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 Les "Pompiers" de l'Algérie

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MessageSujet: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 16:55

Les "Pompiers" de l'Algérie

Par le colonel Henri Le Mire



Bien que les attentats, qui marquèrent le début de l'affaire algérienne, aient été commis dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, c'est et dès le 28 octobre que le 18ème R.I.P.C (Régiment d'Infanterie Parachutiste de Choc), en garnison à Pau, fut mis en alerte.
"Blizzard" : Le 1/18ème R.I.P.C du commandant Grall, le 2/18ème du capitaine de Delpech, (1/18ème, 2/18ème. En langage militaire, le premier chiffre indique le numéro du bataillon, le segond celui du régiment, donc 1er bataillon, 2ème bataillon du 18ème R.I.P.C), renforcé d'un bataillon de paras coloniaux aux ordres du capitaine démonet, formèrent à leur arrivé sur le sol africain un G.A.P (groupement aéroporté) dont le colonel Ducourneau prit le commandement. Par tous les moyens de transport connus et disponibles, les divers éléments du G.A.P convergent vers Tebessa, Harris et Batna en vue de pour classer les "bandits". En Algérie même, l'alerte n'avait pas été donnée moins promptement. Dès le 17 octobre, treize jours avant la flamme de la Toussaint, le 1/1 R.C.P (1er bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes) avait mis sur pied, à Philippeville, un bataillon type "maintien de l'ordre" qui, dès le 1er novembre gagne Kenchela. A peine l'incendie allumé, les "pompiers" étaient à pied d'oeuvre. Le colonel parachutiste Henri Le Mire qui appartenait à l'état-major de la 10ème division parachutiste du général Massu était bien placé pour suivre leurs périples.


À la mémoire du capitaine Graziani



Ce qualificatif de "pompiers", c'est en Indochine et que les paras se l'étaient décernés. Encore s'agissait-il plus une boutade de jeunes officiers d'états-majors que d'un sobriquet inventé spontanément par la troupe.

Le terme de pompier convenait assez bien pour désigner des "gaziers" qu'on envoyait sans délai dans tous les coins où un convoi, un poste isolés, une unité paumée, se faisaient allumer trop sévèrement.
Une illustration grandiose et aberrante de ce genre de mission de dernière chance fut donnée peu de jours avant la capitulation de Diên Biên Phu, quand quelques centaines de non-brevetés et sautèrent au-dessus de la cuvette (j'allais dire : du creuset), seulement pour être avec les copains - car ils savaient que tout était fichu.

Et voilà que dès les premières heures de cette nouvelle guerre les paras jouent à nouveau les pompiers ! Ca n'a d'ailleurs pas l'air tellement excitant. On marche, on grimpe, on redescend, il fait froid. La visibilité est le plus souvent merveilleuse, mais rien, nada, pas même la queue d'un Viêt "certains anciens ne se feront jamais au nouveau vocabulaire et jusqu'au bout nommeront Viêt ce qu'il est pourtant si facile d'appeler Fell". On encercle, on converge, on ratisse. Toujours rien, il neige.

Constat de gendarmerie


il paraît que le 20 novembre, le 1/1 R.C.P a accroché une bande rebelle et l'a anéantie.. Comment il fait ? Dans les pays civilisés, en cas d'incendie, la police arrive "sur les lieux du sinistre" en même temps que les pompiers. Et c'est bien ce qui ce produit en Algérie. Les gendarmes sont là sur l'ordre de leurs chefs et verbalisent. Un constat pour chaque cadavre. Identité du cadavre ? Circonstances de l'ouverture du feu ? A-t-on fait les sommations réglementaires ? Après tout, on n'est pas en guerre.

Le 26 novembre, six bataillons d'infanterie (donc 4 parachutistes) et six unités d'artillerie de cavalerie et récupèrent 12 armes : une arme par bataillon !

Le 27 novembre, 1/18ème qui grenouillait dans le djebel Bou Irhyal accroche des "bandits" retranchés. Le combat dure de 11 heures du matin à la tombée de la nuit. Les rebelles laissent sur le terrain 23 cadavres et 15 armes. Pour l'époque, c'est brillant "the big bilan". Le bataillon recense un mort et huit blessés. On les évacue pas hélicoptère. Quel luxe ! Où est l'époque où, a la foire de Pau, les chausettes Stemm consacraient aux baptêmes de l'air publicitaires plus l'hélicoptère que le gouvernement de la IVème république ne pouvait consacrer au corps expéditionnaire d'Indochine !

