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 Les filles d'Icare

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MessageSujet: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 16:39

Impossible de parler de pionnières sans remonter jusqu'au tout début du parachutisme, qui n'était pas encore un sport.

En se plongeant dans les archives, on constate que la contribution féminine au parachutisme à été immédiate.

Tout débutat en 1799, à peine deux années après le premier saut de GARNERIN. Sa jeune épouse Jeanne-Geneviève (née LABROSSE) se lance pour la première fois dans le vide et elle est ainsi qualifiée de première femme parachutiste !

Peu de temps après, Elisa sa nièce, suit les traces familiales et s'élance à son tour. Elle effectuera plus de quarante "descentes" (on ne parle pas encore de sauts à cette époque)

En 1815, devant le roi de Prusse, elle saute d'un ballon à 3800 mètres et prend le nom "d'aéroporiste". L'avion n'existe pas encore, on ne saute donc que de ballons. En 1895 Madame Du GAST "descend" en compagnie de l'aéronaute CAPAZZA, avec un parachute-ballon (en altitude, il vide le ballon de son invention dont l'enveloppe supérieure est un immense parachute en soie)

Ouvrons une parenthèse internationale avec l'Allemande Käthe PAULUS qui vers la fin du siècle, est la première à plier les voilures (jusqu'alors, elles étaient maintenues ouvertes par des armatures) et totalise 147 descentes, l'AméricaineTiny BROADWICK (née en 1893)qui est à 15 ans, la plus jeune parachutiste de l'époque (pour ensuite totaliser 1100 sauts en 1922).

Avec Madame CAYAT de CASTELLA (une Française), Tiny BROADWICK est considérée comme la première femme à sauter d'un avion en 1913 et il est impossible de savoir qui à réellement sauté en premier.

Les filles d'Icare Sans_t26
Meeting de Nevers en 1914 Mme Cayat de Castella, avec son mari à gauche et son pilote Pelletier


Madame CAYAT de CASTELLA teste les parachutes fabriqué par son mari, créateur d'un surprenant système d'ouverture assisté à air comprimé. Mais en 1914, elle est victime d'un accident mortel durant une démonstration en Belgique où le parachute ne s'ouvre pas.

Les filles d'Icare Sans_t27

En 1924 Madame GRANVEAUD s'élance au dessus des Invalides et se pose sur le toit de la gare, un saut parmi tant d'autres pour elle et son mari qui la même année, sautait d'un pont de 27 mètres aux Buttes Chaumont.

Il faut dire que le rôle de ces pionnières s'est essentiellement cantonné aux sauts de tests et de démonstration, pour ne pas dire d'exibition.

Les deux guerres mondiales ont mis un terme au "parachutisme spectacle"

Ce post et tous les suivants sont tiré de PARA MAG année 2005


Dernière édition par le 2007-11-04, 08:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 16:48

Je ne connaissais pas !!!

Honneurs a ces grandes DAMES !!!! :para2:

Les filles d'Icare 247322
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 16:51

SURPRENANT MAIS RESPECT MADAME
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 16:57

pas en reste les femmes!!!!

grand respect pour ces pionnières!!!

merci CA
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 22:20

merci CA pour cet article !!!

et respects à ces grandes dames !!!!!!! il fallait oser !!!!!!!
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-23, 23:56

Les filles d'Icare 247322 à ces grandes dames qui ont su faire avançer le parachutisme (au risque de leur vie !!!!), malgrès la mentalité "très machiste" de l'époque !!!!!

Merci CA pour ce post !!!!
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MessageSujet: Monique LAROCHE-MACHAVOINE   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-24, 15:21

Les filles d'Icare Sans_t29

Monique débute en 1945, elle à 16 ans et s'élance d'une tour à parachute de 25 mètres installée à la porte de Choisy et utilisée à l'époque pour initiation en région parisienne. Elle totalisera 300 sauts de tour car elle est trop jeune pour sauter d'un avion et il lui faut attendre deux ans avant de pouvoir effectuer son premier saut en automatique, à Lille, durant un meeting. Seule femme à intégrer un bataillon parachutiste en Indochine, elle n'aura pas la possibilité d'y sauter et démarrera véritablement l'activité civile en 1949.

