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 DAVID LIVINGSTONE

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Ancien38

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MessageSujet: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeVen 5 Aoû 2022 - 16:07

En position ! Go ! sur l'Afrique Centrale à l'aide du livre DAVID  LIVINGSTONE écrit par A. SINVAL Chef d'Institution à Paris, Agrégé des Universités d'Autriche et de Russie, paru en 1884.
  Extrait n° 1/Livingstone
  LE CENTRE DE L'AFRIQUE.
  610 ans avant Jésus-Christ, des navigateurs phéniciens entreprirent la circumnavigation des côtes de l'Afrique. On ne se doutait guère, à cette époque, de l'importance de la contrée que Vasco de Gama devait plus tard aborder, sans comprendre lui-même que ce vaste continent, alors complètement inconnu, deviendrait au XIX° siècle la grande attraction de nos plus hardis explorateurs.
  La côte septentrionale était connue des anciens sous le nom de Libye, et ce n'est guère qu'au XVI° siècle que l'on commença à connaître cette vaste péninsule en Europe. Le centre, néanmoins, continua à être considéré comme une contrée mystérieuse, un désert immense, prétendait-on, inabordable, que le XIX° siècle devait avoir la gloire de faire connaître au monde civilisé.

  De 1850 à 1854, Henri BARTH, géographe allemand, explora l'Afrique intérieure et, le premier, fit faire d'énormes progrès à la géographie de ces contrées inconnues. - L'expédition, dit M. VIVIEN DE SAINT-MARTIN, se préparait à Londres; James RICHARDSON en avait tracé le plan, et elle devait avoir, comme celle d'OUDNEY et CLAPPERTON en 1821, ou pour mieux dire comme toutes les expéditions anglaises, un caractère à la fois commercial et scientifique. James RICHARDSON n'était pas une homme de science; il fallait lui adjoindre de bons observateurs. A la suggestion du chevalier BUSEN, alors ambassadeur de Prusse à Londres, ce fut à l'Allemagne que l'Angleterre les demanda. Sur les indications de la société de géographie de Berlin, on jeta les yeux sur le docteur OVERWEG, naturaliste et géologue; celui-ci, qui était de Hambourg, détermina à son tour son compatriote Henri BARTH à se joindre à l'expédition.

  La position des deux jeunes Allemands était, à l'origine, tout à fait subordonnée, et cependant l'extension imprévue que l'expédition a prise, les découvertes mémorables qui l'ont signalée, le vif et constant intérêt qui s'y est attaché, son retentissement en Europe, et l'éclat qui l'a couronnée, tout cela est dû à l'impulsion que les deux jeunes savants lui imprimèrent dès le début, à la direction qu'ils lui donnèrent, a l'activité surhumaine qu'ils y ont déployée, et peut-être plus encore à la froide et persévérante énergie qui n'a pas faibli un instant chez BARTH au milieu des rudes épreuves que pendant cinq ans il eut à traverser.

  Ses compagnons tombent, l'un après l'autre, épuisés par la fatigue et minés par le climat; il se voit seul, et un moment presque sans ressources au fond de ces contrées dévorantes; il est entouré de peuplades inconnues, dans des pays où chaque pas est un danger, chaque regard un soupçon ou une menace, et sans aucun moyen de communication avec l'Europe; pendant des mois entiers, sa vie est à la merci d'un mot, d'un hasard, d'une imprudence ou d'un caprice; n'importe, rien ne le détourne de son but. Il observe, il étudie; et, depuis la région du lac Tchad jusqu'à la mystérieuse Tombouctou, où il a réussi à pénétrer, il recueille de toutes parts une masse incroyable d'informations, au milieu des dangers comme dans les moments les plus calmes. Il a foi en Dieu et en lui-même, et sa confiance ne sera point trompée. Seul de tous ceux qui ont eu part à l'expédition, il a revu sa patrie après cinq années de travaux, de fatigues et de dangers inouïs, et les acclamations qui ont salué son retour inespéré le payèrent en un jour de cinq années de souffrances.

