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 Décès du général Marcel BIGEARD

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MessageSujet: Décès du général Marcel BIGEARD   Décès du général Marcel BIGEARD Icon_minitime2010-06-18, 13:06

Décès du général Marcel Bigeard

PARIS (AP) — Le général Marcel Bigeard, figure des guerres d'Indochine et d'Algérie, est décédé vendredi matin à 94 ans, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense.
Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), Marcel Bigeard était lieutenant-colonel au moment de la chute de Dien-Bien-Phu en 1954 lors de la guerre d'Indochine. Il avait également participé à la guerre d'Algérie.
Dans les années 1970, il avait été secrétaire d'Etat à la Défense, et député de Meurthe-et-Moselle (1978-88) apparenté UDF. AP
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MessageSujet: "BRUNO" est mort   Décès du général Marcel BIGEARD Icon_minitime2010-06-18, 16:52

Décès du général Marcel BIGEARD 6a00e026






Le général de corps d'armée (4 étoiles) Marcel Bigeard est
mort ce matin à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle), à l'âge de 94 ans.
Affaibli depuis plusieurs mois, il laisse derrière lui sa veuve, Gaby, qu'il
avait épousé en 1942, sa fille Marie-France, pharmacienne à Toul, et des
milliers de "petits gars" qui vont ressentir durement la disparition
de "Bruno", le surnom qu'il avait tiré de son indicatif radio. La
famille des parachutistes, dont il était devenu une sorte d'icone vivante, est
particulièrement touchée, mais au delà c'est une certaine figure du militaire
français qui s'efface. Bigeard incarnait limage que les Français voulaient
avoir de leur armée, en positif comme en négatif.
Image, car si Marcel Bigeard fut assurément un grand soldat - ses campagnes et
ses décorations en font foi - il ne fut pas le seul à s'illustrer dans les
combats de la seconde guerre mondiale puis ceux des guerres d'Indochine et
d'Algérie. Mais contrairement à ses pairs, Bigeard fut également un grand
communicateur, sans doute l'un des inventeurs de la communication moderne dans
une armée volontiers compassée. Il eut non seulement le génie du soldat au
combat, mais aussi - surtout, diront ses détracteurs - celui de le faire
savoir.
Jamais il n'a compté son temps pour les journalistes et mieux que quiconque, il
savait trouver la formule à l'emporte-pièce et prendre la pose "qui va
bien" devant les photographes. Il entendait incarner le soldat, en rupture
totale avec le poilu de 14-18 ou le brave "piou-piou" défait en 40 :
on court, on ne boit pas, on forme une équipe soudée, on fait la guerre parce
qu'on aime cela, un peu comme un sport dans lequel on respecte son adversaire.
Dans une hiérachie militaire souvent issu de milieux privilégiés, il était le
symbole d'une armée démocratique, issue du peuple, qui collait avec les images
des héros hollywodiens d'alors, comme John Wayne.
Né le 14 février 1916 à Toul, à quelques kilomètres du front, le jeune Marcel
ne se destinait pas à une carrière militaire. Fils de cheminot, il entre comme
employé de banque à la Société générale - ce qui constituait déjà une vraie
promotion sociale. Très sportif, c'est un garçon moderne de l'avant-guerre, qui
s'enthousiasme pour le cyclisme et pratique la boxe. Il est appelé sous les
drapeaux en septembre 1936 au 23ème régiment d'infanterie de forteresse, sur la
ligne Maginot. Libéré deux ans plus tard, il est presque aussitôt rappelé à
cause de la crise de Munich et sert comme sergent au 79 ème régiment
d'infanterie de forteresse. Lorsque la drôle de guerre éclate, il se porte
volontaire pour les Corps-francs de son régiment, les commandos de l'époque. Il
combat en Alsace et devient adjudant.
Fait prisonnier le 25 juin 1940, il est détenu dans un "stalag" en
Allemagne dont il parvient à s'évader en novembre 1941. Il réintègre l'armée de
Vichy chez les tirailleurs sénégalais, à Thiès (Sénégal). Lorsque l'armée
d'Afrique rejoint la France combattante, après le débarquement anglo-américain
en Afrique du nord, Marcel Bigeard est nommé sous-lieutenant et il se porte
volontaire pour servir dans les services spéciaux. Formé au club des Pins, près
d'Alger, on lui donne le faux grade de chef de bataillon (commandant) pour une
opération dans la France occupée. Il s'agit de la mission Aube, qui n'est pas,
comme le veut la légende, un mission Jedburgh. Avec cinq autres hommes, il est
parachuté en Ariège le 8 aout 1944, comme délégué militaire départemental. Il
s'agit de structurer les groupes de résistans locaux. Sur place, la Résistance
lui fait croire qu'il commande à des anarchistes espagnols, alors que ce sont
des communistes bons teints. Bigeard n'aurait appris la vérité qu'un