Des hélicoptères, heureusement, nous n'avons pas fini d'en voir, grâce à quelques obstiné comme le colonel Crespin et le commandant Puy-Montbrun

Ils en font une "affaire personnelle"


La situation dans les Aurès semblant se décanter, les paras sont relevées par des Taboers et des unités de la légion. Le 1er R.C.P on regagne le nord costantinois, où sont colonel doit procéder à sa réorganisation. Ce colonel, c'est Mayer. Il avait été surnommée allez savoir pourquoi "Prosper" par ses camarades de stage lorsqu'en 1936 avec une bande de cinglé il suivait à Avignon-Pujaut le premier stade de moniteur de saut.

En 1955, il est toujours Prosper. Modeste, réservé, d'une d'une rare égalité d'humeur, quelquefois amusé, jamais troublée, il semble flotter hors du temps et de l'espace. Sans éclat ni publicité, il mène son régiment avec précision et bon sens.

Son adjoint, le commandant Botella, apparaît tout différend. Ce pied-noir à la tête ronde et brune, à la denture éclatante, et toujours en mouvement, malgré une patte raccourcie par un mauvais coup écopé à Diên Biên Phu, ce qui ne l'empêche pas de sauter en parachute, son coeur généreux et son caractère entier font de son amitié un sentiment solide et précieux car il ne la galvaude pas à n'importe qui. Baroudeur lcide et froid, il croit en ce qu'il entreprend et poursuit son but avec acharnement.

Cet acharnement qu'on retrouve chez Jeanpierre, Buchoud, Bréchignac (le prisonnier que les Viêts renoncèrent à faire plier), Masselot (qui fit toute sa carrière en rouspétant contre les incohérences du commandement, ce qui freina considérablement son avancement), Godard (le vainqueur la bataille d'Alger) et d'autres que j'oublie. Tous ceux qui font de cette guerre "une affaire personnelle".

Obéir aux ordres, ni plus ni moins, en laissant aux donneurs d'ordre la responsabilité de la défaite ou de la victoire, n'est pas le fait de tels hommes. Ils savent communiquer à leurs subordonnés, leur foi et parfois leur révolte, et c'est pourquoi en maintes occasions leur régiment accompliront de grandes choses.

Le 20 août, une nouvelle flambée de terrorisme embrase le territoire. A Philippeville et dans ses environs, des fanatiques poussés en avant par les rebelles, massacrent et égorgent à coups de couteaux, de gourdins, de fusil de chasse, tout ce qui passe dans la rue, tout ce qui vit isolé dans les fermes, tout ce qui travaille dans les mines ou dans la campagne.

Un bon coup de Bigeard



Mais les pompiers sont sur place. Le 1/1 R.c.P, en garnison à Philippeville, contre-attaque, rétabli l'ordre. En quelques jours le colonel MAyer, ruine l'emprise de la rébellion dans la région.
Les régiments paras, qu'ils appartiennent 25ème D.P (Division de Parachutistes) ou au G.P.I (Groupement de Parachutiste d'Intervention) qui deviendra la 10ème D.P, sont dispersés dans toute l'Algérie, prêtés à différents secteur ou zones.

En octobre 1955, le 3ème R.P.C, (Régiment de Parachutistes Coloniaux) de Bigeard nettoie l'Edough, pacifie le secteur El Milla-Collo où la "boutique" achève de se roder (nous disons "achève" et non pas "fini" car on n'a jamais fini d'entraîner et d'instruire des combattants). Il comprend d'ailleurs qu'il a travaillé en vain quand il voit son successeur, disons plutôt son remplaçant, installé son PC non pas au centre du dispositif, mais sur la cote 703, mais à El Milia en ville !

De janvier à mars, le 1er R.C.P, le 3ème R.P.C, et le 2ème R.E.P, expérimentent tour à tour la manoeuvre par hélicoptères. Ils en apprennent les servitudes mais aussi la merveilleuse souplesse.
Le grand coup se produit du 8 au 11 mars 1956. Il ne s'agit pas pour ceux du 3ème R.P.C de sauver une unité en perdition, elle est déjà perdue. La ferme Dégoul située à 15 kilomètres à l'ouest de Souk Ahras, abritait une compagnie de Tirailleurs Algériens. Après avoir massacré leurs cadres européens, les Tirailleurs ont désertés en emportant toutes les armes. Ils semblent avoir pris la direction nord-ouest.