  Vers 1856, le capitaine BURTON était allé chercher les sources du Nil et avait découvert le lac Tanganyika. C'était un homme extraordinaire qui avait, comme on dit, le don des langues; il en connaissait 35 et pouvait, prétend-on traverser l'Afrique de l'est à l'ouest sans faire soupçonner sa nationalité; c'est grâce à cette faculté d'assimilation qu'il put, le premier, entrer dans les villes saintes de Médine et de la Mecque et qu'il parvint seul jusqu'à Harar sur la côte orientale de l'Afrique.

  A cette même époque, SPEKE, qui était parti avec le capitaine BURTON, avait découvert le lac Nyanza qu'il prétendit être la véritable source du Nil, puis en 1860, il fit un nouveau voyage avec GRANT, découvrit le lac Louta Nzigé, mais ne put étudier le lac Nyanza.

  On connaissait donc bien peu du centre de l'Afrique, lorsque les expéditions successives de LIVINGSTONE, de STANLEY et de SAVORGNAN DE BRAZZA vinrent jeter un jour tout nouveau sur ces contrées inexplorées.

(à suivre)

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Ancien38

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeSam 6 Aoû 2022 - 17:27

Extrait n° 2/ Livingstone
                                  
          EDUCATION DE LIVINGSTONE ET PREMIERS VOYAGES.

  " J'ai, pendant ma vie, recherché avec le plus grand soins toutes les traditions qui se rattachaient à notre famille, et je n'ai jamais découvert que parmi nos pères il y ait eu un malhonnête homme. Si donc un jour quelqu'un d'entre vous ou l'un de vos descendants venait à faire quelque mauvaise action cela ne serait pas parce que le germe en était dans son sang, et ses torts n'appartiendraient point à la famille. Soyez honnêtes, c'est le précepte que je vous lègue."
  Je ne sache point de déclaration plus respectable que celle-là et je manquerais à la probité qui est, je crois, si je ne reconnaissais de prime abord que non seulement l'assertion contenue dans ces simples paroles est vraie de tous points, mais aussi que David Livingstone a continué dignement les traditions de sa famille et en a même été le couronnement.  
  Il y a dans les livres que j'ai parcourus sur ce voyageur intrépide une petite gravure, mal dessinée, si vous voulez, mais qui me donne une idée fort juste de cet homme simple qui a accompli les travaux les plus gigantesques de son siècle avec une sincérité digne des temps antiques. Cette image représente Linvingstone porté sur les épaules des indigènes à travers des marais qui sont de véritables étangs. Livingstone à l'air d'un brave ouvrier de nos villes, la figure hâlée, la moustache inculte, et quand on songe à tout ce que cet homme doit souffrir dans cet affreux désert liquide, sans vivres, sans armes, à la merci de quelques serviteurs dévoués, on se prend d'enthousiasme pour cette physionomie de travailleur, de mineur à ciel ouvert, et l'on aime cet homme qui concentre en lui seul tout ce que l'humanité a de courage, de force, d'énergie et de sciences pour faire à la foule de ses semblables un pas de plus dans l'inconnu.
  David Linvingstone est né à Blantyre (Ecosse) en 1813. Il est le fils d'un négociant en thé. Il fait remarquer dans ses mémoires que sa famille avait été convertie au protestantisme bien des années auparavant. Je ne relaterais pas ici cette particularité si je n'y trouvais une sorte de caractéristique du tempérament de Livingstone, évangéliste des plus sincères avec une pointe de scepticisme.  " "Ma famille, dit-il, avait été convertie au protestantisme par le laird qui était venu une fois avec un homme armé d'un bâton jaune. Je suppose que ce bâton jaune avait eu beaucoup plus d'indluence sur les imaginations que les paroles du prédicant, puisque la nouvelle religion fut longtemps connue sous le titre de religion du bâton jaune."
  Personne mieux que lui ne sut distinguer les fautes des prêtres; il n'apporte jamais aucun parti pris dans sa manière de juger les choses; il pensait toujours sans doute à la religion du bâton jaune.
  Mais je m'aperçois que j'ai à peine écrit quelques lignes sur Livingstone et que j'en ai déjà presque fait l'apologie. C'est que je ne puis parler froidement de ces intelligences supérieures qui font ce que j'aurais voulu faire (pardonnez-moi, lecteurs, mais je n'ai jamais su dire que ce que je pensais, bien ou mal), c'est-à-dire marcher de l'avant sans souci de l'avenir ni du qu'en dira-t-on, sans même se préoccuper du bien de l'humanité, si j'ose ainsi dire, obéissant quand même à une sorte de loi immuable, qui pousse l'homme de génie vers les découvertes, inconsciemment, si vous voulez, mais fatalement, et avec une abnégation superbe qui semble faire de cet homme de génie un esclave sublime de l'idéal qu'il pousuit !

