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 Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/

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Alexderome
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Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Empty
MessageSujet: Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/   Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Icon_minitime2021-10-13, 19:39

Source HISTOMAG 98

HISTOIRE D'UNE UNITE :
LE 4e REGIMENT DE DRAGONS PORTES AU COMBAT
MAI-JUIN 1940
 
Alexandre SANGUEDOLCE
 
Renouant avec la tradition de la cavalerie légère, le 4e régiment de Dragons Portés fidèle à sa devise « Je boute avant » va se couvrir de gloire durant la campagne de France lui valant une citation à l'Ordre de l'Armée.
 Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ 330px-Battle_of_Jena
Bref historique du 4e régiment de Dragons.
Le 4e régiment de Dragons voit le jour en 1667 pendant le règne de Louis XIV. Il prend le nom de son premier chef de corps, le marquis de Choiseul-Beaupré. Il est engagé dans la guerre de Hollande et participe au siège de Nimègue. Durant l'Ancien Régime il change à plusieurs reprises de nom, successivement  le Chartres-Cavalerie (1684), le Clermont-Prince-Cavalerie (1721 ), le Marche-Prince-Cavalerie (1771) puis le Conti-Dragons (1776). A la révolution française, il devient le 4e régiment de Dragons. Sa conduite lors de la bataille de Valmy (1792)  lui vaut l'honneur de l'inscription « Valmy » sur l'étendard.
Il participe ensuite aux guerres napoléoniennes. A Eylau  sa charge pour rétablir une situation compromise lui vaut sa deuxième inscription à l'étendard. De 1808 à 1813, il est engagé dans l'expédition en Espagne et au Portugal et se distingue lors du siège de Badajoz (1811) lui valant une troisième inscription à l'étendard. A la Restauration, le régiment est dissous puis renait provisoirement en 1825.
Lorsqu'éclate la première guerre mondiale, le 4e régiment de Dragons fait partie de la 2e division de cavalerie. Parti de ses quartiers de Commercy il rejoint la région de Lunéville et pénètre en Lorraine allemande. Il est engagé en septembre dans la région de Mortagne où il gagne la cinquième inscription à l'étandard. Retiré du front en octobre 1914, les dragons combattent dans les tranchées à l'instar de leurs camarades fantassins. Lors de l'offensive Ludendorff de mars-avril 1918, le régiment est envoyé sur les monts des Flandres où il repousse une attaque ennemie à Locres le 28 avril, perdant 80% de ses effectifs. Cette action lui vaut au une citation à l'Ordre de l'Armée et une septième inscription à l'étandard (Flandres). Il est engagé en août 1918 à la reconquête de la poche de Montdidier. Le 4e régiment de Dragons termine la guerre avec deux citations à l'Ordre de l'Armée, quatre inscriptions à l'étandard : La Mortagne 1914, L'Avre 1918, Flandres 1918 et L'Aisne 1918 et la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Durant l'entre-deux-guerres, le 4e régiment de Dragons est envoyé occuper la rive droite du Rhin. Il stationne ensuite à Castres et Carcassonne où il est dissous en novembre  1926.
Lorsque les unités de dragons portés sont créées en 1929, le régiment renait sous l'appellation 4e bataillon de Dragons Portés et devient le 16 octobre 1935 le 4e régiment de Dragons Portés en garnison à Verdun au quartier Miribel .
A la déclaration de guerre  le 2 septembre 1939,  le  chef de corps du 4e régiment de Dragons Portés est le colonel Jacques de VINCENS de CAUSANS. L'unité est rattachée à la 2e Brigade Légère aux dépendances de la 1ère Division Légère Mécanisée commandée par le général Picard (7e armée du général Giraud). Au printemps 1940, le régiment est cantonné près de Clairmarais  à l'est de Saint-Omer.
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La campagne des Flandres (10 mai- 31 mai 1940)
Lorsque l'opération Fall Gelb (plan Jaune) est déclenchée le 10 mai 1940, conformément aux directives du plan Dyle-Breda, la 1ère DLM doit se porter en avant vers la Belgique à l'heure H fixée à 10 heures et se diriger aux Pays-Bas. Le 4e RDP doit prendre deux itinéraires différents (I4 et I5) et franchir la frontière aux points suivants :
    l'Abeele (I4) pour l'état-major du régiment, le 2e bataillon (chef d'escadrons Charles Marlard) ;
    Bailleul (I5) pour  le 1er bataillon (chef d'escadrons Charles Amanrich) et le 3e bataillon (chef d'escadrons Henri Gouse de Saint-Martin).