Lorsque le Bigeard reçoit la mission de rattraper les dissidents et de récupérer l'armement, le chef du 3ème R.P.C calcule le que, lorsque l'on aura réuni à Villars son régiment venant de Bône et les six hélicoptères mis à sa disposition, l'adversaire aura déjà 12 heures d'avance. Pour un coureur de piste comme "Bruno et" il ne faut pas une longue réflexion pour en déduire dans quelle portion de terrain doivent se trouver les déserteurs.

Il s'agit, dit-il à ses capitaines de projeter des éléments légers et héliportés, sur différents points du terrain dans la région sud-ouest de Villars. Les 1ère et 2ème compagnies se rendront à pied, avant même qu'on connaisse les résultats de l'exploration des héliportés, au nord de la zone de recherche.

A 13 heures tout est en route. Bigeard attend que le dispositif soit en place.

À 14 heures il décolle à bord de son hélicoptère Bell. Un quart d'heure plus tard, un élément de la 4ème compagnie rend compte qu'il accroche sérieusement. Un para été tué.

Bigeard alerte le commandant Lenoir, son adjoint. Celui-ci "envoie le paquet" sur Besbessa, lieu de l'accrochage.

De 14 heures 30 à 15 heures, cent cinquante hommes sont amenés à pied d'oeuvre par hélicoptères. Le Bell se pose, et d'un sommet, le colonel "orchestre tout l'affaire" les compagnies, les hélicos, l'aviation d'appui ... Tous sont sur la même longueur d'onde. Tout le monde sait à tout moment ce qui se passe.

Ainsi la discipline n'est plus aveugle.

À 17 heures l'affaire est régler : 126 rebelles tués, 15 déserteurs capturés, 114 armes de guerre récupérées.
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 16:55

"Si j'étais Azzedine..."


Bis repetita placent. Quatorze mois après, en mai 1957 un problème semblable se pose au même chef et au même régiment. La 10ème D.P venait de porter un rude coup aux poseurs de bombes d'Alger. Déhiles Slimane, chef de la wilaya 4 (Algérois moins l'agglomération d'Alger) avait déclaré, soit en vantardise, soit pour rabaisser le prestige de Yacef Saadi, chef de la zone autonome d'Alger :
Les paras peuvent faire les fiers dans Alger, mais qu'ils viennent un peu dans le djebel se frotter aux réguliers de l'A.L.N et je leur ferai chanter une autre chanson.

Le premier qui répondond à cette invitation est Bigeard parce que, en récompense de sa performance dans la Casbah d'Alger (à terrain giboyeux, tableau de chasse heureux !), il a obtenu de s'extirper le premier de la grande ville, il nettoie un peu Bilda au passage et, muni de bons renseignements, part en "chasse libre" dans l'Atlas blidéen, balaie 600 km, découvre, on s'en doutait un peu même beaucoup, que la zone interdite du sud de Chréa est très fréquentée.

Puis, se sont deux autres semaines du même sport cynégétique dans la zone de Médéa. Au total : 185 rebelles hors de combat. Mais surtout le régiment explore à fond un terrain sur lequel il aura à intervenir un an plus tard.

L'affaire d'Agounenda est typique de ce qui attend les paras dans la suite de la guerre : localiser, rattraper, assaillir, c'est aussi simple que le coup de la ferme Degoul. Ca semble aussi facile à réussir, on se demande pourquoi tout le monde n'en fait pas autant. Napoléon aussi disait que la guerre était un art simple ...

Ca commence le 22 mai 1957. Le général Salan en personne convoque Bigeard pour lui apprendre qu'une forte bande, sans doute l'élite de la wilaya 4, à tendu avec succès une embuscade à un convoi du 5ème B.T.A (Bataillon de Tirailleurs Algériens). Les fells ont mis au tapis un capitaine, quinze tirailleurs et incendié les véhicules. Le 3ème R.P.C est mis à disposition de la 20ème D.I (Division d'Infanterie) de Médéa. "Est maintenant, se dit Bigeard, si j'étais Azzedine, Lakhdar ou Si Machin, qu'est-ce que je ferais ? je filerais plein gaz vers l'ouest. Avec une trentaine d'heures d'avance ce serait bien le diable..."

Effectivement Azzedine, Lakhdar ou Si Machin file vers l'ouest. Alors lui courir après ? L'encercler avec une division ? Le temps qu'on la réunisse !
Il vaut mieux tenter le coup tous seul Bruno et son régiment roulent vers Champlain dans la nuit, tous feux éteint.

