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 MASSACRE DE 1881 EN ORANIE

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MessageSujet: MASSACRE DE 1881 EN ORANIE   MASSACRE DE 1881 EN ORANIE Icon_minitime2016-01-20, 13:44

MASSACRE DE 1881

.En 1881 au sud de Saida, la tribu de Bou Amama fait une razzia dans les chantiers d'Alfa et massacrent environ 300 alfatiers espagnols avec femmes et enfants, l'armée française était absente ! Suite aux protestations de l 'Espagne, la Légion s'installe à SAÏDA , les responsables militaires du secteur sont limogés.



Claude Jacquemay a écrit l'histoire de sa famille dont le titre est "De Babel à l'Exil"
Voici un extrait qui rapporte le témoignage de "La roja" (la rousse) de la calle del sol (la rue du soleil) de Sidi-bel-Abbès.

Louise Pinot veuve Sempere habitant dans le patio situé à l'arrière de la boulangerie Gil de la rue du soleil de Sidi-Bel-Abbès s'est éteinte en 1956 à l'âge de 81 ans. Elle était la dernière rescapée survivante de l'horrible massacre de Kralfallah, et je suis probablement le dernier témoin privilégié vivant à avoir entendu de sa bouche son récit et ceux que m'en avaient fait ma grand-mère maternelle Ramona Crespo Anton.

Louise Pinot que l'on nommait habituellement dans la famille « la Roja », veuve depuis l'époque de la première guerre mondiale avait été très longtemps employée de service à l'EPS devenue par la suite le collège de jeunes filles de la ville.
Sa mère originaire de la région d'Aspe près d'Alicante était venue très jeune travailler dans l'auberge (posada) que tenait à Ali-Sidi-Ben-Youb (Chanzy) Baptista Hernandez l'aïeul de ma grand-mère.
De son mariage avec un certain Pinot, solide bûcheron belge et ancien légionnaire était née cette petite fille rousse aux yeux bleus :
« la Roja ».
En 1881, alors que la petite Louise n'avait que six ans elle avait séjourné avec sa mère enceinte d'un deuxième enfant à la ferme Mallol située sur la route d'Oran à la sortie de la ville de Sidi-Bel-Abbès où le père de Ramona était fermier.
Ayant trouvé du travail à Kralfallah dans la Compagnie Algérienne il vint un jour rechercher son épouse et sa fille pour s'installer dans une petite maison proche de ce village.



Ici la Compagnie Algérienne employait toute une population de journaliers espagnols du sud de la péninsule pour cueillir sur 300 000 hectares l'alfa destiné entre autres surtout à l'exportation vers les industries européennes de papier. Ces ouvriers très résistants aux conditions climatiques avaient pour la plupart l'expérience des « atochales » d'Andalousie et fournissaient des rendements très supérieurs à ceux que les rares candidats indigènes n'avaient jamais pu atteindre.
Le 11 juin 1881 les milliers de cavaliers de la tribu des Ouled-Sidi-Cheikh dirigés par Bouamama surprennent et encerclent les chantiers où travaillent des milliers d'ouvriers pacifiques et désarmés qui ne peuvent se défendre, tandis que les casernements de l'armée régulière se trouvent à plusieurs heures de marche de ces lieux. A dix contre un, ils massacrent au sabre ou avec des armes à feu les pauvres alfatiers. Au cours de leur avancée les djihadistes transpercent égorgent ou décapitent les civils qu'ils rencontrent.

Prévenu par des fuyards Pinot récupère précipitamment sa femme et sa fille et s'enfuit avec sa voiture à cheval en direction d'Aïn-El-Hadjar à une vingtaine de kilomètres dans l'intention de mettre sa famille à l'abri dans une agglomération mieux protégée. Après une course folle, à mi-distance de son objectif il se rend compte qu'un groupe de cavaliers armés de fusils le poursuit de loin et risque de bientôt le rattraper. Profitant d'une courbe du chemin qui le place hors de vue des poursuivants, il cache sa femme et sa fille sous un pont de bois enjambant un petit oued et leur demande de ne pas bouger et se faire découvrir. Après les avoir dissimulées sous un amas de broussailles, il prend un peu de distance, se fait ostensiblement voir par ceux qui le suivent de loin et repart au grand galop.
Le lendemain matin les renforts de troupes arrivant sur les lieux découvrent la petite fille tremblante tandis que sa malheureuse mère gît auprès d'elle décédée probablement d'une crise cardiaque provoquée par la terreur.

Le corps horriblement mutilé de Pinot sera découvert plus tard, mais le pauvre garçon qui avait dans sa voiture sa hache de bûcheron s'était défendu de toutes ses forces et avait même tué l'un de ses adversaires. La « Roja » orpheline avait alors été adoptée par la famille Anton, et fut élevée comme leur cinquième fille.

Lorsqu'elle me racontait son histoire, le regard fixe, au début des années de 1940 évoquant le martèlement de sabots des chevaliers de l'apocalypse au dessus de sa tête, j'en avais la chair de poule.
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MessageSujet: Re: MASSACRE DE 1881 EN ORANIE   MASSACRE DE 1881 EN ORANIE Icon_minitime2016-01-20, 15:55

Histoire atroce qu'a vécue cette fillette à l'époque, c'était vraiment de triste assassins !!
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