La traversée de la Belgique s'effectue en fonction de l'itinéraire prévu jusqu'à 18 heures lorsque les Stukas détruisent à Termonde les ponts sur l'Escaut, obligeant à modifier le trajet. Les deux colonnes font leur jonction au carrefour de Waloos sur la route Anvers-Malines. Le régiment a pour mission de rejoindre l'armée néerlandaise en se portant sur une ligne Tilbourg et le canal de Thurhout. Sa progression est gênée par les bombardements, la Luftwaffe ayant la maîtrise de l'air. Le baptême du feu a lieu le 12 mai lorsque le 3e bataillon entre en contact avec l'ennemi à l'est de Lage-Mierde (Brabant Septentrional) vers 11h30. Puis c'est au tour du 2e bataillon qui défend l'Aa. A partir de 20h30, le régiment entreprend son décrochage alors que les premiers fantassins allemands pénètrent dans Esbeck, P.C. du colonel de CAUSANS. Il a pour mission de tenir le canal d'embranchement entre Turnhoust et Deschel avec des éléments du 4e Cuirassiers, du 18e Dragons et de la 18e division d'infanterie Belge. La journée du 13 mai, la ligne de front le long du canal est tenue sans que l'ennemi parvienne à la franchir.  Le lendemain, alors que les Belges envisagent de faire sauter les ponts, le général Giraud vient en personne au P.C. du régiment pour signifier aux Belges que les ponts ne doivent être détruits que sur ordre du colonel de CAUSANS. Dans l'après-midi, les Allemands progressent à travers des bois et l'artillerie française entre en action pour stopper leur avancée. A 19h30, l'ordre est donné de se replier derrière le canal Albert durant la nuit. L'état-major du régiment, le 1er et le 2e bataillon empruntent l' itinéraire Halle-Lindenhoek-Wigneghem, le 3ème bataillon par Massenhoven-Lammenrenberg. Le repli s'effectue dans de bonnes conditions, effectuant les destructions après son passage. A 21 heures, le régiment fait mouvement vers la frontière française et arrive à Condé-sur-Escaut le 16 mai à 9 heures. Gêné dans sa progession par les colonnes de réfugiés, les unités du 4e RDP mélangées avec des chars du 4e et du 6e Cuirassiers, le 18e régiment de Dragons et une batterie du 74e R.A. forment un groupement sous les ordres du colonel de CAUSANS qui se porte aux lisières de la forêt de Mormal. Durant la journée du 18 mai, les colonnes allemandes après avoir dépassé Jolimetz s'approchent du Quesnoy. Le 1er bataillon repousse les attaques de l'ennemi aux abords de Vendegies. Débordés, le régiment reçoit l'ordre de se replier par échelons  vers le Quesnoy le 19 mai aux premières lueurs de l'aube. La présence de l'ennemi sur l'itinéraire de repli oblige l'unité de s'installer en position défensive autour du village de Louvignies. Vers 11 heures, les premiers éléments allemands viennent au contact mais sont repoussés par les autos-mitrailleuses. A partir de 19 heures, les combats s'intensifient et le colonel de CAUSANS ordonne au groupement de se replier sur Ghissignies à trois kilomètres. Le 1er bataillon franchit le canal de l'Escaut durant la nuit et le 2e bataillon se porte aux ponts du canal au sud de Denain. Le groupement de CAUSANS demeure esseulé, vingt-cinq kilomètres en avant des  lignes françaises. A 11 heures, il tente une sortie mais le carburant, les munitions et les vivres commencent à manquer. Il ne peut faire face à un ennemi supérieur en nombre et en matériel. Il est finalement capturé avec son chef de corps le 21 mai. Le régiment est relevé par les éléments de la 25e DI pour faire mouvement vers Aubigny. C'est le chef d'escadrons Amanrich qui prend alors le commandement de ce qu'il reste du régiment qui se replie vers la mer du Nord tout en gardant le contact avec l'ennemi. L e 22 mai, le 1er bataillon fait mouvement par l'itinéraire Fresnes-Gravelles-Thélus et le 2ème bataillon par Drocourt-Souchez-Carency. Le 1er bataillon aidé par quelques chars du 18e Dragons et du 2e Cuirassiers, s'empare du Mont-Saint-Eloi occupé par les Allemands qui en sont chassés à 16h30. Il capture cent trente prisonniers et s'installe en défensive. Le 2e bataillon s'établit à Carency où il est attaqué par une colonne allemande de la 7. Panzerdivision, la fameuse Gespensterdivision, la division fantome du Generalmajor  Erwin ROMMEL. Le chef d'escadrons MALARD est blessé, remplacé au commandement du 2e bataillon par le capitaine SEGUR. A deux heures du matin, le régiment (E-M et 2e bataillon) reçoit l'ordre de se porter sur Herliès alors que le 1er bataillon continue de résister au Mont-Saint-Eloi. Le 26 mai, le régiment reçoit un nouvel ordre, il doit tenir le canal de la Deule, de Bauvin au sud à Bac-à-Wavrin au nord. Sous le feu de l'ennemi, le régiment décroche à partir de 3 heures, il a pour mission de tenir la Lys, d'Estaires (2e bat.) à Bac-Saint-Maure (1er bat.). Toute la journée, l'unité est au contact de l'ennemi. L'occupation de Cassel et d'Hazebrouk par les Allemands oblige le régiment à entamer une retraite eb direction de Zuicoote et commence à décrocher de ses positions à  partir de 22 heures. Le lendemain, ordre est donné d'abandonner les voitures, de saboter les camions et le matériel automobile. Le 30 mai, le régiment quitte à pied Guyvelde pour s'installer sur la plage de Zuidcoote. A partir du 31 mai, les dragons embarquent par groupe de 250 hommes à Dunkerque. A Douvres, ils sont acheminés vers des destinations différentes (Porthsmouth, Bournmouth, Plymouth). La campagne des Flandres est terminée.
 Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ 330px-AMR35_paradeAMR 35