(à suivre)

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeHier à 11:23

Extrait n° 3/Livingstone

  Et je n'ai pas tout dit, j'ai encore un éloge à faire de Livingstone et ce sera tout; mais cette fois ce sera un éloge tout personnel et où le lecteur retrouvera le vieux maître d'école que je suis. Livinfstone fut un travailleur et un piocheur; il fut un de ces écoliers modèles que nous aimerions tant à rencontrer et dont les succès seraient pour nous la récompense de toute une vie de travail.
  A dix ans, il fut placé dans une filature de coton pour apprendre le commerce. Il apprit le latin tout seul; il lisait des livres de science en travaillant à son métier, posant, comme il le dit lui-même, le livre sur le métier de manière à lire tout en faisant sa besogne.
  C'est alors que la lecture d'un livre, fort en vogue à l'époque, lui donna l'idée de se faire missionnaire. C'était la philosophie de la religion et de la vie future de "Th. DICK". Ce livre détruisit dans l'esprit de Livingstone les doutes auxquels sont toujours en proie les croyants sincères qui sont en même temps passionnés pour la science. Ces deux choses sont-elles incompatibles ? Le livre de DIck lui prouva, au contraire, qu'elles se corroborent pourvu que l'on ne comprenne pas la religion d'une façon étroite et qu'on ne veuille pas soumettre la science à des traditions nées de peuples ignorants. Il comprit que les merveilles de la science expliquent Dieu au lieu de servir à la négation, et que "NEWTON", après avoir découvert le mécanisme admirable de la gravitation universelle, avait raison de ne jamais prononcer le nom de la Divinité sans se découvrir.
  C'est dans ces dispositions qu'il résolut de vouer son existence au soulagement des misères humaines, de se faire pionnier de la foi. Il se rendit au Cap et y étudia la colonie dont-il consigna toutes les moeurs dans ses relations dont nous faisons ici un court résumé.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  Cependant il ne faudrait pas en induire de là que les relations avec les indigènes soient toujours sans danger. Il faut prendre des précautions, et surtout se défendre d'une sorte de témérité habituelle aux Européens et dont ils ont eu souvent à se repentir, témoin cette terrible anecdote racontée par "BURTON" à qui j'emprunte le récit détaillé d'une perte irréparable due surtout à l'audace irréfléchie d'un de nos compatriotes.

(à suivre)

