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 Premières armes

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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Sam 14 Avr 2018 - 18:48

B.A.P. - BLIDA.

Mi-Septembre 63 j'ai rejoint la B.A.P. à Blida pour effectuer le stage Sous-Officiers destiné à l'obtention du Brevet Para. La B.A.P. s'appelait, désormais,"Détachement Aéroporté d'Algérie". Je n'ai pas prêté beaucoup attention aux installations, mais il n'y avait rien de sophistiqué, tout était élémentaire. La zone de saut était à proximité et s'appelait "Joinville".
Nous étions huit candidats pour se présenter à la sélection physique et nous avons terminé le stage à deux seulement. Je ne me souviens plus de cette sélection sauf du 8km, chargés comme des bourriques sous un soleil de plomb à 11h du matin. Il s'agissait d'un aller-retour le long d'une voie ferrée. Après les tests de sélection l'entraînement au sol que je connaissais par ma préparation militaire n'a été qu'une simple formalité.
J'ai découvert la convivialité TAP avec les Sous-Officiers d'une section du 2° REP qui était en stage de Pliage. A l'époque le 2° REP était à Bousfer près d'Oran. Plus tard je les retrouverai sur le bateau du retour et à Calvi lors de mes séjours au camp Raffali pour l'encadrement de la PM Para. J'ai sauté une dizaine de fois avec eux, souvent comme Siki. En 64 et un peu plus tard il n'y avait qu'une Compagnie Tournante qui venait à Calvi pour être au repos. Mais ce n'était pas un repos comme on se l'imagine. La preuve: lorsque le saut s'effectuait à Borgo près de Bastia ils rejoignaient Calvi par un déplacement à pied. Idem lors de sauts au Désert des Agriates. Le recrutement de l'époque était surtout composé d'Allemands et de jeunes des Pays de l'Est, quelques "Gaulois" et diverses nationalités.
Pendant mon séjour j'ai eu l'honneur de participer aux festivités de la St Michel avec spectacles comme le largage de véhicules.
J'ai obtenu mon Brevet avec le N° 199749 alors qu'à Pau les N° 200000 étaient dépassés depuis longtemps. Ce qui prouve que la B.A.P. avait ses propres numéros.

Remarque: L'Algérie venait d'entrer en guerre contre le Maroc et Radio Alger menait sa propagande en insultant copieusement ce qu'elle appelait "Le petit Roi".

(A suivre)
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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Sam 14 Avr 2018 - 18:52

Insigne de la B.A.P.
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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 16 Avr 2018 - 18:52

SIDI FERRUCH.

A la fin du stage, début Octobre 63, je rejoignais ma nouvelle affectation à Sidi Ferruch, le 1/152° RI (Le deuxième Bataillon se trouvait à Zéralda).
Avant de faire appel à ma mémoire j'ai consulté Internet pour voir s'il existait des photos, mais en fait de photos je suis tombé sur celles de "bretirouge" qui figurent dans la rubrique "La petite et grande Histoire" ALGERIE. Photos prises sur le vif, sans fioritures, sans mise en scène pour la photo, les Médias n'étaient pas là.
En 1960, pour nous qui voulions devenir Para, c'était ça être Parachutiste, notre modèle dans l'imaginaire: Le don de soi, la légèreté, la souplesse, les moments difficiles, la camaraderie et l'entraide, les moments de décompression, l'aventure, l'esprit d'abnégation et j'en oublie. Celui qui ne ressent rien à la vue de ces photos ne comprendra jamais une discussion entre anciens. Il pourra alors se demander s'il a vraiment l'Esprit Para.
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 17 Avr 2018 - 19:01

En arrivant d'Alger c'était Staoueli rappelant les combats de 1830 lors du débarquement, puis une forêt de pins immense avec son ombrage très apprécié qui ne pouvait qu'être le lieu où les Algérois venaient se détendre en famille (je ne le savais pas à l'époque, mais je l'imaginais). Puis ce fut l'entrée dans un cantonnement qui ressemblait à une colonie de vacances ou à un camping. En voici la description: toujours en forêt, une entrée classique avec barrière d'arrêt s'ouvrant sur un genre de longue avenue goudronnée que j'évalue de 200 à 300m de longueur. A gauche un poste de sécurité classique, puis légèrement en retrait, alignées sous les arbres, une série de baraquements en bois de couleur sombre. Plus loin, une large place avec à droite une grande villa qui abritait le P.C. et des bureaux administratifs, derrière cette villa le mess dans un préfabriqué. A gauche, donc en face de la villa le terrain était légèrement incliné en montant avec , à gauche, un autre genre de villa avec le PC de la CCAS et son bureau compagnie. A droite l'Ordinaire  avec ses cuisines et son réfectoire de style très aéré. Plus haut, à gauche, la chambre des sou-officiers et encore plus haut la Section d'Appui avec ses véhicules. Nous savions que nous étions dans l'ancien PC du 3° RPC. Deux Compagnies se trouvaient à l'extérieur, mais je ne les ai pas vues personnelement dans leur cantonnement.

