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 Cadre historique et combats initiaux

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MessageSujet: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-21, 20:49

Cadre historique et combats initiaux
Suite à l'attentat de Sarajevo, l'Autriche-Hongrie déclare, le 28 juillet 1914, la guerre à la Serbie. Par le jeu des alliances, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1 août. Le 3 août, elle viole le territoire belge et déclare la guerre à la France. La Première Guerre Mondiale commence.
La France espère prendre sa revanche contre l'Allemagne car elle n'a pas oublié sa défaite de 1871 et l'occupation des territoires de l'est de la France.

Le mois d'août 1914

L'invasion de la Belgique
Au début de la guerre, la France tente d'attaquer son adversaire en Alsace-Lorraine en respectant sa doctrine de l'offensive à outrance mais après quelques succès initiaux comme la prise de Mulhouse, les Allemands réussissent à repousser les offensives françaises grâce notamment à une solide ligne défensive dans les Vosges. Pendant ce temps plus à l'Ouest, les Allemands mettent en place le plan Schlieffen qui doit permettre de vaincre les armées franco-britanniques en six semaines pour pouvoir ensuite se retourner vers la Russie dont l'immensité ne permet pas une mobilisation rapide des troupes. L'idée stratégique était d'éviter d'avoir a gérer simultanément deux fronts distants de deux mille kilomètres. Pour mettre en place leur plan, les troupes allemandes, sous la direction de von Moltke, doivent pénétrer en Belgique, ce qui entraîne inévitablement l'entrée en guerre du Royaume-Uni. L'intention est de déborder les Français qui ont massé leurs troupes à l'est pour ensuite les envelopper et les obliger à un armistice. La progression allemande est rapide. Le Général Joffre qui s'attend à ce que les Allemands le débordent par le Nord, n'imagine pas qu'ils puissent le faire aussi largement. L'armée belge en infériorité numérique et matérielle ne peut résister aux troupes adverses qui envahissent l'est du territoire. Les Belges espèrent tenir à Anvers et à Liège grâce à leurs ensembles fortifiés qui sont censés résister à n'importe quel obus. Mais les industries Krupp ont récemment fabriqué des mortiers de 420 mm qui en viennent à bout. Malgré cette artillerie très lourde, les Belges réussissent à immobiliser une partie de l'armée allemande qui à cette époque progresse de 30 à 50 km par jour.

La bataille des frontières
La phase dite "bataille des frontières" regroupe tous les combats de rencontre entre les armées française et les armées allemandes entre la déclaration de guerre et l'arrivée de l'aile marchande allemande au contact de la Sambre et de la Meuse. Elle se résume en des combats frontaux meurtriers sur les frontières. En effet, pour parer l'avance qui menace tout son flanc gauche, Joffre décide d'attaquer le centre allemand qu'il croît dégarni. Mais Moltke a renforcé ses VIe et VIIe Armées par six divisions en prévision d'une attaque française. De fait, l'offensive française sur Morhange menée par la 2 e armée du général de Castelnau est un échec et les divisions françaises doivent se replier vers Nancy sous la pression allemande. L'offensive en direction du Luxembourg du 22 août échoue tout autant et le lendemain, de Langle de Cary le chef de la 4e Armée ordonne lui aussi la retraite.

La bataille de la Sambre et de Charleroi
Dans le même temps, les Allemands continuent d'avancer en Belgique, débordant les places fortes. Leur IIe armée entre en contact avec la Ve Armée du général Lanrezac qui tiennent le front de Maubeuge à Dinant en passant par Charleroi avec à leur gauche le Corps expéditionnaire britannique et quelques unités belges. Après d'âpres combats de rencontre sur la Sambre entre le 20 et le 21 août, où se manifestent les errements les plus excessifs de la doctrine française et la supériorité de l'artillerie moyenne et lourde allemande, le général Lanrezac décide de se replier , le 22 août. En effet, ses deux ailes sont en passe d'être submergées. A sa gauche le Corps expéditionnaire britannique qui a rencontré la Ie armée allemande à Mons, s'est replié après un combat de rencontre aussi vif que sanglant. A sa droite, les Belges lâchent Namur et la III e armée de Von Hausen franchit la Meuse près de Dinant à droite. La IIe armée allemande qui n'a plus d'opposition franchit alors la Sambre. Malgré 4 000 prisonniers, Lanrezac a sauvé son armée d'un encerclement qui aurait probablement eu des conséquences dramatiques pour la situation des Français.