C'est au centre de Saint-yan, qu'elle s'entraine et passe ses brevets. En 1950, elle obtient son brevet d'Etat 1er degre : elle est la première femme instructeur en France et obtient rapidement le 2ème degré.

Le 6 Octobre 1951, Monique établit un record d'altitude au dessus de Saint-yan, à partir d'un avion Morane 230 qu'elle quitte à 4235 mètres pour une ouverture à 400 mètres du sol, record Français femminin de la spécialité. les records d'altitudes étaient fort prisés à cette époque.

Cette même année, Monique participe au premier championnat du monde en Yougoslavie. Elles ne sont que deux femmes et Monique remporte la médaille d'or au combiné, première médaille féminine Française en compétition internationale. mais c'est de sa médaille d'or du combiné en 1953 au championnat de France à Saint-Yan qu'elle est la plus fière, elle obtient alors le titre de championne de France toutes catégories et supplante tous les hommes.

Nouvelle victoire en 1954 au championnat du monde à Saint-Yan où Monique gagne la médaille d'or en voltige, là aussi devant les hommes puisque la catégorie féminine n'existait pas encore.

Pour ces rares femmespas de matériels ni d'entrainement spécifique (le parachute dorsal-ventral pése plus de 20 kg et le parcours du combattant est encore au programme) mais quelques restrictions pour l'accès aux stages et la reconnaissance des performances.

Pour subventionner ses sauts d'entrainement civil (jusqu'a 200 par an, une cadence infernale pour l'époque) Monique n'hésite pas à conclure des contrats avec les meetings aériens nationnaux et internationnaux. Elle passe quelques week-ends à donner des sueurs froides au public venu admirer des "hommes volants". Elle tire le plus bas possible, sans altimètre, "Quand le sol devient très gros", les badauds en ont pour leur argent ! Elle est la première femme parachutiste qui parvient à vivre de sa passion.

Elle est également une des toutes premières à chuter à plat; les jaloux (toujours les mêmes) arguaient que sa petite taille l'avantageait.......
Le premier saut "en couplé" (départ accroché à 3000 mètres et séparation à 500 ...) fut réaliser avec Léo VALENTIN.

Membre de l'équipe de France jusqu'en 1960, elle quitte la compétition, mais continue la pratique de loisir. Elle a effectuée sont dernier saut en 2002 et continue a fréquenter les DZ.


Dernière édition par le 2007-10-24, 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-24, 17:01

p..... d'bonne-femme!!!

elle avait des c.......!!!!

mes respects madame!!!

merci CA!!!!
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-24, 17:27

Merci CA ;

Bravo , Madame , et jolie en plus !!!!! Very Happy
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-24, 17:46

commandoair40 a écrit:
Merci CA ;

Bravo , Madame , et jolie en plus !!!!! Very Happy

De rien, il y en a encore à venir, "Icare" a eu plusieurs filles
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-24, 18:23

voilà une femme comme je les aime !!!!

félicitations et tous nos respects madame !!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-25, 22:32

Félicitation à vous madame !!!!

Roxy......tu pourrais faire pareil pour nous épater ???? scratch scratch Les filles d'Icare 991300 Les filles d'Icare 991300
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-25, 22:52

Ma grand mère en 1935
C'est la petite fille sur la photo de mon arrière grand père en permission en 1916 que j'ai posté dans souvenir

Les filles d'Icare 2hi8fac
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-25, 23:08

spahis a écrit:
Félicitation à vous madame !!!!