La fin de la campagne de France (8 juin-22 juin 1940).
 
Eprouvé par les combats incessants dans les Flandres, le 4e RDP débarque à Cherbourg le 6 juin 1940. Ses éléments sont acheminés à Saint-Rémy-les-Cheuvreuses pour être réorganisés et percevoir les armes, munitions et les véhicules. La valeureuse unité est conduite par le chef d'escadrons AMANRICH. Elle doit rejoindre Pacy-sur-Eure le 10 juin, gênée dans sa progression par le flux de réfugiés se dirigeant vers le sud. A 19 heures, le P.C. est installé dans une ferme à Saint-Aquilin-de-Pacy. Les Allemands qui ont franchi la Seine dans la région de Vernon s'approchent de Pacy.
Le régiment est installé en position défensive : le 1er escadron tient Vaux-Cocherel ; le 2e escadron Ménille ; les 4e et 5e escadrons Pacy-sur-Eure et Saint-Aquillin. Le 3e escadron les rejoint dans l'après midi. A 18 heures, le régiment attaque en partant de la lisière nord du bois de Pacy appuyé par des chars de la D.L.M. et renforcé par des chars B, en direction de la Heunière. Les derniers chars du 4e escadron (de VANDIERES), trois Somua et deux  chars B se lancent à l'assaut, les dragons lancent des « hourra ! », l'objectif est une ferme à 500 m au sud de la Heunière. Durant l'attaque, le capitaineRené de VANDIERES de VITRAC touché est conduit à l'arrière et décède durant son transport. Sous le tir des armes automatiques, les Allemandes se retirent. Une quarantaine de prisonniers sont faits et l'ennemi laisse sur le terrain de nombreux morts et blessés. Mais la 2e D.L.M, qui devait attaquer sur la droite du régiment n'a pu faire déboucher son attaque. L'aile droite du régiment n'est pas couverte et vers 21 heures, il doit exécuter l'ordre de repli sur la ligne Ménille-Pacy.
Le 12 juin, à 5 heures, le 1er escadron reçoit l'ordre de prendre le pont de Cocherel, que l'ennemi tient sous son feu depuis la veille au matin. Pris à partie, non seulement par des éléments ennemis qui marchent dans la région de Vernon vers l'ouest, mais également par des forces qui viennent des Andelys opérant nord-sud, occupent depuis la veille au matin les crêtes dominant Cocherel et d'autre part, les éléments devant opérer à gauche (6e cuirassiers et le 1er bataillon du 236e R.I.) n'ayant pu progresser, le 1er bataillon ne peut atteindre que les lisières sud-est du village. Il occasionne de grosses pertes à l'ennemi, mais contre-attaqué par des forces importantes, l'escadron subit de sérieuses pertes . A 18 heures, le 3e escadron (capitaine THUILLIER) reçoit l'ordre de tenir la ferme et le bois de Préaux (1.500 mètres ouest de Saint-Aquilin). Le capitaine part avec le lieutenant en premier, le lieutenant ALBAUT, et reconnaît la ferme qui ne doit pas être occupée. Aussi décide-t-il de faire débarquer son escadron à proximité de la ferme qui doit devenir son P.C, mais au débarquement, l'ennemi enveloppe la ferme de ses feux. Un rude combat s'engage, acharné, au cours duquel chaque officier, chaque gradé, chaque homme, fait preuve d'un magnifique élan. Des hommes empoignent des mitrailleuses et font un tir incendiaire, mais continu, qui crée l'épouvante chez l'ennemi dont le détachement se replie, laissant sur le terrain deux mitrailleuses et 18 prisonniers et de nombreux morts. A la tombée de la nuit les escadrons sont resserrés à Saint-Aquilin, Pacy, Fains. Le