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 Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)

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Commandoair40
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Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Empty
MessageSujet: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 17:56

Légion des volontaires français contre le bolchevisme

Infanterie Regiment 638

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Franzy11
Avers et revers du drapeau de la LVF

Période
1941 – 1944

Pays
France

Allégeance
Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Flag_o13 Reich allemand

Effectif
6 500

Guerres
Seconde Guerre mondiale

Batailles
Front de l'Est

Commandant Historique
Edgar Puaud

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Lvf11

La Légion des volontaires français contre le bolchévisme (dite Légion des volontaires français ou LVF), ou dans la Heer au sein de la Wehrmacht simplement Infanterie Regiment 6381, est créée le 8 juillet 1941, 15 jours après le déclenchement de l’opération Barbarossa (l'invasion de l'URSS par l'Allemagne). Cette naissance est portée par une galaxie de partis collaborationnistes, notamment le RNP de Marcel Déat, le PPF de Jacques Doriot, et le MSR d'Eugène Deloncle.

Elle est transformée un an plus tard en Légion tricolore2.

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Lvf111

En 1944 elle est principalement intégrée à la Division SS Charlemagne.

La LVF utilisait comme étendard le drapeau tricolore français3.


Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Imagel10

La création

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Chefs_11
Manifeste publié dans Le Matin du 10 octobre 1941. De gauche à droite : Costantini (Ligue française), Déat (RNP), Deloncle (MSR) et Doriot (PPF).

La LVF, association loi de 1901, était dirigée dans la Zone occupée par un Comité central chargé du recrutement, dont faisaient partie Eugène Deloncle, Jacques Doriot, Marcel Déat, Marcel Bucard, Pierre Costantini, Paul Chack et Pierre Clémenti, tandis que le recrutement dans la Zone libre était confié à un Comité d'action (à Marseille), dirigé par Simon Sabiani, et dont faisait partie Louis Lumière.

Un Comité d'honneur donnait une sorte de caution morale par des personnalités intellectuelles, figures éminentes de la collaboration, qui seront toutes condamnées après-guerre (à l'exception du cardinal Baudrillart, décédé) telles que : Jean Luchaire, Abel Bonnard, le cardinal Baudrillart, Georges Claude, Alphonse de Châteaubriant, ainsi que des dirigeants du Parti national breton4.

Son organe de presse était Le Combattant européen, rédigé par Marc Augier.

Le projet avait été envisagé en avril 1942 ???[réf. nécessaire] par Jacques Benoist-Méchin, sous le nom de la « Légion tricolore », qui aurait été une unité spéciale de l'armée française. La manœuvre échoue sous pression de l'ambassadeur allemand, Otto Abetz.

De son côté, Hitler accepte le concours de volontaires français avec beaucoup de réticence. Il refuse que la création de la LVF entraîne une quelconque obligation envers le gouvernement français et que son effectif dépasse les 15 000 hommes5.

Malgré la collaboration d'État, le gouvernement de Vichy était officiellement neutre dans le conflit mondial et restait rétif à tout ce qui pouvait déboucher sur une collaboration militaire, interdisant aux officiers d'active de l'armée de s'engager dans la LVF. Pétain a cependant eu une attitude ambigüe envers la LVF : il déclara sa sympathie pour l'initiative dont les membres détiendraient « une part de notre honneur militaire6 », mais désapprouvera le port de l'uniforme allemand et gardera une attitude distante envers cette unité7.

Difficultés de recrutement

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Legion12
Affiche de propagande de la LVF

Une fois la LVF créée sur le papier, les partis collaborationnistes qui la composent en organisent le recrutement. Des bureaux sont ouverts en Zone libre et en Zone occupée.

La propagande s'empare du sujet et les partis donnent des chiffres abracadabrants. Déat parle de 10 000 volontaires inscrits le 16 juillet 19418. La presse et la radio ne sont pas en reste. Dans les faits le recrutement est extrêmement difficile. La population française est plus que réticente à l'idée de voir des soldats français combattre avec les Allemands.

Devant le peu de succès du recrutement auprès de l'armée d'active (l'armée d'armistice), on comprend aisément le peu d'enthousiasme des Allemands à investir dans cette opération qui nécessiterait de former des gens n'ayant aucune expérience au combat et manquant de discipline. C'est pourquoi les conditions de recrutement sont draconiennes et écartent les 2/3 des aspirants. Sur les 100 000 combattants espérés au départ, seuls 12 000 s'enrôlent.

Face à cette situation, les partis réagissent en promettant monts et merveilles aux Français, comme la libération de deux prisonniers de guerre en échange d'un soldat à la LVF. La LVF donne aussi parfois lieu à de véritables escroqueries. En effet, l'engagement donnait le droit à une prime. Certains disparaissent dans la nature une fois l'argent touché, d'autres s'inscrivent plusieurs fois, etc. Ces fraudes ne sont pas punissables comme des désertions, la LVF n'étant pas une autorité militaire mais une association.

Critères de recrutement et rémunération

Sur le plan administratif, il faut :
- être Français de « souche aryenne », ce qui n'empêchera pas quelques noirs Antillais9 et des Maghrébins ainsi que des juifs10 de se retrouver sur le front de l'Est11;
- avoir un casier judiciaire vierge ;
- avoir entre 18 et 30 ans pour les soldats, jusqu'à 40 ans pour les officiers (ces critères ne seront pas respectés) ;
- avoir une excellente condition physique, mesurer au moins 1 m 60, avoir une bonne vision et une excellente denture.

Les soldes sont réglées par l'Allemagne et elles sont les mêmes que dans l'armée allemande. Un soldat célibataire touche 1 200 francs (un ouvrier gagne en France environ 25 francs par jour travaillé12), 2 400 s'il est au front.

Un adjudant peut gagner 5 000 francs et un commandant 10 000 francs13. Ces soldes sont définies dans le guide Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme - Ce que tout Français doit savoir14.

Effectifs

Le 27 août 1941 sur 1.679 volontaires, 800 sont réformés dont 707 pour mauvaise denture15.

Le 4 septembre, le 1er bataillon regroupe 25 officiers et 803 sous-officiers et troupiers15.

Le 20 septembre, le 2° bataillon comprend 27 officiers, 150 sous-officiers et 619 troupiers16.

Le 12 octobre, 21 officiers, 125 sous-officiers et 498 troupiers forment la compagnie d’état-major et deux compagnies d'engins et complètent le 2° bataillon17.

Le 30 octobre, ces effectifs qui forment le 638° régiment d'infanterie 18partent pour le front19. Pendant l'hiver, un 3° bataillon est recruté ; mais, au printemps, les pertes ont été telles qu'il ne demeure que 2 bataillons19.

Sur les 13 400 hommes qui se sont présentés pour s'engager tout au long de l'existence de la légion des volontaires français, 4 600 ont été refusés à la fameuse visite médicale (une mauvaise denture était un facteur éliminatoire), 3 000 ont été exclus pour diverses raisons, au total seuls 5 800 hommes ont été recrutés20.

Plus globalement, les faibles effectifs de la LVF traduisent une difficulté profonde des Français à l'engagement militaire aux côtés des nazis : avec jamais plus de 6 500 combattants simultanément engagés, la France eut la plus faible contribution en volontaires de toute l'Europe collaborationniste, seules la Suisse et la Suède, pays neutres, en fournissant moins.

À titre de comparaison, le collaborationniste Léon Degrelle leva plus de 20 000 volontaires belges francophones, pour une population plus de dix fois inférieure. Si l'on ajoute à la LVF, les Waffen SS, les engagés dans la Kriegsmarine, dans la NSKK etc... le nombre de Français sous le casque allemand approcherait les 40 000 selon Le Marec dans son ouvrage, c'est-à-dire un chiffre équivalent à celui des engagés dans la France Libre (avant le débarquement en A.F.N.).

La LVF recruta un certain nombre de collaborationnistes convaincus (Jacques Doriot), mais également une proportion considérable d'aventuriers, de marginaux, de repris de justice, quelques russes blancs, et même (mais de façon marginale) des anciens des Brigades internationales21 en rupture avec le communisme. De nombreux cadres et soldats furent réformés ou chassés pour ivrognerie, vols ou incompétence. La qualité combative n'y gagna rien22.

Entraînement

La caserne nationale de la LVF se trouvait à Versailles (caserne de Borgnis-Desbordes). Ce fut là que lors du premier défilé de la LVF à peine constituée, le 27 août 1941, le résistant Paul Collette tira devant les caméras sur Pierre Laval et Marcel Déat, qu'il blessa tous deux. Aussitôt arrêté, il avouera qu'il s'était engagé uniquement pour réaliser cette action. Le geste, retentissant, eut lieu en présence des plus hauts dignitaires de la collaboration et d'éminents représentants des autorités allemandes.

Fait symbolique de la collaboration, c'est dans la caserne qui accueillait le premier défilé de la LVF que le drapeau français flotta pour la première fois depuis 1940 23.

La Wehrmacht se méfiait de ces soldats français, dont l'état-major était divisé entre divers mouvements politiques rivaux, et la troupe issue de multiples mouvances et origines sociales opposées. On aurait entendu le maréchal Walther von Brauchitsch, commandant en chef de la Wehrmacht proclamer qu'il utiliserait la LVF à décharger les patates24… Cette rumeur rapportée par Saint-Loup ne repose sur aucun document, aucun témoignage. Et, de fait, la LVF n'a pas déchargé « les patates » mais combattu.

Seule une moitié de ces recrues est retenue pour former le 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht basé au camp de Deba en Pologne. Il leur faut revêtir l'uniforme allemand, seul un insigne tricolore surmonté du mot « France » les différenciant du reste des troupes. Quelques volontaires vont préférer rompre leur engagement à ce moment-là, dont Marcel Bucard, pour d'autres comme Edgar Puaud ce n'est pas un problème : « Oh ! Je le sais, on l'a traînée dans la boue. Elle porte l'uniforme "Feldgrau", cela suffit... Dites seulement aux Français que ceux qui se battent à l'Est sont de vrais Français qui se battent pour leur pays. »25.

Sur le front

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Lvf211
Soldats de la LVF sur le front russe en novembre 1941

Fin novembre, les deux premiers bataillons arrivent en Russie. Ils montent en première ligne le 1er décembre 1941 au sud du lac de Djoukova, à une soixantaine de kilomètres de Moscou. Ils sont décimés par les combats et surtout par le froid intense. Les survivants sont relevés le 7 décembre.

La LVF se disloque : seuls quelques dizaines de rescapés reviendront en France.

Au printemps 1942, la LVF est reconstituée avec les rescapés de l'hiver et plusieurs centaines de volontaires.

Elle ne sera plus engagée directement sur le front, mais participe à combattre les groupes de partisans de la région de Briansk et à des opérations de représailles massives contre les civils russes, aidant la Wehrmacht et la Waffen-SS à brûler des villages entiers. Toutefois, à d'autres moments, comme au printemps 1943, les légionnaires français sont prudents et préfèrent adopter une sorte de modus vivendi tacite avec les redoutables partisans soviétiques.

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Soldat11
Un soldat de la LVF près de Viazma en novembre 1941

Fin 1943, à un meeting qui se tient au Vel’ d’Hiv’, les membres de la LVF prêtent serment à Adolf Hitler. Jacques Doriot est quant à lui décoré de la Croix de fer allemande pour sa campagne en Russie.