 (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 17 Avr 2018 - 20:36

Tu me rappelle des souvenirs vieux de 61 ans ( c'est pas rien !) je n'ai pas visité ou pas eu l'occasion de voir les bâtiments dans leurs ensemble. Je sais que dans le temps cet endroit était un zoo car il existé encore les cages à singes, quand il y avait des punis de prison, on disait "tiens, il part faire 8 jours dans la singerie !!" il y avait une place d'armes ou à chaque revue ou remise de décorations, tout le régiment au complet était passé en revue par Bigeard, souvent accompagné d'un ou deux "poireaux" (Massu, Noiret, Gilles) Nous étions , nous l'Escadron, dans une colonie de vacances, dans le bois, à 500 mètre d'un restaurant, faisant bal le dimanche, il s'appelait ; Le Normandie. comme dans cette colonie l'espace était restreint, nous étions sous des marabouts en face de l'entrée, dans la colonie, les chambres des sous-offs, le bureau du capitaine et de son adjoint, des pièces faisaient fonction de bureaux pour les services de gestion, puis plus loin les cuisines et le stockage, par contre nous avions les sanitaires, douches, lavabos, pour 80 hommes de troupe !! voilà !! le peu que je suis resté en base arrière de janvier 1957 à juillet 1958, comme nous étions partis barouder dans tout les coins, la base arrière n'était pas un havre de paix !!!!




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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 18 Avr 2018 - 9:22

Bonjour bretirouge,

Il faut rajouter qu'à vingt ans on n'était pas tellement orienté sur l'admiration du paysage. Mon souvenit est resté presque intact parce que pendant 4 mois je suis resté dans les lieux. A 75 ans, en rétrospective et par comparaison on est à même de porter un jugement sur la beauté des lieux. Sur le plan matériel nous étions vraiment des nantis, mais côté moral c'était la désolation: qu'on le veuille ou non, on avait perdu la guerre, nous étions les restes des vaincus avec l'impression d'essuyer les plâtres. Des étrangers en attente de retour dans leur Pays. Nous savions également que l'instant présent, même s'il était particulièrement agréable, n'était qu'illusion et que là-bas, en France, une autre vie nous attendait.

Nous étions bien dans la "Singerie", mais ce n'était pas un ancien zoo, mais un ancien laboratoire ayant un rapport avec les singes.
La place d'armes était la place située devant la villa et sans doute que les troupes étaient également alignées sur la grande "avenue".
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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 18 Avr 2018 - 9:30

Insignes du 152° Régiment d'Infanterie : la pucelle et le petit insigne porté sur la fourragère de la Légion d'Honneur.
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 18 Avr 2018 - 17:50

Il a été surnommé régiment des Diables Rouges par les Allemands au cours des combats du Vieil Armand (en allemand : l'Hartmannswillerkopf) en 1915 .

Je pense qu'il n'était plus là a ton époque le Monument du Débarquement des Français en 1830 .

Démonté sous le nez des Melons , par de jeunes Paras , dont un du Commando Guillaume , mon Ami JR .

Chef de la 2° section de la 60° Compagnie du Génie Aéroporté issue du 17° Bataillon du Génie Aéroporté de Castelsarrazin, détaché auprès du 3° Régiment de Parachutiste coloniaux, commandé par le Colonel LEBORGNE, alors cantonnés dans le fort de Sidi Ferruch, je reçois l’ordre d’aller reconnaître le Monument commémoratif de la conquête de l’Algérie en 1830, qui portait les plaques avec inscription des morts, monument que nous savions devoir être profané par les djounouds de la willaya et la population, deux jours plus tard, jour de l’indépendance.

