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 Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés

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MessageSujet: Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés   Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés Icon_minitime2017-10-30, 21:01

Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés



dimanche 24 mai 2015, par HistoireDuMonde.net




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Devise Qui ose gagne




Le groupement de commandos mixtes aéroportés (ou GCMA), a été créé le 17 avril 1951 pendant la guerre d’Indochine par l’état-major dugénéral de Lattre, en accord avec le SDECE, sur la base des propositions du capitaine Déodat du Puy-Montbrun.




Les effectifs sont constitués d’autochtones indochinois (partisans hmong ou mèo, tai et laotiens pour la plupart) et les cadres européens proviennent principalement des unités parachutistes et notamment du 11e Choc.
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Création et différentes dénominations



17 avril 1951, création du groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA),


12 décembre 1953, le GCMA devient groupement mixte d’intervention (GMI),


21 juillet 1954 : dissolution de l’unité.


À l’issue de nombreuses opérations, plusieurs chefs d’unités constatent l’inadaptation des troupes de l’Union française au combat dans la Haute-Région d’Indochine. Ainsi, le défaut d’adaptation serait notamment d’ordre tactique.


Le chef de bataillon Bréchignac, commandant le 2/1e RCP, remarque que le relief et surtout la végétation du pays Thaï Noir rendent en général difficile la manœuvre rapide à l’échelon bataillon ; la destruction de l’adversaire est donc rarement obtenue par enveloppement.


Le chef de bataillon Bloch, commandant le 2e BEP développe plus profondément les difficultés rencontrées sur le terrain :


La caractéristique bien connue de cette région est son manque d’itinéraires. Les pistes sont très mal connues, les cartes étant très incomplètes et fausses et les guides n’ont jamais été d’un grand secours pas plus que les rares habitants rencontrés...





Les reconnaissances en force d’un groupement étaient souvent liées à une seule piste avec déplacement en colonne par un. Il en résultait un étirement considérable du dispositif ce qui, joint aux difficultés résultant du terrain, rendait les liaisons difficiles...





La seule manœuvre possible, dans bien des cas, est la manœuvre " télescopique ". De plus, la progression dans des zones très favorables aux grandes embuscades, l’arme favorite du Viêt-minh, amène vite une grande fatigue et une tension nerveuse des exécutants qui réagissent souvent moins rapidement.






Toute tentative de manœuvre est donc annihilée. Mais ce qui est valable pour le mouvement l’est également pour le feu autant dans le domaine de l’appui-feu que dans le domaine de l’appui aérien. Un problème majeur touche aussi le corps expéditionnaire français : la mauvaise qualité des liaisons radio. " La portée des liaisons radio sont très considérablement réduites par le relief, la végétation, et très souvent les conditions atmosphériques, en particulier à partir de 16 heures.




Au total, tout ce qui constitue en d’autres lieux, la force d’un bataillon du corps expéditionnaire, notamment sa capacité de manœuvre, sa puissance de feu, sa cohésion, tous ces facteurs de supériorité sont quasiment réduits à néant en Haute-Région .


Dans son propre rapport, résumant en synthèse les différents paramètres évoqués par ses subordonnés, le général Gilles s’exprime ainsi :


La guerre en Haute-Région a soumis à nos unités d’infanterie à de rudes épreuves pour lesquelles elles n’étaient pas toujours préparées... Habituées aux formations soudées, aux soutiens réciproques et aux liaisons à vue facile dans le Delta, nos unités ont le plus souvent manqué des qualités manœuvrières nécessaires... La Haute-Région, en imposant à notre infanterie un combat sans ses appuis habituels, apparaît éminemment favorable à l’adversaire habitué à combattre sans artillerie, sans moyen de transport moderne, et particulièrement entraîné au combat rapproché.