Le commandant Edgar Puaud dirige la LVF de septembre 1943 jusqu'à sa dissolution en juillet 1944. Son premier porte-drapeau, grièvement blessé au combat et mort à Paris des suites de ses blessures le 4 juillet 1943, Constantin Amilakvari, ancien adjudant-chef de la Légion étrangère, est le frère du colonel Dimitri Amilakvari tué le 24 octobre 1942 sur le plateau d'El Himeimat, lors de la bataille d'El Alamein, à la tête de la 13eme DBLE. L'oncle du Président Georges Pompidou, le lieutenant Frédéric Pompidou, y sert également ; après la guerre, il s'engage dans la Légion étrangère et finit sa carrière comme capitaine à Sidi-Bel-Abbès.

Avec le succès soviétique de l'Opération Bagration en juin 1944, la LVF est entraînée dans la débâcle du front russe. Durant leur retraite, la LVF a pour ordre de stopper l'avance soviétique.

Le 26 et 27 juin, au moins 600 soldats de la LVF, commandés par Jean Bridoux, se battent aux côtés de quatre chars "Tigre" près de la rivière Bobr en Russie blanche.

Ce sera sans doute leur plus beau coup militaire puisque, non seulement, ils parviennent à stopper la progression soviétique pendant quelques jours, mais ils détruisent aussi un grand nombre de blindés.

D'après l'auteur Saint-Loup, les journaux soviétiques auraient écrit sur cette bataille : « (...) sur la rivière Bobr, des unités blindées appartenant aux deux fronts de Russie blanche se sont heurtées à la résistance de deux divisions françaises », alors qu'en réalité les Français n'étaient qu'au nombre de 600.

Passage à la Waffen SS

En juillet 1944, Heinrich Himmler donne l'ordre du démantèlement de la LVF. Son intention est d'intégrer ses membres et d'une manière générale tous les volontaires étrangers dans la Waffen-SS, qui comprend déjà un certain nombre de volontaires français depuis le 23 juillet 1943. La dissolution officielle de la LVF est prononcée le 1er septembre 1944. L'aumônier général Jean Mayol de Lupé intervient pour apaiser les inquiétudes des légionnaires liées à l'intégration dans la Waffen SS.

La plupart des 1 200 rescapés de la LVF sont regroupés avec les survivants d'autres unités auxiliaires de la Wehrmacht dans la 33e Division SS Charlemagne qui sera pratiquement anéantie au début de l'année 1945 (engagement en Poméranie).

Ironie de l'histoire, la LVF livra des combats particulièrement durs devant Dantzig, six ans après que le futur chef collaborationniste Marcel Déat eut exhorté ses compatriotes à ne pas « mourir pour Dantzig ».

De même, il arriva aux Waffen-SS français de se heurter à des troupes d'antifascistes allemands constituées en URSS : c'était symboliser combien dans la Seconde Guerre mondiale, le conflit idéologique inédit l'emportait sur la dimension classique d'affrontement entre nations.

Quelques Français de l'ex-LVF figureront encore parmi les derniers défenseurs du bunker de Hitler à Berlin, fin avril - début mai 1945 face à l'Armée rouge.

Ces soldats français ont été parmi les derniers défenseurs de Berlin aux côtés de Waffen SS scandinaves et de volontaires de la Hitler Jugend, au sein du Bataillon Charlemagne.


Après guerre

Jusque dans les années 1990, les pensions étaient versées aux anciens combattants français de la division SS Charlemagne par le gouvernement allemand26.

L'un des derniers combattants français sous l'uniforme allemand, Henri Fenet, un chef de bataillon, est mort en septembre 2002. Il avait reçu la croix de chevalier de la Croix de fer, décoration allemande portant la croix gammée, en avril 194527.

Notes et références

1.↑ C'est le numéro du régiment dans lequel servit Adolf Hitler pendant la Première Guerre mondiale.
2.↑ Lambert-Le Marec p.41-42
3.↑ Livret de la LVF [archive]
4.↑ Comme Alan Heusaff, Yves Le Négaret, Taldir Jaffrennou.
5.↑ Marc Ferro, Pétain, Paris, Fayard, 1987, p. 330.
6.↑ « En participant à cette croisade dont l'Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi de justes titres à la reconnaissance du monde, vous contribuez à écarter de nous le péril bolchevique. […] À la veille de vos prochains combats, je suis heureux de savoir que vous n'oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire » (Lettre adressée en novembre 1941 à un officier de la LVF, citée par M. Ferro, op. cit., p. 331.
7.↑ Pierre Giolitto, Volontaires français sous l'uniforme allemand, Tempus, 2007, p. 32-37.
8.↑ Pierre Giolitto, op. cit., p. 47.
9.↑ Le Marec et Lambert, Les Français sous le casque allemand, 1994, p.25 cite "une douzaine de noirs, antillais pour la plupart, qui avaient combattu dès le premier hiver. L'un d'entre eux fut tué (...) les autres réformés blessés et peut-être transformés en inspecteurs sociaux de l'Organisation Todt".
10.↑ Le Marec et Lambert, Les Français sous le casque allemand, 1994, p.25 cite le cas d'un juif voulant s'enrôler dans les SS, cela lui est refusé pour raison raciale ; c'est le seul cas de candidature SS refusée pour raison raciale avec un noir antillais du nom de Norbert Désirée.
11.↑ La LVF, d'Eric Lefèvre et Jean Mabire. Dans Les Français sous le casque allemand de Lambert-Le Marec p.24, on peut voir une photo d'un noir antillais en tenue de LVF arrivant à Paris en permission.

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Sicut-Aquila

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: La Division Charlemagne .   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 18:38

La Division Charlemagne 33ème Waffen-Grenadier-division der SS “Charlemagne”
 

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Ycusso11

La Division Charlemagne a été formée à partir de la Strumbrigade, de la LVF et des hommes de divers organismes collaborationnistes qui avaient retraités de France devant l'avance Alliée.

Le numéro 33 a été attribué à cette Division suite à la destruction et dissolution de la 33ème Division de Waffen-Kavallerie der SS (Ungarnische Nr 4).

Octobre 1944 :

La plupart des volontaires français sont envoyés au camp de formation de Wildflecken, en Franconie ou plus de sept mille hommes sont rassemblés. Les unités de la nouvelle brigade proviennent de la LVF, de la W-SS Sturmbrigade et de divers autres éléments : Organisation Todt, Kriegsmarine, NSKK, Flak.
A ces hommes, déjà accoutumés à servir dans les rangs allemands, s'ajoutent deux mille membres de la Milice. Il semblerait que quelques SS du Bezen Perrot les ont rejoints, mais ceci n'est pas confirmé.

L'amalgame entre ces divers éléments ne sera pas fait facilement. Au-delà des habituelles polémiques concernant les conflits politiques internes et l'hésitation de certains a porter les runes SS, nous y voyons plutôt les difficultés classiques quant a l'amalgame, dans l'urgence, d'unités aux expériences et aux qualifications militaires très différentes, le tout à une époque où la logistique ne fonctionne plus avec la précision toute germanique du début de la guerre. Certes, les anciens du Front de l'Est, LVF et Strumbrigade, ont peut être considéré comme des "bleus" ceux qui arrivaient de France, mais cela aurait été valable dans n'importe quelle unité de n'importe quelle armée.

Février 1945 :

La brigade Charlemagne devient Division et prend le nom officiel de 33ème Waffen-Grenadier-division der SS “Charlemagne” (Franz. n° 1). La formation des grenadiers a duré seulement trois mois, beaucoup de spécialistes n'ont pas fini leur formation et l'équipement lourd n'a pas encore été reçu. La nouvelle Division est néanmoins considérée comme opérationnelle et envoyée vers le front de Poméranie en plusieurs convois ferroviaires le 17 février 1945.

La situation est particulièrement sérieuse pour les Allemands car les forces soviétiques ont lancé une offensive de la Vistule vers la côte balte, essayant d'encercler les troupes allemandes de Dantzig et de Poméranie. Leur objectif est visiblement la ville de Stettin et le delta de l'Oder.

Bataille De Poméranie

17 Février 1945 :

Les volontaires français seront positionnés à la charnière de deux armées soviétiques en progression. Ils ont atteint Hammerstein entre Stettin et Dantzig, à cent kilometres de la mer, convoi après convoi, et sont envoyés à la rencontre des unités blindées soviétiques sans avoir eu le temps de se regrouper et de recevoir leur équipement lourd.

22 Février 1945 :

Les premiers éléments du régiment 57 sous le commandement du Hauptsturmführer de Bourmont atteignent Hammerstein.

24 février 1945 :

2 jours plus tard, le régiment 58 arrive dans la ville. C'est alors que la campagne de Poméranie commence. Plus de cinquante chars soviétiques sont détruits en quatre jours. Le climat est encore affreux en ce mois d'hiver. Ils se déplacent uniquement à pied et personne n'a idée de la situation réelle en atteignant la ligne de front. Dès le 25 février, les quatre bataillons d'infanterie de la Division Charlemagne sont disloqués et forces à retraiter plus ou moins dans le désordre, après avoir subi de lourdes pertes. Seul deux points de résistance demeurent, leurs défenseurs encerclés, à Barenhutte et Elsenau où de furieux combats continuent. La ligne de front n'existe plus. Jetés dans la bataille par éléments dispersés, ils ne peuvent pas constituer longtemps un front continu et sont rapidement débordés par les vagues russes. Il n'y a pas la liaison par radio entre les unités ou avec le QG, aucun appui d'artillerie, aucune intervention de panzer, aucun appui aérien. Même les liaisons avec les autres unités du secteur, qui sont censées être tenues par des volontaires Waffen SS lituaniens, se révèlent rapidement impossible : La plupart des unités lituaniennes, durement attaquées, retraitent également.

25 février 1945 :

Le Sturmbannführer Reybald arrive à Hammerstein avec le régiment 58.

Nuit du 25 au 26 février 1945 :

Le QG du régiment 57 est situé à Barenwalde. L'Obersturmführer Artus est tué avec son panzerfaust pendant une attaque de T34. Les deux bataillons du régiment 57 engagent une contre-offensive : L'Haupsturmführer Obitz (Vétéran de la LVF) réussit à occuper sans trop de difficultés le village de Barkenfelde. Fenet tombe sur les Russes qui occupent Heinrichwalde. Une de ses compagnies a atteint le centre du village mais les troupes soviétiques, trop nombreuses, menacent d'encercler le bataillon entier. Fenet doit se retirer. L'Untersturmführer Counil est tué d'une balle dans la tête. Obitz est encore attaqué à Barkenfelde et doit abandonner le village après des combats violents. Le bataillon Monneuse, du régiment 58 fraîchement arrivé joint le bataillon Obitz au croisement ferroviaire de Barenhutte, s'impliquant immédiatement dans les combats.

26 février 1945 :

Krukenberg et le reste du QG divisionnaire sont à Elsenau. Le deuxième bataillon du régiment 58, sous le commandement du HaupsturmfÜhrer Berret (vétéran de la LVF) arrive enfin à Hammerstein et se précipite au combat. Le QG de la division est attaqué par des T34, l'Obersturmführer Weber et sa compagnie de protection entrent en l'action.

Pire, les deux régiments de la Charlemagne sont enterrés au croisement ferroviaire de Barenhutte sous les coups de boutoir de deux brigades blindées et de quatre divisions d'infanterie ! La Charlemagne perd sa coordination. L'Obersturmführer Puaud tient la ville de Barenhutte avec trois mille hommes. L'Haupsturmfürher de Bourmont se précipite au nord pour atteindre Elsenau où se trouve le QG de la division. Elsenau est perdu malgré la destruction de trente deux chars russes. La retraite du QG vers la mer baltique, vers le nord, commence.

