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 Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)

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MessageSujet: Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeSam 20 Sep 2008 - 13:22

De juin 1940 à août 1944, le Nord et le Pas-de-Calais sont rattachés au Commandement militaire allemand de Belgique. Les officiers allemands installent un climat de terreur, la déportation et les persécutions sévissent. La violence fait rage en 1944 : massacre d'Ascq et le "dernier train de Loos" ...
L'invasion de 1940 ravive une culture de guerre née des épreuves de 1914-1918. Soumis à un statut d'occupation particulier, les départements du Nord et du Pas-de-Calais connaissent, de 1940 à 1944, une seconde occupation allemande beaucoup plus dure que celle de l'ensemble du territoire français, Alsace-Moselle exceptée.




Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) File0001
Prison de Loos-les-Lille. Source : La Coupole





De 1940 à 1944, le Nord et le Pas-de-Calais, par leur proximité avec le Royaume-Uni, ennemi le plus tenace du Reich nazi, ont été une zone permanente de guerre. La densité des troupes allemandes y fut constamment plus élevée que dans le reste de la France. C'est dans la "zone rouge" littorale que la pression est la plus forte ; à partir de l'été 1943, on y attend le débarquement allié. Aucune autre région française n'a subi de telles pressions sur son activité industrielle et sur sa main d'œuvre, cette dernière étant, dès l'automne 1940, soumise à des transferts forcés en Allemagne. D'abord ponctuelles, ces ponctions devinrent systématiques avec l'entrée en vigueur du Service du travail obligatoire (STO) en 1943.Les premières actions de résistance consistent à sauver les soldats britanniques qui cherchent à éviter la captivité, en les cachant et en organisant leur départ pour tenter de regagner la mère patrie, via l'Espagne. Les premiers résistants créent des feuilles d'information clandestines : La Voix de la [size=12]nation, La Vraie France, L'Homme libre, La Voix du Nord (créée en avril 1941). Les résistants mènent aussi une activité de renseignement au profit des services secrets britanniques. Progressivement, les premiers noyaux se structurent et s'intègrent à des organisations plus vastes, franco-belges ou franco-anglaises, chargées de l'espionnage des activités de l'Occupant ou de l'exfiltration des aviateurs alliés. Mais en accroissant leurs effectifs, les réseaux et les mouvements de résistance s'exposent à l'infiltration par des agents des polices allemandes.


Les premières actions de résistance consistent à sauver les soldats britanniques qui cherchent à éviter la captivité, en les cachant et en organisant leur départ pour tenter de regagner la mère patrie, via l'Espagne. Les premiers résistants créent des feuilles d'information clandestines : La Voix de la nation, La Vraie France, L'Homme libre, La Voix du Nord (créée en avril 1941). Les résistants mènent aussi une activité de renseignement au profit des services secrets britanniques. Progressivement, les premiers noyaux se structurent et s'intègrent à des organisations plus vastes, franco-belges ou franco-anglaises, chargées de l'espionnage des activités de l'Occupant ou de l'exfiltration des aviateurs alliés. Mais en accroissant leurs effectifs, les réseaux et les mouvements de résistance s'exposent à l'infiltration par des agents des polices allemandes.

Dans les premiers mois de l'Occupation, une série d'ordonnances allemandes fixe les sanctions auxquelles s'exposent ceux et celles qui voudraient nuire aux intérêts du Reich (jugements devant un tribunal militaire, peines de prison, condamnations à mort). Pour enrayer les actes d'hostilité spontanés auxquels elle est confrontée (les plus nombreux sont les coupures de lignes téléphoniques), la Wehrmacht réunit des conseils de guerre qui prononcent sur-le-champ des peines d'emprisonnement en Allemagne. À l'automne 1940, le Commandement militaire allemand de Bruxelles installe ses tribunaux dans la "zone rattachée", pour traiter les affaires qui touchent à la sécurité des troupes : ceux de la Heer (l'armée de terre) à Lille, Arras et Valenciennes ; celui de la Luftwaffe, boulevard Vauban à Lille ; celui de la Kriegsmarine, à Wimille. En quatre ans, ils prononcent plus de 450 condamnations à mort et plusieurs milliers de peines de détention, qui doivent être purgées dans une prison en Allemagne dès que la sentence dépasse un an.






Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) File0007
Prison de Cuincy-Douai. Source : La Coupole
Pendant toute l'Occupation, on trouve, dans chaque prison du Nord-Pas-de-Calais, deux sections distinctes : l'une allemande, l'autre française, celle-ci restant sous la responsabilité de l'administration pénitentiaire de Vichy. Trois établissements ont concentré la grande majorité des milliers de prisonniers enfermés par l'Occupant : Saint-Nicaise à Arras, Cuincy, près de Douai, et Loos-lès-Lille, principal centre de détention de la région. L'incarcération par l'Occupant d'opposants et de résistants conduit à une inversion symbolique. Alors que la détention vise, dans une société démocratique, ceux qui ne respectent pas la loi, elle devient, entre 1940 et 1944, un outil contre des hommes et des femmes qui incarnent des valeurs élevées, patriotiques ou politiques. Les quartiers allemands des prisons deviennent alors des lieux d'honneur.
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MessageSujet: Re: Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeSam 20 Sep 2008 - 13:25

Merci Obélix
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MessageSujet: Re: Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeSam 20 Sep 2008 - 13:29

merci pour ces faits tristes de notre histoire
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MessageSujet: Re: Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeSam 20 Sep 2008 - 13:37

Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) File0006
Fosse n°7 demines de Dourges Lieude la grève des mineurs
du27 mai 1941. source la Coupole
Les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais jouaient, en 1940, un rôle essentiel dans l'approvisionnement énergétique de la France. Dès le début de l'Occupation, les compagnies minières s'efforcent d'accroître la production en pressurant la main-d'œuvre, tout en liquidant les acquis sociaux du Front populaire. Pendant l'hiver 1940-1941, les mineurs connaissent une véritable disette. La misère constitue un terreau favorable pour le parti communiste clandestin ; ses militants déclenchent des arrêts de travail dans les puits et des manifestations de ménagères. La grève qu'ils lancent, le 27 mai 1941, à la fosse 7 des mines de Dourges s'étend rapidement aux puits voisins et menace bientôt l'approvisionnement énergétique de Paris. Le général Niehoff chef de l'Oberfeldkommandantur de Lille, décide de briser le mouvement. Le 3 juin, il fait condamner 11 mineurs et 2 femmes à des peines de déportation. Mais la nouvelle, annoncée par 30 000 affiches, provoque au contraire l'extension du conflit : à son apogée, le 6 juin, 100 000 mineurs, sur les 143 000 du bassin, ont cessé le travail. Fondée sur des revendications sociales, la grève a désormais pris un tour anti-allemand. Le bassin minier est placé en état de siège : la Wehrmacht quadrille les cités, les lieux publics sont fermés, les manifestations de femmes sont dispersées. Aidé par les préfets et la police française, l'Occupant multiplie les arrestations, souvent au hasard, pour accroître l'effet de terreur. La grève des mineurs, événement unique par son ampleur pendant l'occupation de la France, cesse le 10 juin.

Comme en 1914-1918, les autorités militaires de Lille choisissent d'abord des otages parmi les notables (maires, magistrats), pour répondre de la bonne conduite des populations. Mais aucun n'est fusillé ou déporté. Dans les premiers mois de l'Occupation, les Allemands font preuve d'une grande modération en matière répressive, à la surprise de la population. Ils procèdent à des arrestations et leurs tribunaux prononcent des peines de prison, voire une poignée de condamnations à mort ; mais ces dernières sont systématiquement commuées.

L'apparente mansuétude de l'Occupant commence à s'effriter au printemps 1941, pour tenter d'empêcher la structuration de la Résistance et d'enrayer l'agitation sociale dans le bassin minier. L'invasion de l'Union soviétique, le 22 juin, provoque l'engagement du parti communiste clandestin dans la résistance armée. La multiplication des attentats et des sabotages incite l'Occupant à établir un climat de terreur dans la "zone rattachée" Nord-Pas-de-Calais.

Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) File0008
Sabotage près de Béthune. 5 mars 1943. Source : La Coupole
Près du tiers des personnes exécutées comme otages ou après une condamnation à mort dans la "zone rattachée" pendant l'Occupation l'a été après le 6 juin 1944. L'Occupant fusille alors par "fournées" des résistants, dans les fossés des citadelles et des forts de la région : 78 hommes sont fusillés à Arras, 58 au fort de Seclin, 45 au fort de Bondues, 13 au camp du Roleur, à Valenciennes, et 11 au fort de Curgies, dans cette même ville. Plus de la moitié de ces hommes ont moins de trente ans. Si les deux tiers des fusillés de 1944 sont encore issus des métiers de la mine, du chemin de fer ou de l'industrie, on remarque désormais une plus grande diversité sociologique, avec des hommes appartenant au patronat, à la fonction publique et aux professions libérales, souvent des cadres des mouvements de la Résistance non communiste.
Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) File0004
3 Septembre 1944. Libération de Lille.Arrivée des chars
birtanniques. Source:La Coupole

La libération du Nord et du Pas-de-Calais est acquise, pour l'essentiel, en cinq jours, entre le 1er et le 5 septembre 1944 ; mais Dunkerque resta aux mains des Allemands jusqu'au 9 mai 1945. La joie de la liberté retrouvée fut ternie par un drame survenu quelques heures seulement avant la libération de Lille : la déportation de centaines de prisonniers de la prison de Loos vers les camps de concentration nazis.

