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 La bataille de Caen

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MessageSujet: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2009-07-06, 22:16

Bataille de Caen

La bataille de Caen désigne les combats qui ont suivi le débarquement en Normandie à l'été 1944 afin de prendre la « capitale normande »

L'opération Charnwood du 7 juillet

Le but de cette nouvelle opération n'est plus de contourner Caen mais d'y pénétrer.
N'ayant pas rassemblé assez d'artillerie lourde, les Alliés choisissent d'employer l'aviation afin de préparer les opérations au sol.
Les bombardiers lourds doivent saturer les faubourgs nord de la ville afin de détruire l'infanterie, les positions d'artillerie et couper les Allemands de leurs arrières.
Le 7 juillet, de 21 h 50 à 22 h 30, 460 bombardiers de la Royal Air Force larguent plus de 2 500 tonnes de bombes explosives, puis un pilonnage intensif des positions allemandes est effectué : entre 300 et 400 civils français y trouveront la mort.
De ce chaos, de nombreux soldats allemands sortent hébétés. Certains régiments sont anéantis, d'autres unités sont isolées. La 16e division de campagne de la Luftwaffe, frappée de plein fouet par le bombardement aérien, perd 75 % de son effectif. La 12e division Panzer SS ne compte plus qu'un seul bataillon. Malgré ces pertes, les Allemands ne se découragent pas et les combats sont toujours acharnés. La masse des décombres qui s'ajoutent aux énormes cratères empêche une progression rapide sur le terrain des blindés britanniques.
Le 8 juillet, à 4 h 20, trois divisions britanniques et canadiennes attaquent la ville, soutenues par trois brigades blindées : Rommel donne l'ordre de déplacer toutes les armes lourdes sur la rive sud de l'Orne
Les Canadiens délogent les SS de Buron et d'Authie, tandis que les Britanniques brisent les dernières résistances devant Lébisey. Au soir, les Allemands commencent à décrocher. Le 9 juillet au matin, les Canadiens enlèvent Carpiquet, Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, Venoix, la Maladrerie et pénètrent enfin dans Caen mais la destruction des ponts sur l'Orne les oblige à stopper leur progression.
Plus à l'est, les Britanniques avancent lentement dans les rues rendues méconnaissables par les ruines causés par les bombardements à répétition.
Le 9 juillet, la rive gauche de Caen est libérée.
La bataille de Caen 500px-Bataille_de_Caen

Informations généralesDateLieuIssue
La bataille de Caen 300px-Battleforcaenmap
Du 6 juin au 8 août 1944
Caen Normandie La bataille de Caen 20px-Flag_of_France.svg France
Victoire des alliés
Belligérants
La bataille de Caen 21px-Flag_of_the_United_Kingdom.svg Royaume-Uni
La bataille de Caen 20px-Flag_of_Canada_1921.svg Canada
La bataille de Caen 21px-US_flag_48_stars.svg États-Unis
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Poland.svg Armée polonaise de l'Ouest
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Germany_1933.svg Allemagne
Commandants
La bataille de Caen 21px-Flag_of_the_United_Kingdom.svg Bernard Montgomery
La bataille de Caen 21px-Flag_of_the_United_Kingdom.svg Miles Dempsey
La bataille de Caen 21px-Flag_of_the_United_Kingdom.svg Richard O'Connor
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Canada_1921.svg Guy Simonds
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Germany_1933.svgEdgar Feuchtinger
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Germany_1933.svg Von Rundstedt,
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Germany_1933.svg Erwin Rommel
La bataille de Caen 21px-Flag_of_Germany_1933.svg Von Kluge
Forces en présence
* 2nd British Army,
* 51st Highland Division,
* 11th British Armoured division,
* 7th British Armoured Division,
* 1 Dywizja Pancerna,
* VIII British Corps,
* Royal Air Force,
* United States Army Air Force,
* Royal Tank Regiment
* Deutsche 7. Armee
* 5. Deutsche Panzerarmee
* 16. Luftwaffen Felddivision
* 12. SS-Panzer-Division „Hitlerjugend“
* 21. Panzerdivision
*





La bataille de Caen 200px-Snipercaen La bataille de Caen 180px-Tankscaencenter
La bataille de Caen Magnify-clip
Un tank Sherman et un canon antichar Ordnance QF 6 pounder dans le centre de Caen le 10 juillet.

