: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2010-11-05, 21:49

Ciel d'Azur a écrit:
Merci Babar63

Y a pas de quoi, c'est juste du copier/coller !

La moindre des politesses serait de citer les sources, par exemple www.chars-francais.net que vous recopiez sans respect du travail d'autrui.


Dernière édition par amx le 2011-11-27, 09:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2010-11-06, 10:21

Bravo et merci Babar63


article et photos venant du site chars-francais.net
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MessageSujet: Re: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2011-04-09, 00:47

Les « cuirassés terrestres » du général Estienne
les chars jusqu'en 1918 Numari12
A la fin de 1918, tous les belligérants, vainqueurs ou vaincus, s'accordaient sur un point essentiel: l'arme blindée, le char cuirassé, avait gagné la guerre, l'emportant de
beaucoup, en efficacité, sur toutes les nouvelles armes allemandes (gaz asphyxiants, canons géants, Minenwerfer). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le traité de
Versailles stipula que le Reich ne pourrait à l'avenir entretenir ni construire aucun char d'assaut. Mais ce que les combattants comme le grand public ignoraient à cette
époque, c'est que la guerre aurait pu s'arrêter deux ans plus tôt, dès la Jin de 1916 ­ ce qui eût sauvé des millions de vies humaines - si les autorités françaises avaient
accepté de confier au génial inventeur de l'arme blindée la mise en œuvre de sa réalisation. Celui-ci, le général Jean-Baptiste Eugène Estienne, né en 1860 à
Condé-en-Barrois où son père était notaire, avait remporté le prix de mathématiques au Concours général, et était entré à Polytechnique dans un très bon rang en 1860.
Il suivit ensuite la carrière" militaire dans divers régiments d'artillerie et futnommé capitaine en 1891. Esprit curieux, aussi bon théoricien qu'efficace réalisateur, il inventa
plusieurs instruments de pointage: gonio­ mètre, cibles mannequins, télémètre phonétique. Il comprit un des premiers l'importance des problèmes de liaison entre l'artillerie
et les troupes à pied au cours de nombreux stages qu'il accomplit dans l'infanterie. Il préconisa de nouvelles méthodes de tir, comme le tir en marchant, qui fut repoussé,
car jugé trop audacieux, mais auquel on fut obligé de revenir durant la guerre. Il fut surtout à l'origine de l'aviation d'observation chargée de mieux coordonner les opérations
de l'infanterie et de l'artillerie. Directeur de l'École d'artillerie de Grenoble, il reçut en 1909 la tâche d'organiser, à Vincennes, cette aviation d'artillerie pour le réglage du tir.
Mais les chefs timorés de l'état-major voyaient d'un mauvais œil ces nouvelles théories et ils réussirent un moment à l'écarter en l'affectant à un corps de troupe. Heureusement,
il finit par être rappelé à la tête de l'aéronautique militaire et, en 1913, il faisait paraître, sur ce sujet, un ouvrage prophétique: La Valeur militaire de l'aviation.
Colonel en 1914, il reçut le commandement du 22° régiment d'artillerie à la 6° division du 3° corps, et il fut le seul au début de la guerre à utiliser un avion d'observation
démontable de son invention.
Mais, plus que son activité sur le front, où il commanda cependant l'artillerie de la 6° division à Verdun, dans le secteur Vaux-Douaumont, le colonel Estienne, nommé
général de brigade le 8 août 1916, comprit dès le début de la guerre de position qu'une décision militaire ne pourrait être obtenue que par l'emploi d'armes nouvelleset,
dès ce moment, il envisagea la création de « cuirassés terrestres », qui allaient devenir les chars d'assaut.
De Léonard de Vinci à l'auteur de« La Guerre des mondes »
L'idée du char comme instrument de combat, remonte à la haute antiquité, puisque Xénophon nous parle déjà de chars armés de faux dans les armées du roi de Perse,
Artaxerxés, luttant contre son frère et rival, Cyrus, dans la plaine de Cunaxa. Toutes les monarchies hellénistiques, héritières d'Alexandre, connurent également les chars
de guerre, et les Séleucides de Syrie les employèrent contre les troupes romaines. Plus près de nous, au XVIII' siècle, c'est Voltaire lui-même qui eut l'idée de réintroduire
le char dans les batailles et le comte d'Argenson, ministre de la Guerre en 1742, en fit exécuter un modèle. Mais l'entreprise ne fut pas poursuivie et, comme le dit
ironiquement Voltaire, «les généraux ne voulurent point jouer à ce jeu renouvelé des Perses ».
Il avait eu un illustre pré- curseur en la personne de Léonard de Vinci, lequel, dans une lettre adressée au duc de Milan. Ludovic le More, écrivait à la fin du XV° siècle:
« Je ferai des chariots couverts, sûrs et inattaquables: lesquels, s'ils pénétraient dans les rangs des ennemis avec leur artillerie, rompraient même la troupe la plus
