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 Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP

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MessageSujet: Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP   Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP Icon_minitime2015-05-10, 07:33

lol! lol! Mémoire des camps d'Aushwitz - Birkeneau
pour les jeunes Niçois -  Charles Gotleib vient de nous quitter
=====
Hommage vibrant d'emotions du Maire de Nice : Mr C.Etrosi
--------------------
Charles Gottlieb, résistant, juif déporté à 19 ans, l'une des dernières mémoires vivantes des horreurs de la seconde guerre mondiale,nous a quitté.

Ce matin s'annonçait paisible, dans une claire lumière de printemps niçois. Et puis on m'appelle, et on me dit : Charles Gottlieb est mort. Le ciel, mon ciel s'est voilé, soudainement.

Il est des hommes qui sont un destin. Je dis bien "qui sont", et non pas "qui ont". Charles Gottlieb était de ceux-là. Résistant, juif, déporté à Auschwitz, il en est revenu avec la vie chevillée au corps.

La vie, la sienne, il a voulu la construire, d'abord, une vie familiale, une vie conjugale, une vie professionnelle. De l'amour, de la joie, du travail, ce fut sa vie. Et puis, à quatre-vingts ans, il s'est donné une autre vie, nouvelle : être le témoin de la barbarie, pour transmettre cette réalité que d'aucuns osent minimiser, voire nier.

C'est là que nous nous sommes rencontrés. J'ai été emporté par la volonté et la sincérité de Charles. Sans lui, les Voyages de la mémoire que j'ai créés, au nom du conseil général des Alpes-Maritimes en 2003, n'auraient pas eu la même force. Sans lui, les centaines de collégiens de notre département n'auraient pas eu accès avec la même intensité à la tragédie du peuple juif. Sans lui, Auschwitz serait demeuré un mot, alors que tous les hivers, pendant douze ans, avec lui, Auschwitz est resté le lieu vécu de la barbarie absolue.

C'est parce que Charles Gottlieb est tout cela que je l'admire. C'est parce qu'il est le courage, le triomphe de la vie sur la mort que je lui ai demandé, en 2014, d'être celui qui passerait à mon cou l'écharpe de maire de Nice, notre ville que je veux exemplaire de mémoire et d'espoir.

Et puis, Charles était mon ami, et je n'en dirai pas plus sur cette amitié.
Charles est mort. Je l'ai vu il y a quelques jours. Il était très affaibli. Il m'a dit : "Je vais m'en sortir, Christian, tu vas voir, je vais m'en sortir". La vie, toujours la vie.
Charles est mort. J'ai du mal à le croire.

Nous sommes le 9 mai. Hier, 8 mai, nous avons célébré la fin de la Seconde guerre mondiale. Nous avons célébré la victoire sur le nazisme, et retrempé nos forces pour aujourd'hui et demain, car le combat contre la barbarie, hélas, ne cesse jamais.

Tu nous laisses avec un chagrin immense, Charles, mais tu peux partir. Car cette victoire, c'est la tienne, Charles. Cette victoire, c'est la tienne, avec tous les tiens, et pour tous les tiens, pour nous tous. Notre devoir, maintenant : être dignes de toi
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MessageSujet: Re: Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP   Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP Icon_minitime2015-05-10, 07:47

Extraits de Mémoires a vif de Charles Gotleib
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Charles Gottlieb, la mémoire à vif
Auschwitz (Pologne)
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Source
Le Parisien | 29 Janv. 2011, 07h00
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Le 27 janvier 1945, il y a 66 ans, le camp d'Auschwitz-Birkenau était libéré par l'armée soviétique. Parmi les rares rescapés encore vivants de cette machine d'extermination, il y a Charles Gottlieb, 85 ans, juif déporté à l'âge de 19 ans. Depuis 2004, cet homme massif à la voix franche accompagne plusieurs fois par an des collégiens des Alpes-Maritimes, son département, sur les lieux de sa déportation.
Inlassablement, il raconte la vie, la mort, l'humiliation, la cruauté. Nous l'avons accompagné le 20 janvier au cours de ce voyage de la mémoire.