P.C. est porté à la Noé-du-Bois. A 2 heures, le régiment qui à reçu l'ordre se replie en direction du sud de Dreux, à Torcay. Il reste stationné dans les bois. A 21 heures, il fait mouvement en direction de Verneuil. Le 14 juin le régiment tient l'Avre depuis Verneuil jusqu'à Tillières, le P.C. est installé à Pléviellier. Aucun contact sérieux dans le courant de la journée. Le lendemain 15 juin à 2 heures, le régiment reçoit l'ordre de se replier et de faire mouvement en direction de Remalard. Sa mission est de tenir les lisières nord est nord-ouest des bois de Vore. Le P.C. du régiment est installé à Freulement. Aucun contact avec l'ennemi. Le 16 juin 1940 à 18 heures, le régiment se replie sur l'Huisne pour en tenir le cours depuis Remalard jusqu'à La Fouquelière.  A 22 heures le P.C. s'installe dans la château de Perrines. Le 1e escadron tient les sorties nord de Remalard. Les 3e et 4e escadrons tiennent l'Huisne depuis Dorceau jusqu'à Bellon, en liaison du 5e qui tient Boissy-Maugis.
Dés les premières heures de la matinée du 17 juin, l'observatoire du régiment est installé à 500 mètres du château des Perrines deux batteries du C.C, en appuie direct du régiment, joignent leurs moyens de d'observations. Vers 10 heures le contact est pris, dans Remalard, par le 1er escadron, puis par les escadrons qui tiennent l'Huisnes. L'artillerie effectue des tirs qui paraissent efficaces sur les sorties nord de Remalard et sur les crêtes nord de Boissy-Maugis. Dans la région de Boissy-Maugis le contact est pris avec des cavaliers ennemis. C'est la première fois depuis le début de la campagne que le régiment se trouve devant des éléments à cheval. Les combats sont rudes, les armes automatiques sont très actives. Le 5e escadron met en action ses mortiers qui sèment un grand désastre parmi les chevaux ennemis. Chez ce dernier les pertes sont sévères, au régiment elles sont presque nulles. A 14 heures le régiment sur l'ordre qu'il à reçu décroche et se replie dans la région de Bellevue pour y attendre de nouveaux ordres. Le P.C s'installe de 15 à 18 heures, au château des Fleugerets. A 18 heures, le régiment fait mouvement sur la Fontaine à 2 kilomètres du Mans.
Le 18 juin 1940 à 8 heures, le 4e dragons fait mouvement. Il traverse Le Mans et arrive à Lion-d'Angers vers 14 heures. Le régiment à une nouvelle mission : tenir la Mayenne depuis Château-Gonthier. Son dispositif est le suivant : le 4e escadron à La Neuville ; le 5e escadron et le 1e escadron, à Montreuil 2e escadron du pont de sur la Mayenne au Lion-d'Angers ; le 3e à Grez ; réserve de bataillon 1e peloton du 3e escadron. P.C. du régiment, stationné à Lion-d'Angers.
Le 19 juin 1940, à 8h45, le contact est pris à Lion-d'Angers, au pont qui traverse la Mayenne. Certains Allemands traversent la rivière à la nage, sous les feux des mitrailleuses. A 10 heures un char ennemi réussit à neutraliser le canon de 47 qui tient le pont. Vers 11 heures les chars Hotchkiss du 4e Cuirassiers arrivent et permettent d'arrêter l'ennemi. Le 3e escadron est fortement accroché à Grez-Neuville ;l'ennemie s'infiltre sur l'aile gauche du village et fait pleuvoir sur le village une pluie de projectiles divers. Les pertes sont sensibles. Vers midi, la situation du régiment qui se trouve devant un ennemi très supérieur en nombre et en matériel devint critique et l'encerclement se précise. A 12h30 arrive l'ordre de se replier sur la Loire. Le régiment fait mouvement sur Challonnes où il franchit la Loire  puis se regroupe à Breuil (15 kilomètres est de Challonnes), à partir de 17 heures.