La retraite française et la poursuite allemande
Cadre historique et combats initiaux Fantassin_et_son_sac_%C3%A0_dos.
Moltke, devant cette retraite générale, ordonne la poursuite, il ne laisse que quatre divisions face à Maubeuge encerclée qui tient sous le commandement du général Fournier jusqu'au 7 septembre. Cette manoeuvre fixe une partie des troupes allemandes jusqu'au 9 septembre. Au soir du 24 août toutes les armées Alliées battent en retraite à l'exception des Ie et IIe Armées qui tiennent leurs positions en Alsace et en Lorraine. La Ve Armée, marque cependant un coup d'arrêt à Guise qui relève la pression sur le Corps expéditionnaire britannique et lui permet de se rétablir puis se replier sur Cambrai. À l'est les IIIe et IVe Armées qui ont échoué dans leurs contre-offensives se replient elles aussi en suivant le mouvement. Le 26 août, la Ie armée allemande du général von Klück prend la ville de Cambrai puis celle de Crèvecœur. À l'ouest, du côté de
Lille, alors que l'évacuation de la cité jugée indéfendable avait été ordonnée le 12 août le général Herment, gouverneur militaire de la place, reçoit l'ordre de tenir. Le 24 août, la population lilloise et ses élus demandent à ce qu'on n'engage pas le combat dans la ville. Les fortifications n'ont plus été mises en état depuis 1910. Peu à peu, la garnison composée de la 88e division territoriale abandonne la ville qui est finalement occupée par les Allemands le 2 septembre. (a suivre)
source Wikipédia
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-21, 21:10

La préparation à la bataille de la Marne
Joffre garde malgré tout le moral, et dans son rapport au ministre Adolphe Messimy, il affirme que l'armée française peut encore lancer une contre-attaque victorieuse. Toutefois, il est aussi conscient du fait qu'il doit d'abord céder du terrain pour la réussir.
Dans un premier temps et face à tous ces replis, il critique vertement ses généraux qu'il estime ne pas avoir été assez offensifs. Il prend des sanctions et limoge, parfois un peu trop hâtivement, ceux qu'il juge incompétents dont le général Lanrezac qui est remplacé par le général Franchet d'Espérey.
Dans un deuxième temps, il prévoit une première ligne de résistance sur la Somme et l'Aisne et il demande aux généraux de mener des combats de retardements pour ralentir l'ennemi et lui permettre de mettre en place à temps ces nouvelles positions.


  • Pour préparer sa contre-attaque, Joffre crée la VIe Armée dans la région parisienne, elle est placée sous le commandement du général Maunoury. Les hommes qui la composent viennent principalement de Lorraine. Son intention est d'utiliser cette armée pour porter un coup d'arrêt à la Ie armée du général von Kluck.
  • Au centre du dispositif français, une nouvelle armée (la IXe) est créée et placée sous le commandement du général Foch. Elle doit empêcher les allemands de percer entre Ve et IVe armée dans la région des Marais de St Gond.
  • Le chef français demande aussi au Corps expéditionnaire britannique de constituer une ligne de résistance sur la Marne pour se préparer à une contre-offensive lorsque le coup d'arrêt aura été porté.

Entre temps, les combats de retardement continuent. Von Bülow (IIe armée) et le duc de Wurtemberg progressent à l'ouest du dispositif allemand. Cependant, ils doivent prendre en compte les difficultés de von Hausen (IIIe armée) qui progresse plus lentement dans la région de la Meuse.

