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 Premières armes

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Ancien38

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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 22 Mar 2018 - 18:48

EXEMPLE D'ACTIVITES :

- Alors que le Half-Track bleu des gendarmes est stationné au milieu de la chaussée à la sortie du Tunnel des Facultés, nous somme déployés en ligne sur un rang sur un même trottoir, mais aucun obstacle pour se mettre à l'abri d'un tir éventuel. Un des Chasseurs me signale un paquet suspect, je ne peux que lui donner l'ordre de s'éloigner. Tout était incertain.
- Avec diverses haltes nous avons suivi les Gendarmes lors d'une patrouille à El Biar. Alors que deux personnes se trouvaient à leur balcon, le tireur 12,7 a pointé sa mitrailleuse sur celles-ci tout en l'armant. Leur réaction de mise en retrait a été immédiate. J'ai eu l'occasion de voir des murs criblés d'impacts de 12,7 qui témoignaient de la violence de certains échanges. Partout des yeux de chat peints en noir avec inscrit en-dessous : OAS Veille.
- Lors des fouilles d' un immeuble, toujours effectuées par les gendarmes, la section était en encerclement de celui-ci avec un élément sur la terrasse. C'est ainsi qu'un Sergent d'une autre section s'est fait sanctionner pour avoir signalé aux Gendarmes un poste radio ANGRC9 dissimulé sur une terrasse. Ce n'était pas dans les consignes de sa mission qui, je le rappelle, était une mission de protection.
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bretirouge
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 23 Mar 2018 - 7:56

Des missions qui n'étaient pas glorieuses, mais que pouviez vous faire  ?? sinon exécuter, mais quel honneur Protéger des  CRS

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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 23 Mar 2018 - 18:10

INCIDENTS :

Un soir, sur l'itinéraire du retour en direction du bivouac, alors que nous étions dans une rue encaissée entre les immeubles, nous avons été stoppés net avant le débouché sur une place sur laquelle se déroulait un échange de tirs. Je me suis porté au niveau du Chef de Section qui était devant le premier GMC pour connaître la raison de cette halte. Là, au centre de cette place, j'ai vu une automobile à l'arrêt. Dissimulés derrière se trouvaient deux ou trois personnes dont une allongée à terre semblant inerte. L'échange de coups de feux était en direction de la façade d'un immeuble non visible à partir de notre position. J'ai aussitôt fait débarquer la demi-section afin que les Chasseurs se mettent en protection. Je ne sais plus combien de temps ont duré ces tirs, mais lorsqu'ils ont cessé, nous avons traversé la place sans être inquiété outre mesure.
Un autre jour, en fin d'après-midi, alors que nous étions au Palais d'Eté, des rafales de 12,7 se sont faites entendre à partir du centre ville. Elles étaient reconnaissables entre mille avec la lenteur de cadence de tir caractéristique de cette arme comparable à une machine. Je ne suis pas en mesure de donner la durée de ces rafales, mais toujours est-il que vers 19h nous avons quitté le Palais pour rejoindre notre bivouac. Nous avons été stoppés dans la partie basse de la ville par un barrage tenu sous les ordres d'un Lieutenant-Colonel. Je ne sais pas ce qui s'est dit entre cet Officier et mon Chef de Section, mais après discussion nous avons pu continuer notre déplacement. Arrivé au Jardin Marengo, je découvrais une ambiance surprenante : Les Chasseurs qui étaient sur place tiraient à qui mieux mieux et j'ai eu du mal à savoir sur quoi ils tiraient (je ne le sais toujours pas). Le moins doué à l'instruction de nos soldats n'avait pas besoin de savoir comment l'on fait pour se protéger, l'instinct de conservation l'a fait se dissimuler sous un banc en pierre. J'avoue que lorsque l'on est dans une ambiance de tirs il est difficile de se protéger lorsque l'on ne sait pas où sont les cibles. Par la suite j'ai su qu'un véhicule avait forcé un barrage mais je n'ai pas cherché à avoir plus de détails, il n'y avait pas eu de séquelles. Encore aujourd'hui je me demande le rapport qu'il y avait avec un barrage forcé invisible à partir du Jardin. J'ai eu l'impression que les tirs étaient orientés en direction de la Casbah. Quoiqu'il en soit, nous venions de l'extérieur sans encombre et nous n'avons pas éprouvé le besoin de nous mettre en garde. Ce fut vraiment une situation confuse.
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bretirouge
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 23 Mar 2018 - 18:52

merci de cette suite  !!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 26 Mar 2018 - 18:12