Roxy......tu pourrais faire pareil pour nous épater ???? scratch scratch Les filles d'Icare 991300 Les filles d'Icare 991300

à condition que tu ne devienne pas pale de me voir faire comme lorsque je monte dans des manèges à sensations !!!!!!! :langue1:

mais à coeur vaillant rien d'impossible !!!!!!

tapde3 j'aime bien la moto de ta grand-mère !!!!!! on dirait la mienne qui était un peu dans le même style, une femme hors du commun !!!!!!!!!!
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MessageSujet: Micheline VIOLIN   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-27, 14:19

Les filles d'Icare Sans_t24
1956 la sortie du Stamp est une technique particulière


Micheline VIOLIN

En 1937, l’homme-oiseau Clem SOHN s’écrase devant 50 000 spectateurs durant un meeting à Vincennes. Dans le public, une petite fille de 5 ans, Micheline PREMAT, assiste à la scène. On peut imager mieux pour donner la vocation et initier à une carrière parachutiste. Et pourtant……

D’origine parisienne, Micheline effectue son premier saut en 1952 à Gisy les Nobles, après avoir découvert dans les médias de l’époque (magasine et information au cinéma) que les femmes Russes sautaient en parachute.
Gisy est alors le gros centre parisien, Micheline y rencontre son futur mari : Henri VIOLIN, un des premiers instructeurs para professionnels et qui sera un jour la doublure de Louis de FUNES dans Fantomas .

Dans les années 1953 et 1954, le parachutisme civil commence son essor, le centre national déménage de Saint-Yan à Biscarosse, Micheline suit le mouvement, elle saute beaucoup ; plus de 100 sauts par an, ce qui est considérable à l’époque. Elle maîtrise bien la chute libre qui, en civil, se pratique souvent à partir du Stamp. C’est un petit avion biplan de deux places (para+pilote) au minuscule cockpit à ciel ouvert, dans lequel on embarque avec un parachute volumineux pour de longues et glaciales montées en altitude, avant de s’extraire précautionneusement pour monter sur l’aile et se jeter dans le vide.

En 1955, l’état décide d’ouvrir cinq centres dont celui de Lille-Bondues et c’est Henri VIOLIN qui va le diriger. Micheline le suit et deviendra son adjointe deux ans plus tard, après avoir suivi avec succès le long cursus de neuf semaines pour devenir instructeur professionnel. Rappelons qu’il y avait peu de congés et de loisir à cette époque, il fallait consacrer tout son temps libre pour pouvoir pratiquer assidûment et espérer atteindre un bon niveau.
C’est ce que fit Micheline, qui elle aussi va mener de front sa carrière professionnelle (meeting et monitorat), sportive et familiale.

En 1956 la catégorie féminine apparaît officiellement durant le championnat du monde à Moscou. L’épreuve de style consistait à effectuer quatre tours alternés dans l’axe le plus rapidement possible tandis que la précision d’atterrissage était mesurée sur plusieurs dizaines de mètres, les parachutes étant à peine dirigeables. Pour sa première année de compétition, Micheline se classe première en style (équivalent de la voltige) et remporte la médaille d’or en catégorie féminine. Pour elle c’est le début d’une carrière sportive de neuf ans dans le haut niveau dont six ans en équipe de France, à une époque ou la France doit faire face en compétition à la suprématie des pays de l’Est.

En 1957, Micheline épouse Henri VIOLIN, et le mariage est célébré en chute libre, à Meaux, c’est une première mondiale. Les époux VIOLIN sautent en couplé, l’événement financé et médiatisé en exclusivité par le magazine Science et Vie.

En 1960, elle remporte la compétition triangulaire à Moscou, son meilleur souvenir, avec une nouvelle voile dirigeable à fenêtre l’EFA 653. Elle se montre au top de sa forme et se classe 1ère au combiné, 2ème en P.A. et 3ème en voltige. Cette même année, la voltige fait son apparition au championnat du monde à Sofia (Bulgarie) et l’équipe de France féminine remporte le bronze en P.A. Une excellente saison pour Micheline qui obtient également son brevet de parachutiste professionnelle.

En 1962 à Lille, avec son mari et Michel PRICK, Micheline prend part à un double record d’altitude : en groupe et féminin. Bénéficiant de l’aide du quotidien La Voix du Nord et la présence d’un Pilarus d’Air Alpes équipé d’une turbine, ils montent à 9000 mètres sous oxygène et réussissent une jolie première dans le ciel nordique. Précision pour l’anecdote que les chuteurs confirmés n’utilisaient pas d’altimètre et tiraient à vue, même pour ce type de saut en altitude !

