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 Fin du GM 100

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MessageSujet: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 12:40

Paralèllement à DBP une autre catastrophe se jouait :

La fin du GM 100 en Indochine.

24-28 juin 1954.
Par
Jean-François Mouragues
Pour beaucoup de français, la guerre d’Indochine s’est arrêtée le 8 mai 1954, jour de la chute
de Dien-Bien-Phu. Pourtant plus d’un mois et demi après la reddition de la garnison du camp
retranché, disparaissait sur la route coloniale 19 l’une des plus belles unité que l’Armée
Française possédait en Indochine : le GM100. Ce groupe mobile mis sur pied sur le modèle
des unités Américaines de la 2e Guerre Mondiale était composé du régiment de Corée (1er et
2e bataillons crée par dédoublement de l’ex bataillon français de l’ONU rapatrié de Corée en
décembre 1953), du bataillon de marche du 43e RIC (BM/43RIC), du 2e groupe du 10e RAC
appuyé par le 3e escadron du 5e Cuirassiers. Une compagnie de marche des transmissions, la
2e CMT, un groupe de transport et une unité du Génie, sont également affectés au dispositif1.
Disposant d’un potentiel en matériel et en hommes impressionnant : plus de 3500 hommes, il
perdait le 24 juin 1954 le tiers de son effectifs (tués, blessés, disparus, prisonniers).
De décembre 1953 à juin 1954 le GM100 aura pour mission : d’assurer le contrôle des
« Hauts Plateaux » dans les secteurs de Kontum, Pleiku, Ankhé et par la suite, l’appui à
l’opération « Atlante » qui visait la reconquête des zones côtières du Centre Annam.

Les unités d’infanterie qui composaient le groupe mobile étaient toutes mixtes. Lors du
débarquement à Saigon du bataillon français de l’ONU qui s’était brillamment illustré
pendant deux années en Corée, l’Etat-Major en récupérant un régiment aguerri avait dédoublé
ce bataillon en le « jaunissant », terme utilisé à l’époque avec des soldats recrutés pour
l’essentiel au Cambodge. Le bataillon devint régiment. Les éléments autochtones rattachés au
régiment, quant à eux, étaient de grande valeur, beaucoup avaient une grande expérience du
métier des armes, notamment au 2/Corée qui se vit attribuer l’ancien « commando Bergerol »
(nom de son fondateur) très redouté par le Vietminh. Le BM/43eRIC n’était pas en reste,
c’était une unité de métier qui possédait déjà un beau palmarès et près de sept années
d’expérience. Ces 6 mois d’existence seront émaillés par les glorieux combats de Dak-Doa,
Plei-Rinh, PK14, PK 15 et Plei-Bon pour ne citer que ceux là.
Malgré sept année de guerre, les troupes françaises n’occupaient en Centre Annam que la
province de Hué et la province de Nha-Trang. Les provinces de Qui-Nhon et de Quang-Ngaï
étaient toujours contrôlées par le Vietminh. L’opération « Atlante » avait pour ambition la
réunification du Centre Annam en y écrasant les unités rebelles qui s’y étaient installées. Les
forces françaises manoeuvraient sur un théâtre d’opération de près de 400 kilomètres de long
de Tourane au Cap Varella, et 100 kilomètres de profondeur de Pleiku à Qui-Nhon.
Quatre
groupes mobiles (GM 11 vietnamien, GM41 et 42 montagnards composés d’autochtones des
tribus Rhés, Bahnars et Jarais issus des Bataillons de Marche d’Extrême Orient, et du GM
100) sont sollicités pour participer à l’opération qui sera combinée avec un débarquement
amphibie de troupes. Les villes de Qui-Nhon et de Quang-Ngaï sont libérées le 13 mars sans
que l’adversaire n’engage réellement le combat, et sans que les trois principaux régiments
ennemis (108, 96, 803) et autres unités provinciales présentes sur zone n’aient été détruits.
Appelé en renfort sur Pleiku sous la menace directe du régiment 803 qui n’était pas là où on
l’attendait (le 108 quant à lui, menaçant plus au sud la ville de Ban-Me-Thuot), le GM 100
défend un temps la ville de Komtum avant que l’ordre ne lui soit donné de l’abandonner. Si
les français progressent sur la côte, les communistes accentuent leur pression militaire et
psychologique au nord de Pleiku : « au nord et au nord-est de la ville, les partisans
montagnards avaient soit pris la jungle, sois sous l’effet de la propagande communiste,
massacré les sous-officiers français qui les encadraient, et cette fois l’ennemi ne refusait pas
le combat. ».3 Bloqué à Pleiku, le GM 100 ne peut apporter son soutien à l’opération
« Atlante » qui piétine d’autant que la route Pleiku Ankhé Qui-Nhon vient d’être coupée, et
que les nouvelles qui proviennent du camp retranché de Dien-Bien-Phu crée initialement pour
défendre le Laos de toute invasion Vietminh et de fixer au Tonkin le maximum de divisions
ennemies : divisions 304, 308, 312, 320 et 351 sans compter les forces provinciales et
régionales, sont guère rassurantes.
Les 8 et 9 avril, le GM100 relève le GM11 unité de l’armée du Sud Vietnam très éprouvée et
démoralisée par les combats du 30 mars, où l’un de ses bataillons est anéanti au col du Déo
Mang. La perte de ce col interdit la jonction entre Ankhé et Qui-Nhon tête de pont de
l’opération Atlante. Pour assurer le soutien du GM11, les chars du 3/5e Cuirassiers sont
ramenés à Pleiku. De plus, le GM11 sera renforcé du GM21 au col du Mang Yang. Le 12
avril ces deux unités tombent dans une embuscade près du col de ce même col, et le 16 avril
suite à une autre embuscade, la RC 19 en direction de Pleiku est considérée comme
définitivement coupée aux convois de ravitaillement. Le camp retranché de Ankhé est situé
comme celui de Dien-Bien-Phu au fond d’une cuvette desservie par un petit aérodrome. Cette
cuvette est entourée de collines proches aménagées en points d’appuis et dominée sur sa
partie Est par la cordillère Annamitique. Le camp a une emprise de près de 6 kilomètres de
long sur 1 de large. Le 2/Corée, le PC, l’artillerie et la 4e batterie du 10e RAC sont implantés
dans le bourg de Ankhé, altitude 462 mètres, dominé 300 mètres plus haut, par le point
d’appui du Sud Est. Au Nord, en hérisson la position tenue par le 520e TDKQ (bataillon léger
de commandos vietnamiens) et un peloton du 4e Escadron de Reconnaissance Vietnamien
(4eERVN). Ces deux unités bordent la piste d’atterrissage. Au Nord Est, a pris position le
BM/43e RIC et la 6e batterie du 10e RAC. Cette position est dominée par le point d’appui de la
Pagode et par celui du Nui Nhon qui culmine à 685 mètres. Entre ces deux PA la RC 19 qui
déroule en direction de Qui Nhon. Le col du Déo Mang occupé par le Vietminh depuis le 30
mars n’est qu’à 10 kilomètres des premières positions françaises. Plus à L’Est, la Cordillères
Annamitique domine le camp retranché de ses 2000 mètres d’altitude. Enfin excentré à
l’Ouest, la position du 1/Corée est implantée à 3 kilomètres de la position du 2/Corée dans le
hameau de An Cu. Ce hameau est dominé quant à lui par le PA de Hong Kong (altitude 707
mètres). Du 10 au 21 le avril, le GM100 poursuit les travaux d’aménagement des positions et
point d’appuis en vue de soutenir un long siège. L’ensemble des unités, tour à tour participe à
la réfection de la piste d’atterrissage pour permettre aux Dakotas et autres gros porteurs type
Bristol double porte de se poser, au relevage des champs de mines, car le GM 11 n’a laissé
aucune indication quant à leurs emplacements, au réglage des batteries et à la réfection des
3 Bernard Fall. Indochine 1946 1962 Chronique d’une guerre révolutionnaire. Ed Robert Laffont Paris 1962 p190
et 191 emplacements individuels et autres abris car aucune structure en dur n’existe. C’est dans des trous individuels ou sous tente que les hommes du GM100 vont se « refaire une santé » après
les combats éprouvants des mois précédents.