REFLEXION VAGABONDE.

Nous n'avions pas de transistor et il faut reconnaître qu'à vingt ans on n'était pas spécialement à la recherche d'informations sur l'actualité. C'est ainsi que nous ne savions pas qu'à deux pas de notre bivouac, sur les quais du port, le drame des "Pieds Noirs", l'exode de masse était en cours. Par contre nous étions bien conscients que l'Algérie se dirigeait vers son indépendance et que l'Armée Française, humiliée, déshonorée, attendait l'arme au pied, malgré les exactions du F.L.N. qui ne respectait pas les accords d'Evian.
En effet, après le cessez-le-feu, l'Armée est restée dans ses cantonnements au même titre que les régiments en métropole (mais au soleil). Ni plus ni moins. Alors je me demande, soit dit en passant, comment aujourd'hui, se fait-il qu'une association d'Anciens Combattants qui a considéré le 19 Mars comme la fin de la guerre d'Algérie a fait délivrer une pléthore de Croix du Combattant à des soldats qui sont arrivés sur le sol algérien après cette date ? (Si, je le sais, mais il faut avoir une vision politique et non pas militaire.)
Naturellement, à cette période de l'accès à l'indépendance de l'Algérie, il ne se passait pas une journée sans avoir une pensée pour les "vrais" Combattants (1 sur 3), car il y en avait de vrais dans tous ces énormes effectifs. Je me disais : "heureusement qu'ils ne sont pas là pour voir ce que je vois", ils ne pourraient que se dire "tout ça pour ça !", quelle honte et quelle trahison !
Les Français ne s'étaient jamais intéressés à l'Algérie et leur décision d'abandon était motivée par le fait qu'ils ne voulaient plus voir un jeune de leur famille partir là-bas pour une guerre qui ne les concernait pas. Le problème des Pieds Noirs, ils n'en avaient que faire . . . .(Je ne pense pas que les Français d'aujourd'hui s'en inquiètent davantage, comme du cas des Harkis.)
Encore aujourd'hui on entend "quelle connerie une guerre", comme si on la faisait pour le plaisir alors qu'il y a toujours des intérêts pour chacun des belligérants (le vainqueur exige, alors que le vaincu subit et on en connait la suite et les séquelles.
Pour terminer ce petit vagabondage voici un extrait de ce qui s'est dit dans les discours des maires lors de la commémoration du 19 Mars 1962 : "Témoigner, expliquer et partager afin que, des deux côtés de la Méditerranée, les jeunes générations préparent l'avenir ensemble". Une déclaration idyllique uniquement du côté Français. Toujours dans le même registre pour les jeunes générations et de façon naïve mais bien politisée une chanson de Serge Lama a été diffusée à la fin de la cérémonie ::L'Algérie, écrasée par l'azur, c'était une aventure dont on ne voulait pas."
Voilà comment sont endoctrinées les jeunes générations. Plus tard, dans mon récit, je dirai comment la jeunesse Algérienne a été endoctrinée, elle, et par qui, au moment de l'Indépendance.