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeHier à 18:16

Extrait n° 4/Livingstone

  Vers la fin de 1843, dit-il, M "MAIZAN", élève de l'école polytechnique et alors enseigne de vaisseau conçut le projet d'explorer les grands lacs du continent africain, projet qui reçut en 1844, l'approbation du gouvernement français. Arrivé à Bourbon, le jeune enseigne se rendit à Zanzibar avec M "BROQUAND" , accrédité auprès de sa hautesse en qualité de consul. Malgré son âge, l'audacieux voyageur avait toute la science nécessaire pour rendre ses recherches fructueuses, et se trouvait muni de tout ce qui pouvait faciliter son entreprise. Toutefois son matériel, par sa richesse même, était de nature à éveiller la cupidité des sauvages, ainsi que le prouva l'assassin en portant à son cou la pomme dorée qui couronnait la tente de sa victime, et en faisant une tabatière de la boîte en or d'un chronomètre dont il avait retiré le mouvement.
  Le voyageur avait certes commis une imprudence en augmentant ses bagages d'un service de table complet, et de superfluités du même genre; mais il avait eu raison de se pourvoir de tous les éléments du confort. Quand il s'agit de parcourir un pays où l'on ne trouve aucun des objets les plus indispensables, quiconque a l'expérience des voyages emportera tout ce qui peut lui être utile, quitte à s'en séparer plus tard, et à réduire, s'il le faut, à la besace du pélerin. Il est toujours facile de se débarrasser du superflu, et le meilleur moyen de se préparer à la dure, est de jouir de toutes ses aises, tant que la chose est possible
  M."MAIZAN" arrivait à Zanzibar à une époque fâcheuse; on y parlait des projets ambitieux de la France, toujours soupçonnée de vouloir s'établir dans les divers ports de la côte, et les Banians tremblaient pour leur commerce. Voyant dans l'entreprise du jeune enseigne les préliminaires de l'expédition qu'ils redoutaient, ils usèrent probablement de leur influence sur leurs frères de l'Ouzaramo et obtinrent qu'on les débarrassât du coyageur.
  Toujours est-il que voulant apprendre le Kirahouahili, M."MAIZAN" avait passé huit mois à Zanzibar lorsqu'entra dans le port un vaisseau français qui lui fit quitter la ville en toute hâte, dans la crainte d'un rappel. M."BROQUANT l'avait prévenu de se méfier d'un fripon qui avait toute sa confiance; le colonel "HAMERTON" l'avait averti du danger que lui faisaient courir l'éclat de ses instruments et le nombre de ses caisses, que l'on supposait pleines de dollars; non seulement il n'écouta pas ces conseils, mais il se rendit trois fois à la côte avant son embarquement définitif, et donna de la sorte à ses ennemis le temps de mûrir leurs projets.
  Il s'abaissa aux yeux des Arabes, en prenant pour frère, suivant la coutume des n..... (noirs), un indigène de l'Ounyamouézi; et, craignant le retard que lui ferait subir l'apathie des Orientaux, il se mit en marche sans attendre l'escorte que lui avait promise le Saïd ! 

  C'étaient là de graves imprudences, mais une faute bien plus grave encore fut de confier seul, et sans armes, au chef d'une trubu sauvage, ainsi que les Européens en ont la fatale habitude. Combien de fois, dans l'Inde Anglaise, n'a-t-on pas eu à déplorer des morts, qui auraient attristé une victoire, et dont la seule cause était cette insoucience du péril, ou cette fausse honte, qui empêche des hommes supérieurs de pourvoir à leur propre sûreté, dans la crainte que les médiocrités qui l'entourent ne viennent à les railler de leur prudence.

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 9:57

LIVINGSTONE DAVID
(1813-1873)

DAVID  LIVINGSTONE David_10
 
Missionnaire et explorateur écossais. Issu d'une famille modeste, Livingstone travaille dans une manufacture de coton dès l'âge de dix ans et s'instruit en suivant les cours d'une école du soir, formation qu'il complète par de nombreuses lectures personnelles. Vers sa vingtième année, il décide de devenir missionnaire et étudie la médecine et la théologie à Glasgow puis à Londres. Membre de la London Missionary Society, il s'embarque pour l'Afrique du Sud et s'établit à la mission de Kourouman (juillet 1841) d'où il parcourt le Bechuanaland, nouant des rapports amicaux avec les indigènes dont il apprend les langues, observe les mœurs et pour lesquels il crée des écoles confiées à des maîtres africains.
 
S'avançant toujours plus au nord pour fonder de nouvelles missions, le pasteur qu'il est devient aussi, par la force des choses, le découvreur d'une Afrique centrale encore inconnue des Européens. C'est ainsi qu'il traverse le désert du Kalahari et atteint le lac Ngami le 1er août 1849, puis découvre le Zambèze (juin 1851). À partir de 1852, il se consacre entièrement à l'exploration, malgré une santé déficiente et le manque de moyens matériels et financiers, bénéficiant de l'aide efficace des populations africaines qu'il saura toujours s'attacher par ses qualités humaines, en particulier les Makololo de la région de Linyanti, entre le lac Ngami et le Zambèze. Il accomplit ainsi, en une vingtaine d'années, une œuvre immense, à la fois scientifique, évangélique et humanitaire, qu'on peut diviser en trois périodes.
 