Le bilan de la déportation dans le Nord-Pas-de-Calais est celui d'une tragédie : près de 7 700 personnes ont été transférées, entre 1940 et 1945, hors des frontières de la France, en application des mesures de répression et de persécution allemandes. Le chiffre global se décompose ainsi : 1 930 déportés par mesure de persécution, et 5 687 déportés de répression. Alors que l'on peut estimer aujourd'hui à 162 000 le nombre de déportés de France entre 1940 et 1945, tous motifs confondus, la proportion de personnes originaires de la "zone rattachée" est de l'ordre de 5 %. Au total, 1 772 Juifs domiciliés dans le Nord ou le Pas-de-Calais en 1939 ont été déportés dans le cadre de la "solution finale", vers les camps d'extermination, et pour une infime minorité vers des camps de concentration ; les neuf dixièmes étaient de nationalité étrangère. Parmi eux, plus de 700 furent arrêtés dans la "zone rattachée" ; les autres tombèrent aux mains des Allemands dans d'autres régions de la France occupée. 95 % d'entre eux - des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards - ont péri, la très grande majorité ayant été gazée dès l'arrivée des convois à Auschwitz-Birkenau.
158 Tsiganes arrêtés dans la "zone rattachée" à la fin de l'année 1943 ont été dirigés vers le camp d'Auschwitz. 85 % sont morts en déportation.

Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005







Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005
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MessageSujet: FUSILLES du Fort de Bondues   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeVen 18 Juin 2010 - 13:32

Bonjour,
je me permets de venir sur votre forum suite à une recherche sur les Fusillés du Fort de Bondues. Et plus précisement sur mon arrière grand-père, qui a été le premier fusillé !
J'ai eu l'occassion d'aller au Fort de Bondues avec mes parents pour une commémoration. Et après celle ci j'ai visité le musée et y découvert pour la première fois la photo de mon arrière grand père. Je vous laisse imaginer mon émotion dû haut de mes 12ans. D'autant plus que la ressemblance avec son fils (Mon grand pere paternel) est stupéfiante !
Enfin voilà, aujourd'hui isolée de mon Nord Natal, je souhaiterai retrouvé des documents ou renseignement sur mon arriere grand pere. Comme une copie de sa photo (présente au Fort, la premiere en haut à gauche si mes souvenirs sont bons. ) Mais aussi une copie de sa derniere lettre et voir si d autres choses existent ?
Pour sa lettre, j'ai pu la lire dans la reliure nommée "Les fusillés du Fort de Bondues, leurs derniers messages" qui avait été remis a mon pere leur de notre visite. Mais que je ne possede pas à l heure actuelle.

Je jete donc ce message sur votre forum (comme une bouteille a la mer) , en espérant que peut etre quelqu'un pourrait me renseigner son mon arrière grand pere que je n'ai malheureusement pas pu connaitre !

Merci à tous de prendre le temps de me lire Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) 554743
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MessageSujet: Fusillés de Bondues   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeLun 5 Juil 2010 - 13:36

Bonjour,
Si vous chercher des informations sur votre proche fusillé à Bondues, et apparemment selon vos informations il s'agit de Louis Boulet, n'hésitez pas à me communiquer votre adresse personnelle (mail et/ou postale) afin que je puisse vous envoyer une copie des documents que nous possédons dans nos archives, ainsi que sa photo.
De plus, un ouvrage va être édité en septembre sur la biographie des 68 résistants fusillés à Bondues où vous retrouverez des informations sur ces compagnons.
Votre appel a été entendu et essayerons de pouvoir vous aider.
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MessageSujet: Re: Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945)   Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_minitimeLun 5 Juil 2010 - 15:29

Bonjour,
Merci pour votre reponse,

je viens de vous envoyé un mp, en esperant avoir de vos nouvelles

merci , c est super Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais (1940-1945) Icon_wink
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