- 23 heures 30 : arrivée à Champlain

- 1 heure 30: arrivée à la cote de 895, la C.A s'y installe en réserve héliportable, les hélicoptères doivent arriver à 6 heures 30 du matin. Le reste du régiment s'enfonce dans l'obscurité, en file indienne, aussi silencieux qu'une troupe de fellagha.

- 4 Heures : Bruno s'est hissé sur la cote 1298, avec son P.C et ses mortiers lourds. De là-haut, il entend tout le monde et parle à tout le monde "fort et clair".
Quatre compagnies sont maintenant alignées face au nord, chaque capitaine sur son piton personnel. La 3ème compagnie, elle fonce vers la cote 350, presque au confluent de l'oued Bouldanne et de l'oued Akfa. Tout le régiment un reste tapi dans les broussailles. Aucun geste, aucun bruit.

- 10 heures 40, le capitaine Llamby parle : "une centaine d'hommes venant de l'est progressent l'oued Bouldanne et se dirige vers mon embuscade." Tout le monde a entendu. De son piton 1298, Bigeard ordonne à l'aviation de Médéa de décoller. Chabanne, le commandant de la C.A, fait chauffer les moteurs d'hélicoptère. Il attend, l'oreille collée à l'écouteur radio.

- 10 heures à 45, Llamby ouvre le feu.
Il y a peut-être 300 rebelles devant moi.
Pas peut-être, sûrement !
Les compagnies Petot, Planet, Tiger laissent leurs sacs sur place et les hommes, allégés, foncent vers le nord pour bloquer les issues de 'oued vers la montagne.

- 10 heures 55. Les premiers éléments héliportés de la C.A se posent sur les hauteurs au nord de Llamby.

- 11 heures 30, toute la compagnie et sur place, appuyant Llamby de toutes ses armes. Bigeard donne ses ordres aux deux compagnies non encore engagé et d'un coup de ventilateur, se transporte là où çà chauffe le plus, chez Chabanne et Llamby.

Les compagnies Florès ("Bir Hakeim") et le Boudec ("L'homme à l'oreille cassée") se font héliporter à leur tour au nord de l'oued, en peu à l'est de la bagarre. Vers midi il y a donc trois compagnies au sud de l'oued et quatre compagnies au nord. À vrai dire, sur le terrain c'est beaucoup moins net que sur le papier. Le terrain est très valonné ; l'oued Bouldanne est très encaissé, uniformément dominé au nord, tandis qu'au sud deux affluents ouvrent dans la montagne des itinéraires de fuite. Le fouillis des hommes est pire que celui du paysage ; dès que le contact est pris, le combat se transforme en corps à corps. Traduisez : on se flingue au tir instinctif à la mitraillette, au fusil et au pistolet, on se balance des grenades à dix mètres.

A la nuit, ça se calme. Les combattants des deux bords sont épuisés. On transporte les blessés. Les paras tendent des embuscades, car il y a encore des rebelles ont rêvé " dans la nasse".

Le 24 matin, des combats sporadiques se rallument çà et là contre des isolés qui se font tuer les armes à la main. Une demi-douzaine d'entre eux, repliés dans une grotte vendrent chèrement leur peau.

"Chaleur, froid, pluie étaient au rendez-vous pour compléter cette épreuve"

96 rebelles sont morts, 12 prisonniers.
Le 3ème R.P.C compte 8 tués et 29 blessés. 12 tirailleurs faits prisonniers lors de l'embuscade sont libérés.

Pour l'ennemi, éviter l'affrontement en force


Le général Massu, dans son ordre du jours du 1er juin 1957, précise : "Le combat d'Agounenda... Montre ce que toutes les troupes atteignent avec la volonté ardente d'accrocher, avec l'intelligence et la foi."

Il a totalement raison, mais tous les chefs de corps ont-ils la volonté d'instruire et d'entraîner leurs gens, ont-ils la volonté de s'entraîner eux-même ? Peuvent-ils grimper allégrement, ou même péniblement, peu importe la manière pourvu qu'on y arrive, dans la nuit, la pluie et le froid jusqu'à la cote 1298 ?

Et que dire de la fois responsabilité qu'encourt la hiérarchie qui ose placer à la tête d'un bataillon ou d'un régiment un officiers pesant un capital de viande sans une fibre de muscle, en "rien que de la bonne graisse"! Tous les chefs de corps ne répondent pas à cette caricature, mais il en existe, je les ai rencontrés.