Le 28 avril à 13 heures les premiers hommes du détachement de renfort 19 (DR19) sont
acheminés par Dakota sur le camp retranché de Ankhé. Ce détachement comprend : 3
officiers, 35 sous-officiers, l’OD et les comptables.
8 mai capitulation des derniers défenseurs de Dien-Bien-Phu, le moral n’y est plus. Certains
soldats autochtones du 1/Corée désertent ou se blessent intentionnellement pour être rapatriés,
d’autres comme au BM/43e RIC : c’est le cas pour trois soldats, voient leurs contrats résiliés
pour « mauvaise manière de servir ». Quatre mois d’opérations ininterrompues ont usé ces
militaires du Sud qui ne se sentent pas ici chez eux.
Les renforts à destination du 2/Corée arrivent après long périple. Rattachés au DR 19 ces hommes ont embarqué à Marseille sur le S/S Félix Roussel à destination de Saigon le 15 avril. Débarqués le 7 mai ils seront acheminés dans l’urgence sur le camp retranché le lendemain.7
Le 19 mai le reliquat du DR 19 qui comprend 5 sous-officiers, 20 caporaux-chefs, 16
caporaux et 49 soldats arrive par transport aérien en provenance de la base aérienne de Nha-
Trang. Ce détachement viendra compléter les effectifs de la CCB, des 1ères et 2e compagnies
dont les effectifs avaient dangereusement fondus, il est acheminé en GMC à An-Cu lieu
d’implantation du régiment de Corée, position avancé sur la route de Pleiku.
Après quelques jours d’acclimatation la journée du 25 mai est consacrée de 7 heures à 17
heures au réglage de tirs de mortiers sur le pourtour des positions. Une corvée de 40 PIM
(prisonniers internés militaires) est mise à la disposition du GM100 pour réparer la piste
d’aviation. La 3e compagnie participe à l’entretien de la piste. Le secteur affecté au régiment
de Corée n’est pas plus sûr. Lors du départ de l’unité précédente cette dernière n’a pas laissé
les relevés des champs de mines. Plusieurs accidents seront à déplorer (celui du 13 mai est
l’un des plus important, une patrouille du BM/43e RIC composée d‘éléments de la CCB et de
la 2e compagnie traverse sans le savoir un terrain miné bilan deux morts, 10 blessés.) Le 28
mai le soldat Kieu Van Chay de la 3e compagnie du 1/Corée saute sur une mine amie, il
décède peu après son admission à l’antenne chirurgicale. Quelques jours plus tard c’est un
boeuf qui saute sur une mine. Les éclats de l’explosion blessent le soldat Sac Phon.
Le 29 mai le 1/Corée qui aligne ses trois compagnies de combat est désignée pour une
mission de reconnaissance sur PK11. La mission consiste à faire la liaison avec des éléments
amis venant de PK22. Si PK 11 n’est qu’un Point Kilométrique parmi tant d’autres (à 11
kilomètres de Ankhé en direction de Pleiku), PK 22 est en revanche un gros point d’appui
situé sur un piton qui domine la RC 19. Ses pentes très escarpées le rendent quasiment
imprenable. Il constitue l’un des verrous de cette route de jungle. Sa garnison est
essentiellement composée de gardes montagnards des tribus Rhadés et Banhars recrutés dans
les villages voisins et encadrés par quelques gendarmes. La 2e compagnie marche en tête et
ouvre la route, la 3e compagnie fouille la végétation environnante la 1ère est en soutien des
deux précédentes. La mission se passe sans encombre la jonction est faite avec les éléments
du 2/Corée. L’ensemble de l’effectif se replie An-Cu.
Le 5 juin au cours d’une mission de nuit, la 3e compagnie se met en embuscade sur la RC 19 à
2 kilomètres à l’Ouest du Point d’Appui. C’est alors que vers 22h50 dix à vingt Vietminh
venant du Sud franchissent la route et sont pris sous le feu des soldats français. Plusieurs
soldats ennemis semblent avoir été tués lors de l’accrochage. La 3e compagnie récupère
plusieurs armes dont 1 pistolet-mitrailleur Thompson américain, 1 pistolet-mitrailleur Sten
anglais, un fusil Mas 36 français, 1 Mauser allemand, 2 lanceurs de grenades VB français, 3
grenades calibre 77, des cartouches et des documents divers. Cet arsenal hétéroclite n’est que
le reflet du matériel dont dispose les unités françaises engagées en Indochine. Le lendemain,
lors du retour sur les lieux de l’embuscade, des coups de fusils sont échangés contre un
élément adverse chargé de relever ses morts. La 3e compagnie ne ramène que trois cadavres
de soldats VM tués la vielle au soir les documents les uniformes des soldats seront autant
d’informations pour identifier les unités adverses.
.
Le 8 juin la 3e compagnie est désignée pour prendre en charge le poste de Hong-Cong qui
domine le point d’appui d’An-Cu.
Le 14 juin les 2e et 3e compagnie sont désignées pour faire mouvement cers PK22. Le départ
est fixé à 6h00, la mission consiste à acheminer 80 montagnards et 6 gardes et prendre contact
avec les populations montagnardes du village de Plei Bun Bang. Les 2e et 3e compagnies
passent en tête, le PC suit en troisième échelon. Vers 12h00 la liaison est opérée avec les
éléments de PK22. Le retour est fixé à 13h00. Une heure plus tard l’avion d’observation du
GAO (Groupement Aérien d’Observation) de type Piper fait un atterrissage forcé à un
kilomètre au sud-est de la plantation d’hévéas (PK6) dans les herbes à éléphants. Le pilote est
recueilli par la 3e compagnie du 1/Corée, l’appareil quant à lui est détruit par la chasse. Toutes
les unités rentrent en GMC à l’exception de la 3e compagnie qui rentre à pied.
Les abords des positions françaises sont infiltrés par des unités rebelles à la recherche de
renseignements. Le 15 juin vers 20h10, à 250 mètres des positions de la 3e compagnie 4 VM
sont pris à partie par une sonnette et s’enfuient pour revenir vers 23h20. Démasqué à 300 ou
400 mètres par cette même unité s’évanouit dans la nuit. Chaque nuit apporte son lot de
fusillades et d’interceptions. Le 18 juin vers 22h10 la 3e compagnie qui partait se mettre en
embuscade pour la nuit tombe sur deux équipes de VM se déplaçant en parallèle sur la RC19
à 400 mètres du dispositif français, il s’ensuit un violent échange de coups de feu et de
grenades. Un soldat de la 3e compagnie est blessé dans l’échange de tirs.
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 12:44