En 1963, Micheline intègre les fameux meetings nationaux (organisé au profit des œuvres sociales de l’Armée de l’Air).

En 1965, Micheline est encore sélectionnée au sein de l’équipe de France pour participer à la coupe de l’Adriatique, mais doit y renoncer étant à son cinquième mois de grossesse au jour de la compétition.

Jusqu’en 1974, les VIOLIN restent basé à Lille-Bondues ou le centre totalise plus 13 000 sauts par an, ou le centre déménage à Maubeuge, qui bientôt se dote du premier Pilarus homologué à 8 paras, au moment où le vol relatif prend son essor. Cela attire les équipes Française, mais aussi les Belges, les Allemands et les Norvégiens. Les relativeurs Belges sont régulièrement très présents sur Maubeuge, et gros importateurs de matériels Américain d’avant-garde (mini-ailes et mini-« tout dans le dos », mais interdit en France. Que ce soit sur un plan technique ou matériel, Micheline fait preuve d’une certaine ouverture d’esprit, qui est parfois mal vue par certains dirigeants de l’époque. Contrairement à la plupart d’entre eux, elle sait de quoi elle parle car elle continue de pratiquer le vol relatif et utilise aussi ces matériels modernes..

Jusqu'à ce jour venteux de 1985, où durant un saut de démonstration, son aile se referme près du sol, mais bien trop haut, résultat : multiples fractures dont la colonne……….. Micheline en a fini avec le saut mais pas avec le parachutisme, loin de là ! en 1992 elle passe le professorat et continue d’apporter son expérience au centre de Maubeuge. Elle prend définitivement sa retraite en 1997.

Les filles d'Icare Ma10
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MessageSujet: Odette ROUSSEAU BALESI   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-29, 15:29

Les filles d'Icare Odile_11



En 1955, Odette ROUSSEAU BALESI, une toute jeune parachutiste de 28 ans, va tenter de battre le record de la Russe A.K SULTANOVA établit en 1952. Après ses débuts en 1950, à Saint-Yan, obtient le brevet d’instructeur d’état en 1954 à Biscarosse. Elle instruit de nombreux parachutistes sur les centres de Gisy et Romilly sur Seine. Elle obtient également en 1955, le brevet militaire de parachutiste, ce qui est très rare pour une femme à l’époque. Elle a alors participé à un championnat de France et au meeting de Dinard, un des premièrs à présenter un programme féminin.

Sa préparation et son équipement pour tenter le record de chute libre à 8200 mètres étaient des plus minutieux. Odette a d’abord sauté à 4000 mètres depuis un Stamp, soit une heure de montée dans le froid à ciel ouvert, seule dans le cockpit, derrière le pilote.
Les filles d'Icare Odile_13

Les meilleurs équipementiers étaient de l’aventure et lui ont apporté leur assistance. Evidement à l’heure du Gore-Tex et de la maille polaire synthétique, les vêtements de la jeune femme prêtent à sourire et personne actuellement ne se jetterait d’une telle altitude habillée ainsi …..Pourtant elle l’a fait ! Combinaison de soie (noire à sa demande), gilet de duvet, bottes fourrées et trois paires de gants plus un casque en cuir, voilà pour le confort. Vient ensuite le matériel car outre le parachute, il fallait également emporter chronomètre, deux altimètres, masque inhalateur, bouteille d’oxygène, grosse lunette antigel sans oublier le volumineux et lourd barographe enregistreur type planeur, indispensable à l’homologation du record. Bref un poids total de 22 kg.