La bataille de la Marne
Cadre historique et combats initiaux 180px-Taxi-marne
Cadre historique et combats initiaux Magnify-clip
Taxi de la Marne exposé à l'Hôtel des Invalides



Malgré la surprise et la fatigue, les troupes alliées retraitent en ordre après leur défaite sur les frontières, le Corps expéditionnaire britannique planifie déjà son repli vers les ports de la Manche, pour un éventuel ré-embarquement. Le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, rencontre alors Lord Kitchener pour proposer une contre-attaque commune généralisée lorsque les Allemands arriveront sur la Marne.Le 2 septembre des aviateurs découvrent que la Ie armée allemande, la plus à l'ouest, celle de Alexandre von Klück, infléchit son offensive vers l'Est et n'effectue pas le mouvement prévu par le plan Schlieffen d'enveloppement de Paris par l'Ouest. L'idée stratégique est d'envelopper les cinq armées étalées des Vosges à la Brie pour les contourner par le Sud sans avoir à effectuer un mouvement tournant trop large et trop coûteux pour des armées allemandes éprouvées et aux lignes de commandement et logistiques trop étirées. La VIe Armée se concentre le long de la Marne, entre Nanteuil-le-Haudouin et Meaux dans l'après-midi du 5 septembre. Elle prend contact avec les Allemands à partir du 7 septembre et soutient son effort jusqu'au 9, grâce, entre autres, à l'envoi d'urgence de 10 000 hommes de la garnison de Paris, dont près de 6 000 sont transportés par six cents taxis de la capitale réquisitionnés par le général Gallieni.
Finalement, le 9 septembre, bien que sa progression ne soit pas significative, elle oblige von Kluck (Ie armée allemande) à utiliser une trop grand partie de son potentiel sur son flanc ouest et ralentit sensiblement sa progression vers le sud. Une brèche d'environ 50 km avec la IIe armée de Karl von Bülow, située sur sa droite et qui continue à progresser s'ouvre. Profitant de cette ouverture, la Ve Armée française et le Corps expéditionnaire britannique attaquent les deux armées allemandes sur leurs flancs exposés. Désorganisées par cette manœuvre, épuisées par leurs précédentes avancées et légèrement inférieures en nombre, elles sont contraintes à l'arrêt puis au repli, jusqu'au 13 septembre.

Suites et conséquences
Ce coup d'arrêt marque l'échec de la manœuvre Schlieffen. Mais, selon le mot du Général Chambe, alors jeune officier de cavalerie, "ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue". En effet, si les armées franco-britanniques mirent alors un terme à l'avancée irrésistible des armées allemandes commandées par von Klück, von Bülow et von Moltke, elles ne purent ou ne surent exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français. En effet, d'une part, elles étaient trop épuisées pour reprendre une quelconque offensive. D'autre part, les Allemands avaient, dès les premiers signes d'un repli, constitué des lignes de défense sur des points tactiquement favorables à quelques dizaines de kilomètres au nord, induisant dans un premier temps une stabilisation durable du front, et, dans un deuxième temps, la manoeuvre connue sous le nom de course à la mer.


source Wikipédia
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-21, 23:38

Merci Obélix heureusement que les taxis etaient là
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-22, 08:22

Merci Obélix
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-22, 14:17

- PREMIÈRE BATAILLE DE LA MARNE
Cadre historique et combats initiaux Batmarn1_5sept

Merci a Batmarn
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-23, 12:50

Cadre historique et combats initiaux M1-001tnMAUNOURY
FRANÇAISGénéral JOFFRE.Commandant en chef

Général GALLIENI,Commandant le camp retranché de Paris

a sous ses ordres la 6e Armée(Général MAUNOURY)

Cadre historique et combats initiaux M1-002tnGALLIENI


COMPOSITION DE LA 6e ARMÉE
71 corps(Gén. VAUTIER)
14, div. active (Gén. DE VILLARET).63e div. de rés. (Gén. LOMBARD)
Après avoir combattu en Alsace, ont reçu le 24 août l'ordre de se transporter dans la Somme; elles prendront part à tous les combats.
5, groupe div rés.(Gén. de LAMAZE)
55e div. de rés. (Gén. LEGUAY) 56e div. de rés. (Gén. DE DARTEIN).