nombreuse de gens d'armes. Derrière eux, l'infanterie pourra s'avancer sans périls et sans aucun empêchement.» La tactique qui sera employée durant la Grande Guerre
est déjà là, parfaitement esquissée. Enfin, il faut faire une place à part au père de la science-fiction, l'écrivain Herbert George Wells, qui, dans son chef-d' œuvre,
La Guerre des mondes, paru en 1898, donne une étonnante description du char d'assaut, démuni de roues. « Presque tous les joints de leurs mécanismes, dit-il,
présentent un système compliqué de coulisses se mouvant sur de petits appuis et sur des coussinets de friction superbement courbés. » N'est-ce pas là la prescience
du système de la chenille qui fera la fortune du char de 1918?
Car la grande trouvaille du général Estienne fut de se libérer de la servitude des roues, qui empêchaient jusqu'alors les véhicules blindés de quitter les routes; il allait
donner aux chars la possibilité de combattre sur toute l'étendue du champ de bataille.
Le premier« cuirassé terrestre»
les chars jusqu'en 1918 148
C'est au le, décembre 1915 que nous pouvons fixer avec exactitude la première ébauche du char d'assaut, et celle-ci se révèle dès ce moment curieusement précise.
Le colonel André Duvignac, auquel nous adressons ici nos plus vifs remerciements, nous a en effet communiqué la demande d'audience, datée de Méricourt-sur-Somme,
sollicitée par le colonel Estienne auprès du commandant en chef. Le 12 décembre suivant, il était reçu au G.Q.G.de Chantilly par le général Janin, aide-major général,
auquel il faisait un exposé complet, technique et tactique, du char de combat. Le soir même, il en rédigeait un résumé. Cette pièce, aussi précieuse que la première,
nous a également été confiée par le colonel Duvignac et nous sommes heureux de présenter à nos lecteurs le fac-similé de ce document historique.
« J'ai eu l'honneur depuis un an, écrivait le colonel Estienne le 1er décembre 1815, d'appeler à deux reprises votre haute attention sur l'emploi de cuirassements mobiles
pour assurerdirectement la progression de l'infanterie. Au cours des dernières attaques, la valeur incomparable de ce procédé s'est imposée à mon esprit avec une force
croissante, et, après une nouvelle et sévère analyse... je regarde comme possible la réalisation de véhicules à traction mécanique permettant de transporter, à travers
tous les obstacles et sous le feu, à une vitesse supérieure à 6 kilomètres par heure, de l'infanterie avec armes et bagages et du canon. J'estime qu'il faudrait six mois
et dix millions pour construire le matériel nécessaire au transport d'une vingtaine de mille hommes, force suffisante pour enlever par surprise les positions successives
sur un front de 40 kilomètres et permettre la progression des masses disposées en arrière. »
Des catastrophes ambulantes
Douze jours plus tard, on l'a vu, Estienne était reçu au G.Q.G., où il fit un exposé complet de l'utilisation des chars qu'il appelait « cuirassés terrestres », Selon lui, ils
devaient pouvoir remorquer sur des pentes de 20 % une voiture blindée de sept tonnes portant vingt hommes avec armes et bagages. L'équipage serait de quatre hommes
et l'armement de deux mitrailleuses et d'un canon de 37. Il préconisait de disposer, la nuit précédant l'assaut, ses « cuirassés» à l'abri des vues, quelques kilomètres en
arrière des premières lignes, à raison d'un char tous les cent mètres. Ils devaient s'ébranler une heure avant l'aube afin de n'être plus repérés, l'artillerie couvrant par
ses tirs le bruit des moteurs.
« La moitié des cuirassés, écrit-il, franchit la tranchée ennemie et pousse à l'avant, prenant à partie les mitrailleuses qui viendraient à se révéler; l'autre moitié reste àcheval
sur la tranchée, la couvrant de feux d'enfilade pour permettre à notre infanterie de l'aborder, en utilisant les cheminements ouverts dans les défenses accessoirespar les
cuirassés... Si l'on dispose d'un nombre suffisant de cuirassés, l'emploi des remorques prévues permettrait d'amener plus rapidement l'infanterie nécessaire à l'enlèvement
des batteries.» En conclusion, le colonel demandait à être chargé de la réalisation du projet, affirmant qu'il trouverait les concours industriels discrets indispensables à la
construction d'un appareil dedémonstration.
On ne peut qu'admirer la clarté de ces vues qui, deux ans et demi avant de triompher sur le terrain, indiquaient avec précision le chemin à suivre. Malheureusement, la
réalisation du projet allait être confiée aux services administratifs des ministères de la Guerre, puis de l'Intérieur, qui se firent un devoir, si extraordinaire que cela puisse