Le 25 Août 1955, Odette embarque dans un Nord 2501 de l’Armée de l’Air qui va décoller du CEV de Brétigny, à bord elle est assistée d’Albert GAULARD et VOLATIER, deux pointures du parachutisme qui vont l’aider à s’équiper et la larguer. Le Nord monte péniblement à l’altitude de 8700 mètres pour prendre l’axe du terrain de Gisy où est alors situé le plus grand centre parisien. Malgré toute la précision qu’il a apporté au largage, GAULARD, les doigts engourdis par le froid à moins 25 degrés, perd 8 précieuses seconde pour débrancher et fixer le tuyau de l’inhalateur individuel d’Odette. De plus le vent au sol vient de changer de direction et de se renforcer. Mais la machine est en route, bardée de tous ses instruments Odette quitte le lourd avion qui vole cabré à 200 km/h dans un air trop raréfié pour lui. L’altimètre indique 8721 mètres. Elle sort face sol, jambes jointes et bras écartés. Dans l’impossibilité de se stabiliser, elle suit alors les conseils des anciens et se retourne sur le dos dans la position dite « cuvette » (reins fléchis, pieds à la hauteur des yeux, bras repliés et ballants sur le parachute ventral). A partir de 7600 mètres environ elle trouve un équilibre à plat et continue sa chute libre jusqu'à 400 mètres. L’atterrissage est moins idyllique : les problèmes rencontrés durant le largage et le vent l’amènent vers un incontournable plongeon dans l’Yonne, dans un fouillis inextricable de plantes aquatiques où elle ne pouvait pas nager ! Elle est repêchée par le batelier de la Jeanne d’Arc, juste à temps alors que le poids de son équipement commence à la faire couler.
Les filles d'Icare Odile_12
A bord du Nord 2501

Ce saut sera officialisé comme meilleure performance mondiale, le barographe ayant enregistré une altitude de départ de 8666 mètres pour une ouverture à 408 mètres soit 8258 mètres de distance parcouru en chute libre. Après correction des altitudes enregistrées avec la hauteur du « point d’impact fluvial », soit 59,70 mètres, la meilleure performance féminine de chute libre est établit à 8198,30 mètres, ouf ! Mais elle ne sera pas reconnue en tant que record international, le barographe ayant enregistré une fin de courbe incohérente à cause du choc à l’ouverture. Cela nous donne une idée des difficultés rencontrées pour établir ce genre de record !

A partir de 1966, Odette s’est investie au sein de la CIP (Commission parachutiste de la FAI, fédération Aéronautique Internationale) où elle a occupé un poste de rapporteur technique durant plus de 20 ans. Elle a reçu divers titres honorifiques dont la légion d’honneur et la médaille de l’Aéronautique (au titre des Armées).
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-29, 15:36

Mes RESPECTS , MADAME !!!!!

Les filles d'Icare 247322
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-29, 21:09

Article très interessant ,MERCI CA
et RESPECTS à cette grande Dame Les filles d'Icare Milita11
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-10-29, 22:08

Les filles d'Icare 247322 Les filles d'Icare 247322

Respects à ces deux dames (je rattrape le temps perdu.... Embarassed Embarassed )

Merci pour ces 2 magnifiques posts CA !!!!
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MessageSujet: Colette DUVAL   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-11-01, 14:05

Les filles d'Icare Colett11



Colette Duval a fait ses débuts à Saint-yan en 1951 à l’âge de 21 ans. Parachutiste chevronnée, elle était également mannequin pour les plus grands couturiers parisiens. Au cours de sa carrière parachutiste, elle tenta plusieurs fois d’établir de nouveaux records de chute libre. Reconnue par ses pairs, son nom sonne encore comme l’un des plus connus du parachutisme Français.

Dans un article paru dans Para Presse, ray YOUNG Jr. Disait d’elle « outre sa bonne humeur, son entrain et sa ténacité méthodique à l’égard de l’apprentissage parachutiste, son trait de caractère le plus frappant était sans conteste sa gaieté ». Une joie de vivre et un dynamisme qui l’entraînèrent vers des expériences parachutiste hors du commun, comme les meetings nationaux de l’air et ces tentatives de record d’altitude menés en France et à l’étranger, toutes parfumées d’aventure.