Après avoir combattu dans les Hauts-de-Meuse, sont arrivées le 29 août dans la Somme et prendront part à tous les combats.
Brig. marocaine (Gén. DITTE)Arrive d'Afrique et prendra part à tous les combats.
45e div. algérienne(Gén. DRUDE)Débarquée d'Afrique, entre en action le 8 septembre.
4e corps(Gén. BŒLLE)
7e div. active (Gén. DE TRENTINIAN)8e div. active (Gén. DE LARTIGUE).
Quittent la troisième armée le 2 septembre, passent le 5 aux ordres du général Maunoury et n'entrent en action une le 7.
6e groupe div. rés.(Gén. EBENER)
61e div. de rés. (Gén. DEPREZ) 62e div. de rés. (Gén. GANEVAL).
Ont été très éprouvées autour de Cambrai et ont été envoyées se reformer dans le camp retranché de Paris. Elles n'entreront en action que le 7 et la 62e division, qui a particulièrement souffert, ne prendra part qu'à la poursuite.
Cavalerie1er corps (Gén. SORDET) Brigade GILLET
La cavalerie, très éprouvée pendant la retraite de Cbarleroi, jouera un faible rôle dans l'action.
Cadre historique et combats initiaux M1-003tn
JOFFRE

Cadre historique et combats initiaux M1-004tnFRENCH
ANGLAISMaréchal Sir JOHN. FRENCHCommandant en chef
du corps expéditionnaire

Cadre historique et combats initiaux M1-005tnDOUGLAS HAIG

1er corps(Lieutenant-général Sir DOUGLAS HAIG)

2e corps(Général Sir HORACE SMITH DORRIEN)

3e corps(Lieutenant-général PULTENEY)

Division de cavalerie(Général ALLENBY)

Viennent de faire, depuis le 24 août, toute la retraite de Charleroi à l'aile marchante en combattant continuellement contre des forces très supérieures.

ALLEMANDS
1re Armée : Général VON KLUCK
IVe corps de réserveIIe --- actif
IVe --- actif
2e division de cavalerie
9e --- ---
1re --- --- de la garde.

C'est là une partie de l'armée Klück , qui, par son mouvement débordant, a contraint à une retraite rapide depuis la Sambre l'aile gauche franco-anglaise.


Cadre historique et combats initiaux M1-006tn
VON KLUCK


JOURNÉE DU 1er SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-007tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU MATINLa manœuvre offensive française, qu'on a appelée la bataille de Charleroi, ayant échoué le 22-24 août, le général Joffre rompt résolument le combat et, dans son ordre du 25 août, prescrit la retraite générale jusqu'au moment où, le regroupement des forces françaises étant terminé et une occasion propice se présentant, il sera possible d'arrêter, puis de refouler les armées allemandes. Le plan du généralissime est le suivant : constituer à sa gauche une masse importante qui tentera de déborder la droite allemande pendant que, sur le reste du front, il y aura attaque générale ou tout au moins résistance à outrance. Le 27 août, la 6e armée, chargée de la manoeuvre débordante, est constituée comme on l'a vu p. 4 et 5 et mise sous le commandement du général Maunoury. Elle est formée dans la Somme au moyen de troupes prélevées sur les armées de l'Est, transportées à pied d'œuvre par un jeu savant de chemins de fer qui commence dès le 24 août.

A la date du 1er septembre, la 6e armée occupe la ligne Bresles, Clermont, Sacy-le-Grand, Verberie. La 4e division anglaise la prolonge sur la droite.
Les Allemands, maîtres de Compiègne, attaquent les Anglais sur la ligne Verberie-Néry qui cède. Maunoury ordonne alors la continuation de la retraite. Mais il faut que les colonnes qui vont s'écouler vers le sud ne soient pas attaquées de flanc. La 56e division, la brigade marocaine et une division de cavalerie reçoivent l'ordre de couvrir la trouée Senlis-Creil-Chantilly pendant le temps nécessaire.
La brigade marocaine prend sa position de couverture sur la ligne Pont-Sainte-Maxence, Mont-l'Évêque. La 111e brigade de la 56e division est en soutien à Chamant et la 112, en réserve à l'ouest de Senlis; la cavalerie est en avant des Marocains.
Dans la journée, les Allemands, refoulant la cavalerie française et la 4e division anglaise, atteignent Roberval, Rully; la ligne franco-anglaise passe par Pont-Sainte-Maxence, Mont-l'Évèque, Montépilloy, Fresnoy.