Le 19 juin, à la suite du remplacement du général Navarre par le général Ely, la décision
d’évacuer Ankhé prise le 13 juin est annoncée au GM100 par le Général Salan qui se rend sur
place avec le général de Beaufort et le colonel Buffin chargé de coordonner l’opération
baptisée « Eglantine ». Le colonel Barrou commandant le GM 100 avait quant à lui appris la
nouvelle le 15 juin lors d’une liaison aérienne à Saigon, où il proposera de foncer sans
s’arrêter, jouant la carte de la « surprise », jusqu’à PK 22 lieu de rendez-vous avec l’élément
de recueil. Le GM100 devra quitter le camp retranché avec la totalité de son matériel lourd et de ses véhicules, en forçant si besoin est les éventuels bouchons ennemis.
Le 22 juin une section VM tire au mortier de 60 en direction de la 3e compagnie du 1/Corée,
mais les obus tombent court. Les VM sont pris à partie par les mortiers de 60 de la 2e et de la
3e compagnie ainsi que ceux de 81 de la batterie d’An-Cu qui effectuent un tir fusant. Vers
18h45 une embuscade de la 3e compagnie qui a été dépêchée sur les lieux où se trouvaient les
VM le matin prend à partie des éléments adverses évalués à une section.
Tout au long de ces derniers jours l’activité du camp retranché a été relativement intense. Un
important pont aérien, à défaut de liaisons routières vers Pleiku où Qui Nhon dont la route est
coupée à été mis en oeuvre : son objectif évacuer le maximum de matériels (armes non
indispensables, surplus de munitions, archives, personnels sédentaires civils.) et fournir au
groupe mobile les derniers renforts. Si pour beaucoup en France, Dien Bien Phu marque la fin
de la guerre d’Indochine, sur le terrain, il n’en est rien. Alors qu’à Genève se déroulent les
tractations sur le tracer de la ligne de cessez le feu, qui prendrait le risque tant au niveau
politique que militaire de réitérer le suspense du camp retranché de Dien-Bien-Phu dans les
Hauts Plateaux du Centre Annam. Certes la géographie n’est pas la même et semble jouer en
faveur des troupes françaises, contrairement à ce qui a pu se passer à Dien Bien Phu où
l’éloignement du camp retranché et la saison rendait tout ravitaillement aléatoire, à Ankhé, les
centres de ravitaillement sont situés au delà de cordillère Annamitique soit moins de 50
kilomètres à vol d’oiseau, les appuis feux de la chasse et des bombardiers proviennent soit du
porte avions Arromanche ancré au large de Qui-Nhon ou des bases aériennes de Nha-Trang et
de Tourane. Cependant, la raison essentielle qui semble aller dans le sens de l’abandon alors
que le camp est pourvu de tranchées d’alvéoles enterrés pour canons de 105 et les véhicules,
de stocks importants en armes matériels et d’un excellent aérodrome, réside à la fois dans le
manque d’hommes, et la menace qui pèse sur l’axe Pleiku Ban Me Thot. La présence de trois
bataillons d’élite et d’un peloton blindé épaulé par un maigre bataillon de la jeune armée
vietnamienne dans cette bourgade du centre Annam ne se justifie plus dès lors que l’accès à la
mer est coupé. Quels renforts leur apporter en cas d’attaque massive, alors que la bataille qui
vient de s’achever au Tonkin a vu disparaître les meilleures troupes d’intervention?13 La
solution la plus sage est d’évacuer Ankhé et de se replier sur Pleiku, ville qui commande
l’accès à Saigon par les « Hauts Plateaux ». C’est le général Salan qui remplace le général
Navarre qui prend cette décision lourde de conséquence décidant de regrouper avec les GM
41 et le GM 100 pour défendre les plateaux entre Pleiku et Ban Me Thot.
Le capitaine15 André Salvat, Compagnon de la Libération commandant la CCS 100 du GM,
nous donne sa vision des faits « nous étions installés défensivement et prêts à recevoir la
fameuse division 308 descendue du Tonkin pour « se payer » le GM00 en Centre Annam, la
troupe composée d’anciens de Corée était solide, avait du métier, capable de tenir un siège à
Ankhé me semble t-il. Malheureusement le Commandement d’Hanoï nous a donné l’ordre
dans le cadre d’un regroupement des forces de regagner Pleiku, ce qui pour nous et
notamment le colonel Barrou commandant le GM était une erreur que ce dernier paiera très
cher. »16 Les commandos opérant en brousse ont signalé à l’Etat-Major, la concentration
d’unités lourdes ennemies entres Ankhé et Pleiku ce qui rendrait hasardeuse toute sortie en
convoi automobile. L’hypothèse envisagée par ces spécialistes de la guérilla consiste à passer
par la brousse et à abandonner tous le matériel lourd (véhicules canons), mais cette solution
au demeurant fort sage ne sera pas entérinée, car en ces temps de crise l’armement ne peut
être abandonné. Quel officier supérieur aurait pris la responsabilité de détruite près de 300
véhicules des tonnes d’armement, et une dizaine de canons, alors que la France a du mal à
obtenir ce matériel auprès des Etats-Unis? Il est donc décidé que c’est par la route que le
GM100 devra se frayer un passage jusqu’à PK22 où le Groupement Aéroporté 117 (7e BPC18,
3e BPVN19) l’attendra avec le GM 42 du colonel Sockeel composé de bataillons montagnards
et les blindés du 3e escadron du 5e Cuirassiers .
Les leçons de histoire de l’évacuation de la Frontière de Chine ne semblent pas avoir été tirées
ou analysées, ou alors ont été oubliées. Lors de l’évacuation de la citadelle de Cao-Bang en
1950 le CEFEO avait perdu plus de 7000 hommes dans le désastre de la RC4. Les troupes
repliées alourdies par leur véhicules et matériels divers, avaient été taillées en pièces lors
d’embuscades successives et les éléments de recueils (1er BEP et 3e BCCP) anéantis. La ville
de Lang Son sera abandonnée avec tout son arsenal sans combat livrant le Nord Tonkin aux
Communistes. 1950-1954 l’histoire bégaye mais les acteurs ne le savent pas, tout le monde
s’affaire, 22 kilomètres plusieurs fois parcourus cela semble jouable. Si le pont aérien est une
réussite incontestable, l’essentiel du matériel sensible et une bonne partie des civils (près de
1000 personnes) est rapatrié, le temps imparti pour évacuer tout le matériel sera trop court.
Malgré les nombreuses rotations d’avions, il reste des stocks importants de munitions
d’essence de vivres (près de 380 tonnes). Qu’à cela ne tienne, l’aviation bombardera les
dépôts après le départ des dernières unités amies. L’affaire de Lang Son semble se répéter
encore une fois au profit du Vietminh.
La date de l’évacuation du camp retranché de Ankhé initialement prévue pour le 25 juin, est
avancée au 24 car les informations selon lesquelles des divisions venant du Tonkin ont bien
été recoupées es commandos et DLB (Détachements Légers de Brousse) qui nomadisent en
pleine forêt ont décelé les mouvements d’une grande unité Vietminh en direction de la RC 19.
Il faut donc faire au plus vite afin d’éviter que l’adversaire ne puisse interdire les passage car
si la route est coupée aux convois, certains persistent à croire à l’Etat Major que le GM100
peut faire la différence. Pourtant dès le 19 déjà le capitaine Fiévet et le lieutenant Girard (B2 du GM
100) avaient exposé les possibilités de l’adversaire au Général Salan . Mais nul ne se doute dans les hautes Sphères que le Viet Minh dispose dans le secteur d’une logistique impressionnante. «Le Groupe Mobile, fort de plus de 3000 hommes aux ordres d’un colonel, reparti dans plus de 250 véhicules, fera mouvement divisé en 4 rames appuyé par 3 pièces d’artillerie par rame :
1ère rame : BM/43e RIC - Génie - 6e batterie du 10e RAC.