Au cours de la première (1852-1856), il explore le cours supérieur du Zambèze (1853) ; puis, se dirigeant vers l'ouest, il découvre le fleuve Kassaï (1854), traverse l'Angola et atteint Saint-Paul de Loanda sur la côte atlantique (31 mai 1854). Il repart bientôt et réussit la première traversée d'ouest en est du continent africain jusqu'à Quilimane (20 sept. 1854-20 mai 1856), après avoir descendu le Zambèze et découvert les chutes Victoria (17 nov. 1855). Il est désormais célèbre ; le gouvernement britannique le nomme consul à Quilimane et le charge d'une mission d'exploration dans l'intérieur. Au cours de cette deuxième période il parcourt le bassin du Zambèze et découvre le lac Nyassa (16 sept. 1859), qu'il explore à plusieurs reprises et dont il dresse la carte, recueillant parallèlement de multiples informations sur les terribles ravages occasionnés par la traite des esclaves à laquelle se livrent les négriers arabes, problème qui hantera la fin de sa vie.
 
Après un court séjour à Londres (1864-1865), il retourne en Afrique orientale (1866) pour explorer la région des Grands Lacs et le bassin supérieur du Nil. Il atteint successivement l'extrémité sud du lac Tanganyika le 1er avril 1867, dont Burton et Speke avaient déjà découvert la partie nord, le lac Moero le 8 novembre 1867 et le lac Bangoueolo le 18 juillet 1868. Revenu sur les rives du Tanganyika, il repart en direction de la rivière Loualaba (haut Congo) qu'il découvre le 1er mars 1871, après un éprouvant voyage de vingt mois. En octobre de la même année, il est de retour à Oudjidji où il est rejoint par l'expédition de secours que le New York Herald avait envoyée à sa recherche sous les ordres de Stanley. Ravitaillé, il refuse, malgré son état de fatigue, de repartir pour l'Europe, voulant poursuivre son exploration du Loualaba dont il se demande s'il est le haut Nil ou le Congo. Épuisé par la maladie, il meurt dans le village de Tchitambo, au sud du lac Bangoueolo. Ses serviteurs noirs, refusant de l'abandonner, transportèrent son corps jusqu'à la côte où il fut rapatrié en Angleterre pour être inhumé à Westminster.

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 10:20

DAVID  LIVINGSTONE 330px-10DAVID  LIVINGSTONE 330px-12DAVID  LIVINGSTONE 330px-11

Image de gauche : Carte des voyages de Livingstone en Afrique australe
Image au centre: Statut de Livingstone au bord des chutes Victoria - Zimbabwe
Image à droite: Les Chutes Victoria

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 11:49

Bonjour GOMER, merci pour ta présentation de la vie de Livingstone, je vais en profiter pour approfondir l'objet de mon travail.
  Devant le décalage qui existe entre l'Afrique d'hier et celle d'aujourd'hui, j'ai jugé utile d'ouvrir les yeux sur le passé en suivant ce personnage célèbre, donc crédible. En fait il me sert de support pour faire une visité authentique sur le territoire tel qu'il était avant l'arrivée de notre culture. Ce qui explique cette lente avancée dans le déroulement des faits.
  Je suis persuadé que cette présentation ne serait pas faite par un descendant de cette génération.

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 12:28

Bonjour ANCIEN38

Ce Monsieur était un grand  Personnage à son époque, comme sa famille, il suffit de lire sa biographie

Mais je te laisse continuer ton récit pour ne pas le "polluer" par mes interventions.