Cadre historique et combats initiaux M1-008tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIR



JOURNÉE DU 2 SEPTEMBRE 1994
Cadre historique et combats initiaux M1-009tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRLa mission confiée à la 56e division est la suivante : jusqu'à midi elle devra se maintenir sur les positions de la veille, face à l'est, afin de protéger la ligne Creil-Chantilly; de midi à 6 heures du soir, elle devra empêcher les Allemands de déboucher de Senlis vers le sud.

Dans la matinée, la lutte est très vive entre les batteries françaises, placées sur les hauteurs au nord-est de Senlis, et les batteries du IVe corps allemand. Vers 10 heures, la position dominante de Montépilloy est évacuée par les Anglais. Les Allemands en prennent immédiatement possession et y installent des batteries d'obusiers dont le tir, réglé par les avions, gêne considérablement les artilleurs français.
A partir de 11 heures, le mouvement de repli des troupes de couverture commence sous le feu de l'ennemi qui les suit jusque dans Senlis et auquel rispostent jusqu'au dernier moment les batteries françaises dont plusieurs sont fortement éprouvées. Pendant ce temps, la 112e brigade prend possession de la ligne de défense qui a été hâtivement aménagée au sud de Senlis. Cette position comprend deux lignes de tranchées creusées de part et d'autre de la route nationale; elle est soutenue par deux sections de mitrailleuses et par un groupe d'artillerie qui, installé au nord-ouest de Mont-l''Évêque, contrebat les obusiers allemands de Montépilloy.
A 4 heures, les derniers échelons qui sortent de Senlis en combattant sont suivis à très courte distance par les avant-gardes allemandes sur lesquelles se déclenche aussitôt la fusillade.
Les Allemands se retirent précipitamment, et on lira plus loin, lors de la description des incendies et des exécutions de Senlis, comment ils se vengèrent de cette résistance inattendue.
Une heure et demie après, une attaque est prononcée contre le 361e qui tient les lignes de tranchées. Les Allemands sortent de Senlis en poussant devant eux un groupe de civils. Les troupes françaises cessent de tirer lorsqu'elles entendent les cris déchirants de ces otages, mais plusieurs sont déjà tués ou blessés. Le combat dure environ une demi-heure; devant une contre-attaque du 350e d'infanterie qui était placé en réserve dans la forêt de Pontarmé, les Allemands rentrent dans Senlis et la 112e brigade, ayant accompli sa mission de couverture, se retire du front Senlis-Borest.
Au soir, la 6e armée occupe la ligne Méru., Neuilly-en-Thelle, Mortefontaine

Cadre historique et combats initiaux M1-010tnGÉN. F. DE DARTEIN, Ct LA 56e DIV.

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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-23, 12:53

JOURNÉE DU 3 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-011tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRLa 61 armée continue son mouvement de retraite en obliquant vers le sud-est, afin d'assurer la défense du secteur nord-est du camp retranché de Paris, sous le commandement supérieur du général Gallieni, lui-même mis sous les ordres du général Joffre. La collaboration active de ces deux grands chefs sera un des facteurs importants de la victoire de la Marne.

Après des marches longues et pénibles, sous une chaleur accablante, la 61 armée occupe la ligne Iverny, Dammartin-en-Goële, Le Mesnil-Aubry.
Dans la journée, Gallieni a fait afficher la proclamation célèbre

Citation:
Armée de Paris, Habitants de Paris,Les membres du Gouvernement de la République ont quitté Paris pour donner une impulsion nouvelle à la défense nationale.
J'ai reçu le mandat de défendre Paris contre l'envahisseur. Ce mandat, je le remplirai jusqu'au bout.