Nuit du 26 au 27 février 1945 :

Puaud et 3 000 hommes réussissent à s'échapper de Barenhutte et rejoignent le bataillon Fenet (Rgt 57) à Hammerstein puis se dirigent ensemble vers Neustettin. Là, ils retrouvent Bassompierre (vétéran de la LVF et de la Milice), Fayard qui commande la Flak (Vétéran de la Sturmbrigade) ainsi qu'environ cent W-SS français, arrivant juste de Wildflecken. La Charlemagne a déjà 500 morts, 1 000 disparus, sans mentionner les blessés.

28 février 1945 :

Les SS français marchent vers Belgard pour une réorganisation. Cependant, quelques hommes ont été laissés à Neustettin, un bataillon place sous les ordres d'un militant du PPF, l'Obersturmführer Auphan. Ces trois cents W-SS tiendront plus de douze heures et retarderont l'avance des Soviétiques. C'est seulement après que les Russes eurent pris la station ferroviaire que les derniers W-SS, appartenant à la Flak du Untersturmführer Fayard, retraiteront.

La Division Charlemagne arrive à Bad Polzin à pied et fait mouvement vers la mer baltique, direction Kolberg. Ils feront quatre-vingts kilometres en 24 heures. Les routes sont gelées, les coups de vent et les bourrasques de neige fouettent les hommes surchargés de matériel.

30 février 1945 :

Ils arrivent à Belgard, Christian de la Maziere s'en souvient dans ses mémoires : "Nous n'avions que peu de choses avec nous. L'armement, les provisions étaient restés à Hammerstein ". Quelques renforts arrivent : le bataillon de réserve de la Division venant de Greifenberg (Standartenführer Zimmermann). Krukenberg et le QG divisionnaire sont également à Belgard.

2 mars 1945 :

La Division est de nouveau réorganisée : Le Haupsturmführer de Bourmont commande le régiment de réserve.
Le Sturmbannführer Reybald prend en charge le "régiment De Marche" compose de deux bataillons, celui de Fenet et celui de Bassompierre. Les deux bataillons comptent 1 200 hommes organisés en huit compagnies.

Nuit du 3 au 4 mars 1945 :

Korlin est la ville à défendre, les deux régiments s'y installent.
La Maziere : "Nous avons pris un maximum d'armes légères, fusils et sturmgewher. Le plus lourd, mitrailleuses MG 42 qui, avec leurs munitions, pèsent 20 kilos."

Quelques unités perdent le contact tout en se déplaçant vers leurs positions. Une section de Waffen-SS (Obersturmführer Pinsard-Berthaz) s'est retrouvée combattant avec des W-SS hollandais. Les quatre bataillons engagent le combat, Reybald est sévèrement blessé (Croix de fer de 1ère classe). La bataille ne mène plus vers le nord mais vers le sud, vers Belgard. Maziere : "Les forces soviétiques arrivent maintenant en nombre. Elles avaient commencé, à l'est, à tester notre
défense : elles ont solidement tenu. Il semble dorénavant qu'elles attaqueront par le sud-est. Les défenseurs de Belgard, nous venons de l'apprendre, retraitent. Les Français, qui ont combattu ici aux côtés des Allemands, se retirent vers Stettin, les renforts n'arrivant pas". Une percée doit être effectuée, Vaugelas devant, avec le personnel du QG aussi bien que le premier bataillon de Fenet. Les deux bataillons de réserve suivront (Bourmont et Puaud) et enfin le deuxième bataillon (Bassompierre) couvre l'arrière.

4 mars 1945

A 5 heures du matin, les chars soviétiques sont dans les banlieues de Kolberg. La Division Charlemagne et beaucoup d'unités allemandes sont prises dans un piège qui ressemble étrangement à celui de Dunkerque en mai 1940. La position évolue dangereusement pendant la matinée du 4 mars. Les chars soviétiques ne peuvent pas mener leur avancée vers le port. Apres avoir isolé et encerclé Kolberg, ils se replient vers l'est pour réduire la poche qui s'est formée dans la région de Belgard et de Korlin "Vraiment, cela commence a être inquiétant. Il ne reste aucune sortie, à part un petit couloir, au nord-ouest, vers le QG de Krukenberg".

Nuit du 5 au 6 mars 1945 :

Entre 1 et 2 heures du matin, les SS du bataillon Fenet arrivent devant Belgard. Le ciel est illuminée comme en plein jour. La ville brûle. Les soldats de la Wehrmacht qui défendent cette ville autrefois calme combattent maintenant au corps à corps. Les rues sont encombrées de cadavres et de véhicules abandonnés sur lesquels les maisons s'effondrent. Dirigé par Krukenberg et Fenet, le bataillon suit sa route au sud-est, dans la direction de la base arrière de Greifenberg. Derrière eux, les trois autres bataillons suivent.

Vers 1 heure du matin, l'Oberführer Puaud décide d'essayer de rattraper l'avant-garde mais, au départ de Korlin, le régiment de réserve prend du retard. Plus de deux mille hommes piétinent dans la neige fondue. Les officiers essayent de reformer des sections et des compagnies. Le moral n'y est plus.

Le 2ème bataillon Bassompierre tient toujours Korlin. "Six heures, douze heures, vingt-quatre heures. Le soir tombe, néanmoins, nous avons compris que la fin approche. Les Russes qui ont attaqués de tous les côtés nous écraseront le jour suivant. Notre groupe avait subi de lourdes pertes : De 750, nous n'étions plus qu'environ 350 hommes ". Le bataillon a essayé de s'échapper via le chemin de fer Korlin/Belgard. Le bataillon sera dispersé, écrasé en dépit de toute l'énergie et le courage des vétérans de la LVF. Les Russes captureront Bassompierre le 17 mars.

6 mars 1945

Après avoir atteint Belgard, les hommes du régiment de réserve sous le commandement de Puaud et de Bourmont tirent profit du brouillard pour traverser une plaine. Mais le brouillard se dissipe très rapidement. Ils sont encerclés. La colonne de Puaud est détruite peu après 8 heures du matin, faisant face sans munitions à une unité d'infanterie et de chars russes. L'Oberführer Puaud est blessé à la jambe et disparaît comme de Bourmont, disparus pour toujours. Un ancien survivant se souvient :

"Environ trois mille hommes se trouvaient par un matin froid et pluvieux dans une forêt de pins, près de Belgard. Notre groupe a atteint une plaine couverte de neige. Les hommes épuisés ont marché dans un couloir d'environ quinze mètres. Soudainement, le soleil est apparu, absorbant la brume et les tirs ont commencés. Les Russes étaient là. Pris entre les deux feux, les soldats sont tombés ou ont tenté de fuir, une en arrière, l'autre en avant. Les officiers ont essayé de rassembler leurs troupes, mais ils sont tombés. Les tirs russes se sont rapidement concentrés. Fusils, mitrailleuses, canons légers, canons lourds, mortiers nous ont pris pour cible, la neige volait, déchirée et obscurcie par les explosions. Trop fatigués pour courir, trop nerveux pour se coucher, nous avons marché sans arrêter de tirer, nous relayant pour porter la mitrailleuse. Nous sommes parvenus à la lisière de la forêt. Regardant derrière moi, j'ai vu que la plaine, blanche quelques instants plutôt, était devenue noire. Les chars ennemis et l'infanterie la parcouraient, achevant les blessés."

Ce qui reste de la Division consiste en quelques groupes isolés et trois bataillons, un à Dantzig, un à Kolberg (totalement encerclé) et le 1er bataillon du Haupsturmführer Fenet, environ 500 hommes. Ils marchent pendant presque trois jours et atteignent la ville de Meseritz, la colonne s'est agrandie par l'arrivée de soldats isolés, de quelques étrangers mais également de Français. La division qui est maintenant réduite à un bataillon se réorganise à Meseritz. Le bataillon est constitué de 4 compagnies de 200 hommes chacune, plus de 300 isolés ont réussi à rejoindre la Division. Fenet est décoré de la Croix de Fer de première classe.

Pour les civils des villes telles que le Zarnefanz (Près de la plaine de Belgard), la colère russe sera terrible. Les habitants qui n'ont pas été abattus seront contraints au travail forcé.

7 mars 1945 :

Les Waffen-SS français se précipitent à Greifenberg ou ils pensaient pouvoir combattre, mais c'est impossible, les Russes sont partout et avancent trop rapidement. Pour échapper à l'annihilation pure et simple, il est nécessaire de retraiter vers la mer Baltique. Combats encore à Gorke, encore des morts, toujours ces femmes violées et ces vieillards torturés a mort par les Russes. Les Français ne peuvent plus rien pour les Poméraniens.

8 mars 1945

Anniversaire du Gruppenführer Krukenberg. Le bataillon avance vers Zapten, les W-SS sont affamés et souffrent de la dysenterie.

9 mars 1945

La mer est enfin en vue, le bataillon se fractionne en deux : une partie vers Horst et les autres vers Rewahl.

11 mars 1945

Les troupes russes sont signalées partout. Menace à nouveau d'être encerclé, le bataillon doit tenter une percée vers l'ouest, suivant la côte. Le bataillon est scindé en deux, une avant-garde et une arrière-garde, entre les deux, 5 000 réfugiés civils. Les Français sont soutenus par deux navires de la Kriegsmarine qui martèlent le sommet des falaises où se trouvent les troupes soviétiques ainsi que quelques points de résistance sur la plage. Le Haupsturmführer Roy, avec quelques chars Tigres et Panther de diverses divisions, tiendra le dessus des falaises, avec l'aide de parachutistes allemands. Les Français ouvrent la marche de toutes leurs forces, des morts encore. La percée sera terrible.

12 mars 1945

Dievenow est enfin en vue, ils rejoignent quelques troupes de la Wehrmacht et des Waffen-SS. Ils traversent l'Oder sur des bateaux et arrivent enfin a Korlzow, sur l'île de Wollin puis le jour suivant Swinemunde. La sanglante bataille de Poméranie est finie. Ils viennent de sauver 5 000 civils.

Cela sera remarqué par le Reichführer SS Heinrich Himmler "Tenant pendant quarante huit heures Korlin, les SS français ont permis l'exécution des plans de l'OKW. Le sacrifice des centaines de camarades disparus n'a pas été inutile."

La réorganisation de la "Charlemagne" derrière la ligne de la défense est allée de pair avec de grandes difficultés. Beaucoup d'anciens Miliciens ne veulent plus continuer le combat. Le moral est cassé. Krukenberg relève les SS français de leur serment. 400 hommes finiront la guerre dans des unités du génie militaire.

Les dernières batailles

Französisches freiwilligen-sturmbataillon der SS "Charlemagne" :

Fin mars 1945, mille survivants de la Charlemagne sont regroupés près de Neustrelitz. Le Brigadeführer Krukenberg fait appel à des volontaires, plus de 600 acceptent de combattre jusqu'à la fin. 300 seulement, sous le commandement du Haupsturmführer Fenet pourront monter à bord des 9 camions que Krukenberg avait pu obtenir pour emmener à Berlin les derniers renforts.

Berlin avril 1945

25 avril 1945 :

Henri Fenet, ancien lieutenant de l'infanterie coloniale, blessé deux fois devant Verdun en juin 1940 et de nouveau blessé en Galicie dans la Sturmbrigade, commande la compagnie. Il y a quelques semaines, il a réussi à sortir son bataillon hors de l'enfer de Poméranie, la percée célèbre de Dievenow. Il a reçu pour cela, avec la croix de fer de la première classe, le grade de Haupsturmführer. Cet homme de 25 ans dirige un petit Sturmbataillon composé de 4 compagnies (fortement réduites) et de la Compagnie d'honneur de Weber. Le 25 avril, ils s'embarquent et partent pour Tempelhof. Les véhicules des SS français sont bloqués un peu avant la capitale, un pont ayant été détruit par des Volksturm les ayant pris pour des Russes. Ils continueront à pied. La marche sera longue et pénible, des kilomètres en portant les panzerfausts, les grenades, les MG42 et les munitions. A l'arrivée, les volontaires prennent quelques heures des repos dans la foret de Grünewald.