2e rame : PC – CCS - 520e TDKQ - 4e ERVN (3 automitrailleuses, 3half-tracks) et BCS du
10e RAC.
3e rame : 2/Corée - 4e batterie du 10e RAC - Services - Matériel.
4e rame : 1/Corée – 5e batterie du 10e RAC- Antenne chirurgicale.
Le départ est fixé à :
3h00 pour le BM/43e RIC et le 520e TDKQ.
5h00 replie des unités du poste de Hong-Cong.
7h00 début du passage de la colonne auto.
8h00 le convoi auto passé, le 2/Corée fait mouvement.
8h30 le 1/Corée quitte An Cu suivi par 300 civils qui n’ont pu être évacués.
Quand la dernière unité du 1/Corée entame sa progression, les premiers véhicules de tête sont déjà à plus de 8 kilomètres. Une heure plus tard, les éléments de tête du 1/Corée essuient plusieurs rafales d’armes automatiques à hauteur de la plantation de PK6. Le caporal-chef Audrain est tué, le caporal Valentin Blessé. Plusieurs soldats sont blessés par des fléchettes de bambou à la sortie de la plantation.
13h30 Le commando Vitasse, unité de reconnaissance, signale par radio au nord de Kon-Bar
la progression d’un fort élément rebelle, simultanément, un avion de reconnaissance décèle
des troupes ennemies à 3 kilomètres au nord du PC du GM00. Le message capté par le
1/Corée n’est pas pour une raison inconnue, relayé au BM/43e RIC pourtant en tête de
colonne.
14h20 début de l’embuscade, le BM/43e RIC bute sur un barrage de pierres en travers de la
route. Un engin du génie est débarqué afin de dégager la piste pour les camions quand les
vagues d’assaut Vietminh s’élancent vers le BM/43e RIC et la rame du PC. Les deux
compagnies de tête du 43e RIC qui ne peuvent progresser vers le PC continuent leur route vers
PK22. La 3e compagnie du 1/Corée en queue de colonne fait mouvement sur PK14 où elle
prend position.
Deux compagnies du 2/Corée se portent au secours du de la rame du PC mais n’y parviennent pas certains éléments du BM/43e RIC rejoignent le PC.
16h10 la 3e compagnie se porte en avant pour dégager les unités du 2/Corée et le PC. Le
TDKQ s’est volatilisé laissant le PC sans soutien infanterie Les bombardiers B26 de Nha Trang à mitrailleuses multiples, et la pluie qui s’est mise à tomber soulagent un temps la pression exercée sur les deux rames de queue.
19h00 les 1 et 2/Corée plus le 2/10e RAC et le reste du 520e TDKQ se regroupent en bordure
de la RC 19. Il est impossible de franchir le barrage Viet, et l’on est sans nouvelle du BM/43e
RIC de l’EM. Le 1/Corée ouvre la piste suivi du 2/Corée en formation colonne d’une partie de
la CCS 100. Les chefs de bataillons des 1et 2/Corée décident après voir avisé Nha Trang de
rejoindre PK22 par la brousse direction plein sud. Les canons de deux dernières rames et les
véhicules seront sabotés aux moyens de grenades incendiaires, les blessés intransportables
seront laissés sur place aux bons soins du médecin–chef Warme-Janville, à charge pour eux
de retenir au maximum les assaillants. Les 1/Corée ouvre la piste suivi du 2/Corée en
formation colonne double 3e et 2e compagnies suivies du PC puis des 1ère et 4e compagnies.
Les avions de chasse signalent 50 véhicules brûlés parmi les 250 que comptait le convoi.
19h30 début de la progression en pleine brousse jusqu’à 3h30. Aucune piste n’est répertoriée
sur les cartes, qui pour cette région ne sont établies qu’aux moyens de relevés aériens. Les
deux commandants décident de scinder la colonne en petits détachements de la valeur d’une
section. Cette nuit sera un véritable calvaire pour tous, un cauchemar sans nom, éviter de se
perdre, de tomber de fatigue et se laisser aller à dormir. Le caporal-chef Pinot de la CCB du
1/Corée qui fait partie d’un groupe d’isolés d’une soixantaine d’hommes tombe sur un
cantonnement de viets blessés. Ce dernier récemment arrivé en Indochine avec le DR19,
connaît quelques rudiments de vietnamien appris durant son premier séjour en Indochine,
réussi avec l’aide de l’infirmier de la compagnie à se faire indiquer la direction du PK 22. Ce
détachement composé d’isolés de la CCB de Bergerols du 2/Corée et de Vietnamiens du
TDKQ sera recueilli par les paras du GAP 1 vers 15h00 au PK 22. « Dans la nuit l’adjudant
Garcia s’aperçoit grâce à la lueur des camions qui brûlent que nous sommes revenus au point
de départ. On apprend que les VM s’infiltrent dans la colonne et la dirigent à leur guise. La
section tombe sur un bivouac de Viets blessés, l’un d’entre eux blessé au ventre s’accroche à
moi et me supplie de le soigner. J’appelle un infirmier qui lui place un pansement sur la plaie,
et je lui demande la route à prendre. Il me dit de descendre dans la vallée où l’on arrive dans
un ruisseau à sec piégé par des bambous pointes plantées en terre, nous le suivons, et là
d’après les indications en le suivant nous serons dans la bonne direction. Nous rejoignons la
colonne qu’à 15h00, et à 18h00 nous sommes transportés par GMC sur PK.22. Là atteint de
dysenterie aiguë je serai jugé inapte à reprendre le départ par le médecin-chef et rapatrié sur
Pleiku31 Malgré tout beaucoup d’hommes seront à jamais perdus au cours de ces quelques
Heures.
Les paras auront marché toute la nuit pour être au rendez-vous avec les unités rescapées de
l’embuscade.
Un document vietnamien nous donne une autre vision de l’attaque : « le convoi ennemi de
plus de 200 véhicules à la file indienne et en toute hâte pour rejoindre l’aile qui venait à sa
rencontre, était brusquement bloqué par nos feux. Le véhicule de tête brûlait, le deuxième
dans son effort de frayer un chemin était aussi atteint et se mettait de travers barrant ainsi la
route. Les autres véhicules entraînés par l’élan, s’amoncelaient sur les deux côtés de la route.
Après plus d’une heure de combat acharné, nos forces se rendaient maîtres totalement du
champ de bataille. Sur un front de plus de 3 kilomètres, s’étendaient en désordre ; les
véhicules, les canons et les cadavres ennemis. Des foules de prisonniers européens et
africains la tête baissée, passaient en files successives devant les canons des fusils de nos
soldats. Plus de 700 soldats européens et africains étaient tués et blessés, près de 1200 autres
dont le colonel Barrou avec tout son Etat-Major faits prisonniers, 229 véhicules, 20 canons et
plus de 1000 fusils tombaient entre nos mains. »34.. Si ce texte a le mérite d’exister, 32 ans
après les faits la propagande l’emporte toujours sur l’Histoire. Les inexactitudes abondent. Si
l’embuscade a été une relative réussite pour le Viet-Minh dans la mesure où la quasi-totalité
du matériel à été laissé sur place, cela est dû essentiellement à la lenteur de la progression des
troupes qui n’étaient pas embarquées dans les camions, et non comme l’affirme l’auteur du
texte à la « hâte des français de gagner PK22 », auquel cas, partis entre 3h00 et 8h00 les
derniers éléments auraient dû atteindre le poste en fin de matinée. D’autre part le chiffres des
pertes est démesurément exagéré car l’hypothèse haute avancée par Bernard Fall et reprise par
d’autres auteurs, tend à donner le tiers de l’effectif comme perdu, l’hypothèse basse quant à
elle avancée par le Général Albert Billard, lieutenant au 2/10e RAC dans la Revue des
Troupes de Marine « Ancre d’Or Bazeilles » N°340 est quant à elle de 500 hommes. Enfin, il
est fait mention d’européens et d’africains prisonniers, mais quid des cambodgiens et
vietnamiens qui composaient la majeure partie des bataillons?
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 12:49