L'angoisse qui étreint tous les Français depuis que l'avance foudroyante de l'armée Klück est connue est arrivée à son comble. Paris va-t-il tomber?
La tentation dut être forte pour le grand état-major allemand de pousser droit vers la ville tant convoitée, mais la menace de l'armée franco-anglaise subsistait encore et la décision prise fut de détruire d'abord les forces alliées, avant de se rabattre sur Paris qui serait alors cueilli comme un fruit mûr.
Le IIe corps et le IVe corps actifs sont dirigés vers le sud-est et traversent l'Ourcq à Lizy et Mareuil, à la poursuite de l'armée anglaise. Le IVe corps de réserve a atteint la ligne Luzarches-Mortefontaine et, ses patrouilles avancées seront observées près d'Écouen, à 13 kilomètres des portes de Paris! Mais il faut s'arracher à la fascination de la capitale et le IV, corps oblique à son tour vers l'est pour protéger le flanc de l'armée Klück.
On épiloguera pendant de longues années sur le point de savoir si l'état-major allemand eut tort ou raison d'abandonner ainsi la marche directe sur Paris. En tout état de cause, von Klück ne s'attendait certainement pas à une attaque aussi violente de l'armée de Paris : "Il n'y avait qu'un. général, a-t-il déclaré, qui pût accepter, contre toutes les règles, de porter le combat aussi loin en avant de ses défenses; pour mon malheur, ce fut Gallieni."
Dès cette journée du 3 en effet, la conversion de la droite allemande a été reconnue par Gallieni qui l'a immédiatement signalée à Joffre en lui proposant d'exécuter une attaque de flanc.

Cadre historique et combats initiaux M1-012tnGÉN. DITTE, Ct LA BRIGADE MAROCAINE



JOURNÉES DES 4 ET 5 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-013tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES LE SOIR DU 5Dans la journée du 4, Joffre, après avoir communiqué avec Gallieni, estime que les circonstances sont favorables à la reprise de l'offensive et décide de livrer la bataille générale qui devra commencer le 6.

Ses instructions prescrivent que, le 5 au soir, toutes les forces disponibles de la 6e armée devront être, entre Lizy-sur-Ourcq et May-en-Multien, prêtes à franchir l'Ourcq sur les derrières de l'armée Klück.
Le 4, l'armée prend ses dipositions de combat; le 5, elle s'efforce de gagner la position assignée; il s'ensuit une prise de contact très vive avec le IVe corps de réserve. Après de violents combats pour la possession de Monthyon et Penchard, le groupe Lamaze passe la nuit sur la ligne Montgé-Iverny-Charny. Le 7e corps prend position sur la gauche et n'a que quelques engagements d'avant-garde vers Saint-Soupplets ; mais sa menace de flanc contraint le IVe corps à évacuer dans la nuit la ligne Monthyon-Penchard.
L'armée anglaise, d'après les instructions du généralissime, doit occuper le 5 au soir une ligne nord-sud allant de Changis (est de Meaux) à Coulommiers, prête à attaquer dans la direction de l'est, afin de prendre de flanc les forces allemandes. Mais les troupes du maréchal French très éprouvées par la dure retraite qui leur a fait parcourir, depuis le 24 août, tout en combattant, 40 à 50 kilomètres par jour, opèrent assez lentement leur volteface et n'arrivent le soir qu'à la ligne Vaudoy-Pézarches-Hautefeuille-Grand Morin.
Ainsi, ni la 6e armée, ni l'armée anglaise ne réussissent à occuper les positions prévues pour le début de l'attaque générale, ce qui rendra beaucoup plus difficile la réussite du mouvement enveloppant.



JOURNÉE DU 6 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-014tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRLe but particulier de cette journée est, du côté français, l'attaque de front et le débordement par sa droite du IVe corps de réserve allemand.

La droite française (groupe de Lamaze) s'empare, dès le point du jour, de Saint-Soupplets et de Monthyon; à 9 heures, elle atteint le front de Chambry-Barcy-Oissery; mais, à l'aile gauche qui doit effectuer le mouvement débordant, le 71 corps rencontre près d'Étavigny une partie du IIe corps actif allemand qui s'est décroché de l'armée anglaise et qui est arrivé, à marches forcées, au secours du IVe corps de réserve.
C'est le début de l'habile manoeuvre de von Klück; il s'est aperçu du danger que fait courir à son armée l'attaque de flanc de Maunoury et va profiter de l'état de fatigue de l'armée anglaise pour jeter toutes ses forces sur la 6e armée, l'arrêter et éviter ainsi un désastre.
En fin de journée, les Français occupent la ligne Chambry-Marcilly-Puisieux-Acy-en-Multien.
L'armée anglaise a continué à se redresser et atteint la ligne Crécy-en-Brie- Coulommiers- Choisy-en-Brie.
C'est le 6 qu'arriva à l'armée la proclamation historique de Joffre


Citation:
"Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du Pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et repousser l'ennemi. Toute troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne petit être tolérée."