Le 20 juin 1940, à 11 heures, le régiment quitte Le Breuil puis, par Chenille-Mauvelier va stationner à Le Bourneuf, à 1 kilomètre de au nord de l'Asbie. Il cantonne sur place, tout en gardant les issues du village. Le lendemain, le régiment quitte Le Bourgneuf à 8h45 par Breuil-Chaussée. A 9h30,il reçoit l'ordre de se porter à Thouars, avec mission de barrer la route de Saumur. A 11 h30, le régiment forme un centre de résistance aux lisière de Thouars, face au nord à l'est et à l'ouest. A 12 h 45, un lieutenant d'artillerie se présente au P.C et informe le commandant Amanrich que, sur ordre du commandant la subdivision de Niort, Thouars est déclarée ville ouverte. Le chef d'escadrons lui répond qu'il a des ordres pour accomplir une mission et qu'il les exécutera, qu'il n'a d'ordre à recevoir que du général de division. Le 3e escadron est désigné pour assurer la défense du pont, appuyé par deux canons de 47 de l'artillerie du C.C. L'escadron établit sa position sur les hauteurs, à l'est du pont. Vers 15h 45, deux blindés allemand qui s'étaient présentés sont neutralisés par les canons anti-chars. A partir de 16 h l'ennemi prend à partie le 3e escadron qui subit de lourdes pertes. A l'est l'ennemi dessine une manœuvre d'encerclement qui se précise vers 18 heures. En ayant reçu l'ordre, l'escadron se replis sur Saint-Chartres, en réserve du régiment, qui doit tenir la rivière de Moncontour. Le P.C. est à Saint-Chartres. Le régiment tient la ligne Messais-Marnes sur laquelle, elle n'a pas de contact avec l'ennemi.
Le 22 juin 1940 à 11 heures, le régiment se replie pour tenir la ligne Les Jumeaux-Assais. Le P.C. est fixé à Venhuchen. A 17 h30, le régiment, suivant le sort de la division se replie vers le sud, en direction de Saint-Maixent, qui est traversé durant la nuit.
Le 23 juin 1940, l'armistice est signé entre la France et l'Allemagne mais la cessation des hostilité doit intervenir 6 heures après la signature de l'armistice entre la France et l'Italie. A 18 heures, le régiment quitte Bouhas pour stationner à Epanvilliers et tenir le village. A 19h30 il fait mouvement pour tenir le nœud de communication à Rouillac, ou il arrive dans la nuit.
Le 25 juin, à 0 h35, les hostilités ont cessé entre la France et l'Allemagne, l'armistice étant signé avec l'Italie depuis le 24 juin à 18h30. Le régiment fait mouvement sur Chanterac (Dordogne), où il cantonne à partir de 9h30.
Le 1er juillet, une prise d'armes du régiment se déroule au château de Chanterac, à 8 heures. Le colonel remercie le 4e dragons pour sa belle conduite au feu et demande à tous de rester unis après la démobilisation.
Le 8 juillet, le régiment prend part à la dernière prise d'armes de la 1e D.L.M. au moulin de Saint-Vincent-de-Connezac. Le général Langlois, commandant le corps de cavalerie, passe en revue les troupes que lui présente le général de Beauchesne commandant la 1e D.L.M.
Le 4e régiment de Dragons Portés est dissous. L'unité déplore la perte de 49 officiers, 174 sous-officiers et de 1351 hommes de troupes. Sa tenue au feu lui vaut une citation à l'Ordre de l'Armée.
 