25 juin 3h30, les 1ère 2e et 3e compagnies se regroupent avec la CCB (Trans et EM du
bataillon). Le reste de la CCB et la 4e compagnie ont perdu la liaison. Une heure de repos est
accordée aux hommes harassés de fatigue. La progression reprend une heure plus tard en
direction de l’ouest. Les 2e et 3e compagnies passent en tête. Durant la nuit, de 0h30 à 5h30
les paras du GAP forceront l’allure pour atteindre le Mang-Yang. Ce n’est que vers 8h30
qu’ils recevront les ordres de progresser vers PK22. « La fatigue physique des journées
précédentes commence à se faire ressentir. La progression s’effectue dans des conditions
difficiles sous une température élevée. Les militaires atteints de « coups de chaleur », sont
évacués sur les véhicules du Train de combat du bataillon. »35
6h30-7h30 engagement avec un élément rebelle qui tombe sur l’arrière garde. Le lieutenant
Dureau est blessé. Plusieurs groupes perdent le contact. Le 1/Corée repousse trois attaques
lancées par les Viets à 5 kilomètres environ de PK 22.
8h00 les unités de tête 2e et 3e compagnies tombent sur une compagnie rebelle, 12 vietminh
sont abattus. Cette compagnie une fois l’effet de surprise passé se regroupe et tombe sur la 1ère
compagnie.
8h-11h00 contacts radio avec le Morane d’observation ainsi qu’avec le poste de PK22 où se
trouvent les premiers éléments du BM/43e RIC qui ont pu franchir la nasse, et quelques
artilleurs du 2/10e RAC dont le lieutenant Auguste Muller qui témoigne : « Arrivé comme
lieutenant à la BCS du 2/10e RAC, j’ai pris le commandement de cette batterie en opération.
Cette batterie était composée de Français, de Cambodgiens, de Sud-vietnamiens d’Hindous et
de quelques africains. Le capitaine qui la commandait en titre avait été désigné par le chef de
corps pour commander la base arrière de Tu-Duc près de Saigon. Le 24 juin, j’étais DLO
(Détachement de Liaison et d’observation) au 520e TDKQ. Expérience inoubliable ! Lors de
l’attaque de PK15 j’étais près du PC du GM. En quittant la RC19 pour rejoindre PK22, nous
avons eu la chance de tomber sur une piste Viet non mentionnées sur nos cartes. La nuit était
si noire q’on ne pouvait distinguer celui qui nous précédait. Nous était obligés de nous tenir
les uns aux autres afin de ne pas rompre la colonne. Au cours de la nuit, nous avons croisé
deux colonnes VM qui sont passées si près qu’on aurait pu se toucher. Au petit matin nous
avons rencontré des sentinelles qui nous ont pris pour les leurs, mais cela n’a pas duré dans
les minutes suivantes des tirs se sont fait entendre un peu partout derrière nous. La piste que
nous avons empruntée était utilisée parles Viets pour rejoindre la RC19 vers le PK22, ce qui
nous a permis d’arriver les premiers très tôt dans la matinée accueillis par le colonel Buffin
responsable de l’opération. Nous y avions été devancé par les PIM (Prisonniers Internés
Militaires) ! »36 Les paras du Gap arriveront plusieurs heures plus tard. « Après de longues
heurs de marche, nous arrivons dans les environs de PK22. Le GAP s’installe défensivement
sur les croupes dominant la vallée. Les patrouilles commencent à sonder les environs. Les
premiers contacts avec quelques survivants sont pris en fin de matinée. Ce sont des hommes
hagards, harassés souvent blessés. Je récupère un lieutenant et quatre hommes de la
coloniale qui ont réussi à sortir du piège. Nous les dirigeons sur le Mang Yang. Dans l’aprèsmidi
arrivent des unités moins disloquées par la brutalité de l’attaque Viet. »37
Autre témoignage celui du chef d’un équipe d’éclaireurs Nungs (minorité ethnique du Nord
Tonkin) du 7e BPC : « Nous avons commencé notre mouvement le 18 juin de Pleiku en
direction de Ankhé, notre progression a été très lente du fait du mauvais état de la route et
des ponts qui posaient quelques problèmes aux sapeurs. Le troisième jour nous avons
découvert des carcasses de chars et de GMC. C’était sans doute la dernière tentative de
ravitaillement par la route qui a échoué (en fait il s’agit plutôt de l’embuscade du 12 avril
dans laquelle dans laquelle est tombée le GM11 replié d’Ankhé,au cours de laquelle 19 GMC
seront incendiés). Nous nous sommes arrêtés un matin vers 8h45 sur un petit piton face au
nord une route droite et longue de près de 1500 mètres et un poste à notre droite à une
distance de près de 300 à 400 mètres. Les occupants en pleine préparation pour leur
évacuation nous ont fait des signes amicaux. Etait-ce le PK 22, je ne saurais le dire avec
certitude ? Nous avions pour mission de surveiller la route pour une éventuelle récupération
des échappés de l’embuscade du PK 15. Soudain deux grosses sections progressant dans
notre direction, équipés d’armement US avançaient en se dissimulant lors des passages de
nos avions. Ce pouvait être ceux que nous attendions, pourtant les ordres reçus par radio
étaient de les laisser passer ce pouvaient être des rescapés. Ces derniers nous ayant aperçu
prétendirent faire partie du 4e ERVN mais leur attitude ne laisse présager rien de bon
d’autant que plutôt que de nous rejoindre ils s’assoient à 90 mètres de notre position où les
deux équipes Nungs (armement 12 PM et 2 mitrailleuses de 30) les tiennent en joue. Nous
décrocherons dans la soirée pour regagner la cuvette sous le poste »38.
11h00 la liaison avec la 4e compagnie du 1/Corée est établie. Elle aussi a dû forcer les
barrages adverses. L’aviation ne reste pas inactive. Mise en état d’alerte depuis la veille,
l’aéronavale dépêche une patrouille de chasseurs au dessus du convoi abandonné et pillé, et
une autre au dessus de la colonne des survivants. Vers 11h40 un premier parachutage de
matériel sanitaire est effectué par un Dakota sur PK22. A 11h 40 un hélicoptère se pose pour
évacuer les premiers blessés. Il est suivi quelques minutes plus tard par un second appareil
sanitaire. A 12h03 le Morane d’observation signale une forte colonne progressant à 700
mètres su poste de PK22.
12h10 arrivée des unités à PK22, les 4e et 2e compagnie avec le capitaine adjoint, la 3e
compagnie avec le chef de bataillon. « La progression de nuit a été très difficile. Longtemps
section de tête du dispositif, l’adjudant Thuret et moi-même, les seuls européens de la 2e
section avons payé de notre personne pour pousser nos hommes à aller de l’avant. Après une
marche de plus de 18 heures dans un terrain inextricable entrecoupée d’accrochages avec les
Viets de plus en plus agressifs, nous arrivons enfin sur le PK 22 complètement exténués.»39
12h30 bombardement des dépôts d’essence d’Ankhé. Les derniers éléments du GAP 1
parviennent à PK22 où de nombreux rescapés ont déjà été recueillis. « Les renseignements
recueillis auprès des survivants ayant participé à l’action permettent de reconstituer la