JOURNÉE DU 7 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-015tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRDès le matin, la lutte reprend, mais les Français commencent à sentir les effets de l'artillerie lourde allemande établie entre Varreddes et May-en-Multien, hors de portée des 75, et leurs progrès en sont ralentis. A leur droite., les combats se déroulent autour de Marcilly, Barcy, Chambry; à leur gauche, le 7, corps, prolongé vers Villers-Saint-Genest par la 61e division de réserve que Gallieni vient d'envoyer en renfort, a pris pied sur le plateau d'Étavigny; il se joint dans Puisieux au groupe de Lamaze.

La 8e division du 4e corps, sur la demande de French qui craint pour sa liaison avec la 6e armée, est engagée contre les Allemands qui occupent les bois de Meaux, au sud de la Marne.
En fin de journée, les Français peuvent encore espérer le débordement de la droite allemande si celle-ci ne reçoit pas de nouveaux renforts. Mais le IVe corps actif allemand, échappant à son tour à l'armée anglaise, repasse la Marne et renforce les il deux corps déjà engagés. il va essayer à son tour de déborder la gauche de la 6e armée.
Von Klück, pour masquer le départ des IIe et IVe corps, a déployé devant l'armée anglaise ses trois divisions de cavalerie appuyées d'artillerie et de détachements d'infanterie. Cette arrière-garde luttera avec opiniâtreté afin de permettre aux trois corps allemands de l'Ourcq d'enfoncer si possible la 6e armée avant que l'avance anglaise ne devienne un facteur décisif de retraite.
Les Anglais occupent au soir la ligne Maisoncelles-Coulommiers-Choisy-en-Brie.



JOURNÉE DU 8 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-016.tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRLe 7, la 7e division débarque à Paris: il faut qu'elle soit rendue dans la nuit à la gauche de Maunoury. Au grand étonnement des Parisiens, tous les taxis-autos sortent des garages et prennent la direction de la banlieue est. Les agents arrêtent au vol ceux qui sont en course, et les clients, abandonnés sur place, applaudissent lorsqu'ils connaissent la raison de leur mésaventure. 600 voitures font ainsi deux fois dans la nuit, au compteur, le voyage de Nanteuil, avec cinq hommes dans chaque taxi. "Une idée de civil" comme l'a qualifiée Gallieni. Le reste de la division utilise le chemin de fer, l'artillerie suit la route.

Cette 7e division prend place entre la 61e division et le 7e corps, mais l'arrivée du IVe corps actif allemand, échappé du front anglais, neutralise et au delà l'effet de ce renfort. Sur tout le front la lutte est acharnée : au centre, le 7e corps et en particulier la 63e division de réserve combattent avec une fermeté inébranlable autour d'Acy; à la droite, le groupe Lamaze prononce de violentes attaques, avec la 45e division arrivée d'Afrique, contre la ligne Étrépilly-Varreddes, mais n'obtient que des succès partiels.
Dans l'après-midi du même jour, l'armée anglaise, refoulant les arrière-gardes allemandes après de vifs combats à La Trétoire et à Signy-Signets, franchit le Petit Morin et gagne le front Ferté-sous-Jouarre, Viels-Maisons. La 8e division du 4e corps français atteint les environs de Trilport.
Un officier allemand écrit le 8 dans son carnet:


Citation:
"Le colonel-général von Klück a inspecté les avant-postes. Je l'ai aperçu. Ses yeux si brillants d'ordinaire sont ternes. Lui, si énergique dans toute son attitude, parle d'une voix molle. Il est tout à fait abattu..."


Cadre historique et combats initiaux M1-017tnGÉN. DE LAMAZE, Ct. DE GROUPE
JOURNÉE DU 9 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-018tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AU SOIRCette journée marque le point culminant de la bataille de l'Ourcq. Sous la pression de la droite française et l'avance menaçante de l'armée anglaise, les Allemands sont obligés de se retirer de la ligne Étrépilly-Varreddes; au centre, dans l'après-midi, l'artillerie du plateau de Trocy est évacuée vers le nord. Pour faciliter cette retraite, von Klück fait violemment contre-attaquer, par le IV, corps actif débouchant de Betz, la gauche française qui plie sous le choc. Nanteuil-le-Haudouin et Villers-Saint-Genest sont perdus.