Devant l'entrée du camp de Birkenau en ce 20 janvier, Charles, 85 ans, le pas ralenti par une arthrose bien de son âge, balance : « C'est mon trente et unième voyage ici. Trente fois j'ai payé pour rentrer, une fois, j'y suis entré gratuitement. » Sa compagne, Rebecca, sourit, attendrie : « Il est comme ça, vous savez, c'est cette force de vie et cet humour qui lui ont permis de tenir à Auschwitz. » Arrêté à l'âge de 19 ans pour faits de résistance place Bellecour à Lyon, torturé « par les sbires de Klaus Barbie », Charles Gottlieb, ce fils de juifs polonais, est déporté le 11 août 1944 à Birkenau. « Je me souviendrai toujours, en arrivant, de ce qu'un déporté nous a dit : Vous voyez la fumée là-bas. Ici on rentre par la porte, on ressort par la cheminée… Ça sentait la viande grillée, c'étaient les fours crématoires, on a compris. »
Enfant, son père, ouvrier aux hauts-fourneaux près de Nancy, lui répétait : « Embrasse le sol de la France chaque jour mon fils, c'est ce pays qui nous a accueillis. » Alors quand « les Boches » ont envahi la zone nord, le jeune homme intrépide, en quête d'aventure, s'est jeté dans le maquis. Sa mère, en pleurs, n'aura pas de nouvelles jusqu'à son retour. « Quand je suis revenu des camps à la maison, en 1945, mes parents, restés à l'abri en France, ne m'ont rien demandé et moi je n'ai rien raconté. Ils ne m'auraient pas cru. » Ce 20 janvier, sur l'ancien camp de Birkenau, il neige. Le froid glace les os des visiteurs, ou bien est-ce tout simplement ce lieu, qui même par canicule, vous refroidit l'âme. Le silence, les miradors, les fils barbelés à perte de vue, les vestiges des fours crématoires, Charles parle sans fin au milieu de ce paysage de désolation.
« Il fait bon aujourd'hui car l'hiver 44-45, on a eu jusqu'à - 30 oC. On avait froid, on avait faim, la soupe qu'ils nous donnaient une fois par jour, vous ne l'auriez pas donnée à un chien. » C'est par ces températures qu'à 4 heures du matin les SS faisaient l'appel des déportés. En quelques secondes, chacun devait sortir de son bloc, s'aligner en rang dehors et attendre debout sans bouger, le comptage minutieux cher aux nazis. « Parfois, au bout de quatre heures, à côté de vous, un homme s'effondrait, on n'avait pas le droit de bouger, pas le droit de l'aider. » Que le droit de prier quand la nuit les SS venaient inspecter la tête des déportés en plein sommeil. « Comment voulez-vous qu'on ait des poux, on avait la tête rasée. C'était leur fameuse sélection… ceux à qui l'on trouvait soi-disant des poux partaient pour la chambre à gaz. »
Il s'arrête devant les latrines, une série de trous percés dans un banc de pierre. « A peine on s'asseyait pour commencer à faire nos besoins, les uns à côté des autres, qu'un chef des chiottes nous tapait avec sa matraque en hurlant Schnell Raus! (dépêche-toi, dehors!) » Une jeune collégienne de Nice s'isole du groupe, elle peine à trouver sa respiration. Sa professeur la réconforte. La cruauté est oppressante. Le soir tombe, l'inscription célèbre Arbeit macht frei ( le travail rend libre) se fond dans la nuit quand Charles désigne une fenêtre au premier étage d'un bloc : « Vous voyez, ici, des femmes nous faisaient des signes par la fenêtre. C'était le bordel des SS. Ils les utilisaient pendant une dizaine de jours, et après ils les envoyaient au four, les pauvres. Et puis ils allaient en chercher d'autres, ces salopards. »
Libéré le 7 mai, par des soldats américains, du camp autrichien d'Ebensee, où il avait été transféré, Charles pesait alors 38 kg pour 1,72 m. « Mais j'étais vivant. J'ai toujours su que je m'en sortirais. Quand ils ont tatoué mon matricule, enfin mes matricules sur le bras, je leur ai dit aux Boches : Ne le faites pas trop gros, parce qu'en sortant je voudrais pouvoir l'effacer. »
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MessageSujet: Re: Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP   Mémoire vivante des camps : Charles Gotleib nous a quitté.. RIP Icon_minitime2015-05-10, 08:07

C'était un témoignage vivant de cette tragédie des juifs!  et pourtant certains sont toujours septique de cette horrible époque, car cela dépasse l'entendement !
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