paraître, de ne jamais consulter le colonel Estienne !
Il avait pourtant été reçu le 18 janvier 1916 par le général Joffre en personne, qui s'était dit très intéressé et avait demandé aussitôt la construction de 400 de ces appareils.
On se contenta d'inviter Estienne à assister à dès essais à Vincennes, puis, en mars, il fut envoyé dans le secteur de Vaux-Douaumont, et nommé général. Retracer les
péripéties qui présidèrent à la construction des premiers chars demanderait un volume. Qu'on sache seulement que la routine et la jalousie des diverses administrations
aboutirent à un véritable fiasco. On mit sur pied deux sortes de chars: des Schneider et des Saint-Chamond. Les uns et les autres présentaient de graves défauts. Ils étaient
trop lourds, peu maniables et insuffisamment cuirassés. Mieux, pour les construire, outre qu'on ne consulta pas leur inventeur, on ne prit l'avis d'aucun combattant! Estienne,
qui, entre-temps, avait été chargé d'une mission d'information en Angleterre, où l'on construisait des engins similaires, avait compris tout de suite qu'il fallait créer des
appareils légers et rapides; mais on lui demanda uniquement de former les futurs équipages des unités de cuirassés à chenilles (août 1916), en lui faisant bien entendre
qu'il ne devait en aucun cas s'occuper de la construction des chars. Ces deux premiers types de chars participèrent aux offensives d'avril, de mai et d'octobre 1917.
Malgré leurs énormes
lacunes, ilsparvinrent à percer le front ennemi etfirent la preuve que ce nouvel engin pourrait emporter la décision. Il fallait avant tout améliorer leurs qualités de progression,
de sécurité et d'endurance. C'est alors que, après d'interminables palabres et de multiples essais, le ministre de la Guerre se décida enfin à adopter, dans les premiers jours
de 1918, le projet de chars légers établipar le général Estienne dès le 27 novembre 1916.
L'inutile prophétie
Ce dernier écrivait, à cette date, au général en chef: « J'estime possible de réaliser promptement un char à chenilles, très léger... Grâce à sa relative puissance et à la
disposition des chenilles ..., le char mitrailleur pourra aborder des terrains très difficiles, Il franchira les trous d'obus, les tranchées bouleversées… » Estienne trouva un
admirable collaborateur dans le constructeur Louis Renault, qui réalisa un char petit modèle, légèrement armé, mais rapide et maniable, qui devint le célèbre char Renault
et qui gagna la guerre en brisant l'offensive allemande du printemps 1918, puis en emportant la décision au cours de la grande contre-attaque alliée de l'été.
Après la guerre, le général Estienne fut nommé gouverneur de Nice puis inspecteur des chars de combat. Il prit sa retraite en 1922 et mourut à Paris, au Val-de-Grâce,
en avril 1936, sans avoir jamais reçu les honneurs qui auraient reconnu son mérite, Il rendit encore un dernier service à la France par des écrits prophétiques dans lesquels
il annonçait la révolution qu'allaient opérer dans la stratégie des conflits à venir le véhicule chenillé et l'aviation, « L'artillerie d'assaut, proclamait-il, est, à mon avis,
une arme indépendante, sans la moindre analogie avec l'infanterie, dont elle diffère essentiellement en paix aussi bien qu'en guerre, en station comme en marche, par
ses procédés de combat, par son armement et par son organisation, qui nécessite, à l'arrière, un puissant service de ravitaillement et d'entretien, Les hasards de la
carrière m'ayant permis d'assister en proche témoin à l'éclosion et au développement de l'aviation et ensuite des chars, j'ai été souvent frappé par l'étonnante affinité
technique et morale de cesdeux armes nouvelles qui se complètent admirablement. Leur collaboration apparaît féconde dans la couverture des frontières, dans les
reconnaissances, dans les raids et dans la poursuite". L'artillerie d'assaut fait aujourd'hui la véritable destinée des armées et des peuples. »
On sait que, faute de l'avoir compris, l'état-major français de 1940 se préparait à subir la loi d'un adversaire qui, lui, avait retenu la leçon et qui appliqua à la lettre les théorie
de notre Cassandre militaire.
les chars jusqu'en 1918 243
P.R.(histoire Magazine N°18 de 1981)
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MessageSujet: Re: les chars jusqu'en 1918   les chars jusqu'en 1918 Icon_minitime2011-04-09, 23:25

Le Renault FT qui changea l'issue de la 1ére guerre et qui était encore en service en 1940.
Durant son service militaire en 1938, mon pére était affecté comme conducteur sur un FT 17
au 63ém BCC en SYRIE. Mobilisé à la déclaration de la guerre, il fit la campagne de 1940 au sein du 9ém BCC.
Merci GUY les chars jusqu'en 1918 926774
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