Quant aux rebelles, il n'y avait bien sûr aucun Si Machin, mais Si Lakhdar, adjoint militaire de la wilaya 4, Azzedine chef du commando "Ali Kodja" et Si M'Hamed, adjoint politique de la wilaya, étaient bien là.

La colonne rebelle comprenait deux commandos et deux katiba, (la katiba étaient l'équivalent d'une compagnie 120 à 150 hommes, le failek correspondaient au bataillon environ 600 à 700 hommes), En comptant les blessés emportés par leurs camarades, ces unités avaient perdu la moitié le leur effectif. Dorénavant il deviendra très difficile et très chanceux d'accrocher d'aussi forte formations rebelles.

En wilaya 4, les chefs interdisent aux unités de l'A.L.N de sortir de leur zone ou de leur quartier sans autorisation. Plus d'affrontement en force. On se défile, ont glisse, on s'échappe, Si malgrès tout le combat se déclenche, alors on lutte jusqu'a la mort: mais on abandonne la prétention d'affronter l'armée française sur le terrain. Sabotages, embuscade, attentats, bien sûr, continueront ; il faut bien entretenir le moral de la population ! Mais avant tout, adopté la devise "être et durer".

Dans le Constantinois, d'autres régiments paras accrochent un peu partout. Parfois c'est une bagarre farouche comme le 18 mars 1957 ou le 9ème R.C.P et le 2ème R.E.P marchent à la rencontre l'un de l'autre et cernent une katiba. La végétation et si touffue et le combat si conffus que l'aviation renonce à intervenir. Ça se règle pour ainsi dire au couteau.

Le 18 juin, le 9ème R.C.P du lieutenant-colonel Buchoud réalise autour de la cuvette de Sidi Ali une opérations presque entièrement aérienne ; deux compagnies sautent d'avions en bouclage, deux autres sont héliportées pour parfaire l'encerclement.
Buchoud orchestre l'ensemble de son avion PC, le même que le général Gilles avait utilisé au-dessus de Port-Saïd le 5 novembre 1956.

À peu près à la même époque, le 8ème R.P.C du lieutenant-colonel Fourcade cherchait, avec le 6ème Spahis, une bande signalée sur les pentes du djebel Kifène (secteur noter Tebessa).

Fourcade est un grand diable rigolard, adorant les calembours idiots, et racontant volontiers sa vie, non par vanité, mais par esprit d'invention. Car "il raconte joli", c'est-à-dire qu'il enjolive.

Ses narrations sont truffées de portraits étonnants, de détails historiques et géographique époustouflants, ce n'est rien de l'entendre, il faut le voir ! Les gestes et la mimique, surtout celles des yeux, multiplie le charme du discours. C'est un spectacle complet. Increvable il a l'esprit toujours vif et disponible. Il pige les situations aussi bien qu'il comprend et juge les hommes. Il possède surtout une impulsion montée sur ressort ; à peine l'ordre reçu, l'incident connu, l’imprévu détecté, il réagit au quart de tour. Il sait communiquer autour de lui sa soif de rapidité, on dirait presque sa fébrilité:

"Dis donc fils (tout le monde est son fils), tu as fait partir les camions ? ... Tu as transmis le message ? ..."

C'est un chef qui sait commander et travailler, mais qui sait, ce qui est plus rares, vérifier et faire travailler les autres.
Ayant été lui-même maquisards dans la jungle d'Indochine, il a le sens du terrain et raisonne comme un fell.


Dernière édition par le Jeu 14 Fév 2008 - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 16:56

À l'assaut de la falaise



Ce 15 Juin 1957, la fouille de la partie nord du djebel ne donne rien. Soudain, on perçoit le bruit de fusillade plus au sud. Fourcade demande au général commandant le secteur l'autorisation de récupérer ses compagnies éparses dans la zone d'opération et de les engager au fur et à mesure dans la partie sud de la montagne. On marche au canon et selon l'évolution du combat, si on a la chance d'accrocher, Fourcade avisera.

- 10 heures 30, la C.A, à 200 mètres de la falaise de la cote 1310, se fait allumer. Deux chars du 6ème cuirassiers tapent sur la ligne de crête, un cirque d'avions T6 tourbillonne et straffe au ras des moustaches des voltigeurs de pointe ; ceux-ci escaladent la falaise et coiffent la crête pendant que les rebelles sont occupés à baisser la tête. Plus au sud, la 4ème compagnie progressent à son tour.