Maunoury rappelle alors la 8e division de sa position au sud de la Marne et Gallieni lui expédie en renfort la 62e division. Néanmoins la situation reste critique et la gauche de la 61 armée est en grand danger d'être tournée et enfoncée. L'état de fatigue des troupes est extrême : des ordres sont demandés pour une retraite éventuelle sur Paris. Mais Maunoury n'en veut pas admettre la possibilité et, fidèle aux instructions du généralissime, ordonne de "se faire tuer sur place".
La nuit se passe dans l'angoisse; elle se termine par un coup de théâtre. Le lendemain matin, en effet, les Français s'aperçoivent que les Allemands ont abandonné leurs positions et battent précipitamment en retraite vers le nord-est.
Les progrès de l'armée anglaise qui a franchi la Marne le 9 entre Luzancy et Nogent-l'Artaud et qui, dans la nuit, passera la rivière à la Ferté-sous-Jouarre, la résistance acharnée opposée par l'armée Maunoury, ont motivé la décision de von Klück. Il est en effet menacé d'être pris dans une tenaille.
La victoire reste donc à la 6e armée. Elle n'a pu réussir, par suite de l'habile manoeuvre du général allemand, le mouvement d'enveloppement envisagé par Joffre et Gallieni, mouvement qui eût amené la déroute allemande, mais son opiniâtreté et son esprit de sacrifice ont finalement contraint von Klück à une retraite hâtive dont l'effet va se faire sentir par échelons sur tout le reste du front. Paris et la France sont sauvés.

Cadre historique et combats initiaux M1-019tnGÉN. BOELLE, Ct LE 4e CORPS, RECEVANT UN RAPPORT D'AVIATEUR



JOURNÉES DU 10 AU 13 SEPTEMBRE 1914
Cadre historique et combats initiaux M1-020tnPOSITIONS SCHÉMATIQUES AVANT ET APRÈS LA MARNELe 10, est lu aux troupes le bel ordre du jour de Maunoury :



Citation:
"La 6e armée vient de soutenir pendant cinq jours entiers, sans aucune interruption ni accalmie, la lutte contre un adversaire nombreux et dont le succès avait jusqu'à présent exalté le moral. La lutte a été dure ; les pertes par le feu, les fatigues dues à la privation du sommeil et parfois de nourriture ont dépassé tout ce que l'on pouvait imaginer. Vous avez tout supporté avec une vaillance, une fermeté et une endurance que les mots sont impuissants à glorifier comme elles le méritent."Camarades, le général en chef nous a demandé, au nom de la Patrie, de faire plus que notre devoir, vous avez répondu à son appel au delà même de ce qui paraissait possible. Grâce à vous, la victoire est venue couronner nos drapeaux. Maintenant que vous en connaissez la glorieuse satisfaction, vous ne la laisserez plus s'échapper.
"Quant à moi, si j'ai fait quelque bien, j'en ai été récompensé par le plus grand honneur qui m'ait été décerné dans ma longue carrière : celui d'avoir commandé des hommes tels que vous... "



Du 10 au 13 septembre l'armée anglaise et la 6e année talonnent l'armée allemande en retraite jusqu'au moment où celle-ci fait tête sur des positions organisées à l'avance. Le schéma ci-dessus montre le chemin parcouru pendant ces journées de la Marne qui resteront une des plus grandes dates de l'histoire du monde.

Cadre historique et combats initiaux M1-021tnCadre historique et combats initiaux M1-022tn
GÉN. DRUDE, Ct. LA 45e DIV.
GÉN. DE VILLARET, Ct. LA 14e DIV.
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-23, 13:32

Merci Obélix
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MessageSujet: Re: Cadre historique et combats initiaux   Cadre historique et combats initiaux Icon_minitime2008-11-23, 13:51

Merci Obélix pour ces compléments.
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