Cet édifice qui faisait un peu plus de 20m de haut sur environ 8 de large, posait le problème de desceller les plaques de marbre, portant les inscriptions sans les casser, l’opération pris deux jours, mais malgré nos efforts la maçonnerie support ne fut pas détruite, la manifestation ayant lieu le lendemain, décision fut prise de remettre à plus tard cette destruction avec des moyens appropriés.

Le jour de la « manif » nous étions quelques 800 Paras, à observer depuis le fort les événements, défilé militaire, discours, puis la foule délirante, chacun venant devant la maçonnerie toujours debout, l’insultant, chacun jetant une pierre dessus, un des lanceurs, après l’avoir longuement haranguée, jeta violemment sa pierre, celle-ci rebondit lui retomba sur la tête, et il s’écroula assommé ; huit cent éclats de rire accompagnèrent cet épisode « Allahou akbar », le monument s’ était vengé.

Le soir même 30 kg de TNT eurent raison de ce qui restait, et ce au nez et à la barbe du FLN qui n’en est pas encore revenu


Photo du 05 juillet 1962 : Le mémorial est assailli par une foule musulmane en délire.

http://www.commandoguillaume.com/html/fra/page-42.html

Il est maintenant a Port Vendres .



Quand au camp des Pins , ce nom est doux a mes oreilles , souvent cité par les p'tits gars du 3 a Bizerte .

Merci Gus , merci Ancien38 , pour ces beaux souvenirs de mon enfance .

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 18 Avr 2018 - 18:34

Bonjour Commandoair40,

Je t'apporte un petit élément d'information: bien après l'Indépendance le dépôt de munitions algérien a explosé.
Personnellement je n'ai jamais poussé jusqu'au Fort, je ne l'ai jamais vu. Dommage, maintenant que la plaque est à l'intérieur du Fort Béar qui domine Port-Vendres, j'aurais aimé m'en souvenir.
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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 18 Avr 2018 - 19:11

ACCUEIL AU 1/152° RI.

A l'arrivée ce fut direction chambrée des S/Off. Nous étions une dizaine dont cinq ou six qui venions d'arriver. L'ambiance était bonne et les questions concernant le Bataillon ne manquaient pas. Puis de fil en aiguille la discussion déboucha sur la gaudriole, normale pour un milieu virile, le sujet tabou concernant "l'humanité souffrante" allait vite être traité : Le B.M.C. avait fermé la veille et il a été décrit que dans la file d'attente il n'y avait plus de hiérarchie. Le B.M.C. était géré par le Foyer et surveillé médicalement par l'Infirmerie. Dans le domaine du tabou on a fait mieux: Qui a mentionné (à part bretirouge) la fameuse rue "Thubaneau" à deux pas de la gare de Marseille ? Dans l'attente de son embarquement, qui n'a pas cherché un endroit pour y trouver un "bistrot sympa ou autre chose ? enfin, passons . . . .
Un jour fut fixé pour l'intronisation au sein du Bataillon.
Nous, les nouveaux, étions au garde-à-vous face au Chef de Bataillon et d'autre cadres et, sur ordre, nous avons pris notre verre contenant l'insigne du 15/2 noyé au fond d'un affreux mélange de différents apéritifs. Au commandement nous devions faire cul-sec pendant que l'assemblée chantait : "Le cent cinquante deuxième c'est un beau régiment, il a de belles gamelles et rien à mettre dedans". Nous étions prévenus par de bonnes âmes qu'il valait mieux se coucher immédiatement, ce que j'ai fait. Aujourd'hui, cette cérémonie serait traitée de scandaleuse et de brimade par la bien pensance alors que personne n'avait une telle pensée que l'on aurait traitée de particulièrement tordue. C'était bien avant que tout soit aseptisé par la venue d'une grande ouverture sur le monde civil et ses travers. C'était un autre temps décrié par les antimilitaristes.

Nota: nous ne risquions pas un accident de la route, nous n'avions pas de véhicule.
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bretirouge
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MessageSujet: Photo de Sidi Ferruch   Mer 18 Avr 2018 - 21:58



L'entrée de notre colonie de vacance, les gars jouent aux boules

 


le 3 e RPC à Sidi Ferruch






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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 19 Avr 2018 - 19:22

LA VIE A SIDI FERRUCH.