- Midi, les deux compagnies sont en contact ce qui veut dire que l'ennemi tire sur elles et qu'elles tirent sur l'ennemi.
Pendant un certain temps ce duel statique se poursuit ; on un profite pour évacuer les blessés. Le reste du régiment se porte sur la cote 1207. Une section la 1ère compagnie puis une de la 3ème, accrochent à leur tour et en viennent rapidement au corps à corps. Le sous-lieutenant Lauterfing et tué. Venant de l'est, la 2ème compagnie du capitaine Gérard (visage d'adolescent, expérience de vétéran, une ribambelle de citations méritées en Europe et en Indochine.) découvre au milieu l'après-midi et dans le fonds d'un ravin, un groupe de rebelles : Gérard donne l'assaut aussitôt ; affaire est réglée. La C.A et la 4ème compagnie du lieutenant Romer (réserviste tombé amoureux de l'armée, timide et "gonflé", couvert de gloire avec le 1er Bataillon Français de Corée en 1951) ont pris l'ascendant sur l'ennemi qui décroche. La fouille du terrain dure jusqu'à 17 heures.


Appuyé par des chars, la 3ème compagnie du capitaine Decours poursuit l'adversaire en retraite sur près de deux kilomètres, l'accroche à nouveau et l'anéantit.
Tout est terminée entre 18 heures et 19 heures. Le régiment se regroupe autour des camions et, à la nuit tombante regagne Tebessa. 135 rebelles sont laissés sur le terrain, 133 armes ont été récupérées tant par les parachutistes coloniaux que par les cavaliers qui appyaient l'échelon d'assault. Nous dépouilles déplorons 14 tués dans rangs ainsi que 24 blessés.


Que faut-il penser des hommes et de leurs officiers ? Que faut-il admirer le plus ? L'assaut de la falaise, le corps à corps des 1ère et 3ème compagnies, ou la poursuite de Decours ? Car, quand on a toute une journée d'escalade et de combat dans les jambes, il faut vraiment "en vouloir" pour remettre çà au pas de course, au risque de prendre un mauvais coup, alors qu'il serait si facile de se dire : "ils sont en pleine déroute, pas de danger qu'ils se pointent de sitôt ; bon vent ! Moi, j'en ai ma claque. Direction des camions."

Sur le barrage


Dès cette époque, les engagements à la rescousse se font rares. Dans l'avenir il ne s'agira plus de guère de sauvetage mais de pistage ne et de curée. Les rebelles se dispersent en attendant les renforts qui doivent revenir d'au-delà des frontières marocaines et tunisiennes. De notre côté, en haut lieu on a compris que pour asphyxier l'A.L.N de l'intérieur, il faut la priver des bouffées d'oxygène que pourrait lui fournir l'A.L.N de l'extérieur. C'est donc sur les barrages électrifiés qu'auront lieu les grands affrontements, la bataille des frontières. (le barrage électrifié construit en 1957, le long de la frontière tunisienne à l'initiative du général Salan, partait au nord d'un point situé entre Bône et La Calle et rejoignait la route Bône-Tebessa qu'il longeait par Morris Barral, Laverdure, Souk Ahras, Montesquieu, Clairefontaine. Ont l'appela la ligne "Morice" du nom du ministre de la défense nationale du cabinet Bourgès-Maunoury sous lequel il fut entrepris. En 1959, le général Challe le fit doublé afin de coller de plus près à la frontière et prolonger jusqu'a Bir-el Ater. Le deuxième barrage avait le tracé suivant : La Calle,Lamy, Souk Ahras,Gambetta,Ouenza, Tebessa,Bir-el Ater. Il ne resta plus alors entre ce barrage avancé et la frontière que quelques rares points d'appuie tels ceux d'Aïn-Zana ou de M'Raou où subsistèrent des populations regroupées encadrées par une S.A.S (Section Administrative Spécialisée). Il est évident que les rebelles ayant désormais deux barrages électrifiés et minés à franchir pour gagner l'intérieur, les passages se firent extrêmement rares à partir de la fin 1959).

Dans les premiers jours de 1958, le général Salan met à la disposition du général Vanuxen, commandant la zone du barrage tunisien, cinq régiments parachutistes, toutes ses réserves. Il faudra précise le commandant en chef, les appliquer à la garde du barrage lui-même, aux points critiques, soit sur la ligne électrifiée, soit en avant de celle-ci, mais tout contre elle. Vanuxen n'est pas d'accord.

Rappelons succinctement le schéma de défense de la frontière.