Il est confirmé que le Sturmbataillon Charlemagne a été la dernière unité à entrer dans Berlin avant que la ville ne soit complètement encerclée par les forces soviétiques.

Le Brigadeführer Krukenberg se présente au Général Weidling, commandant des forces de Berlin. Là, il est informé qu'il doit également prendre le commandement des volontaires de la Division SS Nordland, constituée de Hollandais, Danois, et Suédois. Il semble que quelques Anglais en faisaient partie, mais ceci n'est pas confirmé. Il garde sous ses ordres directs la Compagnie d'honneur de l'Obersturmführer Wilhem Weber. Les autres troupes françaises sont divisées en quatre compagnies fortes de 60 à 80 hommes chacunes. Au Tempelholf, le Sturmbataillon aide les feldgendarmes a filtrer les déserteurs de l'armée allemande des civils en fuite.

26 avril 1945, 6.00 heures du matin :

Le Sturmbataillon est engagé dans le secteur de Neukölln, au sud-est de Berlin. Quelques chars du régiment Panzer de la Nordland, y compris un Koenigstiger, soutiennent une attaque qui se heurte à une farouche résistance des soviétiques. Très rapidement, les premiers chars russes sont en flammes. Trente seront détruits ce jour la, ainsi que de nombreuses pièces antichar.

L'artillerie soviétique détruit une section de réserve imprudemment regroupée : 15 cadavres couvrent le trottoir et la chaussée. En une seule matinée, la moitié des W-SS français sont hors de combat. On compte les morts et les disparus par douzaines. Le souci principal, maintenant que l'attaque française s'est révélé un échec, est de regrouper les troupes, y compris ceux qui ont été isolés par l'avance russe dans le secteur, pour une nouvelle mission. L'Haupsturmführer Fenet a positionné son QG à l'hôtel de ville. Blessé au pied, il doit se faire porter sur une chaise pour continuer à diriger ses hommes. A minuit, il reçoit l'ordre d'atteindre le Hermannplatz. Il laisse derrière un groupe dirige par un de ses officiers fidèles, l'Obersharführer Hennecourt, pour regrouper tous ceux qui ont isolés par le retrait. Un groupe de Hitlerjugend combat avec les Français.

Nuit du 26 avril :

Les survivants sont regroupés à l'Allianz Platz. La 1ère compagnie de l'Untersturmführer Labourdette est envoyée en mission à l'aéroport de Tempelhof. La deuxième compagnie a perdu son commandant, l'Obersturmführer Michel. La 3ème compagnie, qui compte dorénavant moins de trente hommes, est commandée par l'Obersharführer Rostaing, un vétéran de la LVF. La quatrième compagnie, plus nombreuse, en l'absence de son commandant Obersturmführer Olliver, occupé dans un autre secteur, est commandée par un authentique prince russe, le Standartenjunker Protopopoff.

27 avril 1945 :

Ayant regroupé ceux de ses hommes qui sont encore valides, l'Hauptsturmführer Fenet leur accorde quelques heures de repos dans la brasserie Thomas Keller, et va au QG de la Division Nordland pour y recevoir les instructions de Brigadeführer Krukenberg. Le Standartenoberjunker Douraux est avec lui. Après un arrêt à l'unité médicale dans les sous-sols de la Reichbank, le commandant de bataillon cherche son commandant. Il le trouvera dans les sous-sols de l'Opéra, situé sur Unter den Linden. Fenet apprend que son bataillon sera divisé en petits groupes de 8 hommes chacun, chargés de combattre de nuit les chars dans les rues de la capitale. De jour, les Français vont donc se retirer de leurs positions pour rejoindre les sous-sols de l'Opéra. Ces déplacements se feront par les tunnels du Métro de Berlin. Le QG de division se déplace à la station de métro de Stadtmitte, dans un wagon éclairé par des bougies. Dans cet étrange décor, Krukenberg distribue quelques croix de fer gagnées pendant les combats de Neukölln.

Nuit du 27 avril 1945 :

Les chars russes se rassemblent à proximité de l'Allianz Platz. Une demi-douzaine d'entre eux réussissent à lancer une attaque en direction du ministère de la justice du Reich, le long de la Wilhelmstrasse. Ils seront finalement détruits à proximité du bunker de Hitler.

28 avril 1945 :

Tôt le matin, Weber et ses hommes attaquent les chars russes. Les combats de cette sorte ne s'arrêteront qu'à la fin de la bataille de Berlin. Une sorte de compétition s'engage entre les volontaires pour savoir qui détruira le plus grand nombre de chars ennemis. Maintenant que tout est perdu, les hommes du Charlemagne prennent tous les risques. L'Untersharführer Eugène Vaulot détruit son quatrième char russe au panzerfaust. Ses camarades occupent les avant-postes et attendent les blindés ennemis cachés derrière quelques ruines, ne tirant qu'à la dernière minute. Les Soviétiques doivent utiliser des canons et mortiers d'artillerie pour essayer de se débarrasser de ces chasseurs de chars qui causent de lourdes pertes. Certains isolés finiront le combat avec d'autres volontaires étrangers. En dépit de ses blessures et de l'interdiction de son commandant, l'Haupsturmführer Fenet est avec ses hommes sur la ligne de feu. Il coordonne l'action des petits groupes qui ne cessent de s'opposer à l'avance irrésistible des chars soviétiques. Il retrouve l'Obersturmführer Weber, qui, bien que ne parlant pas un mot de français et étant surnommé "cyclone", jouit d'une très grande popularité dans sa Compagnie. Il vient juste de détruire le T34 qui brûle à quelques mètres. Seuls les chars russes jusqu'ici entre en action et les W-SS français n'ont pas eu encore l'occasion de s'opposer à l'infanterie soviétique dans le secteur de Berlin qu'ils occupent, entre la Wilhemstrasse et la Friedrichstrasse. Fenet parvient à joindre ses agents de liaison qui lui rapportent les moments terribles qu'ils viennent de vivre. Apres la mort de l'Untersharführer Millet, tué le 26 avril, son ami Riberto l'a remplacé. Il a mené une attaque contre un bâtiment tenu par les Soviétiques et, avec d'autres agents de liaison, élimina un groupe d'environ cinquante adversaires. Quelques heures plus tard, il lança encore une la patrouille avec son ami l'Untersharführer Lacombe, alias Bicou, 18 ans, le plus jeune sous-officier du bataillon français. En compagnie de leur ami Designer, un ancien pompier de Paris, ils combattent au pistolet et à la grenade dans les ruines d'un bâtiment occupé par les Russes. Très sérieusement blessé, Riberto perdra un oeil, comme un autre français, Boural, qui a été blessé à Neukölnn. Ce dernier survivra et entrera dans les ordres après la guerre.

Nuit du 28 avril 1945 :

Les Français entendent les cris des femmes allemandes, violées par des soldats dans les sous-sols des bâtiments proches.

29 avril 1945 :

A l'aube, les chars russes essayent encore de progresser le long de la Wilhelmstrasse. Le tir des panzerfausts français bloquent les premiers. Mais les autres chars répliquent, tirants en essayant d'effondrer les bâtiments ou les W-SS sont embusqués. Vaulot détruit quatre nouveaux chars, alors que son ami l'Untersharführer Albert Brunet en élimine trois. L'Haupsturmführer Fenet doit ordonner la retraite, son QG totalement dévasté par les obus, et les survivants de ses unités reculent, menacés d'encerclement. L'infanterie russe commence à s'infiltrer de part et d'autre de sa position. Ses hommes ont mis le feu aux bâtiments pour couvrir leur retraite. Dorénavant, les W-SS français combattront à quelques douzaine de mètres derrière leur ligne de front précédente.

Ils tiennent maintenant le carrefour de Puttkammerstrasse. Le QG est installe dans une librairie qui sera prise sous le feu des mortiers de 120 soviétiques.

Le Standartenjunker Protopopoff est tué par un obus dans la cour arrière du bâtiment. Les Russes lancent un troisième assaut de blindés. Les obus ne cessent de frapper, les éclats sifflent partout. Le W-SS Rostaing est enterré sous les gravats et tous le croyaient mort quand il surgit, blanc de la poussière, au QG du bataillon pour y recevoir la croix de fer de première classe. En soirée du 29 avril, les volontaires français tiennent encore et encore leurs positions. Mais ils comptent beaucoup de morts, notamment parmi les officiers, tels que les Standartenoberjunker Block et de Maignan, et beaucoup de blessés comme les Standartenoberjunker de Lacaze, Abaque, Frantz et l'Untersturmführer Berthaud. L'Untersturmführer Labourdette a disparu dans les couloirs du Métro pendant un affrontement avec une patrouille russe. Selon les hommes de la 1ère compagnie, il a été tué.

Nuit du 29 avril :

Tout le long de la nuit, Berlin ressemble à l'enfer. Bâtiments et véhicules détruits brûlent, illuminant la nuit comme en plein jour. Une affreuse odeur de cadavres en décomposition monte des ruines. Les cris des femmes violées continuent.

30 avril :

L'aube du 30 avril se lève dans une atmosphère étonnante. Les Russes martelant les derniers défenseurs de la capitale du Reich sous les fusées des "orgues de Staline". Le bruit devient de plus en plus assourdissant, alors que les colonnes de fumée noire montent dans le ciel. Un prisonnier ukrainien annonce a l'Haupsturmführer Fenet que l'assaut final aura lieu le 1er mai. Les soldats de l'infanterie russe progressent en suivant les chars. Un T34 réussit à dépasser les avant-postes et pénètre quelques dizaines de mètres dans les positions françaises avant d'être détruit. Les Russes lancent sans arrêt de nouvelles attaques et essayent de déborder les positions françaises. Fenet décide alors de reculer d'environ cent mètres pour installer les derniers combattants français dans les bâtiments du RSHA, Prinz-Albrechtstrasse. A 18 h, la retraite est finie et les W-SS français organise leur dernière ligne de front dans les sous-sols où les fenêtres fournissent les postes d'observation et de tir. Très rapidement, de durs engagements les opposent à l'infanterie.

1er Mai :

L'Armée rouge engage le combat massivement. Des chars sont détruits quelques dizaines de mètres derrière les lignes françaises ! Les sturmgewehrs tirent leurs dernières balles. Le prisonnier ukrainien avait raison. Durant l'après-midi, la situation s'aggrave, le bâtiment où se trouvent les Français est en flamme, ils doivent l'abandonner pour reculer vers le Sichereitshauptamt.

Nuit du 1er mai :

Une dernière distribution de croix de fer aura lieu pendant la nuit, à la lueur vacillante des bougies trouvées dans les sous-sols du ministère. Au même moment, l'Untersharführer Vaulot reçoit la croix de chevalier de la croix de fer pour avoir détruit en combat singulier son huitième char. Le Brigadeführer Krukenberg prononce un petit discours où il évoque le courage des soldats français sur tous les champs de bataille du monde. Le Brigadeführer quitte son QG de Stadtmitte vers minuit, se dirigeant vers le nord-ouest de la capitale pour tenter une percée. Avec lui, quelques hommes de la Charlemagne, dont l'Obersturmführer Weber et l'Obersharführer Appolot, qui viennent juste d'être proposés pour la croix de chevalier de la croix de fer, tout comme l'Haupsturmführer Fenet. Pendant la tentative de percée, Vaulot sera tué et Krukenberg sera arrêté. Certains indiquent qu'Appolot a été également tué pendant cette nuit, mais il semble en fait qu'il a réussit le tour de force de sortir de Berlin, rentrer en France et y vivre sans jamais avoir été retrouvé.

