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 Les premières nations du Canada

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Athos79
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MessageSujet: Les premières nations du Canada   Mer 18 Fév - 18:57

Première partie – Les Premières nations d'antan : les six principaux groupes géographiques
Avant l'arrivée des Européens, les Premières nations habitant sur le territoire actuel du Canada étaient en mesure de répondre à l'ensemble de leurs besoins matériels et spirituels à l'aide des ressources de la nature environnante. Par conséquent, dans le but d'étudier les cultures traditionnelles des Premières nations du Canada, des historiens ont pris soin de les grouper selon les six principales régions géographiques du pays tel qu'il existe aujourd'hui. Au sein de ces groupes, les Premières nations partageaient une culture très similaire, qui avait été formée à partir d'un environnement commun.
Parmi ces six groupes, on comptait : les Premières nations des régions boisées, qui occupaient la dense forêt boréale de l'est du pays; les Premières nations iroquoises, habitant à l'extrême sud, sur des terres fertiles propices à la culture du maïs, des haricots et des courges; les Premières nations des Plaines, situées dans les Prairies; les Premières nations du Plateau, dont le territoire allait des espaces semi-désertiques au sud jusqu'aux hautes montagnes et aux denses forêts au nord; les Premières nations de la côte du Pacifique, qui avaient accès aux abondantes ressources en saumon et en fruits de mer pour se nourrir et aux gigantesques cèdres rouges pour construire leurs habitations; et les Premières nations des bassins des fleuves Mackenzie et Yukon, dont l'environnement hostile était composé de forêts sombres, de terres arides et d'une formation marécageuse appelée « muskeg ».
La présente partie met en évidence certaines des grandes différences entre les six groupes en matière d'organisation sociale, de ressources alimentaires, d'habitation, de modes de transport et d'habillement. On y présente aussi les croyances spirituelles communes à un grand nombre de Premières nations d'antan.
Organisation sociale
La plupart des Premières nations des régions boisées étaient composées de groupes indépendants qui possédaient leur propre territoire de chasse. Ces groupes comptaient habituellement moins de 400 personnes. En règle générale, un chef gagnait son titre après avoir démontré un grand courage ou de considérables habiletés en chasse. Les trappeurs et chasseurs autochtones des régions boisées possédaient des connaissances intimes des habitats et des migrations saisonnières des animaux dont dépendait leur survie.
À l'opposé, les Premières nations iroquoises ne se déplaçaient pas pour trouver leur nourriture. Excellents agriculteurs, ces peuples du Sud cultivaient chaque année des récoltes de maïs, de haricots et de courges, qui comblaient amplement leurs besoins. Grâce à cette abondance de nourriture, les Premières nations iroquoises (qu'on appelle maintenant les Haudenosaunee, ou peuple de la longue maison) ont pu fonder des collectivités permanentes, ce qui leur a permis de mettre au point des systèmes complexes de gouvernement, fondés sur des principes démocratiques.
Par exemple, les Hurons-Wendat employaient un système politique à trois niveaux, composé de conseils de village, de conseils tribaux et d'un conseil de confédération. Chaque conseil prenait ses décisions selon un consensus atteint après des discussions qui se poursuivaient parfois tard dans la nuit. Chez les Premières nations des Plaines, les groupes migratoires, chacun représenté par un chef, se rassemblaient durant l'été pour organiser des cérémonies spirituelles, des danses, des fêtes et des parties de chasse en groupe. Même si chaque bande était fermement indépendante, les Premières nations des Plaines possédaient des groupes militaires exerçant des fonctions telles que le maintien de l'ordre, la régulation de la vie dans les camps ou durant les déplacements, et la défense.
L'organisation sociale de plusieurs Premières nations des Plaines a été influencée par celle de leurs voisins et partenaires commerciaux, les Premières nations de la côte du Pacifique. C'est ainsi que les Dakelh-ne (Carrier), les Tahltan et les Tsilhqot'in (Chilcotin) ont adopté les systèmes sociaux stratifiés des Premières nations de la côte du Pacifique, composés de nobles, de gens du peuple et d'esclaves.
En plus des trois couches sociales susmentionnées, les Premières nations de la côte du Pacifique comptaient aussi une classe aristocratique bien définie, dont les membres étaient reconnus comme supérieurs à la naissance. L'unité sociale de base dans toutes les Premières nations de cette partie du pays était la famille élargie (la lignée), dont les membres étaient tous descendants d'un même ancêtre. La plupart des lignées possédaient leurs propres emblèmes, représentés par un animal ou un être surnaturel perçu comme leur fondateur. Le mât totémique, conçu à partir des symboles ancestraux d'une lignée, est la méthode de dispositions des emblèmes la mieux connue.
Quant aux Premières nations des bassins des fleuves Mackenzie et Yukon, leurs membres habitaient sur un vaste territoire caractérisé par une faible population de gibier, et de longs et rudes hivers. Comme la plupart des autres Premières nations du pays, celles des bassins des fleuves Mackenzie et Yukon étaient principalement occupées à vaquer à leurs activités de survie quotidienne. À ce titre, ces Premières nations étaient regroupées en plusieurs groupes indépendants, composés de diverses unités familiales qui collaboraient entre elles. Chaque groupe chassait sur un territoire distinct, dont les frontières étaient déterminées par la tradition et l'usage. Chaque groupe sélectionnait un chef en fonction de ses besoins particuliers du moment. Par exemple, durant la chasse au caribou, on choisissait le chasseur le plus habile pour diriger le groupe.