 (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 27 Mar 2018 - 17:27

LA VIE AU BIVOUAC:

Rien d'exceptionnel : servitudes diverses, gardes, nettoyage de l'armement, repos.
Tous les jours à midi et à 18h nous entendions les explosions d'attentats de l'O.A.S. suivies d'une fumée noire type carburant dont nous ignorions la nature des objectifs (stations de carburant, voitires etc . . .)
Pour la petite histoire, un jour, nous avons pu voir deux jeunes filles européennes danser sur le toit en terrasse situé dans le secteur de Bab El Oued. Naturellement les Chasseurs se sont rassemblés pour admirer ce tableau aguichant. A la fin de leur danse, sachant très bien qu'elles étaient observées, elles nous ont fait un magnifique bras d'honneur et ont disparu.

Maintenant, bien plus sérieux, la constatation de la disparition étrange d'une arme : le P.A. de la pièce F.M.. Pour mener l'enquête les soupçons se sont portés sur le Caporal-Chef chef de pièce. Ce Caporal-Chef musulman avait été vu discutant à travers les barreaux de limite Jardin-La Casbah avec une jeune fille de ce quartier. De là à penser qu'il avait remis le P.A. à la jeune fille il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Et pourtant, il n'en fut rien.
En effet, à l'origine, il s'agissait d'une mesure prise par le Lieutenant responsable du bivouac et qui avait été jugée discriminatoire et vexatoire par ce chef de pièce. C'est pourquoi il avait tout simplement caché cette arme.
Cette mesure était la suivante : Nous approchions du jour de l'Indépendance et nous savions que le F.L.N. recherchait les soldats français d'origine musulmane pour les enlever. C'est pourquoi, le jour de nos quartiers libres, il fut fait interdiction à ces soldats de sortir en ville. Il s'agissait là d'une simple mesure de protection qui avait été mal interprétée par ce Caporal-Chef.
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 27 Mar 2018 - 19:16

Je n'aurais pas voulu vivre cet époque de dingue !! et surtout dans de tel conditions !!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 28 Mar 2018 - 9:43

Bonjour bretirouge,

Oui, sur le plan souffrance morale ce fut affreux, c'était une époque où il fallait se faire une raison sur la pseudo-défaite de notre Armée, mais par la suite, une fois le calme revenu, plus touriste que soldat, j'ai pu apprécier cette Terre sauvage (qui ne l'est plus aujourd'hui car sa population a quadruplé depuis 1962 - 12,7 millions en 65, 41 millions en 17).
Quant au vécu que je raconte, nous n'étions qu'un faible effectif de l'Armée Française à le vivre. Je ne sais même pas si notre mission figure dans le journal de marche du Bataillon (Cela m'étonnerait).
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 28 Mar 2018 - 17:48

LES JOURS DE REPOS :

C'était quartier libre le matin et baignade l'après-midi. Déambuler en ville, par exemple sous les arcades de Bab El Oued permettait de se fondre dans la population et de voir que rien ne laissait supposer que l'Algérie vivait des moments dramatiques vus du côté Français. La seule crainte était de voir une voiture exploser car des carcasses de voitures calcinées le rappelaient.
J'étais en tenue de sortie et aucun passant ne prêtait attention à ma personne. Je faisais simplement partie du décor. (Lorsque l'on pense qu'aujourd'hui, sur notre propre territoire, les militaires se mettent en civil pour ne pas être importunés . . . .?). Plus tard, le jour de l'indépendance, je donnerai mon explication à ce sujet.
Dans les bistrots j'ai pu constater que les Pieds Noirs ne sont pas tous des colons fortunés, mais de simples citoyens dont certains en bleu de travail. Ce n'était pas un lieu pour les musulmans qui, normalement, ne boivent pas d'alcool. Les deux communautés se cotoyaient mais ne fusionnaient pas.
La plage de Bab El Oued était un lieu de détente aussi agréable que peuvent l'être les plages méditerranéennes. C'était vraiment le moment de s'évader et cela faisait partie des périodes  agréables à savourer sur le territoire côtier Algérien et en particulier la Mitidja. Pendant la période qui correspond à mon séjour, un soldat Appelé du contingent n'avait pas à se présenter en victime, il n'avait aucune raison de se plaindre et la vie en garnison était plus agréable qu'en métropole.(J'emploi souvent le mot agréable parce que c'est la vérité. Personnellement j'ai eu l'occasion de fréquenter beaucoup de garnisons en métropole et j'ai toujours regretté ce que j'avais quitté (beaucoup moins qu'un Pied Noir, mais quand-même . . . .). Mes affectations en Corse et dans les environs de Perpignan m'ont épargné le dépaysement climatique. (Je pense qu'aujourd'hui une certaine population a suivi mon raisonnement et y trouve beaucoup d'avantages en qualité de vie non négligeables. Mais il s'agit là du temps qui a passé, donc d'une autre histoire. . . .)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 29 Mar 2018 - 18:06