Dans un cadre très agréable, la vie régimentaire se déroulait normalement mais tout se concentrait au niveau de la CCAS, véritable noyau de ce qui restait après le départ des contingents successifs. C'est ainsi que je me suis retrouvé Comptable de la Compagnie dans un bureau commun avec le Capitaine. Ce bureau avait la particularité d'être un ancien laboratoire réservé à la recherche en rapport avec les singes : le carrelage blanc et le lavabo en étaient la preuve en plus des cages grillagées situées à l'extérieur. Le matin c'était décrassage en prenant un chemin de sable, toujours sous les pins, jusqu'à la mer où le footing continuait sur la plage. Nous n'étions pas particulièrement intéressés par l'environnement car il s'agit d'une notion qui est apparue bien plus tard. C'est pourquoi, dans notre esprit, nous étions entourés par la mer et cela nous suffisait. Des constructions d'habitations étaient de part et d'autre, à l'Est (Plage Moretti) et à l'Ouest. Au Nord nous savions qu'il y avait le village sur la presqu'ïle (j'en ai vu la lisière Sud avec ses ruelles qui descendaient vers la mer). Nous savions qu'il y avait un Fort, dépôt de munitions, mais sans plus (les Officiers étaient logés dans le village). Du côté de la plage Moretti existait un vivier avec ses huîtres. Avec le recul, je me suis rendu compte que c'était un cadre enchanteur et sauvage qui a certainement disparu (Comme certains joyaux de la côte méditerranéenne en France. Tout le monde a voulu profiter des cadres enchanteurs et il ne reste plus que le soleil et la mer).
Puis, par la suite j'ai été adjoint à l'Officier d'Ordinaire. C'est ainsi qu'une fois par semaine je partais en GMC direction le Magasin des Subsistances à Maison Carrée, cela signifiait que je passais à Staoueli, St Eugène (la corniche), Bab el Oued, Alger et à l'Est, Maison Carrée. Il existait un endroit à la puanteur insoutenanble: le pont de l'Harrach, une sorte d'égout en surface.
J'ai pu voir les files d'attente des volontaires qui voulaient combattre contre le Maroc. Là aussi ils m'ignoraient complètement. J'ai été amené, plusieurs fois, à prendre livraison d'une moitié de boeuf congelée d'origine Argentine. C'était au centre d'un quartier arabe et je n'ai eu aucun problème avec la population. Ces liaisons m'on permis de m'imprégner de l'ambiance qui régnait dans la région d'Alger fin 63 et je témoigne encore, ici, que l'Esprit F.L.N. (Bouteflika), tourné contre la France, n'était encore pas là.

 (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 19 Avr 2018 - 20:20

Ce que tu nous dis sur tes passages dans tout le territoire me laisse les bras ballant !! Jamais ne ne pouvait penser que votre libre circulation n'était entravée par aucun mouvement hostile, et surtout dans la traversée des différents endroits chaud de la grande ville  ??? je me suis fait peut-être peur tout seul, car à l'époque c'était risqué, quoique ? Je puis te dire,  qu'un pote para musulman, un soir de perm de minuit, ma trainé jusqu'à la Casbah qu'il connaissait par coeur, pour que l'on puisse faire notre affaire  !!( ******** Propos supprimés par Admin ********* )

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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 20 Avr 2018 - 15:00

Gus ,

Je viens de supprimer des propos qui n'ont rien a faire dans l'article de Ancien38 .

Des propos qui sortent de l'ambiance "Cool" de notre Forum .

Il faut penser qu'il y a chez nous des Femmes Mères de Famille .

Dans certaines circonstances , il faut éviter de venir répondre a des posts .

Colère Colère

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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 20 Avr 2018 - 15:22

Le camps des Pins de nos jours par une Algérienne .

http://www.liberation.fr/cahier-special/1997/06/05/pres-d-alger-la-cite-interdite-des-privilegies-camp-retranche-sur-3-kmle-club-des-pins-abrite-les-pr_207776


Bonjour Ancien38 ;

Je suis fortement étonné par le comportement des Algériens en 62/63 .

Pourquoi donc tant de morts et disparitions après le "Cessez le feu" (Militaires et Civils) .


https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-verite-sur-les-massacres-d-oran_480590.html

Ben Bella puis Boumédienne , n'étaient pas des enfants de cœur .

Idem pour le Peuple Racaille Algérien .