La bataille de Caen 180px-Britsoldiercaen
La bataille de Caen Magnify-clip
La ville de Caen après la bataille de Caen (1944)

Wikipédia
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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2009-07-06, 22:28

Hans Günther von Kluge
La bataille de Caen 250px-Bundesarchiv_Bild_183-2004-0524-500%2C_Hans_G%C3%BCnther_v._Kluge
Gerd von Rundstedt
La bataille de Caen 250px-Bundesarchiv_Bild_183-L08129%2C_Gerd_v._Rundstedt
Erwin Rommel
La bataille de Caen 200px-Bundesarchiv_Bild_146-1973-012-43%2C_Erwin_Rommel
Bernard Montgomery
La bataille de Caen 200px-Bernard_Law_Montgomery
Sir Miles Christopher Dempsey
La bataille de Caen 150px-General_Dempsey
Richard O'Connor
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Guy Granville Simonds
La bataille de Caen 250px-General_Guy_G_Simonds
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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2009-07-07, 05:02

Merci Sylvain
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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2009-07-07, 08:48

Merci Sylvain La bataille de Caen 926774
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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2011-05-12, 17:29

LA LIBÈRATION DE CAEN : APRÈS TRENTE DEUX JOURS DE SIÈGE
LE dimanche 9 juillet 1944, au début de l'après-midi, les premiers éléments britanniques, débarqués le 6 juin sur les côtes du Calvados, pénétraient dans Caen. Ils y arrivaient avec trente-trois jours de retard. Les plans élaborés en février et confirmés le 21 avril par l'état-major allié avaient prévu en effet pour le soir même du jour J la prise de la capitale normande.
Le débouché des plages avait été moins rapide qu'escompté à cause de la défense allemande et de l'encombrement. Et la progression vers l'intérieur avait chèrement éprouvé les unités canadiennes chargées d'atteindre Caen: plus de mille hommes étaient tombés.
La fatigue et les pertes expliquaient-elles leur retard? Furent-elles trop hésitantes, comme le prétendit le général Richter qui commandait devant elles une des divisions de la Wehrmacht engagées, la 716e? Le succès initial du débarquement ne fut-il pas aussitôt exploité à fond, comme l'ont écrit, longtemps après, des historiens militaires?
Quoi qu'il en ait été, trente-trois jours s'étaient écoulés entre cette aube radieuse du 6 juin où le grondement d'une canonnade, vers la mer, avait réveillé les Caennais et cet après-midi du 6 juillet où ils pouvaient enfin accueillir leurs libérateurs. Que ceux-ci fussent des Canadiens, les cousins éloignés parlant la vieille langue et portant souvent de vieux noms familiers aux Normands, facilita l'élan des cœurs, l'expression immédiate d'un grand bonheur malgré tant de tristesses amères et une si accablante désolation. Ceux qui n'avaient pas fui la ville ravagée par les bombes et par le feu se sentaient délivres aussi de l'épouvante.
La bataille de Caen Numari26
La bataille de Caen Numari27
La chute du roi des clochers normands
Les premières torpilles, dans un fracas stupéfiant, avaient chu le 6 juin. Il ne faisait pas jour encore quand la gare était mitraillée. Déjà, ne doutant plus que l’évènement espéré surgissait dans leurs parages, les caennais assiégeaient les boulangeries.
A 6 h 40 et 7 h 45, les bombes bouleversaient les environs de la gare. Les Allemands semblaient s’attendre à un combat de rues imminent. On croyait volontiers les Alliés aux abords de la ville. A la prison, l'ennemi fusillait 80 résistants. La tornade passée, on n'entendait plus que des déflagrations lointaines.
Mais, à 13 h 30, une avalanche de bombes écrasait le quartier Saint-Jean et les environs du château. Des incendies s'allumaient qui ne s'éteindraient pas avant dix jours et dix nuits. A 16 h 40, de nouvelles vagues aériennes répandaient la ruine, le feu et la mort, Le sinistre gagnait.
Et dans la nuit, à 2 h 40, un millier de Lancaster et de Halifax reprenaient le pilonnage systématique, achevant la destruction des rues déjà touchées, en frappant d'autres.
Le 8 juin, les grosses pièces de marine, tirant au large du Calvados, ajoutaient leur tonnerre à cette tempête qui ravageait la ville embrasée et fumante. L'un des obus, le 12, abattait le « roi des clochers normands », cette flèche gracieuse de l'église Saint-Pierre dont la verticalité haussait dans le ciel, avec celles de Saint-Étienne, le merveilleux panorama monumental de la vieille cité.
Le 13, le 15, les bombardements ravivent et propagent l'incendie. Après quelque accalmie, ils reprennent les 5 et
6 juillet. Le 7, à 21 heures, de nouveaux foyers jaillissent: l'université brûle, les églises Saint-Julien et Saint-Sauveur s'effondrent, l'hôtel de ville s'écroule. Le 8 encore, toute la journée, les avions reviennent, mais les Caennais peuvent voir les Allemands qui se replient par petits groupes exténués. Les derniers passent le 9, vers