LE JOUR DE L'INDEPENDANCE.

C'était jour de repos pour nous, donc flânerie dans le quartier et du côté du centre ville (toujours en uniforme) avec halte dans un café au moment de l'apéro. Je me demande si j'étais au courant que nous étions arrivés au jour de l'Indépendance, mais tout tout à coup j'ai vu débarquer brusquement plusieurs individus dont un ou deux ont foncé derrière le comptoir et pénétré dans l'arrière boutique afin de surprendre d'éventuels consommateurs d'alcool musulmans. Ils m'ont totalement ignoré et j'ai tout de suite compris que l'Islam s'emparait totalement du pays, sans pitié pour les musulmans qui enfreignaient les lois du Coran. Il s'agissait d'une véritable prise en main du F.L.N. qui se démarquait de la culture française. Dehors, tous les panneaux indicateurs étaient décrochés pour être remplacés par des panneaux en arabe. Tout ce qui pouvait rappeler l'ancienne culture devait être éliminé, banni.
Avec le temps, je me suis demandé comment se fait-il que moi, soldat français en uniforme, je n'ai jamais été importuné, jamais fusillé du regard, jamais vu un comportement d'algérien particulier à mon égard. Non, que de l'indifférence. Et cette constatation est valable pendant tout le temps de mon séjour jusqu'à début 64.
Je pense que ce n'est pas le Peuple Algérien qui a fait des pieds et des mains pour accéder à l'indépendance mais bien le F.L.N.. Par crainte et suivant la règle qui veut que la population se range derrière le vainqueur ils se sont retrouvés dans l'Algérie Algérienne. Sinon comment expliquer cette absence de haine à l'encontre de ce qu'ils ont appelé par la suite les troupes d'occupation. Cette haine naîtra bien après et j'en expliquerai les rouages.
Notre présence à Alger n'avait plus raison d'être et le lendemain nous rejoignions Camp du Maréchal.

  (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 30 Mar 2018 - 17:06

RETOUR DANS LA GARNISON.

Nous avons souvent changé de cantonnement et cette fois-ci nous nous sommes installés dans un Foyer rural de plein pied, en parpaings et en forme de "L". L'avant de ce"L", donc l'espace ouvert était délimité par un réseau de barbelés concertina. Au centre, le mât des couleurs. Nous étions en léger retrait des habitations de Camp du Maréchal. Ce jour là les festivités de l'Indépendance continuaient et nous avons eu la visite d'une camionnette chargée de manifestants. Ce véhicule a fait plusieurs allers-retours pour nous narguer mais sans agressivité, plus par moquerie. Les mains dans les poches nous les avons regardés passer avec un sentiment d'humiliation et de honte comme ont pu le ressentir les prisonniers de guerre. Puis ce fut plusieurs passages de femmes accompagnées de leurs enfants avec leurs cris "youyou" de joie (Que je ne supporte pas sur notre territoire). Avec mon petit appareil photo cubique j'ai pu immortaliser ces instants.
Dans la même semaine, dans un autre cantonnement au centre d'un village (Camp du Maréchal ou Borj Menaiel) un défilé d'enfants du village bien encadrés et disciplinés est passé devant nous en chantant l'hymne Algérien (dont je connais l'air par coeur). Il s'agissait de l'avant dernier moment pénible, le dernier étant celui du retour. En parlant des enfants, il faut reconnaître que l'animosité était déjà en eux et que parfois (rarement) ils jetaient des pierres sur notre GMC.