2 Mai 1945 :
Les derniers volontaires tiennent le sous-sol du RSHA jusqu'au matin du 2 mai. Ils sont environ trente, 10% seulement des troupes engagées quelques jours avant. A l'aube, alors qu'ils se déplacent vers les bâtiments du ministère de l'air, ils voient des soldats russes et allemands qui semblent fraterniser. On aurait donc donne un ordre de cessez-le-feu ? Des voitures roulent avec des drapeaux blancs. Fenet décide de retourner au ministère de la justice du Reich pour obtenir de nouveaux ordres. A la tête de ses hommes, il croisera des soldats soviétiques qui n'essayeront même pas de les arrêter. Seul un officier, le Standartenoberjunker Douraux, blessé au bras, aura son pistolet confisqué. Avec eux, environ vingt hommes appartenant au Waffen Fusilier Battalion der SS 15 (volontaires lettons) qui a combattu dans une autre aile du ministère. Ils tentent une percée vers Pankow. Une ouverture de ventilation leur permet d'atteindre le tunnel du Métro. A la station de Stadtmitte, ils ne trouvent aucune trace de l'ancien QG divisionnaire. A la station de Kaiserhof, Fenet observe par un axe de ventilation des centaines de soldats et de véhicules soviétiques qui encombrent les chaussées dévastées. Tout semble fini.

Ils décident néanmoins de se diriger vers la station de Potsdamerplatz. Là, ils se cachent sous un pont, espérant échapper à la capture. Mais les Français sont bientôt découverts par des patrouilles de l'Armée rouge. Les soldats Russes confisquent leurs montres puis, ensuite, leurs armes. Ils joignent une colonne des prisonniers. L'Untersharführer Brunet est tué d'une balle dans la tête par un soldat russe totalement ivre. Ce jeune sous-officier avait à son actif 4 des 62 chars soviétiques détruits par les W-SS Français durant la bataille de Berlin. Pour les survivants commence la captivité, puis viendra, au retour en France, l'heure du jugement et de la prison.

La défense de Kolberg :

Toutes les unités de la Division Charlemagne sont disloquées depuis les combats de Körlin. Des isolés se précipitent comme ils peuvent vers Kolberg. Fritzow, à proximité, est le théâtre des violents mais courts combats, SS français contre les chars russes, de nouveau ! Kolberg est déjà sous les assauts ennemis quand les Français arrivent par petits groupes le 4 mars. Dès le 7 mars, la ville est encerclée. la Charlemagne compte environ 500 hommes sur les 3 000 combattants mais la fatigue est là, ils sont épuisés. C'est un Suisse, l'Untersturmführer Ludwig, qui les commande sous l'autorité d'un lieutenant de la Wehrmacht, Hempel. Regroupés au casino de la ville, le coeur n'y est plus : Le moral de la Charlemagne est cassé. Seulement 200 soldats combattront, les 300 autres travailleront simplement a ériger des barricades. Quelques autres joindront des unités de SS Polizei, combattront et mourront avec eux. Les SS français livrent de terribles combats de rue, ils attaquent encore de toutes leurs forces le 10 mars en compagnie des hommes de la Polizei. L'objectif, le cimetière situé dans les banlieues de la ville est atteint, ils y resteront une journée entière. Pendant ce temps, les civils et les soldats blessés sont évacués par la mer, sous la protection de deux destroyers de la Kriegsmarine. Il ne reste pas plus qu'un groupe environ de cinquante Waffen-SS valides. Les Russes sont maintenant sur la plage, les combats sont sauvages, violents et sanglants. Les Allemands ordonnent une mission de sacrifice pour permettre aux SS français d'être évacués. Dans la nuit du 18 au 19 mars, des Allemands meurent pour des Français. Ludwig est parvenu a sortir avec une poignée de ses hommes. Ils arrivent finalement au port de Swinemünde le 19 mars 1945.

Le bataillon Martin résiste à Dantzig :

Des Waffen-SS de la Division Charlemagne, isolés depuis les combats de Barenwald et d'Elsenau le 27 février 1945, ne peuvent pas participer au regroupement sur Neustettin et se retrouvent encerclés dans la grande poche de Dantzig. Beaucoup de ces hommes appartiennent à la 1ère compagnie du régiment 58, commandée par l'Obersturmführer Fantin, des vétérans de la LVF, et au 2ème bataillon du régiment 57 du Haupsturmführer Obitz. A Schlawe, ils retrouvent le Haupsturmführer Martin qui, avec ses hommes, a juste débarqué d'un train venant de Josefstadt en Bohème ! Le Haupsturmführer Obitz rassemble environ 300 hommes de son bataillon, joints par environ cent canonniers d'artillerie commandés par le Haupsturmführer Martin. Le 4 mars, ils forment un kampfgruppe d'environ 500 hommes qui sont mis à la disposition de la division SS Polizei. Obitz, blessé pendant une attaque aérienne, meurt quelques jours plus tard. Le Haupsturmführer Martin prend immédiatement le commandement et reforme un erzatz-bataillon à trois compagnies de 120 hommes chacune. Le 6 mars, le bataillon Martin arrive à Neustadt. Ils prennent en charge les positions de défense dans trois villages au nord de la ville. Les Soviétiques, qui ne peuvent pas prendre tout de suite Neustadt, décident de contourner la ville par le nord, droit sur les SS français. 1/3 d'entre eux succombe aux attaques des chars russes. Les survivants essayent de se retirer vers l'est, vers Dantzig. Il reste environ cent soldats valides, les autres sont blessés, invalides et démunis d'armement. Le temps est aux "repos" et à une brève réorganisation. Le 20 mars, le bataillon Martin remonte en ligne dans la région de Gotenhafen, près d'un terrain d'aviation. Ils sont avec des Hongrois, des Lettons, des Néerlandais, tous Waffen-SS. Après de violents combats contre les T34, le bataillon est retiré le 1er avril 1945, environ cent Français ont péri dans cette tourmente. Le bataillon Martin est transporté par bateau sur l'île de Hela puis par bateau encore vers le Danemark. Ils arrivent le 5 avril à Copenhague mais prennent en soirée un train pour Hambourg. Ils rejoindront par la suite les restes de la Division a Neustrelitz.

Ceux de Neustrelitz :

Il reste environ 700 Waffen-SS a Neustrelitz, 300 combattants et 400 ouvriers tous sous le commandement du Stubaf Boudet-Gheusi. Apres l'assaut des forces russes, le QG de la division (Ce qu'il en reste) est déplacé à Zinow.

27 Avril 1945 :

Les survivants combattent les Soviétiques en plusieurs endroits, le bataillon se retire encore davantage vers l'ouest, se dirigeant vers le Danemark. Les forces anglo-américaines sont là, attaquant les W-SS français qui sont bloqués à Bad-Kleimen.

2 Mai 1945 :

Boudet-gheusi a l'intention de se rendre aux Anglais, quelques W-SS enfilent des vêtements civils pour échapper à la capture et pour tenter leur chance individuellement. A 15 heures, le contact est pris avec l'ennemi qui occupe la station de train de Bublitz a Mecklembourg. La Charlemagne, exsangue, épuisée par les marches continuelles des derniers jours, capitule...

Ceux de Wildflecken :

L'évacuation du camp de Wildflecken est décidée le 29 mars 1945. C'est un régiment entier de Waffen-SS français SS, environ 1 200 hommes, qui prend la route sous le commandement d'un officier suisse, Ostubaf Hersche. Ils échappent plus ou moins à l'avance des unités blindées américaines qui les traquent. Le régiment, marchant jour et nuit avec presque aucune nourriture, traverse la Thuringe et la haute Franconie. Là, un ordre émanant du SS Obergruppenführer Sheperd en personne les enjoint de rejoindre la "forteresse des Alpes", le régiment ne pouvant pas atteindre le reste des troupes W-SS dans le Mecklembourg. Le régiment, moins de 600 hommes en fait, arrive le 14 avril 1945 à Ratisbonne sur le Danube et, toujours mourant de faim, continue sa marche vers le sud. Néanmoins, une unité de Français (dont les exécutés de Bad Reichenhall) participe aux combats près de Wartenberg le 18 avril. Quelques autres combattront pour la ville de Moosburg aux côtés de la nouvelle division SS "Nibelungen". De nouveau, le régiment se dédouble, une partie choisissant de continuer le combat en Autriche où ils capituleront près de Lodge. Les autres continuent leur route vers l'Italie et capitulent finalement à Bolzano dans le Tyrol Du sud. Un accord est conclu avec les Anglo-Américains, ils ne seront pas remis au gouvernement français avant un an. L'accord ne sera pas respecté. La Charlemagne disparaît. Nous voici à la fin de la saga de la 33ème Waffen-Grenadier-division der SS “Charlemagne”

Bad Reichenhall :

Le 29 avril 1945, après que les survivants de la 38ème SS Panzergrenadierdivision Nibelungen eurent tentés de bloquer le passage des ponts sur l'Amper et Isar aux forces armées américaine, près de Moosburg, une partie du bataillon de la division Charlemagne affecté à cette division fut dispersé et beaucoup se rendirent aux troupes américaines. Avec d'autres prisonniers allemands, 12 français sont prisonniers dans une caserne de Bad Reichenhall. Le 6 mai 1945, la 2ème Division blindée de Leclerc occupe la ville. Les W-SS français ont alors essayé de s'échapper par crainte des représailles, sachant parfaitement que leurs compatriotes allaient les considérer comme des traîtres. Ils sont finalement capturés dans une forêt voisine, encerclés par deux compagnies françaises, et seront fusillés.

Les polémiques sont encore vives de nos jours quant aux responsables de cette exécution.

Le père Gaume un ancien missionnaire au Dahomey fut témoin de l'exécution. Il fournit le temoignage suivant à la famille de l'une des victimes.

"Après que parvint de l'état-major de la division l'ordre de fusilier les prisonniers, le père Fouquet, aumônier de la division, me confia la mission de les assister dans leurs derniers moments.

Le jeune lieutenant qui commandait le peloton d'exécution n'appartenait pas à mon unité et je ne le connaissais pas. Très affecté par l'ordre reçu, il se demanda s'il ne devait refuser tourmenté par sa conscience, il voulait faire son possible pour rendre aux hommes leur dernière heure moins pénible et partagea avec eux la communion avant l'exécution. Le peloton d'exécution fut constitué par une autre unité et les douze hommes furent conduits à Karlstein. L'un des prisonniers refusa l'assistance de l'église, trois autres déclarèrent n'avoir pas de dernier message à transmettre à leur famille. Parmi les autres il y en eut au moins un qui demanda à sa famille de pardonner au peloton d'exécution.

L'exécution se fit en trois étapes de quatre hommes à chaque fois. Tous refusèrent de se laisser bander les yeux et moururent en criant vive la France, parmi les derniers se trouvaient le lieutenant Briffaut et le grenadier W-SS Pavras. Selon les ordres reçus, je laissais les cadavres sur le sol et me tournais vers des soldats américains allongés à proximité et leur ordonnais d'enterrer les morts, ce qu'ils firent quelques jours plus tard ".

Le témoignage suivant fut fait par le père Fouquet, l'ancien aumônier de la deuxième DB.