midi. Puis les Canadiens arrivent.
Seul subsistait autour de l'abbaye magnifique le quartier de Saint-Étienne. Des milliers de Caennais étaient partis par les routes du sud-ouest que n'épargnait pas la mitraille, 8 000 autres s'étaient réfugiés dans les anciennes carrières profondes qui environnent la ville.
Malgré les ordres d'évacuation réitérés par la Feldkommandantur, 20 000 étaient demeurés, s'organisant une existence dans les abris ou dans des centres d'accueil qui allaient être préservés. Plusieurs centaines avaient reflué vers l'Abbaye-aux-Hommes - Saint-Étienne - devenue un lieu d'asile.
Dans les nefs et dans les chapelles, les familles s'étaient installées. Elles y campaient, y dormaient, y mangeaient. Elles y recevaient l'absolution générale que, deux fois par jour, leur dispensait le curé, Mgr des Hameaux, dont on racontait qu'il avait déjà préparé son discours d'accueil aux libérateurs quand ils se présenteraient au portail: « C'est Guillaume le Conquérant qui vous reçoit ici ... » - le duc Guillaume dont l'église, construite par lui, gardait le tombeau.
La bataille de Caen Numari24
La bataille de Caen Numari28
Saint-Étienne ne croulera pas
On se répétait aussi, pour se rassurer et supposant que les Britanniques ne l'ignoraient pas, le dicton ancestral: « Quand Saint-Étienne croulera, monarchie anglaise disparaîtra. » Deux messages avaient d'ailleurs été transmis au commandement allié, l'un à l'initiative du préfet. M. Michel Cacaud, l'autre à celle du chef de la Résistance, M. Léonard Gilles.
Deux femmes vaillantes avaient, chacune de son côté, franchi les lignes, au péril de leur vie et non sans péripéties hasardeuses, pour obtenir que le quartier de Saint-Etienne, considéré comme îlot sanitaire, ne fût pas bombardé. Il ne le fut pas en effet et le cœur de la ville en train de mourir continua de battre là.
Des centaines de garçons et de filles venaient s'y refaire des forces, et les agents volontaires de la défense passive qui étaient restés à leur poste - des quinquagénaires pour la plupart, anciens de 1914-1918 souvent – venaient, entre deux missions, réconforter leur famille.
Les uns et les autres étaient disponibles à toute heure pour lutter contre le feu avec des moyens dérisoires, transporter les blessés - 2 300 furent opérés du 6 juin au 15 août, 826 furent hospitalisés dans la seule journée du 20 juin - retrouver les morts, secourir les sinistrés, soigner les enfants, dont quelques-uns naissaient dans une cave.
Les jeunes des équipes d'urgence de la Croix-Rouge et ceux des Équipes nationales, fraternellement accordés, se dévouèrent avec une égale générosité, parfois héroïque et mortelle pour une vingtaine d'entre eux.
Certains, plus aventureux, n'hésitaient pas à courir la campagne, sous le canon et sous les bombes, parmi les troupes ennemies, pour y chercher du lait, du beurre, du fromage dans les fermes, des animaux, blessés quelquefois, dans les prés. Les envois de « matières grasses» et de viande vers Paris par des familles rurales qui y avaient leurs clients habitués n'étaient plus possibles.
Les nourritures ainsi ramassées, les stocks de vivres abandonnés en ville, dans les entrepôts effondrés et récupérés par le service du Ravitaillement et le Secours national, étaient distribués quotidiennement par secteur organisé.
La bataille de Caen Numari31 La bataille de Caen Numari32
Trop de fromage
Un journal parisien écrivait que les Caennais chassaient les rats pour les manger. Ces Normands, à vrai dire, ne mouraient pas de faim. Ils manquaient seulement de pain - 100 grammes par jour ­ non de vin, ni de cidre. Ils allaient tirer l'eau de puits particuliers. Ils touchaient suffisamment de viande et presque trop de fromage. Les 20 000 Caennais (sur 60 000) encore accrochés à leurs ruines à la fin de juin ne souffrirent pas de la disette et c'est l'un des aspects singulier du siège de Caen.
Les Britanniques ne purent, le 9 juillet franchir l'Orne, qui traverse Caen au sud Les Caennais de la rive droite restèrent « occupés» et au plein du combat jusqu'a 19 juillet, où l'ennemi se retira, disputant ensuite pied à pied la route de Falaise.
Ceux de la rive gauche restèrent sous le feu des batteries allemandes une trentaine de jours encore - jusqu'au 17 août où le dernier obus tombait sur la ville dont les deux tiers n'étaient plus que décombre
La bataille de Caen Numari33La bataille de Caen Numari34

R. G. NOBRECOURT








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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2011-05-13, 10:10

Merci GUY


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MessageSujet: Re: La bataille de Caen   La bataille de Caen Icon_minitime2011-05-13, 14:43

Guy La bataille de Caen 373769 La bataille de Caen 373769 La bataille de Caen 373769
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