(A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Ven 30 Mar 2018 - 17:26

Photos des manifestations de festivités de l'Indépendance devant notre cantonnement de Camp du Maréchal


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MessageSujet: Re: Premières armes   Sam 31 Mar 2018 - 9:04

C'était une sage précaution d'avoir mis des barbelés, je sais bien que ce n'est pas çà qui aurait stoppé la foule !  Des photos rares prisent sur le vif !
Il devait y avoir malgré tout, une certaine anxiété, devant un tel spectacle ??


Merci pour tes souvenirs

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MessageSujet: Re: Premières armes   Sam 31 Mar 2018 - 10:26

Bonjour bretirouge,

Non, pas du tout, il n'y avait pas d'anxiété devant un tel spectacle car vis-àvis de nous le danger ne pouvait venir que du F.L.N. et comme je l'ai déjà dit, la population n'était encore pas embrigadée, cela viendra par la suite et prochainement je vais expliquer le processus de transmission d'une certaine idéologie aux générations qui vont suivre.
A l'époque le F.L.N. était comme une milice qui a commis les exactions que l'on a connu. C'est cette milice qui allait prendre le pouvoir, aidée par un certain Hervé Bourges. (Voir sur internet).
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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 2 Avr 2018 - 17:08

Et que pensait tes gars de toute cette poussée de violence passive ????

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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 2 Avr 2018 - 17:17

Pas grand-chose, car ils vivaient une période de décompression et ils pensaient plus à "La Quille" qu'à autre chose.
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MessageSujet: Re: Premières armes   Lun 2 Avr 2018 - 18:20

EXPLICATIONS SUR L'INCOMPATIBILITE DES DEUX CULTURES.

Je me permets une petite interruption de mon récit, car en 62 nous sommes à un moment charnière où la culture Algérienne va vraiment s'éloigner de la culture Française (sans parler de l'Islam) en créant sa propre identité nationale.
Après l'Indépendance, le parti unique qu'est le F.L.N. se trouve à la tête d'un Etat qui n'a jamais existé. Il a fallu, pour lui, trouver la façon de s'y prendre pour créer un Etat digne de ce nom et construire son Histoire.
En fait il n'avait pas d'Histoire et tout est basé sur sa Révolution qui n'est autre que le combat du F.L.N. contre l'occupant qu'est, à ses yeux, la France. (Combat soutenu par les partis politiques français de Gauche.)
C'est là qu'est intervenu Monsieur Hervé Bourges, conseiller précieux du dirigeant Algérien. Sa recette a été simple : Calquer ce qui s'était passé en France, politiquement, aprés la Libération pour reconstruire le Pays.
Comme en Francel'Algérie avait eu ses Résistants pour sa libération. Mais il existe une différence de taille : Les Résistants Français ne s'attaquaient qu'aux troupes allemandes et non aux civils innocents comme le faisaient les "Résistants Algériens". D'autre part comparer les troupes françaises, qui étaient là pour une pacification et non pour un combat de conquête ou d'invasion, aux troupes allemandes, la différence est énorme mais la politique tourne les choses à sa manière. N'oublions pas que les partis politiques français de Gauche étaient en soutien de cette vision "occupés-occupants" et que cette considération des choses n'a pas changé aujourd'hui.(N'oublions pas également qu'ils ont lutté contre l'action des soldats français et que nous en sommes au même point concernant le soutien aux Français combattants auprès de Daesh.)
Toute la cohésion de l'Algérie Algérienne, son ciment, repose sur le souvenir de l'action de ses "Résistants", véritables exemples, héros qui ont su lutter contre la France.(Dans ces conditions,comment, aujourd'hui, un Algérien peut-il aimer la France ?) Aussitôt l'indépendance acquise il y a eu la création des Martyrs Algériens.
Pour transmettre et entretenir le souvenir de ceux qui ont su, par leur sang versé, obtenir la libération de leur Pays, la télévision algérienne a et est sans cesse mise à contribution : interviews et témoignages d'ancien Résistants, témoignages sur la torture, participation d'anciens soutiens et collaborateurs Français, intellectuels engagés, feuilletons mettant en scène des pauvres innocents face à la brutalité des soldats français, images d'archives etc . . . .(Je le sais en regardant, parfois, la, télévision Algérienne et je me dis "dommage que les Français ne voient pas ce que je vois", par contre, je sais très bien que les jeunes de banlieues s'en nourissent.)
Depuis 62 les générations se sont succédées et cette vision négative de la France a été transmise. N'oublions pas les cours d'Histoire dans les écoles Algériennes, quoique chez nous l'adaptation a déjà eu lieu au nom du rapprochement entre nos deux jeunesses (d'où les sérieux problèmes concernant les programmes d'Histoire).
Donc, la bas, tout a été fait et est fait pour entretenir une haine du Français pendant que nous, nous nous repentons !
Voilà, je viens de dire l'essentiel de ce qu'il faut savoir de concrêt pour comprendre la situation actuelle dissimulée par le politique et son politiquement correct.
Oui, le rapprochement entre nos deux peuples n'est pas pour demain, ni la paix sociale dans les banlieues. A noter que tous les efforts de rapprochement sont à sens unique.
Enfin, que veut dire dans la bouche d'un Politique : "Nos relations privilégiées avec l'Algérie ?