Ressources alimentaires
Les Premières nations de tout le pays pratiquaient la chasse et la cueillette pour leurs besoins alimentaires et médicinaux. La véritable teneur en viande, en poisson et en végétaux du régime alimentaire de chaque Première nation variait selon les ressources disponibles dans l'environnement immédiat.
Les Premières nations des régions boisées, ainsi que celles des régions nordiques, chassaient le gibier au moyen de lances et de flèches. Elles utilisaient aussi les pièges et les collets, des sortes de nœuds qui piégeaient les animaux par le cou ou les pattes. Pour leur part, les chasseurs du Nord, comme les Gwich'in, élaboraient des tracés clôturés à l'aide de poteaux et de broussailles afin de guider les animaux vers un enclos pour les piéger, après les avoir pourchassés. Ces peuples séchaient d'importantes quantités de viande, de poisson et de baies durant l'été, en prévision des périodes d'adversité. Pour garder la viande congelée hors de portée des animaux comme les carcajous durant l'hiver, certaines Premières nations des bassins des fleuves Mackenzie et Yukon cachaient cette nourriture dans la partie supérieure de troncs d'arbres entaillés.
Bien qu'ils aient eu accès à une quantité abondante de viande, de poisson et de volaille dans la nature, les Haudenosaunee se nourrissaient principalement de leurs récoltes de maïs, de haricots et de courges, végétaux qu'ils nommaient « les trois sœurs ». Les hommes coupaient d'abord les arbres et les broussailles sur les terres choisies, puis les femmes se chargeaient de la plantation, de l'entretien et de la récolte des cultures. Lorsque le sol devenait trop appauvri après une dizaine d'années, le groupe se déplaçait ailleurs pour y défricher de nouvelles terres fertiles.
Les Premières nations des Plaines, dont la culture de la chasse s'était raffinée au fil de milliers d'années, subvenaient à leurs besoins principalement par la chasse au bison. Les parties de chasse en groupe se déroulaient de juin à août, période pendant laquelle les bisons étaient bien gras, leur viande de première qualité, et leur fourrure bien garnie.
Un seul bison, dont les mâles pesaient en moyenne environ 700 kilogrammes, fournissait une grande quantité de viande. Lorsqu'elle était fraîche, la viande était grillée sur une broche ou bouillie dans un sac de cuir placé sur des pierres chaudes, technique par laquelle on obtenait une soupe riche et nourrissante. On avait aussi l'habitude de sécher la viande de bison pour en faire des charquis, qui pouvaient être conservées dans des sacs de cuir cru pendant une longue période. Les femmes préparaient aussi du pemmican, une composition riche en protéines faite à partir de viande séchée réduite en poudre, de graisse de bison fondue et de baies. Un chasseur pouvait facilement transporter ce précieux aliment dans un petit sac de cuir. Plus tard, le pemmican est devenu un aliment de base dans le régime alimentaire des commerçants de fourrures et des explorateurs.
Le saumon était la principale source de nourriture des Premières nations du Plateau. Même les chasseurs tahltan du Nord se rassemblaient chaque printemps sur les sites de pêche pour attendre l'arrivée des premiers saumons. Ces peuples utilisaient des épuisettes et construisaient des déversoirs dans les rapides peu profonds afin de piéger des bancs de poissons. Des milliers de saumons attrapés chaque année, très peu étaient consommés tels quels. Les saumons restants étaient nettoyés, fumés et entreposés pour l'hiver dans des trous creusés dans le sol, puis entourés d'écorces de bouleau. Des fruits et légumes sauvages, principalement des racines et des baies, formaient aussi une partie importante du régime alimentaire des Premières nations du Plateau, tout particulièrement celui des Salish des terres intérieures.