physionomie générale d’un embuscade brutale et massive déclanchée à bout portant, et
d’évaluer approximativement l’importance des pertes matérielles subies par le Groupement
Est : 240 véhicules divers et un groupe d’artillerie. Ces chiffres frappent l’imagination des
militaires du 7e BPC peu habitués à l’évaluation de pertes aussi massives et rapides.»40
Parachutages par Dakotas de ravitaillement et de pains de glace, et évacuation de blessés par
hélicoptère. « L’activité aérienne se poursuit de 15h30 à 15h 45, elle consiste en la protection
des hélicoptères sanitaires et de la centaine de véhicules du GM42 qui se dirige vers le PK22.
38 Lettre du chef d’équipe Nung LY Tang Bau de la 1ère compagnie mixte du 7e BPC à l’auteur. 02.02.2005
39 Major Raymond Mouragues. Sergent adjoint d’une section de fusiliers voltigeurs à la 3e compagnie du
1/Corée. Entretien avec l’auteur. Octobre 2005.
Tout au long de l’après midi les parachutistes du GAP récupèrent des isolés ou groupes plus ou moins importants, qui sont acheminés par camion au col du Mang Yang où le GM 42 les réceptionne. Toutefois, la position du GAP devient précaire la nuit va tomber et la sécurité de l’élément de recueil n’est plus assurée, il est décidé d’embarquer le 1/Corée à destination du col du Mang Yang. L’ordre de repli général est fixé de la manière suivante, les éléments du GM100 partiront en véhicules sous la protection des unités du GM 42. Le GAP en arrière garde à 18h00 après destruction du poste.
18h00 Un contre ordre annule les dispositions antérieures, le départ est reculé à 23h30 afin de
permettre aux unités parachutistes de récupérer le maximum de rescapés. « Effectivement, à
partir de 18h00, les éléments du GM 100 stimulés sans doute par le spectacle de la
destruction du poste de PK22, rejoigne les unités de recueil en nombre de plus en plus
croissant. Ce mouvement d’effectif commence à se stabiliser à partir de 19h30, puis diminue
sensiblement dès la tombée de la nuit. Les positions tenues 2e et 3e compagnies du 7e BPC
sont harcelées par les Viet Minh, lesquels incitent les parachutistes autochtones à la
désertion, leur demandant de tuer leurs officiers et de rejoindre avec armes les rangs de
l’Armée Populaire. Par ailleurs, voulant profiter de la confusion du moment, d’autres
rebelles essaient de rejoindre nos avant-postes en se présentant sous la dénomination du 520e
TDKQ. » 42
21h00 arrivée du gros de la CCB ainsi que de la majorité du 2/10e RAC le lieutenant Billard
du 2/10e RAC fera partie des derniers arrivants. « Après le plus gros de l’accrochage et
l’intervention très efficace de la 11F du « Bois-Belleau », j’ai reçu l’ordre de rejoindre PK22
par la brousse. Après une nuits très difficile (bambous, rachs..) les 23 rescapés de ma batterie
dont de nombreux « Bergerols » qui m’avaient rejoint, sommes arrivés en vue du PK22. Le
drapeau français flottait toujours, mais tout autour des petits incendies enfumaient le secteur.
Après une approche précautionneuse, nous sommes tombés sur un peloton du 5e Cuirassiers
qui nous a recueilli. Cinq minutes plus tard, ils abandonnaient le poste pour rejoindre le
Mang-Yang, avec nous sur les plages des chars. Ayant eu la chance de trouver une planche
sèche, j’ai dormi la plus profonde nuit de ma vie. Le lendemain au réveil, j’étais heureux
d’être vivant, mais profondément écoeuré que nous ayons ratés une belle occasion d’en
découdre avec les Viet. »43 Les pertes pour ce qui concerne le BM/43e RIC s’élèvent à 49
tués 137 blessés et 104 prisonniers.44 Démontage du dispositif de recueil, le poste est évacué,
les installations sont sabotées. « Après 400 mètres de progression, nous amorçons le versant
devant nous. Les deux premiers GMC chargent les ex-défenseurs du poste ainsi que leurs
familles. Les femmes et les enfants sont déjà collés au char de tête, les 7 ou 8 autres camions
empruntent prudemment le pont. Soudain c’est le drame : armes automatiques, explosions de
grenades, des balles sifflent de tous les côtés. Je suis sorti pour mieux voir mais cela c’est
passé tellement vite, je n’ai pu voir dans l’action seulement que deux silhouettes portant le
même uniforme (une armée et l’autre non l’un tirant son captif vers la forêt). Je ne sais
combien de camions ont brûlé mais le char est hors d’usage. Les Viets ont préparé leur coup
de nuit à 150 mètres de notre campement de l’autre côté de la route où nous ne les attendions
pas. Je pense aux 9h00 insoutenables face à ceux qui se prétendaient des nôtres, et nous
n’avons pas reçu l’ordre de les éliminer. »45
21h30 Départ vers PK 22, en tête, le 7e BPC, le GAP protégé par des blindés et diverses
unités du GM 42 sur le parcours, les derniers éléments du GM 100 non évacués, et le 3e
BPVN en arrière garde. La dernière unité à quitter PK 22 est celle du sergent-chef Bouter au
3e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens « J’attends un bon moment, la nuit n’est troublée
que par les explosions des munitions du poste et par les lueurs projetées semblables à des
flashes sur le drapeau français qui flotte toujours.»46 Certains malchanceux pensant que le
poste de PK 22 est toujours tenu par l’armée française (le drapeau flotte toujours au matin du
26 juin) se feront cueillir par les réguliers vietminh dès leur arrivée, après un jour et demi de
marche forcée.
La progression est rapide, l’allure accélérée. Compte tenu de l’ambiance d’insécurité et de
l’importance du facteur temps, la discipline de marche est maintenue à l’intérieur de toutes les
unités. A 24h00 après une marche particulièrement l’ensemble des unités arrive à proximité
du col du Mang Yang, où elles prennent position. Le journal de marche et d’opérations du 7e
Bataillon de Parachutistes Coloniaux est le seul document qui nous livre une photographie de
l’état physique de cette unité engagée dans l’opération de recueil. « La fatigue est générale.
Certains hommes de troupe (en général les plus jeunes), ont atteint la limite de leur résistance
physique. Au cours de l’étape, les militaires des armes lourdes, se sont comportés d’une
manière remarquable. Malgré l’effort intense demandé au bataillon, le moral de l’ensemble
est très bon. Les chiffres des évacués sanitaires pour le 7e BPC par suite de maladie ou
d’usure physique au cours de la journée du 25 s’élève à 15 européens et 25 autochtones. »47
Que dire alors des unités du GM 100 qui ont dû dans des conditions encore plus difficiles
affronter l’embuscades, couper à travers jungle en parcourant la même distance, le plus
souvent sans eau ni nourriture depuis 36 heures ? Que dire aussi de ceux qui n’ont pu
rejoindre à temps et qui ont été contraints aux marches de la mort vers les camps de
prisonniers ?
position.
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 12:59