Remarque : Tout ce que je viens d'écrire n'est pas une opinion, mais une constatation de faits ignorés par la majorité des Français (Grâce à la volonté de certains). Est-ce que le temps efface tout ? Non, pas dans l'esprit de tous les peuples suivant leur culture.

Je viens de donner la réponse principale à tous ceux qui se demandent pourquoi, 1/2 siècle après, les plaies sont toujours ouvertes.

 (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 3 Avr 2018 - 18:27

LES HARKIS.

Désormais nous étions, sur un territoire étranger, une troupe étrangère en attente de départ. Cette attente a été longue car le moment du rapatriement d'un régiment devait répondre à une procédure technique que j'expliquerai plus tard. Personnellement j'en ai profité pour observer divers aspects de l'Algérie lors de mes différentes mutations.
Dans l'immédiat nous étions cantonnés à un ou deux kilomètres au nord de Borj Menaiel, dans une propriété agricole située à une centaine de mètres à l'ouest de la route Borj Menaiel - Cap Djinet. Cet emplacement avait accueilli des prisonniers dont j'ignore la nature. Nous n'étions pas à l'intérieur du bâtiment mais sous une toiture accolée à un mur. En clair, il n'y avait qu'un côté muré recouvert de chaux. Comme nous étions en Juillet, les après-midiétaient étouffants et ce fut le seul côté un peu désagréable du lieu. Nos activités étaient presque nulles et c'était une lutte contre l'ennui. Dans notre environnement j'ai noté la présence de deux jeep entièrement neuves destinées à l'adaptation d'un 106 sans recul. Jeep reconnaissables à leur pare-brise prévu pour le passage du canon. Leur particularité était d'avoir sur le côté, en autocollant, la "poignée de mains" du Plan Marshall. (Encore un mystère, car il se disait que le plan Marshall n'était valable que pour l'Europe.)
C'est dans cette ambiance d'ennui que, par deux fois, nous avons eu la formation d'un convoi de camions bâchés renfermant des familles de Harkis. Il s'agissait d'un regroupement et la destination était le port d'Alger pour embarquement vers la France. De chez-nous, un Sergent accompagnateur avait été désigné pour aller jusqu'à destination des familles. Il nous avait raconté le décès de personnes âgées durant le voyage.
Avec le recul, pendant très longtemps j'ai pensé que notre Chef de Corps, enfreignant les ordres, avait accompli un acte humanitaire. Mais avant d'écrire ces lignes j'ai voulu vérifier sur Internet, ce qu'il en était vraiment du rapatriement des Harkis et, maintenant je suis incapable de dire dans quelles conditions et avec quels responsables le regroupement de ces familles s'est opéré.
Je pense que le lecteur qui fera la même démarche que moi en se référant au site: " La Tragédie des Harkis qui est responsable , Ihistoire.fr " n'aura pas un avis tranché, mais sera dubidatif.
La seule chose dont on peut être sûr, et non des moindres, photos à l'appui, c'est que de nombreux Harkis ont été égorgés de façon cruelle et sadique. (On n'entend pas les "Droits de l'Homme" à ce sujet.)