"L'ordre de l'exécution fut donné à l'état-major de la division par un officier dont j'ignore le nom suite à un coup de téléphone avec le général Leclerc. Les membres de la " Charlemagne" ayant eu une attitude particulièrement arrogante envers un officier qui leur avait reproché d'avoir mis l'uniforme des "boches", ils lui répondirent que celui-ci se sentait lui aussi bien dans l'uniforme des américains !.

Selon le complément d'enquête se trouvaient parmi les douze prisonniers certains qui venaient de l'hôpital, une photo permet d'identifier la fiche d'évacuation qui selon l'usage dans la Wehrmacht était fixée à la boutonnière. Ils s'étaient rendus sans combattre aux américains qui les enfermèrent avec d'autres prisonniers allemands dans la caserne des chasseurs alpins de Bad Reichenall.

Ayant appris que leurs gardiens devaient être remplacés par des troupes françaises, ils décidèrent de s'évader, ils réussirent en traversant la clôture de la caserne et à se réfugier dans un bois à proximité mais leur évasion fut découverte et ils furent peu après encerclés par deux compagnies de la 2ème DB et ramenés sous bonne escorte l'après-midi.

Le 8 mai ils furent transportés par camion à Karlstein, c'est-à-dire sur la route qui mène à Kugelbach.

Quand ils surent qu'on s'apprêtait à leur tirer dans le dos, ils protestèrent énergiquement. Ils eurent le droit de se mettre debout et face au peloton d'exécution.

Les cadavres restèrent effectivement sur place et ne furent enterrés que trois jours plus tard par des soldats américains. Un prêtre militaire américain était présent à cette occasion et bénit les morts. Aussitôt on planta sur les tombes des croix de bois avec les noms des fusillés. Ces noms disparurent par la suite".

Des habitants d'une ferme se trouvant à proximité se souviennent encore bien des années plus tard de l'événement sans pouvoir citer de fait précis. Quand ils remarquèrent les préparatifs, ils se sont cachés par peur d'éventuelles représailles.

Entre-temps, le six décembre 1948, sur la demande de la famille d'une des victimes, une nouvelle enquête fut lancée. Mais elle n'apporta pas de nouvelle lumière sur l'arrestation et l'interrogatoire des tués ni sur les circonstances de leur mort.

Finalement on procéda le 2 juin 1949 à l'exhumation des cadavres dans la clairière de Karlstein. Onze furent inhumés dans le cimetière communal de St Zeno à Bad Reichenall et bénits par un prêtre catholique. La sépulture commune se trouve aujourd'hui encore là-bas dans le groupe 11, rangée 3 N° 81 et 82.

Le lieutenant Briffaut était en uniforme de la Heer, ce qui a emmène certains a affirmer qu'il était de la LVF, pas de la Charlemagne. Qu'est-ce qu'un Waffen-SS ? Celui qui a prêté serment ou celui qui est affecté sur papier sans savoir participé à la prestation... Il faut être réservé sur le cas Briffaut. Il a certainement fait des allers et venues dans les hôpitaux. Ce qui est certain, c'est qu'il est en tenue de la Heer. Il est avec ses camarades. Il faut savoir que les hommes de la LVF sont arrivés à Wildflecken dans des tenues variées, mais essentiellement de la Heer. La perception d'effets W-SS, ne s'est pas faite le lundi de la semaine suivant leur arrivée. Le lieutenant Briffaut qui était affecté au régiment 58 de la Charlemagne, aurait pu être hospitalisé au moment de l'équipement (A-t-il eu un commandement effectif ?). Il en est de même pour le tatouage du groupe sanguin, tous n'ont pas été tatoués pour diverses raisons. Par ailleurs, surtout en repli, les hospitalisés ne dorment pas avec leur uniforme et en cas de précipitation, les militaires peuvent s'équiper avec ce qu'il trouve de plus rapprochant.

L'exécution eut lieu le 8 mai 1945 vers 17 heures, donc quelques heures avant l'entrée en vigueur du cessez le feu général.

Un récent ouvrage de J.C. Notin (Leclerc, éditions Félin) relance la polémique en émettant l'hypothèse que Leclerc, suite à la très célèbre réplique lancée par un W-SS a qui il demandait s'il n'avait pas honte de porter un uniforme allemand "et vous ! Vous portez bien un uniforme américain ", aurait simplement demandé à ses officiers "débarrassez-moi d'eux", voulant dire par là évacuez les vers l'arrière, et que son ordre aurait été mal interprété par un officier encore sous le choc d'être passé à Dachau peu de jours avant.

Cette tentative de blanchiment de Leclerc est sympathique mais semble peu probable : Un acte grave comme l'exécution de 12 prisonniers de guerre, sans jugement, ne peut être l'initiative d'un subalterne d'autant plus que la guerre était finie et que cet officier ne se trouvait donc pas dans une situation d'urgence sous le feu de l'ennemi. La 2ème DB était une unité régulière de l'Armée Française, structurée et disciplinée et, pour exécuter un tel ordre, il fallait qu'il vienne du QG.  


Une autre polémique concerne la présence d'un 13ème W-SS, fils d'un officier supérieur de la 1ère Armée, qui aurait été épargné et renvoyé à son père.

L'affaire est toujours en cours, l'hypothèse n'est pas avérée. Il y a bien un fils d'officier supérieur parmi ces prisonniers, mais ce garçon n'a pu être reconnu par la famille, parmi ceux visibles.

Au résultat : Sur les photos de 1945, il y a 12 soldats. Il y a exécution. 11 corps sont exhumés en 49.

Cela semble très mathématique.

L'article de journal sur le 2 juin 49 omet-il un corps ?

Y avait-il 13 hommes avant la série de photos ?

Encore un mystère qui reste à résoudre.

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Sicut-Aquila

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: La Légion des Volontaires Français Franzosischer Infanterie-Regiment .   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 19:22

La Légion des Volontaires Français Franzosischer Infanterie-Regiment 638 “LVF”

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Drapea10

638ème régiment d'infanterie français (appellation dans l'organigramme de la Herr, de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme).

Le 22 juin 1941, très exactement le jour où l'attaque de l'Allemagne contre l'URSS a été annoncée, Jacques Doriot (1898-1945, croix de fer 1943), chef du PPF (Parti Populaire Français, le plus actif de tous les partis collaborationnistes français) lance l'idée d'une légion de volontaires Français pour aider à combattre l'armée rouge dans l'idée de la “Croisade contre le bolchevisme”.

Le 23 juin, un de ses concurrents politiques, Marcel Deat, rencontre Otto Abetz, ambassadeur du IIIème Reich en France, pour traiter du sujet. Abetz fait un rapport à Berlin et reçoit le 5 juillet le télégramme numéro 3555 du conseiller Ritter, confirmant l'approbation de von Ribbentrop.

Cette initiative coïncide avec la politique du Reich qui souhaite créer des unités de volontaires dans plusieurs pays européens. Ainsi, Berlin accepte "l'engagement de citoyens français dans la bataille contre l'Union Soviétique".

Mais il y a de nombreuses limitations à cette approbation : Recrutement limité à la zone occupée, nombre de recrues limitées à 15 000 (chiffre jamais atteint).

Beaucoup pensent aujourd'hui que, en fait, Hitler ne voulait pas se trouver à devoir quelque chose au Français. Mais ceci est une interprétation à posteriori. Comme dans tout projet d'envergure, en temps de paix ou de guerre, il y a un coût, une budgétisation à programmer. La lenteur de la fourniture d'équipements appropriés à l'hiver Russe est un des éléments qui montre qu'il ne s'agit pas de recruter seulement des volontaires, mais il faut aussi subvenir à leurs nécessités d'instruction, de formation et de matériel..

Le 6 juillet, une réunion a lieu à l'ambassade allemande à Paris. Le 7, une deuxième réunion se tient à l'hôtel Majestic, QG de la Wehrmacht en France.

Tous les chefs des groupes collaborationnistes français sont là : Doriot, Deat, Bucard, Costantini, Deloncle, Boissel, Clementi. Ce jour, un Comité central du LVF est créé avec tous les présents étant membres. Un centre de recrutement est créé et Abetz offre pour l'héberger les anciens bureaux de... l'Intourist, l'agence soviétique de tourisme, 12, rue Auber à Paris !

Immédiatement, la LVF est embarquée dans les concurrences politiques franco-françaises, chaque organisation collaborationniste essayant de diriger les opérations, espérant augmenter sa propre influence. Le MSR (Deat) et les PPF (Doriot) auront le plus de succès, en utilisant intensivement la propagande "de croisade Anti Bolchevik" à laquelle une partie de l'opinion française est réceptive.

Cette “bataille politique” dont certains disent qu'elle a été active jusque sur le front est exagérée, ne serait-ce que pour entretenir un dilemme entre l'origine Sturmbrigade et LVF, quand l'on parle de la division Charlemagne. S'il est exact que ce phénomène ait existé foncièrement, s'est surtout focalisé sur la première année de création de la LVF. C'est aussi une façon de faire “couler de l'encre”. Il en est de même sur les options religieuses. En un mot, il y avait de tout partout.

Le 5 août 1941, la LVF est officiellement créé comme association privée.

Fernand de Brinon, délégué du gouvernement de Vichy, accepte d'être président du comité de soutien auquel plusieurs personnes influentes adhéreront, comme le cardinal français Mgr Baudrillart.

Le fait que, a l'origine, la LVF ne soit "que" une Association privée a fait l'objet de nombreux commentaires négatifs. Il convient de remettre cela dans le contexte de l'époque :

La France avait certes rompu ses relations diplomatiques avec l'URSS mais ne lui avait pas déclaré la guerre. Envoyer sur le front de l'Est des combattants sous uniforme français, donc uniforme d'un pays n'ayant pas déclaré la guerre à l'URSS, aurait exposé les volontaires faits prisonniers au traitement réservé aux francs-tireurs, a savoir le peloton d'exécution.

Il est intéressant de constater que ce "léger" problème est fréquemment passe sous silence.

De juillet 1941 à juin 1944, 13 000 volontaires se présenteront, mais seulement environ la moitié d'entre eux seront acceptés par l'équipe de sélection composée de médecins militaires allemands. On a beaucoup dit que cette sélection était exagérée par les Allemands, anti-Français.

S'il y a eu certainement des francophobes, il faut noter surtout que la sélection médicale de l'armée allemande était avant-gardiste, et intransigeante notamment sur l'aspect buccal. La France avait encore de grands progrès à faire au niveau de l'hygiène buccale ou la correction oculaire. Ainsi, nos armées occidentales actuelles, sont à égalité dans ces domaines, en restant toujours aussi impitoyables.

La première unité a atteint Deba, base arrière de LVF en Pologne, en septembre 1941.

Avec ces 2 500 volontaires, 2 bataillons et unités régimentaires sont créés. Le premier commandant de LVF est le colonel Roger Labonne (1881-1966), ancien commandant d'une unité coloniale française, le RICM. La LVF est enregistré par la Wehrmacht comme le Franzosischer Infanterie-Régiment 638.

Les volontaires doivent porter un uniforme allemand avec un écusson français bleu-blanc-rouge sur la manche droite. Le drapeau régimentaire est également bleu-blanc-rouge et les ordres sont donnés en français.

Mais tous les volontaires doivent prêter un serment d'obéissance à Adolf Hitler (en tant que chef des Armées) et cela a créé au début et ponctuellement plusieurs problèmes.

Ainsi, il ne faut pas être devin pour imaginer que ceux qui avaient combattu en 39-40, ont du éprouver un sentiment douloureux. Surtout pour le premier contingent de volontaires de la LVF qui ne pensaient pas du tout être contraint à porter cet uniforme. Il est donc nécessaire de donner ici quelques explications.