Les vastes ressources alimentaires de l'océan telles que le saumon, les fruits de mer, le poulpe, le hareng, le crabe, la baleine et les algues, ont permis aux Premières nations de la côte du Pacifique de s'établir sur des sites permanents. Contrairement aux Haudenosaunee, qui déménageaient après une dizaine d'années, les Premières nations de la côte du Pacifique construisaient habituellement des villages permanents. Certains sites présentent des preuves indiquant une occupation des lieux depuis plus de 4000 ans. Tout comme celles du Plateau, les Premières nations de la côte du Pacifique séchaient la plus grande partie de leurs stocks de saumon dans des fumoirs pour une consommation ultérieure. L'huile de poisson, qui jouait aussi un rôle important dans l'alimentation de ces peuples, servait de condiment au poisson séché durant l'hiver. L'eulakane, un type d'éperlan, était une source d'huile très prisée.
Le long de la côte, les Tsimshian, les Haida et les Nuu-chah-nulth se rendaient sur l'océan en pirogues pour chasser l'otarie à crinière et la loutre de mer à l'aide de harpons. Toutefois, la chasse maritime la plus spectaculaire était celle de la baleine, pratiquée par les Nuu-chah-nulth. Leurs embarcations pouvaient comprendre huit hommes, et le chasseur, armé d'un harpon en bois d'if de près de quatre mètres, s'assoyait directement derrière la proue.
Habitations
En raison de leur style de vie nomade, les Premières nations des régions boisées, des Plaines et des bassins des fleuves Mackenzie et Yukon construisaient des habitations qu'ils pouvaient soit transporter, soit ériger à partir de matériaux à leur portée. L'habitation des peuples des régions boisées et du Nord consistait essentiellement en une charpente de perches recouverte d'écorces, de tapis de paille tressés ou de peaux de caribou qu'on appelle un tipi.
Les perches des tipis des Premières nations des Plaines étaient habituellement faites de troncs de pins minces et longs. Ils étaient très précieux parce que l'on peinait à en trouver dans les Prairies. Le revêtement d'un tipi était composé en moyenne de 12 peaux de bisons cousues ensemble. Pour empêcher les courants d'air tout en permettant une ventilation intérieure, un mur intérieur de peaux mesurant environ deux mètres de haut était fixé à des perches. Ce sont les femmes qui construisaient et érigeaient les tipis, et elles en étaient les propriétaires.
Contrairement aux peuples nomades, les Haudenosaunee possédaient des villages relativement permanents. L'élément le plus frappant des villages Haudenosaunee était sans aucun doute la longue maison. Cette habitation en forme de « U » inversé était construite à partir de perches, que l'on recouvrait ensuite de dalles d'écorces. Les longues maisons, hautes de 10 mètres, mesuraient habituellement 10 mètres de large sur 25 mètres de long. Chaque longue maison était dirigée par une matriarche puissante, qui supervisait les affaires quotidiennes de la famille étendue.
Parmi les Premières nations du Plateau, les habitations souterraines des Salish des terres intérieures ne ressemblaient à aucune autre construction autochtone au pays. Ce peuple creusait d'abord un trou de deux mètres de profond sur six à douze mètres de large dans un sol bien drainé, habituellement près d'une rivière. Ainsi, les habitants se trouvaient à proximité d'un moyen de transport et d'une source d'eau potable et de poissons. On recouvrait ensuite le trou d'une charpente de perches, puis on l'isolait au moyen de grandes branches d'épinette et de la terre retirée du sol. Une ouverture d'environ 1,25 mètre carré au sommet servait à la fois d'entrée et de cheminée. Les gens entraient dans l'habitation par des marches creusées dans un robuste rondin penché, dont la partie supérieure dépassait de l'ouverture de l'habitation.
Les imposantes forêts de cèdres rouges le long de la côte du Pacifique ont permis aux Premières nations vivant dans cette partie du pays de construire de grandes habitations. Excellents menuisiers, ces peuples utilisaient des ciseaux faits de pierre ou de coquillages ainsi que des marteaux en pierre pour couper en larges planches ce bois mou à fil droit. Depuis la période préeuropéenne, l'une des plus grandes habitations traditionnelles répertoriées mesurait 170 mètres de long sur 20 mètres de large; elle était construite dans un village Salish de la côte. Étant donné la grandeur de ces maisons propres à la région de la côte du Pacifique, plusieurs familles y demeuraient, chacune d'entre elles possédant un âtre et une zone d'habitation distincte.