 (A suivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Mar 3 Avr 2018 - 18:47

Bonsoir mon Ancien ,

Bien pénible situation que la tienne a cette époque .

Notre Ami Guy (Miss61) connait bien le problème des Harkis , je pense qu'il pourra apporter pas mal de choses a ton Formidable Article .

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Sicut-Aquila

 



“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 4 Avr 2018 - 18:02

Merci de ton récit ! l'ambiance n'était pas au beau fixe, surtout avec des jeunes qui attendaient la quille avec ferveur !!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 4 Avr 2018 - 20:07

Bonjour bretirouge,

Tu va certainement m'en vouloir de toujours te donner des réponses qui sont à contre-courant de ce que tu penses, mais dans le cas présent s'ils attendaient la quille ils étaient Chasseurs avant tout et je le prouverai demain avec deux photos inédites à l'appui, photos prises par mes soins dans le DJUDJURA.

Mon récit étant assez long,  et comme il me resterait encore à raconter avant la fin de mon séjour à Sidi Ferruch, j'en profite pour te demander s'il est utile que je continue ou si j'écourte à partir de la préparation du départ. Le but de la dernièrepartie de mon témoignage étant de montrer comment nous vivions après l'Indépendance :

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 4 Avr 2018 - 20:24

Bonsoir Ancien38 ;

Perso , je suis pour le voyage complet et je pense que Gus sera du même avis .



Sidi Ferruch , le trois était parti le monument du débarquement "Démonté" sous le nez des fellouses .

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MessageSujet: Re: Premières armes   Mer 4 Avr 2018 - 20:34

Bien au contraire j'aime bien que tu puises dans les petits détails qui donne une bonne idée de l'atmosphère qui régnait au sein de votre milieu d'appelés.
Je n'ai pas connu cela dans le cadre de notre effectif, et notre relation entre pelotons de 36 gus, était limité par un certain cloisonnement du à l'encadrement, comme nous étions tous subjugués par nos chefs depuis l'officier chef de peloton qui pourtant très jeune s'imposait par son charisme, et notre adjudant rescapé de la guerre et des camps de concentration, puis de l'Indo avec DBP comme point final et la longue marche, tous avaient une décontraction même au combat qui nous étonné à chaque fois, sans parler des vieux sergents blasés, mon caporal avait à son actif la Corée et l'Indo, blessé deux fois, dans une blessure à la tête qui par crise lui déclenchait des accès de rage !!! Et bien d'autres gradés qui valait un officier !!


Je te laisse pour nous conter la suite de ton odyssée  !!!

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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 5 Avr 2018 - 17:53

DJUDJURA - TIKJDA.

La seule occupation sérieuse était fournie par certaines séances d'instruction. Je me souviens de trois activités majeures :

- L'Ecole d'Escalade ;

- Une marche pour rejoindre Cap Djinet ;

Un séjour à TIKJDA.

L'Ecole d'Escalade :

C'était un rocher situé en plaine, mais suffisamment conséquent pour s'entraîner à l'escalade sur des voies de différentes difficultés, mais je ne me souviens plus de leur graduation, il y avait du 2 ou 3 Sup et peut-être plus. Ce rocher était baptisé "Bonnet 1" (je ne sais pas pourquoi ce nom). Cette activité durait toute la journée et nous rappelait que nous étions Chasseurs Alpins.