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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 20 Avr 2018 - 18:53

Bonjour Commandoair40,

Après l'Indépendance tout s'est passé comme en France après la Libération: La chasse à tous ceux qui étaient considérés comme collabos. Tout a été piloté par le FLN et bien souvent exécuté par lui-même, d'où quelques incidents ou meurtres à l'encontre de certains de nos soldats. Quant à l'attitude vis à vis de "L'Armée dite d'Occupation", comme je l'ai dit souvent, "la haine n'était encore pas installée", elle est arrivée beaucoup plus tard lorsque l'Algérie avait créé ses Martyrs et sa propre histoire Révolutionnaire, un peu à l'image de la Révolution Française. C'est bien de cette histoire dont sont imprégnés les jeunes Algériens ou Français d'origine algérienne. C'est également pour cela qu'il faudrait vraiment s'inquiéter lorsque l'on parle "Intégration".
Tu remarqueras également qu'à l'époque l'attention des Algériens, en guerre, était braquée sur le Maroc et,"comme l'on dit" ainsi ils avaient d'autres chats à fouetter que nous-mêmes. D'autre part, en si peu de temps, on ne supprime pas l'habitude d'avoir vécu avec les Français.
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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 23 Avr 2018 - 19:04

LE RETOUR.

Le 30 Janvier 64 au matin ce fut le départ, direction le port d'Alger pour embarquement. Le peu d'Algériens que nous avons pu voir sur le parcours ne semblaient pas particulièrement heuteux et nous ont regardés, sans plus. En arrivant au niveau des grillages du Port nous avons pu voir des camions soviétiques flambants neufs en attente, preuve du soutien du communisme dans la Révolution Algérienne.
Puis ce fut la sortie du Port en regardant une dernière fois Alger la Blanche sans idée de retour avec la vision de tous les drames qui s'étaient déroulés sur cette terre pourtant si belle et si sauvage (à l'époque). C'était vraiment le Paradis Perdu et méconnu de la majorité des Français (alors aujourd'hui n'en parlons pas). Avec la dimension familiale et les attaches en moins, j'ai compris ce qu'ont pu ressentire les Pieds Noirs et les Harkis au moment de leur départ. Comme eux, en plus du déracinement, je ne savais pas de quoi serait fait le lendemain (mais un soldat doit savoir s'adapter en toutes circonstances et il ne s'agissait que de ma personne). Je venais de quitter le sol algérien exactement là  où l'Armée Française avait commencé sa conquête en 1830 et à présent, l'esprit de défaite était bien là, concrétisé par une action d'abandon bien réelle. Je n'étais pas un soldat victorieux mais un soldat de la défaite qui venait de vivre quelque chose de honteux. Mais je n'avais pas fait la guerre et ma seule blessure morale ne se voyait pas et ne se verra jamais.
Notre bateau n'a pas mis le cap sur la France mais sur Oran. Là,  nous avons attendu je ne sais combien de temps. Une Compagnie du 2° REP, qui était cantonnée à Bousfer , est montée à bord pour rejoindre Calvi en tant que compagnie tournante au repos. J'ai retrouvé les S/Off que j'avais connus à Blida.
Puis nous avons pris la mer direction la France. Bien sûr l'ambiance n'était pas celle du retour, la joie au coeur, qu'ont pu ressentir tous les soldats à la pensée de la fin de la contrainte (la quille) et de retrouver les siens.
D'Alger à Oran la mer était calme  et nous avons pu passer la nuit sur le pont, en plein air. Ce ne fut pas le cas par la suite. En cette période de l'année la méditerranée peut être très agitée et il en fut ainsi (les vagues passaient par dessus l'étrave). Il s'en est suivi un besoin de "gerber" (parfois par communication) pour chacun et ceci explique pourquoi la traversée se passait sur le pont, même derrière un vitrage plutôt que dans la cale pestilentielle devenue invivable. (Il n'y avait pas de cabine attribuée). Nous sommes passés au large d'une île aux hauteurs enneigées (il s'agissait des Baléares).
Le 31 Janvier 64, dans la nuit, nous sommes arrivés à Marseille. Là, en toute discretion, penauds, nous avons débarqué sur le port. Une fanfare était présente pour accueillir les Chasseurs du 22° BCA de Nice. Nous, rien . . . .Nous avons pris place dans un train en attente à même le port. Au petit matin nous sommes arrivés à Sissonne, dans un camp de transit boueux et sans âme, sous la pluie (il était très loin le soleil d'Algérie). En chaussures basses nous n'étions pas fiers. Nous étions mis en attente dans une chambrée avec poêle à charbon, autant dire que le moral était dans les chaussettes. Complètement "paumés", nous ne savions pas combien de temps nous allions rester là, sans rien faire, en tenue de sortie. Enfin nous avons pu obtenir une petite permission avant de rejoindre, chacun, son affectation respective. En passanr par Metz, étant donné l'état de nos tenues maculées par la boue crayeuse, nous avons beaucoup craint l'éventuelle présence d'une patrouille en gare de Massu.
J'ai rejoint ma nouvelle affectation qui se trouvait en Allemagne, dans le Palatinat, Landau au Nord de Strasbourg, garnison du 8° RIM. C'est là, qu'à peine sorti de la gare, je me suis fait verbaliser par une patrouille du 8° RIM pour non port de la capote (celle-ci étant dans la cantine). A mon arrivée à la Compagnie, en tenue de sortie pour présentation, le Lieutenant chef de section m'a fait asseoir à une table puis il a déposé une boîte de livrets d'instruction en me donnant comme mission la mise à jour desderniers tirs. Derrière moi un Lieutenant musulman, ancien d'Indochine et chef de l'unique section de Tirailleurs, se lamentait de ne pas avoir été sur la liste, une fois de plus, pour l'attribution de la Légion d'Honneur.
Une nouvelle vie commençait pour très peu de temps, car mon contrat de 3 ans se terminait et ce fut, pour moi, l'occasion de me remettre en question.
Ainsi se terminaient "Mes Premières armes"