Citation
Ordre n° 128 C
Le général WEYGAND
 Commandant en Chef, Ministre,
Secrétaire d'Etat à la Défense Nationale
cite
A L'ORDRE DE L'ARMEE
LE 4e REGIMENT DE DRAGONS PORTES
Magnifique unité qui a fait preuve, dans des combats difficiles, du 10 mai au 28 mai 1940, sous les ordres, d'abord du Colonel de VINCENS de CAUSANS, ensuite du Chef d'Escadrons AMANRICH, des plus hautes qualités militaires de courage et d'esprit offensif.
Pendant cette période, à maintes reprises, a contribué soit  en attaquant, soit en résistant sur place,  au décrochage des unités voisines, a causé de nombreuses pertes à l'ennemi, fait de nombreux prisonniers et pris du matériel.
A peine de retour en France, s'est fait remarquer par son mordant à l'attaque de la HEUNIERE (forêt de Pacy), le 11 juin, où il inflige de nombreuses pertes à l'ennemi, fait des prisonniers et le lendemain, résiste opiniâtrement à COCHEREL, à forces ennemies très supérieures en nombre, devant lesquelles il ne se replie que lorsque l'ordre lui a été donné.
 
Signé : WEYGAND

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MessageSujet: Re: Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/   Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Icon_minitime2021-10-13, 19:42

Nouvelle lecture vraiment intéressante,merci à nouveau Alex Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ 926774


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MessageSujet: Re: Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/   Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Icon_minitime2021-10-13, 19:49

Il y avait longtemps que je voulais faire un sujet sur le "4", histoire de rappeler que sa "notoriété" ne se limite pas à l'immonde adjudant Chanal.
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MessageSujet: Re: Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/   Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Icon_minitime2022-05-03, 12:30

Une planche que j’avais acheté sur les dragons
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MessageSujet: Re: Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/   Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ Icon_minitime2022-05-03, 13:49

Super merci Alex avec les infos. Le 4e régiment de Dragons Portés dans la bataille de France mai/ 926774


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