En avant du barrage, quatre régiments en couverture et en première interception. Sur le barrage, outre les postes de garde et d'alerte, six régiments blindés sont chargés de " la herse" qui longe inlassablement la route entre les deux réseaux électrifiés. En arrière, huit régiments dont les unités tissent sur le terrain une toile d'araignée dont les bandes rebelles auront bien du mal à se dépatouiller. En chasse libre, les cinq régiments paras sont placés sur les grands axes d'infiltration des adversaires.
Ce sont le 1er R.E.P de Jeanpierre, le 9ème R.C.P de Buchoud, le 14ème R.C.P d'Ollion, le 8ème R.P.C de Fourcade, le 3ème R.P.C de Bigeard et (puis de Trinquier).
Leur action est coordonnée par le colonel Craplet.


Les commandants des régiments disposent de moyens importants : Transmissions, camions, hélicoptères. Leur matériel leur matériel radio ultramoderne leur permet, grâce à de simples antennes orientables d'entrer dans tous les réseaux, y compris les réseaux téléphoniques.

Vanuxen estime que le combat doit se dérouler selon la conception et les réactions de celui qui voit l’adversaire manoeuvrer ; c'est lui qui peut utiliser au mieux les appuis que lui fournissent, que doivent lui fournir, ses supérieurs.

Quand les subordonnés corrigent les supérieurs



De telles dispositions tout à fait contraires aux sacro-saintes lois de la hiérarchie, du cloisonnement ne de la lenteur inhérente à cette hiérarchie, des dispositions si exceptionnelles, seuls des hommes exceptionnels peuvent en bénéficier. Vanuxen leur fait confiance.

L'organisation "flexible", l'opportunisme, l'encouragement à l'initiative, la coopération directe qui résultent du courant intellectuelle ainsi crée par Vanuxen sont l'antithèse de la complication, de la paralysie organisée avec tant de soin par le commandement polycéphale de l'affaire de Suez

"L'action commande et la raison de la discipline est le renseignement merveilleux ", écrit Buchoud qui cite le message d'un commandant de régiment para adressa à son général à la suite de renseignements recueillis sur le terrain et qui rendaient caduques les informations antérieures sur lesquelles ce général avait fondé son idée de manoeuvre:

Primo : Vous demande de placer d'un escadron du 18ème Dragon dès que possible en bouclage sur la route Souk Arhas-Gambetta et faire rechercher renseignement par poste Calleja.

Secundo : Je lance immédiatement non escadron et un escadron du 152ème R.I.M actuellement à mes ordres en bouclage entre Souk Arhas et Dréa.

Tertio : Disposerai pour 6 heures 30 ensemble de mon régiment entre Zaouria et Dréa pour ratissage soit vers est, soit vers ouest.

Quarto : Cette action sera complétée vers le sud par mon groupement du 152ème R.I.M
.
Quinto : Ces actions seront utilement prolongées au nord et au sud. Nord pourrait être confié à un élément du 60ème R.I et actionné par vos soins. Sud à un élément du 152 également actionné par vos soins.

Sexto : A donné ordres à tous éléments 152ème R.I.M. Vous demande prévenir 60 R.I, 18 Dragon 4/8 R.A. Annulation opération précédemment prévue. Stop et fin.

Pour peu que l'on remplace les mots "vous demande" par "Je vous ordonne" on se trouve devant un texte de supérieur à subordonner. En fait le colonel jette à bas toute manoeuvre initialement montée, suggère un autre schéma et sans attendre l'avis ou l'accord du général, passe immédiatement à l'exécution du plan de son invention et conseille assez cavalièrement à sont supérieur de s'intégrer au nouveau dispositif dont la mise en place est déjà en cours.
Imaginez Massu parlant sur ce ton à Beaufre et Stockwzll. Lors de l'expédition de Port-Saïd.... Quel scandale affreux ! Dans le cas cité par Buchoud, le général se montra enchanté des initiatives de ce colonel ; c'était exactement ce qu'il attendait de lui.



à suivre


Dernière édition par le Sam 16 Fév 2008 - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 17:47

LENOIR , DIT la VIEILLE au 3RPC !!!

Déserteurs localisés par une erreur du Cne FLORES qui ne savait pas lire une carte !!!! et qui pensait être ailleurs du haut de sont H34 !!!!

La baraka pour BRUNO !!! après TU-LE , DBP , la chance est revenue , et fortement médiatisée !!!!!!

Osons dire , qu'en ALGERIE , il n'y avais pas que les BIGEARDS-BOYS !!!!!!

Certains ont sut se vendre , d'autres ont fait leur boulot , sans gloriole !!!!