(A suivre: Commentaire)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 23 Avr 2018 - 19:20

Je comprend ton désarroi en arrivant en France !!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 24 Avr 2018 - 18:30

COMMENTAIRE.

Ce récit est un témoignage de terrain pour donner une photographie de ce que vivait un soldat après le "Cessez-le-Feu" de 1962. Si les accords d'Evian n'ont pas été respectés par le FLN qui s'est livré à la chasse aux "Collabos", avec des exécutions sordides, il y a eu également beaucoupde réglements de compte. Quant à l'O.A.S. elle avait des objectifs bien ciblés qui ne s'adressaient pas aux militaires, à part ceux de la Gendarmerie. De son côté, la population n'avait pas fait sa mue et ne prêtait aucune attention aux soldats français.
En clair, pour le soldat, la Guerre était vraiment terminée à partir du 19 Mars 1962 et je viens d'en apporter la preuve.
Par contre, tout était et est devenu politisé et, comme d'habitude, on s'est éloigné de la réalité de terrain, ce qui conduit à se demander pourquoi ?
Je propose d'en apporter la réponse qui est logique suite à ce que j'ai pu observer chez mon père à l'issue de la Résistance et la similitude avec la fin de la Guerre d'Algérie. Les mêmes rapaces ont toujours été là pour s'emparer de la proie.

Nota: Sur le plan personnel mon séjour en Algérie ne m'a rien apporté à part le diplôme de la Commémo que j'ai demandé et obtenu auprès des Archives Militaires de Pau. N'oublions quand-même pas la "Retraite du Combattant" que j'ai demandée en rougissant. Encore une revendication réclamée et obtenue par "les rapaces". Plus sérieusement, j'ai été profondément sensibilisé par le drame Algérien.
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bretirouge
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 25 Avr 2018 - 11:51

Pourquoi jouer la délicatesse ??  Ils n'ont pas eu le même réflexe de culpabilité nos cocos et autres FNACA  pour ne pas citer de nom !! Mais tu la mérite autant que toute cette populace d'appeler "malgré eux" qui maintenant claironne leur titre de "combattant" comme une grande victoire !  C'est vrai en fin de compte: il ont eus leur victoire à eux !!! car il est vrai que l'Union fait la Force ! Nous sommes tellement divisé en France que pour aboutir tout est perdu d'avance !! peut-être dans l'armée ou un semblant de fraternité fait jour ??

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 25 Avr 2018 - 13:20

Bonjour bretirouge,

Bravo ! tu viens de tout dire par rapport à ton ressenti, alors dans ce qui va suivre je vais transformer ton ressenti en explications concrêtes par un retour en arrière à partir de la Libération.
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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 25 Avr 2018 - 18:16

LA RESISTANCE.