Tous ces rapports obligent le commandement à abandonner les méthodes classiques. Il est grand temps d’appliquer des méthodes plus adaptées. À la guérilla mise en œuvre par le Viêt-minh avec l’aide volontaire ou forcée des populations, il faut opposer la contre-guérilla au sein de laquelle l’autochtone ne peut être qu’un élément de premier plan . Très tôt déjà, ont été recrutés des volontaires parmi les ethnies montagnardes et des unités thaï, muong et nung ont été créées. Mais il ne s’agit pas pour le commandement français d’utiliser l’autochtone en tant que soldat régulier mais en tant que partisan parce que sur le plan tactique, d’après le colonel Daillier, qui traite des missions de reconnaissance et de renseignement :


Les reconnaissances profondes seraient beaucoup plus efficacement menées par des unités autochtones connaissant très bien le pays et pour lesquelles le problème du ravitaillement serait simplifié...


La surveillance est obtenue par la mise en place, sur des axes d’infiltration possibles, de formations autochtones légères... Appartenant à la même population, ces commandos peuvent plus facilement recueillir des renseignements.




En développant la contre-guérilla à grande échelle au sein de ses différents maquis, le GCMA saura mettre en application ce principe de base : utiliser l’autochtone dans son milieu traditionnel en lui donnant les moyens de mettre en valeur ses capacités propres, sa rusticité, son endurance, sa souplesse, son instinct de chasseur et, par-dessus tout, sa parfaite connaissance du milieu naturel





Au printemps 1950, en Indochine, la guerre s’enlise et des tensions naissent entre Français et Américains à propos de l’indépendance de ce pays. La Direction générale de documentation, créée au début de l’année sous la conduite du colonel Gracieux, s’efforce de coordonner l’action des services de renseignement civils et militaires qui foisonnent.





En vue de neutraliser l’action révolutionnaire du Viêt-minh, le haut commandement décide d’adopter une nouvelle tactique, basée sur l’action psychologique et l’emploi d’unités spéciales, entraînées à la « guerre non conventionnelle ». Le 7 avril 1951, le général de Lattre de Tassigny, haut-commissaire et commandant en chef de l’armée française en Indochine, signe la décision 174 :




« En accord avec la direction générale du SDECE de la présidence du Conseil, et par analogie avec l’organisation métropolitaine, un “service action” est créé à compter du 10 avril 1951 et intégré aux services déjà existants du SDECE en Indochine. Le “service action” est à l’entière disposition du commandant en chef. »






Le commandant Henri Fille-Lambie, chef du service action du SDECE en métropole, rejoint l’Indochine pour mettre en place cette nouvelle structure. Une unité, chargée d’exécuter les opérations montées par le service action local, est constituée sous le nom de Groupement de commandos mixtes aéroportés. Le Groupement devient vite le rendez-vous de tous les Chinois ou anciens du 11e Choc qui trainent leur guêtre en Indochine.




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En 1952, le GCMA évoque la nécessité de « créer en zone d’occupation viêt-minh une organisation qui nous en permette le contrôle ». Il s’agit donc, partant de l’axiome stipulant que « face à un mouvement populaire, seul un mouvement populaire peut vaincre », d’utiliser l’opposition traditionnelle existant entre les peuples de la Haute-Région et les Vietnamiens de la plaine .




Le fait d’utiliser ces populations pour contrecarrer l’avance viêt-minh est une voie originale et détournée que le GCMA orchestre de main de maître et par laquelle le commandement français se servira à de maintes reprises. Comme l’affirmait Sun Zi, dans son traité sur l’art de la guerre :
« Le premier à savoir exploiter les voies détournées et les voies directes remporte la victoire, tel est l’art de la lutte armée. »






Cependant, le GCMA rencontre de nombreuses difficultés à mettre en place ses commandos :
hostilité de la hiérarchie militaire à des activités guerrières non orthodoxes,
pénurie de cadres connaissant les particularités des multiples ethnies peuplant l’Indochine, ...

Face à ces handicaps, ce sont souvent des sous-officiers aventureux et courageux qui organiseront et prendront en charge les opérations de leur commando de plusieurs centaines de partisans, mission initialement dévolue à des officiers supérieurs
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés   Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés Icon_minitime2017-10-30, 23:42

Merci Gus ,

Les GCMA étaient la solution face aux Viets , mais la devise était déja a l'époque :

"Pas de couilles , pas d'embrouilles"

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Sicut-Aquila

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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