Lorsque la “croisade contre le bolchevisme” prend sont essor dans la quasi-totalité des pays européens, toutes les démarches ou attitudes n'ont pas atteint leur apogée.

En effet, certains pays déclareront la guerre à la Russie et pourront donc combattre en revêtant leur uniforme d'origine. Pour les Français, cela a été progressif et en quelque sorte inachevé. En effet, notre ambassadeur à été rappelé, les relations diplomatiques ont été rompues, mais sans ultimatum et donc aucune déclaration de guerre. Il faut rappeler que les premiers engagements se font en août 41, tout ceci est précipité et l'on manque de recul.

Les premiers livrets d'information de recrutement ne précisent pas en effet que les volontaires porteront l'uniforme de l'ancien ennemi.

Par contre, lorsque le rythme de croisière a été atteint, les livrets suivants porteront, au Chapitre IV, la mention :

LE DRAPEAU DE LA L.V.F . EST LE DRAPEAU TRICOLORE FRANÇAIS

- Equipement –

L'équipement et le matériel sont ceux de l'armée allemande. Il faut d'ailleurs souligner à ce sujet que les volontaires français ont été équipés avec les armes les plus perfectionnées qui existent actuellement et dont l'usage n'a toujours pas été généralisé même dans l'armée allemande.

Uniforme

Chaque soldat a deux uniformes :

L'uniforme kaki pour le service courant, et l'uniforme de combat qui est l'uniforme allemand comportant un écusson tricolore sur le bras droit. Il ne saurait en être autrement ; en effet, la France n'étant pas en guerre avec l'U.R.S.S., les volontaires seraient considérés comme francs-tireurs s'ils se battaient sous notre uniforme.

Par ailleurs, pour une raison ne serait-ce que d'efficacité optimale, peut-on imaginer des centaines de milliers d'hommes équipés différemment, avec des armes de calibres différents, des pièces détachées de véhicules et de matériels absolument pas polyvalents et interchangeables ?

Mgr Mayol De Lupe (1873-1975, croix de fer 1942), aumônier général de la LVF, a été fédérateur pour certains réticents au “vert de gris”, il célèbre une messe au matin du 5 octobre, jour de cette première prestation de serment.

Un message du Marechal Petain figure dans le livret de recrutement de la LVF :


"Le message de fidélité que vous m'adressez, en votre nom et au nom de vos amis, avant de monter en ligne, a aussi profondément touché en moi le soldat que le chef de l'Etat à la veille de vos prochains combats.

Je suis heureux de savoir que vous n'oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire. Il ne peut pas être de tâche plus utile à l'heure présente que de rendre à notre pays confiance dans sa propre vertu, mais de servir aussi la France d'une manière plus directe.

En participant à cette croisade dont l'Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi et à juste titre la reconnaissance du monde en contribuant à écarter de nous le péril bolchevique, c'est votre pays que vous protégez ainsi en sauvant également l'espoir d'une Europe réconciliée.

Pour ces raisons, je vous souhaite bonne chance, dans l'accomplissement du devoir que vous avez choisi. Pour ma part, je vous suivrai dans vos épreuves de toute ma sollicitude, jusqu'au jour glorieux du retour dans votre patrie".

Comme souvent pour ce qui concerne cette dramatique période, ce message est cité dans de nombreux ouvrages historiques mais tronqué et hors contexte.

Les 2 bataillons quittent Deba les 28 et 30 octobre 41, le premier bataillon sous le commandement de capitaine Leclercq, puis du commandant de Planard, le second avec le commandant Girardeau. Ils atteignent Smolensk d'où ils prennent la route de Moscou le 6 novembre, marchant dans le terrible climat de l'hiver russe.

L'équipement lourd est transporté avec de grandes difficultés dans des chariots à chevaux. Ce voyage est une tragédie : Les uniformes et l'équipement individuel ne sont pas adaptés pour les températures d'hiver, tempêtes de neige et pluies glaciales tombent, un tiers des hommes est affecté par la dysenterie.

Avant d'atteindre la ligne de front, le LVF a perdu 400 hommes, malades ou perdus.

Ils ont par la suite atteint l'extrémité de l'avancée allemande, à 63 kilomètres de Moscou. Ayant été positionné à l'extrême pointe Est du front, il serait tentant d'imaginer que l'armée allemande ait voulu rendre un hommage guerrier aux Français, eu égard à leur Campagne de Russie...

Le régiment 638 est alors incorporé, tout d'abord, à la 7ème Division d'Infanterie du général von Gablenz Gablenz (ancienne division d'infanterie d'Adolf Hitler lors du Premier conflit mondial.).

Le 24 novembre 1941, les 4 pelotons du 1er bataillon se dirigent vers la ligne de front près du village de Djukovo. Le QG régimentaire atteint Golowkowo.

La terre est gelée. Après plusieurs jours d'attentes dans des conditions épouvantables, l'ordre d'attaque est donné le 1er décembre dans une tempête de neige horrible, avec des températures qui ont baissé de 20 degrés durant la nuit, sans équipement d'hiver, sans l'appui de Panzers.

Du côté opposé, la trente-deuxième Division sibérienne, bien équipée, bien formée, est soutenue par de l'artillerie lourde.

Les Français morts et blessés jonchent le sol ; des armes automatiques sont bloquées par le gel.

Au poste médical, le médecin capitaine Fleury lutte pour traiter tous les blessés, les malades et les hommes avec des membres gelés. Après une semaine, le 1er bataillon est presque disloqué et doit être remplacé.

Les lieutenants Dupont et Tenaille, des commandants de pelotons réputés, ont été tués par le même obus d'artillerie, le capitaine Lacroix est grièvement blessé.

Plus au Nord, le deuxième bataillon est moins affligé par la bataille, mais autant par les conditions climatiques. Tandis que la 7ème division d'infanterie demeure sur la ligne de front, la totalité du régiment 638 est retiré les 6 et 9 décembre.

Il a perdu 65 morts, 120 blessés, plus de 300 malades ou avec les membres gelés.

Les rapports publiés par les inspecteurs militaires allemands ne sont pas tendres, comme cet extrait daté du 23 décembre 1941: "[...] Les hommes font généralement preuve de bonne volonté mais manquent de formation militaire.

Les sous-officiers sont bons en général mais ne peuvent pas vraiment être actifs, car leurs supérieurs sont inefficaces.

Les officiers sont incapables et recrutés seulement selon des critères politiques [...]"(oberstleutnant Reichet, commandant le Bureau Opérations de la 7ème Division d'Infanterie).

La forme de ces critiques a aussi marqué la “débâcle” française de 1940.

Mais comme en 40 et plus tard, que ce soit au sein de la Première Armée ou en Poméranie, le soldat français fera preuve de ressaisissement dans les difficultés.

Alors tombe la conclusion :


"[...] La légion ne peut pas être engagée dans le combat. Une amélioration ne peut seulement être obtenue que par le renouvellement du corps des officier et une forte formation militaire. [...]"

La retraite se fait dans des conditions vraiment horribles, les hommes ayant perdu confiance dans leurs officiers. La LVF est enlevée de la ligne de front et regroupée en Pologne pour y être complètement réorganisée et être formée, 1 500 recrues étant enlevées et renvoyées en la France, incluant la plupart des officiers.

Reconstruite avec l'arrivée de nouveaux volontaires, la LVF de 1942 sera plus dure, plus qualifiée et plus homogène. Son efficacité militaire sera basée sur un excellent groupe de sous-officiers. La LVF connaît à ce moment une véritable mutation.

Maintenant organisé en 3 bataillons d'environ 900 hommes chacun, la LVF sera engagée à l'arrière du front, combattant les partisans soviétiques.

Type de combat très spécifique et particulier qu'est la guerre contre les partisans et la guerre de poste.

Les Allemands qui n'avaient aucun expérience en ce domaine et n'excellaient pas de fait dans cette tactique de combat, ont su, à travers leurs critiques cinglantes mais justifiés, relever les réelles compétences militaires françaises.

Ainsi, la gloire de la France sera relevée comme peuvent en témoigner les rapports et 1 citation à l'ordre de l'armée et 2 à l'ordre de la division :

LE GENERAL le 12 décembre 1941 Commandant la 7ème Division d'Infanterie.

ORDRE DU JOUR adressé à la Légion des Volontaires Français.

Dans les temps difficiles que traverse notre patrie, vous êtes venus vous joindre aux armées du Führer pour combattre l'ennemi de notre culture européenne : le bolchevisme.

Venus très vite sur les lieux du combat par des marches longues et épuisantes, mis en ligne par un froid excessif auquel vous n'étiez pas habitué, vous êtes parvenus à atteindre les objectifs d'attaque qui vous étaient pour la première fois assignés, et cela en dépit d'une résistance farouche de l'adversaire ;

Vous avez ainsi fait preuve des plus belles qualités militaires.

L'héroïsme de vos camarades tués à l'ennemi et la magnifique tenue de ceux qui ont été blessés donnent une idée de la valeur dont vos pères ont rempli l'Histoire.

C'est grâce à cet héritage que les vertus guerrières françaises ont pu se manifester à nouveau.

Je connais les grandes difficultés que chaque nouvelle troupe nouvellement formée doit vaincre et combien les vôtres ont été accrues dans ce premier combat, coude à coude avec vos camarades allemands, par des difficultés linguistiques et tactiques qui disparaîtront rapidement, grâce à la volonté qui nous anime et à la grande et sincère camaraderie qui règne entre nous.

Soyez toujours conscients que vous êtes les combattants de l'Europe nouvelle et de la renaissance de votre glorieuse patrie.

La nation française, et son vénéré chef le maréchal PETAIN, suivent avec attention et confiance vos combats et vos faits d'armes.

Pour nous, soldats allemands, nous considèrerons toujours comme un honneur et comme la garantie des temps nouveaux d'avoir scellé notre fraternité d'armes en versant notre sang en commun sur les champs de bataille.

En tant que général commandant votre Division, je vous exprime ma reconnaissance et ma haute satisfaction de votre bravoure.

Vive notre guide dans le combat contre le bolchevisme : Adolf HITLER ! Vive une France heureuse dans une Europe unie !

Freiherr von GABLENZ , Generalleutnant.

(Cet ordre du jour comportait l'attribution de 200 citations et de 40 Croix de Fer au bataillon, qui seront remises le 3 mars 1942 au camp de Kruzsyna.)

LE COMMANDANT DE LA 7ème DIVISION ; Sur le front, le 16 décembre 1941.

"Cher Monsieur le colonel,

Je regrette bien vivement de n'avoir pu prendre personnellement congé de vous, en raison de mon départ précipité.

Qu'il me soit donc permis de le faire par la présente.

J'aurais été très heureux de pouvoir vous saluer en même temps que votre Légion, qui a lutté dans les rangs de ma division contre un ennemi commun : le Bolchevisme.

Sous votre commandement éprouvé, et malgré les grandes difficultés que nous connaissons bien tous deux, la Légion s'est battu bravement. Dans son baptême du feu, elle a versé son sang et s'est ainsi lié à la camaraderie exigée pour bâtir une Europe nouvelle et heureuse.

Vous me permettrez, cher Monsieur le colonel, de vous exprimer mes remerciements profonds pour votre commandement et votre collaboration amicale. Mes vœux les meilleurs vous accompagneront, ainsi que votre troupe.

Je souhaite que, dans cette guerre, la chance vous favorise toujours, ainsi que vos braves soldats, et que de nombreux succès et l'honneur vous soient rendus pour la gloire de votre Patrie.

Je tiens à vous assurer que ma joie serait grande si nos chemins venaient à se croiser à nouveau ultérieurement. J'espère que vous pourrez rester le plus longtemps possible auprès de ma chère Division et cela à votre entière satisfaction.