J'ai eu un père "Baroudeur", six fois cité au Feu, médaille militaire, Chef de Secteur dans la Résistance (Il n'a eu sa Légiond'Honneur que trois ans aprés la Libération, alors qu'il était civil), ce qui m'a conduit à regarder de très près la période de la Libération. Une association d'Anciens Résistants s'était créée à la fin de la Guerre avec, en son sein, des Gaullistes et des Communistes. Les Gaullistes voulaient un Esprit de Résistant apolitique (Je le sais à partir des PV de délibérations). Mais l'union idéaliste a vité éclaté suite à la volonté du Parti Communiste de s'imposer face au Gaullisme. Et c'est bien le Parti Communiste qui a gagné. Du coup l'Association a été dissoute et chacun est parti dans son coin sauf les Communistes qui ont pris les rênes et se sont accaparés la victoire.
Dans les PV de délibérations j'ai pu voir qu'il avait été question de définir à partir de quand on pouvait être considéré comme Résistant. L'un des participants qui voyait venir "l'inflation" du nombre de Résistants avait déclaré : "Bientôt il suffira qu'une femme ait apporté à boire à un Résistant pour qu'elle soit considérée comme Résistante".
En effet, pour ceux qui avaient combattu sur le terrain, dans des conditions très difficiles et au péril de leur vie, il était inconcevable d'admettre des Résistants qui n'avaient été Résistants que par leurs opinions ainsi que les Résistants de la dernière heure. Il fut créé le statut de Combattant de la Résistance (donnant des avantages), mais l'inflation était bien là grâce à l'action des Communistes qui, avec leurs idées tournées vers le Social, ont tout de suite vu un filon à exploiter et, ainsi, l'occasion de se mettre en avant. Ils avaient déjà trouvé le moyen de distribuer les dividendes avant de s'emparer politiquement de la victoire avec la contribution des victimes du Nazisme.(Mon père n'a jamais employé le mot Nazi pour désigner l'ennemi. Il a combattu les Allemands ou les "Boches". L'appellation Nazi est arrivée en même temps que l'évolution politique.)

L'association des Anciens Résistants qui avait été dissoute s'est recréée comme par enchantement dans les années 70. En m'en rapprochant pour en savoir plus, j'ai vite compris. Le Président de cette Association était antimilitariste et pacifiste et militait pour le "Plus jamais ça !" (Nouvelle interprétation des commémorations). Quand je lui ai parlé de la "Compagnie Stephane" il a presque tiqué manifestant un certain désintéressement à cette unité paramilitaire. Naturellement, lors des manifestations il avait une attitude baroque qui n'avait rien de militaire et à la limite de la dignité. (Il faut bien comprendre que c'était un civil avant tout. Il ignorait tout de mon pére.)
 
Plus tard, je suis allé au Musée de la Résistance, mais je n'y suis jamais retourné : la première salle, celle de l'entrée, était réservée aux victimes du Nazisme, la deuxième aux intellectuels et journalistes et tout au fond, dans la dernière salle, les Résistants qui ont combattu les armes à la main.

Ainsi, je venais de découvrir la puissance de la Politique sur le plan Historique et comment elle pouvait refaire l'Histoire en la façonnant par rapport à ses idées. (En profiter pour se questionner sur la place du Militaire dans l'Histoire.)

Oui, le Parti Communiste a su exploiter le moment et la situation pour se mettre en avant et ce n'était qu'un début.


Nota: on voit poindre la même stratégie en ce qui concerne la Guerre d'Algérie.
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bretirouge
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 27 Avr 2018 - 11:24

Merci de ton appréciation sur les évènements d'Algérie, du beau parcours de ton papa, et de la suite de ton post !!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 27 Avr 2018 - 17:10

Bonjour bretirouge,

Je te remercie également pour avoir donné ton avis sur tout ce que je viens d'exprimer. Au sujet de mon pére, j'ai oublié de préciser qu'il avait été fait prisonnier en 40 après avoir combattu tout une journée, faute de munitions et de position incendiée. Mais il s'est évadé et a rejoint la Résistance à son arrivée sur le sol Français. Ce qui est intéressant en ce qui nous concerne, ici, c'est que lors d'une réunion avec les Anciens Prisonniers de Guerre (qui n'avaient pas tiré un coup de feu), il en a tellement été écoeuré qu'il a jeté sa médaille des évadés et qu'il ne l'a jamais portée dans ses décorations. Encore une similitude avec notre position sur l'attitude de cette masse de Français usurpateurs et faussaires.
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 27 Avr 2018 - 18:16

LES COMBATTANTS D'ALGERIE.