demi-siècle plus tard...
C'est surtout en Indochine puis en Algérie que Bigeard va se faire connaitre,
d'abord des militaires, puis du grand public. Il fera pas moins de trois
séjours de deux ans en Indo (45-47, 48-50 et 52-54). C'est lors de son dernier
séjour que son mythe va vraiment naitre, avec la bataille de Na San et surtout
celle de Dien Bien Phu, dont il est l'un des acteurs principaux. Nommé
lieutenant-colonel durant les combats, il est fait prisonnier par le Vietminh
et libéré au bout de quatre mois. Comme toute sa génération, il est
profondément marqué par l'aventure indochinoise et la défaite devant une armée
révolutionnaire.
Toujours au sein des "para-colos", devenus aujourd'hui les régiments
parachutistes d'infanterie de marine, Bigeard part pour l'Algérie en 1955,
théatre sur lequel il réalise les premières opérations héliportées. Il est
grièvement blessé en 1956, à deux reprises : d'abord lors des combats dans les
Nementchas, puis lors d'un attentat. En 1957, son régiment est engagé dans la
bataille d'Alger. Il a parfois été accusé d'avoir participé à la torture, "un
mal nécessaire"
selon lui, ce qu'il a personnellement toujours nié.
Aucune preuve définitive n'a jamais été fournie permettant de l'accuser de
l'avoir fait.
Son régiment est de tous les coups. Il fait du "bilan", en forçant
parfois le trait : tant de "fells" mis hors de combat, tant d'armes
capturées. Du bilan, mais Bigeard est populaire auprès de ses hommes, car il
est économe de leur vie, et les comprend leurs besoins et leurs sentiments, lui
l'homme issu de la troupe.
Il popularise une célèbre casquette, dont il n'est pas l'inventeur, mais qui
deviendra la "casquette Bigeard", comme celle, un siècle plus tôt du
père Bugeaud. Cela plait aux journalistes. A tel point qu'il devient un
personnage de roman sous la plume de Jean Lartéguy. Dans "les
Centurions", Raspéguy, c'est Bigeard qui sera incarné par Anthony Quinn à
l'écran. S'il aime les caméras, Bigeard se tient autant qu'il le peut à l'écart
de la politique - ce qui n'est pas facile dans l'Algérie de ces années de
guerre. Le hasard d'une carrière faisant bien les choses, il commande une école
militaire en Centrafrique de 1960 à 1963, ce qui lui permet de passer entre les
gouttes du putsch des généraux puis de l'OAS.
De retour en France, il prend le commandement de la brigade parachutiste à
Toulouse et entame une carrière plus banale, même s'il continue à sculpter son
personnage, parlant de lui à la troisième personne: "Bigeard dit
que..." Au début des années 70, il est en poste à Madagascar et il échappe
de peu à la mort lors d'un saut en parachutiste à la mer, pour s'être dégraffé
bien trop tôt.
Promu général de corps d'armée, il termine à la tête de la région militaire de
Bordeaux en 1974, beau poste sans doute, mais pas de premier plan. L'armée
française est alors traversée par une crise profonde avec les comités de
soldats animés par l'extrême-gauche. Le président Valéry Giscard d'Estaing le
nomme secrétaire d'Etat à la défense en février 1975, poste qu'il occupera
jusqu'en aout 1976. Il s'y occupe, avec succès, de la condition militaire et
parvient à ramener le calme dans les garnisons. Bigeard, qui ne fut jamais de
la famille gaulliste, devient giscardien. Il avait été très honoré que VGE ait
accepté de dormir une nuit dans son pavillon de Toul. Bigeard s'engage en
politique, dans le parti de son héros, l'UDF. Il siège dix ans, de 1978 à 1988,
à l'Assemblée nationale.
Parallèlement à la politique, où il s'illsutra surtout en voulant qu'Arlette
Laguiller épouse un para, Bigeard écrit. "Pour une parcelle de gloire",
ses mémoires parues chez Plon en 1975, sont un très grand succès populaire et
un récit passionnant. "Tout une époque" comme on dit dans les Tontons
flingueurs. Il enchainera de nombreux autres livres, d'une qualité et d'un
intérêt moins évident "France, réveille-toi", "Crier ma
vérité" "J'ai mal à ma France", etc... Ces livres trouvent leur public,
car Bigeard est devenu une icone, témoin de l'armée d'antan. Alors qu'il y a un
quart de siècle, les militaires avaient plutôt tendance à tordre du nez à
l'évocation de Bruno, il est aujourd'hui devenu une figure intouchable. Sa
popularité était devenue si grande qu'il pouvait collectionner les plaques de
rues à son nom.
Fut-il un grand chef militaire ? De caporal-chef au grade de colonel, il n'y a
aucun doute et il fut, ne l'oublions pas, l'un des officiers les plus décorés
de France. Bigeard témoignait d'un grand courage physique et d'un vrai sens
tactique. Cela n'en fait pourtant pas un "grand capitaine", un Foch
ou un De Lattre, par exemple. Un p'tit gars de Toul, grande gueule et grand
soldat. Ce n'est déja pas rien.
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