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 16:10

Non GOMER tu ne pollues pas mes interventions, mais tu viens les animer et c'est le but. Par exemple, bien que je connaisse la réponse, je me demande pourquoi l'on soit obligé de raser les murs dès que l'on parle de ce sujet. Réponse: encore notre culture qui nous pousse à nous effacer.
 Le but de ces interventions sur le forum est bien d'apporter des éléments pour réanimer notre Histoire qui ne l'est que par des commémorations aux significations très diverses.

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MessageSujet: Re: DAVID LIVINGSTONE   DAVID  LIVINGSTONE Icon_minitimeAujourd'hui à 18:07

Extrait n° 5/Livingstone

  Losque les pluies de 1845 eurent cessé, M."MAIZAN" alla prendre terre à Bagamoyo, petit comptoir situé en face de Zanzibar, laissant dans ce village les quarante hommes de son escorte privée, notre voyageur partit, malgré les conseils de son frère d'adoption, avec deux ou trois hommes seulement, et un natif  de Madagascar ou des Comores nommé Frédéric, pour aller voir "MAZOUNGERA", chef des Nouakanba, sous-tribu de l'Ouzaraémo, fixé à Dhégi la Mhora.
  Il fut accueilli avec une feinte cordialité, qui l'abusa complètement, et resta dans ce village sans concevoir le plus léger soupçon.
  Aubout de quelques jours, passés dans les meilleurs termes avec son faux ami, le jeune homme fut mandé par "MAZOUNGERA"; celui-ci lui reprocha les cadeaux qu'il avait faits à d'autres chefs, et, sans vouloir rien écouter, l'Africain, saisi de fureur subite, s'écria, en regardant son hôte :
_ << Tu vas mourir à l'instant ! >>
  Un corps de sauvages, portant deux longues perches, se précipita dans la case; Frédéric, sauvé par l'épouse du chef, criait à M."MAIZAN" de courir à cette dernière et de la toucher afin d'être inviolable . . . . . mais on se hâta d'éloigner la libératrice; on attacha l'infortuné, par les bras et par les jambes, à l'une des perches dont les esclaves étaient munis, on lui fixa la tête par une corde qui lui passait en travers du front, et il fut porté à cinquante mètres du village auprès d'un baobab. "MAZOUNGERA" lui trancha d'abord toutes les articulations, pendant que retentissait le chant de guerre et que le tambour battait une marche triomphale. Puis, entamant la gorge de sa victime, et trouvant son couteau émoussé, l'infâme s'arrêta pour l'aiguiser, et finalement, arracher la tête du tronc avant que la décollation fut complète !
  Vous voyez donc que, quelque naïfs qu'ils soient, nos sauvages savent très-bien ce qu'ils font et ne sont pas embarrasés pour trouver le fort et le faible de ceux qui viennent les visiter.
  Ceci posé, et en faisant quelques réserves sur la nécessité du confort comme l'entend "BURTON", théorie que nous verrons formellement contredite par le célèbre "MABROUCKI", serviteur de "BURTON" et de "STANLEY", reprenons le récit des voyages de e.
  "SECHELE" était le chef d'une tribu de Betjouanas; il était plein d'intelligence et ressentit une vive sympathie pour Livingstone, sympathie qu'il ne démentit pas une foie. Il se convertit au christianisme, apprit à lire et à compter, et ne craignait pas d'aller contre les idées de sa tribu qui, disait-il, aurait autrefois mis à mort quiconque aurait osé faire une pareille innovation.
  Rien n'est touchant comme le tableau de la vie patriarcale que menait "LIVINGSTONE" et sa famille dans ces parages. Cependant, il dut songer à remonter vers le Nord, les boërs s'opposant à ses essais de civilisation vers l'Est.
  Au commencement de Juin, accompagné de MM "MURRAY" et "OSWEL", et de sa femme, il partit pour sa première excursion vers le centre de l'Afrique, qui devait aboutir à une importante découverte; celle du lac N'gami.
  "Le 1° Août 1849, nous nous dirigeâmes tous ensemble vers la partie la plus large du lac, et pour la première fois, cette belle nappe d'eau fut contemplée par des Européens.

 (à suivre)

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