Nous venons de voir l'emprise du Parti Communiste sur la Résistance et au sujet de l'Algérie nous allons observer comment il s'y est pris, sachant qu'il oeuvre toujours sous la couverture de bonnes intentions.
Entre temps il y a eu l'Indochine, mais sa clientèle, les Appelés, n'y était pas et comme il n'y avait personne à séduire, son rôle s'est limité à condamner l'action de la France opposée au Communisme (Ne pas oublier différents sabotages de matériels) tout en ayant de précieux camarades collaborateurs actifs pour faire des lavages de cerveaux comme un Georges BOUDAREL (Voir Wikipedia). A noter qu'à l'annonce de la chute de Dien Bien Phu à l'Assemblée Nationale, les députés Communistes ne se sont pas levés ( cela en dit long).
Le conflit Algérien a mis à contribution de nombreux Appelés et Rappelés (Pour la plupart des civils déguisés en militaires dont beaucoup de Communistes et d'antimilitaristes. Ils ont été tenus dans les rangs parce qu'il y avait la discipline militaire et ses sanctions à la clé. Ces gens là sauront très bien se venger dans l'opinion publique par leurs témoignages en boucle, racontant toujours les mêmes faits peu glorieux pour l'Armée, mais inévitables lorsqu'il y a pléthore d'effectifs. Les intellectuels ont su noter tout ce qu'ils pouvaient glaner de malsain jusqu'à en faire une généralité. Encore aujourd'hui ils sont dans les écoles pour raconter "Leur Guerre d'Algérie".)
Avec tous ces Appelés et Rappelés revenus à la vie civile, le Parti Communiste ne pouvait que s'emparer de l'ensemble pour revendiquer des droits d'indemnisation pour toutes ces victimes. En fait de victimes il ne fait aucun doute que certains ont combattu sur le territoire Algérien, mais ils représentent, au plus, un tiers des effectifs. Les deux tiers restants ont fait du soutien et n'ont aucunement risqué leur vie et leur seul ennemi a été l'ennui qu'ils auraient également eu sur le territoire métropolitain à la même époque. Peut-être que la chaleur était un peu trop forte . . . .Mais à 20 ans on n'aime vraimant pas l'ennui, alors on a perdu sa jeunesse dans cette sale guerre.
Le Parti Communiste, sans se dévoiler, a créé la F.N.A.C.A. avec sa structure pyramidale et ses cellules de base.
Ainsi a débuté un organisme qui, sous la noble mission de défendre les intérêts des anciens Combattants, s'est mis à revendiquer sans cesse, en demandant des changements de dates dans les attributions de droits, toujours plus, puis ce fut du social pur en intégrant les épouses dans le système. Sur le plan purement politique n'oublions pas la répétitive lutte, pendant des années, pour obtenir la fameuse date du 19 Mars 1962 (Avec tous les baptèmes de places dans les communes, avec la fierté des personnalités politiques et leurs discours bien engagés).
Voilà ce qu'est la F.N.A.C.A. et pourquoi il ne faut pas qu'un Militaire, vraiment Soldat dans l'âme, s'offusque lorsqu'il entre dans cette association en entendant des conversations du niveau des "Bidasses". Aujourd'hui ils ressemblent plus à un club de Vieux qui trouve un prétexte pour se réunir et faire de bons gueuletons ensemble et, peut-être qu'un jour, les épouses seront plus nombreuses que les "Anciens Combattants". Les générations de Vieux qui suivront n'auront pas la chance et le privilège d'avoir ce prétexte pour justifier leurs réunions. Oui, ces victimes auront vraiment eu de la chance jusqu'à la fin.
Ainsi, petit à petit, avec les mêmes, nous arrivons dans le domaine des Commémorations avec ses dérives amenées en douceur, et la boucle sera bouclée, tout aura été expliqué pour comprendre le malaise que l'on ressent chez les Soldats dignes de ce nom lorsqu'ils sont au contact de ces "Malgré nous" qui sont ici pour se faire "mousser" aux yeux de leur entourage en se faisant passer pour des victimes qu'ils ne sont pas et se font les bons apôtres du "Plus jamais ça".
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