26 juin journée marqué par la réorganisation des unités. « Une journée a été consentie pour
remettre en ordre les unité au Mang-Yang, et pour y recevoir les ravitaillements nécessaires
en vivres équipements, armes et munitions pendant que les bataillons du GM 42 couvriraient
au plus loin la position. Ces parachutages étaient importants pour permettre de rééquiper et
d’armer près de la moitié de l’effectif des unités du GM 100 soit trois bataillons environs. Le
col du Mang-Yang présentait heureusement une zone de parachutage favorable, boisée et
couvert d’une jungle épaisse à l’Est, il était à l’Ouest très dégagé avec une vaste prairie en
pente douce, large de plus de 500 mètres, avant de rejoindre plus bas vers Pleiku, une zone
forestière assez dense dans un relief tourmenté. »48 Le tiers du GM100 est porté manquant
(tué, blessé disparu ou prisonnier). « De 10h55 à 18h55 les chasseurs bombardiers de
l’Arromanches viennent de nouveau assurer le soutien aérien des troupes au sol et la
protection des 7 Dakotas venus parachuter armes et ravitaillement, ainsi que des 3
hélicoptères sanitaires dépêchés de Pleiku pour relever les blessés les plus graves au col du
Mang-Yang. Au cours de cette mission, la Chasse bombardera des travaux de campagne
ennemis à 1 kilomètre au Sud du poste, ainsi que les pièces d’artillerie en queue de convoi
abandonnées le 24 juin. Cette journée sera marquée par 19 sorties aériennes. » 49
Dans la journée du 26 les derniers rescapés font leur apparition au col du Mang Yang. Après
avoir erré dans la brousse pendant plus de 36 heures. Mais plus le temps passe, plus les
« sonnettes » sont au contact d’éléments rebelles. La mésaventure qui est arrivée à l’équipe
Nung de LY Tang Bau du 7e BPC va se reproduire pour la section du sergent-chef Bouter du
3e Bawouan (BPVN) : «Un Piper vient d’arriver au dessus de nous signale un groupe
important en tenue camouflée, se dirigeant vers nous. Sûrement quelques survivants échappés
aux Viets. Avec le lieutenant nous redescendons au pas de gymnastique à leur rencontre. Au
passage je rameute un groupe avec un fusil-mitrailleur et nous nous installons à la limite des
couverts, jumelles en batterie. Et là, stupeur! Nous découvrons que la troupe qui se dirige
vers nous est composée de Bo Doïs couverts de branchages et manoeuvrant parfaitement,
d’où l’erreur de l’observateur aérien. »50 Les unités adverses qui marchent à la rencontre du
GM42 du GAP et du GM100 ne font pas partie de régiments régionaux mais plutôt d’unités
plus structurées, comme le redoutable régiment 803.
Le 26 au soir le GM 42 occupe Phu-Yen à une dizaine de kilomètres du col du Mang Yang.
Le reste des unités se replie à son tour vers cette nouvelle position.
27 juin à l’aube, le poste du Mang-Yang saute. L’objectif de cette journée est d’atteindre le
pont de la Day Ya-Ayoun à 12 kilomètres de Phu-Yen. Cette fois le peloton de chars ouvre la
route, suivi du 1/Corée, du 6e bataillon de montagnard, du reste du GM100 et des autres
bataillons du GM 42. L’essentiel de l’attaque menée par le régiment 803 est supportée par le
1/Corée et le 6e bataillon montagnard. Les chars du 3/5e Cuirassiers seront d’un précieux
concours tout comme l’artillerie qui contrairement a ce qui s’est passé le 24 juin a pu déployer
ses pièces et ouvrir le feu sur l’adversaire. A la fin des combats le 1/Corée a encore perdu 59
hommes.
28 juin les français ne sont plus qu’à 30 kilomètres de Pleiku. Vers 11h00 l’avant-garde
composée des deux compagnies du BM/43e RIC, du 1/Corée du 4e Groupe d’Artillerie
Vietnamien (GAVN) et d’un peloton du 3/5e Cuirassiers, atteint une clairière de 500 mètres
de long sur 100 mètre de large, située à 3 kilomètres de l’intersection de la RC 19 et de la RC
19bis dite, « bretelle de Plei Bon » quand soudain, une nouvelle embuscade se dévoile avec
un volume de feu très dense. Menée par le régiment 812, les bataillon 89 et 90 du régiment
108 renforcé par une unité d’élite (bataillon indépendant 30), les tirs d’armes automatiques de
mortier de et SKZ s’abattent sur toute la colonne qui viennent de déboucher dans la clairière.
Une dizaine de véhicules du GM 42 sont détruits par les tirs adverses. Forts de leur expérience
acquise depuis le 24 juin chacune des unités s’installe défensivement de part en d’autre de la
route, le convoi auto bouscule quant à lui les véhicules incendiés et peut se réfugier au centre
du dispositif sécurisé. Ce sont principalement la 1ère compagnie du 1/Corée et le PC du
bataillon qui auront à subir dès 12h15 comme la veille les vagues d’assaut Vietminh. A 12h
35 cette compagnie cesse d’exister en tant qu’unité constituée, elle ne doit son salut qu’à
l’intervention de la 2e compagnie. La 3e compagnie quant à elle se porte au secours du PC.
Les artilleurs su 4e GAVN font feu de toutes leurs pièces de même que le peloton blindé.
Appelés en renfort, ce sont les bombardiers B26 qui stoppent définitivement les vagues
d’assaut. Les Bo Doïs surpris en terrain découvert voient fondre sur eux des bombes au
49 Rapport d’opérations. Chapitre C. N°123 G.P.A Etat-Major. Groupe Porte Avions Arromanches et Escorteur
Le Tunisien.
50 Récit du Sergent-Chef Bouter 2e section 2e compagnie du 3e BPVN. Revue Floréal sans date.
napalm, c’est une fuite éperdue qui s’en suit. Le combat a duré plus d’une heure, le 1/Corée a
perdu 42 hommes. « Plei Bon marque le tournant de la bataille de la RC 19. Tout ce qui a pu
être sauvé l’a été. Les Viets avaient mis le paquet pour détruire tout ce qui restait du GM 100
(pour le Vietminh le Bataillon de Corée devait être détruit). Arc-boutés à la RC 19, nous
avons subi les assauts répétés sans jamais faiblir, malgré l’infériorité du nombre. Nos
Cambodgiens ont été héroïques. » 51
29 juin 30 juin arrivée à Pleiku. « Le spectacle était effrayant ; hirsutes, en haillons, minés
depuis des mois par la dysenterie, le corps couvert de plaies, ils ressemblaient plutôt à des
échappés d’un camp de concentration qu’à d soldats d’un unité régulière. Quant aux unités,
elles avaient subi des pertes également effroyables. Il restait 84 hommes sur 222 à la CCS, les
1ers et 2e Bataillons de Corée et le BM/43e RIC qui comprenaient chacun 834 hommes au
début de la campagne se trouvaient respectivement avec 452, 497 et 345 hommes. Il y a lieu
de rappeler que ces unités avaient reçu des renforts entre décembre 1953 et mai 1954 (le
dernier le 19 mai). Leurs pertes totales étaient donc supérieures à celles que font ressortir les
chiffres. Le 2e groupe du 10e RAC avait vu ses effectifs fondre de 474 à 215 hommes. Ayant
perdu tous ses canons au PK 15 le 24 juin les artilleurs s’étaient bien battus comme
fantassins les 27 et 28 juin. Le matériel perdu était lui aussi considérable, 85% des véhicules,
y compris tout un peloton blindé, avaient dû être abandonnés, ainsi que la totalité des pièces
d’artillerie ; les transmissions avaient perdu 68% de leur matériel, et l’infanterie 50% de ses
armes automatiques, mitrailleuses et fusils-mitrailleurs. En revanche tous le rescapés avaient
ramenés leurs armes individuelles. »52 La ville est mise en état de défense. Le DR 20 en
provenance de la « Caserne Goupil » de St Germain en Laye rejoint ce qu’il reste du GM 100
à Pleiku. Une batterie placée sous le commandement du lieutenant Auguste Muller est
hâtivement constituée pour la défense de Pleiku avec des canons aérotransportés d’Haïphong
et les personnels de la BCS du 10e RAC. En moins de trois mois de présence en Indochine
ceux du DR 19 font figure de vétérans.
Dans ses mémoires, le général Raoul Salan concepteur de l’opération d’évacuation d’Ankhé
ne consacre que quelques lignes à cette tragédie : « les ennuis se précisent. Comme Ankhé est
menacé je m’y rend aussitôt et décide d’en partir avant que la garnison ne soit enlevée par les
forces viêt-minh montent de la côte à l’assaut des plateaux. C’est vers Pleiku où nous sommes
solidement implantés, que je donne l’ordre de ramener les trois petits bataillons… L’opération
prévue par une directive du général Ely en date du 20 mai dernier lors de sa mission en
Indochine n’avait pas encore, le 20 juin, reçu de commencement d’exécution. Elle devenait
plus délicate, mais il fallait la réaliser. Le 24 juin la colonne se met en mouvement, mais trop
malheureusement trop tard. Nous retrouvons toujours les mêmes erreurs... La plupart de nos
véhicules sont détruits. C’est une mauvaise affaire qui me donne à penser que partout où il le
pourra le Viêt-minh cherchera à nous détruire pour améliorer sa position à Genève. Ankhé et
« Auvergne » sont nos dernières opérations. J’en ai assumé sur place toute la responsabilité. »
53 Si comme le prétend le général Salan il était prévu de sortir le GM100 des le 20 mai alors
pourquoi cette perte de temps ? A moins qu’il ne s’agisse de sa part d’une erreur de date. La
transmission de l’ordre d’évacuation n’aura été communiquée que la 19 juin. « Mauvaise
affaire » il est vrai, et pour quel bénéfice ?
10 juillet pour des raisons obscures, le GAP 1 est transféré au Tonkin, le 4e bataillon
montagnard du GM 42 sur la côte d’Annam, la 3e Compagnie du 1/Corée composée de
Cambodgiens et de d’hommes du sud est envoyée à Ben Cat à 50 kilomètres de Saigon où elle
continuera le combat jusqu’au cessez le feu, tout comme les deux compagnies très éprouvées
du BM/43e RIC. Le 15 juillet la presse annoncera brièvement : « Une tentative d’infiltration
du poste de Ben-Cat, parc d’artillerie proche de Saigon, bilan 20 morts adverses et 8
prisonniers. »54 Conformément aux accords de Genève, le cessez le feu intervient le 1er Août
au Centre Annam et le 11 Août au Sud. Le GM 100 sera officiellement dissous le 1er
septembre1954. Ses personnels reversés dans diverses unités.
1er septembre dans la cadre des mesures de réorganisation du corps expéditionnaire, un
nouveau régiment autochtone est crée, le choix de l’Etat Major se porte sur le 43e RIC. Ce
régiment sera composé de trois bataillons formant corps et mis sur pied à compter du 1er
septembre à partir du BMI, du BM/43e RIC, et du BM/11e RIC. La CCS du GM 100 devient
compagnie de commandement régimentaire, les personnels nord-africains sont remplacés par
des autochtones.
Le BMI devient 1/43e RIC.
Le BM/43e RIC devient 2/43e RIC, et absorbe la 3e compagnie du 1/Corée.
Le BM/11e RIC devient 3/43e RIC.
Le détachement symbolique de Séoul est rattaché administrativement au 2/43e RIC. Ce
détachement d’une trentaine de militaires qui a la garde du drapeau du bataillon de Corée est
toujours présent en Corée.55
FIN
Remerciements
Général Girard alors Lieutenant à l’EM du GM 100.
Général Albert Billard, lieutenant au 2/10e RAC
Colonel Auguste Muller. Lieutenant à la BCS du 2/10e RAC.
Major Raymond Mouragues. Sergent à la 3e compagnie du 1/Corée
Colonel Michel Gengembre. Sergent à la 4e Compagnie du 1/Corée.
Colonel André Salvat. Commandant la CCS.100
Caporal-Chef René Pinot CCB 2/Corée
Sergent Ollivier Guy 1/Corée.
Chef d’équipe Nung LY Tang Bau 1ère compagnie du 7e BPC
Sergent Gabaye 2e CMT
Bibliographie Sommaire :
Bernard Fall. Indochine 1946 1962 Chronique d’une guerre révolutionnaire. Ed Robert
Laffont Paris 1962.
Raoul Salan. « Mémoires. Fin d’un Empire. Tome2. Le Viêt-minh mon adversaire. Octobre
1946-octobre 1954. Editions Presses de la Cité. Paris 1971. p 428 à 430.
Revue des Troupes de Marine « Ancre d’Or Bazeilles N°340
L’opération Atlante par le Général J.Sockeel alors Colonel commandant le GM 42.
Publication de l’Association des Croix de Guerre.1992. CHETOM.18H29
L’opération Atlante par le Général Girard alors Lieutenant à l’EM du GM 100. Publication de
l’Association des Croix de Guerre.1992. CHETOM.18H29 Fréjus
JMO 7e BPC CHETOM.16H357 Fréjus
JMO 1/Corée CHETOM 16H158 Fréjus
JMO BM/43e RIC CHETOM 16H284 Fréjus
Rapport d’opérations. Chapitre C. N°123 G.P.A Etat-Major. Groupe Porte Avions
Arromanches et Escorteur Le Tunisien.
Quotidien L’indépendant des Pyrénées Orientales du 16 juillet 1954.
Zone 5. 30 Années de Guerre de Libération. Tome 1. La résistance contre le colonialisme
français. 1986.
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 13:39