Je vous salue, ainsi que Messieurs vos Officiers, vos Sous-Officiers et Soldats, en vous priant de bien vouloir croire à l'expression de ma considération parfaite, ainsi qu'à mes sentiments de camaraderie".

Signé : Votre général von GABLENZ.

Là, la LVF s'appliquera avec quelques succès des méthodes provenant de l'armée coloniale française dont les savoir-faire et savoir-être seront efficaces et appréciés. La LVF qui se forme et s'instruit à partir de 1942, fera réparation aux appréciations cinglantes mais justifiées de l'hiver 1941.

Le Commandant général de Troupes de Sécurité dans le Secteur Central Ia
P.C. le 16 février 1943 à la 221ème Division de Sécurité.


Depuis des semaines, la Division a dû mener de durs combats pour l'anéantissement de bandes ennemies dans la partie Nord-Est du secteur de la Division (Opérations “Ankara I” et “Ankara II”) puis participer aussitôt après à l'opération “Klette II” pour détruire les bandes ennemies dans la forêt de Mamajevka.

L'accomplissement de ces missions n'a pas été simple, parce que, d'une part, le Commandement ne disposait pas de forces suffisantes et que, d'autre part, le terrain offrait à l'adversaire de bonnes possibilités de s'y cacher.

Grâce à de minutieux préparatifs et à une conduite systématique du combat, la Division et parvenue à encercler des forces ennemies supérieures en terrain particulièrement difficile et à les détruire ou à les disperser.

Au cours de ces semaines de combats, officiers, sous-officiers et soldats ont fait preuve de l'ardeur au combat et se sont magnifiquement tenus.

J'ai le plaisir de noter dans le compte-rendu de la Division que le IIIème bataillon du régiment français 638 ainsi que le Bataillon de l'Est 604 combattant côte à côte avec leurs camarades allemands, se sont également distingués.

Si un anéantissement absolu des bandes n'a pas été possible, une dispersion des groupes ennemis a pu cependant être obtenue. On a fait un butin considérable et de nombreux cantonnements d'hiver ou blockhaus ont été détruits.

J'exprime ma reconnaissance particulière à la Division pour son commandement remarquable et l'exécution de l'opération et la prie de bien vouloir transmettre mes remerciements et ma reconnaissance à tous les officiers, sous-officiers et soldats qui y ont participé.

Le Commandant Général : von SCHENKENDORFF General der Infanterie.

Un nouveau commandant est nommé en juin 1943 : Le colonel Edgar Puaud (1889-1945, croix de fer de 1ère et 2ème classe, 44-45), ancien officier de la Légion Etrangère, qui est nommé général de brigade.

Nous le retrouverons, encore, à la tête de la brigade française de Waffen-SS puis, plus tard, de la Division de Waffen-SS Charlemagne.

C'est en 1943 qu'interviendra une modification importante dans le statut de la LVF :

Il y eut un premier drapeau remis à la LVF en 1941, mais il ne correspondait pas au cahier des charges d'un réel emblème militaire, étant donné qu'il s'agissait d'une association privée.

Mais en février 43, la LVF devient d'Utilité Publique, avec un certains nombre d'adaptation au niveau des pensions diverses, de l'homologation des grades au niveau militaire, des décorations, etc.

C'est donc un nouveau drapeau aux normes militaires qui est remis le 27 août 43, lors d'une cérémonie officielle aux Invalides, aux représentants de la LVF.

Ce drapeau devait servir de référence aux drapeaux de la future armée française telle que l'état Français rêvait de la bâtir.

A partir de juillet 42 jusqu'en décembre 43, le 1er bataillon (commandant Lacroix, capitaine Poisson, commandant Simoni) est engagé à Borissov, Smolensk, Sitsch, Kotovo où 150 Légionnaires résistent à 1 000 partisans soviétiques le 22 mai 43, et a Murovo.

Le 2ème bataillon (commandant Tramu) sera constitué seulement en novembre 1943. Ses compagnies opèrent autour de Micheïkovo.

Le 3ème bataillon (Capitaine Demessine, commandant Pane) participe en juin 1943 à l'opération de Kolmi. Après de durs combats contre les partisans soviétiques dans la forêt de Briansk, le bataillon est envoyé dans la région de Mohilev pour combattre les partisans jusqu'en février 1944.

C'est là que le commandant Panné, généralement considéré comme le meilleur officier de la LVF, est tué à son poste de commandement.

L'un des témoins de la mort du commandant Panné (le Légionnaire Grenier) a survécu et nous apporte ce témoignage :

"Le vendredi 18 février 1944, je me trouvais dans un village du nom de Suscha. Je crois me souvenir qu'il se situe dans le secteur de Mohilev. J'étais installé dans un poste de combat avec ma mitrailleuse, à une des entrées et en surplomb du village.

Tout était calme, les compagnies du IIIéme bataillon étaient d'ailleurs en repos dans le secteur. Nos éléments allaient et venaient a proximité même du village. Soudain, j'aperçu un traîneau qui sortait des lisières d'un bois à quelques centaines de mètres. Il transportait du personnel vêtu de l'identique survêtement blanc que nous portions en cette saison.

Nous pensons dans notre poste qu'il s'agit d'une patrouille de retour de mission.

Au même moment, le commandant Panné et quelques autres cadres se trouvaient devant une isba et à découvert. Ils entraient ou sortaient d'un bagniou en contrebas.

Le bagniou était une isba qui faisait fonction de sauna.

Des pierres brûlantes étaient arrosées d'eau et dégageaient une importante vapeur. Le fameux traîneau remontait les abords de Suscha et surprise totale, les occupants devaient lâcher quelques rafales, atteignant le commandant Panné.

Je me jetais sur ma M.G ripostant d'un long tir soutenu, mais l'équipage avait déjà rejoint les lisières. Je compris notre méprise. La témérité de ces partisans avait été fatale, notre commandant de bataillon devait succomber à ses blessures.

Nos unités spéciales, comme les sections de chasse, pratiquaient aussi avec succès ce genre d'incursion.

Les hommes devaient avoir du cran, car ils pouvaient investir en peu de temps un village de partisans à un ou deux traîneaux tout en rafalant aux armes automatiques et en lançant des grenades.

Ces traîneaux qui nous servaient souvent de moyens de transports étaient nommes araba. Une araba hippomobile pouvaient être sur roues ou sur skis. Toutes les pièces étaient en bois et chacune d'elles pouvait être remplacée et taillée sur place."

Ceux qui sont revenus vivants du front de l'Est se féliciteront tous de l'attitude des soldats allemands.

Ecoutons-les :

"Un soldat allemand pèse 5 ou 6 russes.

Les Soviétiques ne peuvent gagner que quand ils ont une énorme supériorité numérique".

François Gaucher, 30 mars 1944.

"Nous étions tous des camarades. Ceux qui étaient là vivaient et agissaient seulement en fonction de la vie et de l'action de leur unité.

Un général de la Wehrmacht pouvait manger à côté d'un caporal la même ration qu'il a juste obtenue de la même Schwester avec le même sourire et le même "Bon appétit".

Eric Labat dans "Les places étaient chères ", Paris, 1969.

OBERKOMMANDO DER WEHRMACHT HAUT COMMANDEMENT DES FORCES ARMEES
27 février 1944 COMMUNIQUE


Dans les régions de l'arrière du secteur central, des troupes de sécurité opérant avec la Légion des Volontaires Français ont dispersé de fortes bandes bolcheviques, leur infligeant des pertes sanglantes et capturant un important butin.

Quarante trois camps de partisans, avec plus de mille blockhaus et des bases de ravitaillement ont été détruits.

A cette citation du communiqué s'ajoute les félicitations du commandant en chef de la IVème Armée :

FELICITATIONS DU COMMANDANT EN CHEF DE LA IVEME ARMEE

Je félicite le régiment français 638 et en particulier son chef éprouvé et chevaleresque, le colonel PUAUD, pour la citation dans le communiqué de la Wehrmacht de ce jour, par laquelle les actions de cette troupe courageuse, dans les durs combats des dernières semaines, ont trouvé une si juste appréciation.

En fidèle fraternité d'armes, toujours, dans la lutte pour la préservation de l'Europe et de sa culture, contre le bolchevisme asiatique.

Gotthard HEINRICI Generaloberst.

Au printemps 1944, la rupture du front Est central fournira a la LVF l'occasion de confirmer que le courage, la bravoure, la gloire et l'abnégation du soldat français ont été une réalité, quelque fut l'uniforme, durant ces cinq années de guerre.

Le 22 juin 1944, le front allemand est terriblement affaibli par l'assaut de 196 divisions soviétiques. Tandis que la Wehrmacht retraite partout, un bataillon de LVF, formé en Kampfgruppe, est envoyé pour couper la route Moscou-Minsk devant Borrisov, près de la Beresina.

Commande par le commandant Bridoux, fils du ministre de guerre de Vichy, le Kampfgruppe se compose de 400 hommes, tous les vétérans. Mgr Mayol de Luppe, 71 ans, est avec eux !

Leurs positions sont équipées des mitrailleuses MG42, de canon anti chars de 37 et de quelques rares chars Tigre.

A l'aube du 22 juin, l'armée rouge lance une importante offensive d'infanterie, soutenue par des chars.

La bataille durera jusqu'à la nuit du 23.

Les Soviétiques ne sont pas passés.

Puis La LVF a retraité, à cours de munitions et risquant un débordement de part et d'autre, maintenant inévitable avant l'encerclement. 41 morts, 24 sont blessés mais, de l'autre côté, plusieurs centaines de morts et environ de 40 chars détruits.

Cet acte de combat aurait certainement fait l'objet d'une citation, qui n'a pas été attribuée aussi du fait des préparatifs la mutation de la LVF dans la Waffen-SS.

2 semaines plus tard, épuisés et mourants de faim, les survivants sont recueillis au camp de Greifenberg, en Poméranie, qui est le dépôt de la LVF.

Les Légionnaires découvrent là leurs camarades volontaires français dans la Waffen-SS. C'est la fin de l'histoire de la LVF, tous les Légionnaires étant incorporés dans la brigade française de la Waffen-SS, seuls les officiers, de part leur état, auront éventuellement le choix.

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Croix de Guerre de la Légion des Volontaires Français (LVF) .   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 19:33

Croix de Guerre de la Légion des Volontaires Français (LVF)

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Croix_10

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Croix_11

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Croix_12

Elle récompensait les combattants Français volontaires engagés sur le front russe aux côtés des armées allemandes.

Elle fut supprimée par ordonnance à la libération.

La légion des volontaires français (LVF) contre le bolchevisme fut créée le 6 juillet 1941.

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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 19:47



Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) 926774 merci Jp ! Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) 373769 Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) 373769 Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) 373769 Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) 253428

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MessageSujet: Quelques photos "LVF" .   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 19:53

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Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Casque11

Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Casque12

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Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Casque14

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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 20:30



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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 21:18

on a eu les mêmes traître ici avec entre autre la légion wallonne conduite par leon degrelle
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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-01, 21:59

Merci JP ! je ne connaissais pas la légion des volontaires français...
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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime2015-02-02, 09:51

Tu as fait un super travail  !  que de morts et de combats titanesque, des héros à la pelle !! ils savaient tous que la fin serait terrible, si peu en on réchappés! et tout çà pour une idée d'un idéal, mal compris , cela ressemble aux appels à la guerre sainte qui recrute des volontaires pour le djihad, sachant qu'au bout : c'est la mort !!
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MessageSujet: Re: Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF)   Légion des volontaires français contre le bolchevisme .(LVF) Icon_minitime

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