Le 28 Août 1955, soit trois jours seulement après le record d’Odette ROUSSEAU, Colette se lance à son tour vers la haute altitude dans le ciel de Cannes. Sa tentative est prévue et annoncée de longue date, mais elle est sans cesse retardée. La veille du saut, après plusieurs jours de mistral, les journalistes s’impatientent et demandent à Colette de simuler un atterrissage pour la photo, Elle accepte, gonfle son parachute au sol et le mistral l’entraîne violement, résultat : la photo est réussie mais deux cotes cassées ! très motivée, Colette poursuivra la tentative et sautera du Nord 2501 à 8600 mètres. Le vent est toujours très fort et après l’ouverture du parachute, elle dérive vers la mer où elle échappe de peu à la noyade. La hauteur réelle du saut ne peut pas être déterminée avec précision et le record n’est pas homologable.

L’année suivante, Colette est en Amérique du sud avec Gil DELAMARE pour une tournée de cascades en stock-car. Sa rencontre en 1956 et son union avec le célèbre cascadeur et parachutiste ont marqué un passage important de sa vie, qui fut largement médiatisé à l’époque. C’est Colette qui a initié son mari au parachutisme sportif, une progression sauvage réalisé en Argentine, avec son matériel personnel et loin de la réglementation Française. C’était durant cette tournée de stock-car auquel le cascadeur avait initié la déjà célèbre « mannequin volant ». Au troisième saut Gil DELAMARE faisait déjà 15 secondes de chute et au cinquième il partait en couplé avec Colette, le célèbre « couple du ciel était formé »

La tournée est un désastre financier et, n’ayant plus de budget, ils décident de tenter un nouveau record pour récupérer les fonds nécessaires à leur retour au pays et attirer l’attention sur eux. L’Armée de l’Air Brésilienne leur met à disposition un puissant bombardier Superforteresse B17 qui doit les amener au-delàs des 10 000 mètres.

Les filles d'Icare Colett12
Equipage et équipement pour le grand saut dans la baie de Rio de Janeiro


Le 23 mai 1956, dans le ciel de Rio de Janeiro, Colette s’apprête à sauter de plus de 11 000 mètres. Son mari est à bord. Voici quelques extraits du récit publié dans l’un des livres de Colette « Mon parachute et moi »

.../...Mes deux altimètres étaient devenus fous, c’est que nous avion atteint l’altitude maximum. Gil se mit à discuter avec le pilote, mais ils n’avaient plus l’air de se comprendre, il essaya d’écrire, mais le réservoir d’encre de son stylo se vida d’un coup, du fait de la décompression. Gil alla trouver le mécano qui lui prêta un autre stylo dont l’encre se vida également. Le mécano nous apporta un crayon dont la mine se cassa, ce qui eu finalement pour effet de nous amuser et de nous détendre. Malgré le froid et le crayon cassé, Gil réussi à écrire ceci « nous sommes à 37.400 pieds » Combien cela faisait il de mètres ? Je n’avais pas le temps de calculer, de toute manière mon alti était fou et nous étions au-dessus de 10 000 mètres, c’était le moment de sauter…/…

Les filles d'Icare Colett13
A bord du Superforteresse B17 brésilien


L’avion se présente à la verticale de Rio, harnaché de près de 30 kilos de matériel, Colette enjambe la balustrade du bombardier, c’est la première fois qu’elle va sauter d’un avion aussi rapide mais ce qu’elle craint surtout c’est la recompression. Les ouvrages de médecine aéronautique sont formels : « l’éclatement des tympan provoque la syncope ». Et rappelons, il n’existe pas encore de petite merveille électronique « A.A.D. » à l’époque… La trappe s’ouvre, la lumière envahit l’intérieur du bombardier et Rio apparait…

…/… La mer était noire et Rio toute blanche, je distinguais la plage de Copacabana, une pièce de 5 francs. C’était tellement magnifique que touts mes angoisses en étaient balayées. Comme toujours, je m’assure de la bonne position de ma poignée, un dernier coup d’œil à mon altimètre et puis un dernier signe à Gil. Non, ce n’était pas le dernier saut, ni la dernière fois que je voyais Gil. Je me groupe et je saute, en déclenchant mon chrono.