Une marche pour rejoindre Cap Djinet :

Elle avait duré toute la matinée, sans emprunter la route. La récompense était eu bout : La baignade. Cette récompense était souvent à l'ordre du jour et faisait découvrir un environnement remarquable, elle faisait oublier l'ennui et la chaleur. Cap Djinet était une plage de sable sauvage, comme l'était la plage d'Argelès à pareille époque.

Un Séjour à TIKJDA :

Comme j'en ai l'habitude, pour vérifier l'orthographe de ce nom, je me réfère à Internet où j'ai eu la surprise de lire qu'une sérieuse embuscade avait tué deux Officiers et 54 Chasseurs et Sous-Officiers du 22° BCA le 28 Mai 1958.
Après quelques kilomètres sur le plat, leGMC a commencé à grimper sur un chemin qui faisait juste son gabarit, d'un côté la falaise et de l'autre le précipice, le remblai de la route était retenu par du grillage. Comme il se doit, ce chemin était extrèmement sinueux et effectivement c'était un itinéraire idéal pour tendre une embuscade. Après une durée assez longue et en priant le ciel pour ne pas tomber dans le ravin, nous sommes arrivés à environ 2000m d'altitude, devant une construction qui ressemblait à un grand chalet. (Je viens d'apprendre qu'il s'agissait des locaux de la Colonie de Vacances des Chemins de Fer). Pour une nuit nous avons fait une halte confortable dans ces locaux, mais ce ne fut qu'une courte halte.
Le lendemain matin nous avons pris plus d'altitude pour rejoindre une grande zone plane entourée de sommets. C'est ici que nous nous sommes installés pour un bivouac d'une semaine. Chacun avait sa tente rectangulaire prévue pour former un pan d'une tente complète pour deux. Comme par hasard, le ridicule ne tue plus, le seul qui avait une tente triangulaire (Matériel de l'Ecole), c'était moi! mais passons. Par contre, la tente du Lieutenant forçait l'admiration et la jalousie : c'était une tente que l'on nommait "Himalayenne". Le brouillard ne risquait pas d'incommoder notre Lieutenant.
Mais ce ne fut que le côté comique de la situation car par la suite l'essentiel a été l'escalade et les déplacements en montagne, même si ces déplacements n'avaient pas un aspect opérationnel mais plutôt physique.

(Asuivre)
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MessageSujet: Re: Premières armes   Jeu 5 Avr 2018 - 18:18

C'est au cours de l'une de ces "marches" en milieu montagneux en tant que serre-file que j'ai prix les deux photos qui vont suivre. Je ne savais pas, à l'époque, si elles seraient réussies car mon petit appareil était bas de gamme et le développement serait fait bien plus tard.
Aujourd'hui je les ai regardées avec un oeil critique en imaginant la réaction d'un lecteur :

- Je m'imaginais les Chasseurs autrement :
   Réponse : La tenue n'a pas été rectifiée pour la photo car personne ne savait qu'il était photographié et il s'agit d'une image sur le vif, la réalité. C'était un instant très physique et l'essentiel était que tout le monde achève son parcours.

- Je ne vois pas les brelages :
   Réponse : Ils n'étaient portés que lorsque les deux cartouchières PM étaient nécessaires pour la mission. Dans le cas présent il n'y avait pas un aspect opérationnel et une seule cartouchière PM suffisait pour assurer la sécurité. (Jusqu'à la fin nous avons toujours gardé les cartouches sur soi lors des sorties avec arme).

- Le dernier est en pataugas et n'a pas de sac :
   Réponse : Normalement il aurait été exempté de marche, mais chez nous cela n'existait pas. C'est son camarade, devant lui, qui porte le sac.

Remarque : j'étais, ici, avec des gars Appelés ou Rappelés qui avaient dépassé au moins les quinze mois de service, donc avaient réellement combattu et aujourd'hui ils représentent encore, dans mon esprit, ce que j'appelle les "Vrais Anciens Combattants d'Algérie" ayant payé de leur personne.
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