Modes de transport
Les Premières nations des régions boisées construisaient des canoës faits d'écorces de bouleau; ces embarcations étaient à la fois légères, durables et adaptées à la navigation sur de nombreux cours d'eau et lacs de la région. Les constructeurs de canoës cousaient ensemble de grands morceaux d'écorce, puis les attachaient à une charpente de bois en utilisant le watup, des racines d'épinette ayant été coupées, pelées et trempées dans l'eau. Les coutures de l'embarcation étaient rendues imperméables grâce à un enduit de gomme d'épinette et de graisse.
Dans les basins des fleuves Mackenzie et Yukon, les bouleaux n'étaient pas aussi gros que ceux des régions sud du pays. Toutefois, bon nombre de Premières nations du Nord étaient quand même en mesure de construire de longs canoës en utilisant de la gomme d'épinette pour sceller les coutures entre les petits morceaux d'écorce.
Certaines Haudenosaunee construisaient aussi des canoës d'écorce. Ces Premières nations se déplaçaient toutefois principalement par voies terrestres. Coureurs exceptionnels, les Haudenosaunee pouvaient couvrir de très longues distances en bien peu de temps.
Lorsque les explorateurs européens ont introduit les chevaux dans les Plaines autour de 1700, les Premières nations de cette région sont devenues très rapidement d'excellents cavaliers. Au cours des 100 années suivantes, le cheval est devenu un élément essentiel de la culture des Premières nations des Plaines : il servait pour la chasse, la guerre, les déplacements et le transport de biens. Auparavant, le transport des biens et des possessions d'un ménage s'accomplissait principalement à l'aide d'un chien et d'un travois – une charpente grillagée destinée à y attacher les bagages et munie de deux longues perches que l'on fixait de chaque côté du chien.
Les Premières nations de la côte du Pacifique se déplaçaient presque exclusivement par voies navigables en utilisant des pirogues faites de cèdre rouge. La taille de l'embarcation variait selon sa fonction. Par exemple, un petit canoë de chasse pour deux hommes pouvait mesurer environ cinq mètres de long. Pour leur part, les Haida construisaient de très grandes embarcations : certaines mesuraient plus de seize mètres de long sur deux mètres de large et pouvaient contenir quarante hommes et deux tonnes de marchandise.
Le processus de construction d'un canoë pouvait prendre de trois à quatre semaines et s'accompagnait de rituels qui lui étaient propres, dont une prière et l'abstinence sexuelle du constructeur. Ces hommes de talent formaient la coque du canoë en l'assouplissant par la vapeur, versaient de l'eau dans la cavité pour ensuite porter à ébullition cette eau au moyen de pierres chauffées. Des supports de bois étaient ensuite insérés avant de refroidir le canoë, afin de garder éloignés ses deux côtés.
Pour se déplacer en hiver, les Premières nations fabriquaient toutes des raquettes, conçues à partir d'un support de bois et d'un grillage fait de bandelettes de cuir cru. Les raquettes variaient en forme et en taille en fonction du terrain à parcourir.
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Les premières nations du Canada   Mer 18 Fév - 19:12

Superbe

Mieux qu'a l'école

Merci René

J'attends la suite avant de commenter

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Sicut-Aquila

   



“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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