La gifle est terrible, glaciale. Je suis prise dans un tourbillon, un remous incontrôlable, je dois attendre que cela se calme. Le froid me transperce de mille piqûres. Au bout d’une dizaine de secondes, je me stabilise, écarte brusquement les jambes et les bras. Ca y est, je suis libre, je contrôle mes mouvements. Je nage dans un milieu fluide, aussi douillet qu’un édredon de plumes. Mes altimètres ne givrent pas et semblent fonctionner correctement. 8000 mètres… je ris de mes inquiétudes, je hurle de joie, j’ai l’exaltante impression de voler. 6000… Ca me semble un peu trop merveilleux, pourvu que cela dure ! Aie !... 5000…ma tête vient d’éclater, on dirait qu’elle enfle en me faisant de plus en plus mal. Je hurle de douleur, bien sûr c’est mon tympan qui encaisse. Mais il faut que je tienne le coup. Mes lunettes sont embuées, je les arrache. Je vais perdre connaissance. Si seulement je pouvais faire un palier comme les plongeurs, mais je ne suis qu’un fétu dans l’infini. C’est trop, je vais ouvrir. 3000… Non, c’est maintenant qu’il faut décrocher le record…/…

Plus qu’une minute à souffrir et cette douleur est la preuve de ma lucidité. Je dérive vers la mer, je suis très loin de Copacabana. Je mets les bras en flèche pour amorcer un retour, mais la souffrance est intolérable. Je vais m’évanouir. Alors je ramène les deux bras et je soude mes mains sur la poignée. 1500… La fin approche. J’aperçois le Pain de Sucre sur ma gauche, il a 317 mètres de haut et je le regarde fixement sans me soucier de mes altis…Dès que je suis au sommet, je tire et stoppe mon chrono …/…

Il faut que je dégrafe, je perds mes gants, le métal me brûle. La mer est toute proche, je tire les deux ficelles de ma « mae west » qui se gonfle, je tombe dans la mer tiède. On dirait que ça grouille dans les parages. Ah ! les requins ! J’avais oublié, vite je presse la poche d’encre adaptée à ma « mae west » et aussitôt se répand autour de moi une nappe vert clair. C’est une encre que les requins n’aiment pas et qui me rend plus repérable …/…

Finalement repêchée par les sauveteurs, la tour de contrôle annonce à Colette les chiffres de son saut : départ 12080 mètres et ouverture à 250 mètres, soit plus de 11830 mètres de chute. Pourtant le record ne sera pas homologué, toutes les conditions réglementaires n’ayant pas été remplies et l’aéro-club du Brésil ayant déclaré ne pas être au courant de la tentative. Mais on retiendra une performance hors du commun sur une organisation du dernier moment.

De retour en France Gil DELAMARE a passé ses brevets et a participé avec Colette à de nombreux meeting en France et en Europe.

En 1958, à Blida Colette établit encore une meilleure performance internationale en compagnie de 8 autres parachutistes, dont Gil, Raoul CLEDASSOU et Andernos MOSCONI, tous réputés. Largué d’un Nord2501, ils sautent en groupe, de nuit et à près de 7000 mètre. Presque une partie de rigolade où « le caoutchouc des masques ne cachait pas les joyeuses lueurs des yeux ».

Et puis, alors que tout semblait leur réussir gloire et plaisir, après avoir partagé tant de sauts et de moments intenses, ce fut la séparation du célèbre couple du ciel.

Colette écrivit plusieurs livres dont « Mon parachute et moi », « La sainte pétoche » et le célèbre « S’en fout la mort ».

Lorsque ses activités l’ont éloigné des terrains de saut, elle continuait de manifester une joie sincère de revoir un ami parachutiste, au hasard d’une rencontre parisienne.

Colette quitta la terre pour l’éternité en 1988, des suites de maladie


Dernière édition par Ciel d'Azur le 2008-05-23, 07:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime2007-11-01, 20:38

Merci , CA et BRAVO Madame !!!

Petit , mon Père me parlais de vous !!!!

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MessageSujet: Re: Les filles d'Icare   Les filles d'Icare Icon_minitime

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