Merci au narrateur !!!!Fin du GM 100 926774 Fin du GM 100 926774 Fin du GM 100 373769 Fin du GM 100 373769

Lang-SON , mon beau-frère y était !!!! pour info il a été volontaire pour sauter sur DBP , mais il a eut le refus de sont chef de corps , car il estimait que trop de vies étaient gâchées pour RIEN !!!!!

En ALGERIE , il sera au 2eme bureau de TLEMCEN , vite rapatrié en FRANCE , il est fiché aux Frontières de ce maudit pays !!!!

Il terminera sa carrière au BAS FORT ST NICOLAS a MARSEILLE , comme major !!!!

Lui aussi viT , avec sont "MAL-JAUNE"
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 19:13

MERCI CA et Respect à ton beau frère commandoair40 Fin du GM 100 Milita10
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 19:37

Pareil, à tête reposée study , merci CA.
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 20:34

G.I.A a écrit:
MERCI CA et Respect à ton beau frère commandoair40 Fin du GM 100 Milita10

Il habite a coté de chez toi , pas loin de REMOULIN !!!

Indo a partir de 18 ans et l'Algérie ; spécialisé dans les coups tordus , et un passage aux GCMA !!!!!

Un exellent BIFFIN comme je lui dis , et avec un plaquard a faire rever !!!!

Et originaire du Bordelais : PESSAC !!!!! cheers cheers Vive le PINARD !!!!
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 21:48

ah Remoulin ,je connais bien cet endroit ,bon ,surtout de nuit ,car c'est le secteur ou l'EPI usé ces rangers ,une des premières fois que j'y suis passé c'étais pour la marche "du 602" à la fin des classes Maison EPI (donc après les classes du GFCA ),environ 55 KM / 11Heures de marche ,avec sac à dos "Complets",casque lourd,armes et "bagages" (AA52,mortier ,Famas,caisse de munitions,caisse de grenades ,meme l'atirail pour faire la popote ....) et beaucoup de sueur , de larmes et d'ampoules au pied ,mais du bonheur et de la fierté à l'arrivé Fin du GM 100 33802 Very Happy ,Bon après je vous rassure plus le temps passé ,moins de larmes ont coulés ,le rythme et l'entrainnement nous et ma endurci.
et pour l'anecdote de cette marche ,étant la première fois de vie que je marchais autant dans ces condittions ,à l'arrivé ,pour la remise des 602 tissus ,que nous portions au bras gauche de nos tenues ,et que Beaucoup de gars de mon contigent ne misé pas cher sur moi ,étant le plus petit gabarit de la section et que certains "gros bras ou plutot Gros Con" avais peur de devoir me porté durant ce voyages ,et donc à l'arrivé tous le monde sans exceptions est venus me félicité ,et j'ai eu l'honneur de sabré le champagne avec le Capitaine et les cadres et suis devenu ,pour quelques temps ,la mascote de la section ,ensuite la majorité de mon contigent ,n'a fais que les 12 mois obligatoire (les gros cons ,sont vites rentré chez papa et maman) ,et moi j'ai signé pour 12 mois de plus .
comme quoi la force et le courage ,mais surtout la volonté ,ne sont pas "raciste" ou comme on dis l'abit ne fais pas le moine Fin du GM 100 991300 Fin du GM 100 991300 .
Mais bon là je m'égare un peu ,et rien à voir avec le parcours de ton beau frère Fin du GM 100 Milita10
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 21:53

Remoulin est un souvenir que personne n'oublie, que ce soit au CIFC, ESOR, l'EEI, l'EPI ou les BE officiers etc, tout le monde y est passé. La première fois pour moi, c'était pour le CIFC et la marche Rangers, Exceptionnel lol!
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 22:09

Sont Patelin , est SERNAC !!!!!
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 22:15

Et , je suis très int par votre passé !!!

Tu sais GIA , en 1966 : 1,68m et 61 Kgs !!!!! maintenant , je ne compte pas le tassage , mais ...............Fin du GM 100 367768 81,800 KGS affraid affraid

Bon demain régime !!! plus de pain avec les pates et deux glaçons dans le whisky au lieu de quatre !!!!!

Fin du GM 100 991300 Fin du GM 100 991300 Fin du GM 100 991300 Fin du GM 100 991300
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime2008-04-21, 22:30

pour les glaçons ça va ,mais non ,moi je ne mange pas sans pain ,et tampis si je prend des kilos Fin du GM 100 991300 Fin du GM 100 991300
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MessageSujet: Re: Fin du GM 100   Fin du GM 100 Icon_minitime

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