Continue mon AMI CA , mais HONNEURS a ces autres Rgts PARAS !!!!!

Mais honneurs aussi a BRUNO !!!!!! le maitre de GUERRE !!!!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 18:10

le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????

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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 18:19

Ciel d'Azur a écrit:
Les "Pompiers" de l'Algérie Par le colonel Henri Le Mire

C'est le début de la pacification....Merci CA !

les unités PARAS sont montés au fur et à mesure des besoins, par exemple le 14 et le 9 ont été créé en 1956...
il va de soi qu'uniquement avec les troupes de secteur (casernes, postes, bases etc...), la rebellion n'aurait pas pu être contenu, l'idée des réserves générales (itinérantes) déplaçables à volonté, PARAS, LEGION, vint à bout du plus gros de cette problématique et fût un succés.

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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 18:21

Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????

Voir avec sont GRAND-COPAIN : PC de PTH !!!!!! Les "Pompiers" de l'Algérie 991300 Les "Pompiers" de l'Algérie 991300 Les "Pompiers" de l'Algérie 991300

Il est sur l'annuaire de TOUL , pouvez TEL , il sera HEUREUX !!!!!! Les "Pompiers" de l'Algérie 33802
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 18:36

ok !!!! pour le tph
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 19:17

Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????

il me semble que c'est 92 ans!!!

né en 1916!!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 19:24

commandoair40 a écrit:
Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????


Il est sur l'annuaire de TOUL , pouvez TEL , il sera HEUREUX !!!!!! Les "Pompiers" de l'Algérie 33802

Cela risque de faire beaucoups d'appel, le central va sauter.

Peut être un mot général envoyé de l'adresse du forum.
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 20:30

Ciel d'Azur a écrit:
commandoair40 a écrit:
Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????


Il est sur l'annuaire de TOUL , pouvez TEL , il sera HEUREUX !!!!!! Les "Pompiers" de l'Algérie 33802

Cela risque de faire beaucoups d'appel, le central va sauter.

Peut être un mot général envoyé de l'adresse du forum.

Bonne idée !!!!! pour moi , OK !!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMar 12 Fév 2008 - 23:03

A la ferme de DEGOUL, le plan qui prévoyait l'assassinat des cadres européens et le pillage du magasin d'armement ne réussit qu' à moitié.
Regroupés autour du sous- lieutenant BALAGNA, commandant par intérim,(en l'absence du lieutenant CANON) les européens se sont barricadés dans l'armurerie, empêchant le pillage et résistant suffisammant longtemps pour obliger BENSALEM ABDERRAHMANE ( il était sergent-chef au III/3° R.T.A médaillé militaire à Dien-Biên PHU, capturé le 30 mars 1954 sur les pentes de Dominique.
Rapatrié en algérie, affecté à son ancien bataillon, le III/3 R.T.A, il était considéré comme le héros de la 3° CIE) à s'enfuir avec les conjurés.
Parmis les morts et prisonniers fait par les paras du 3°RPC ne se trouvait pas Bensalem, celui-ci avit refusé de faire halte et de regagné directement la Tunisie.
Extrait du Livre d' ERWAN BERGOT , Les APPELES AU COMBAT
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 13 Fév 2008 - 7:32

charognard33 a écrit:
Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????

il me semble que c'est 92 ans!!!

né en 1916!!!

je me suis mal exprimé c'est pas l'âge du général que je voulais, mais des idées pour le forum..............

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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 13 Fév 2008 - 7:37

Guy Lacrampe a écrit:
A la ferme de DEGOUL, le plan qui prévoyait l'assassinat des cadres européens et le pillage du magasin d'armement ne réussit qu' à moitié.
Regroupés autour du sous- lieutenant BALAGNA, commandant par intérim,(en l'absence du lieutenant CANON) les européens se sont barricadés dans l'armurerie, empêchant le pillage et résistant suffisammant longtemps pour obliger BENSALEM ABDERRAHMANE ( il était sergent-chef au III/3° R.T.A médaillé militaire à Dien-Biên PHU, capturé le 30 mars 1954 sur les pentes de Dominique......
merci de cette précision Guy,
Comme quoi il y eu paroles données et paroles données.....

j'ai pour avis que les 2ème générations se casseront en afrique du nord dés le moindre problème, dèjà lors du SN combien sont partis le faire là-bas....

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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 13 Fév 2008 - 12:28

Aokas a écrit:
charognard33 a écrit:
Aokas a écrit:
le 14 février c'est l'anniversaire de BIGEARD 91 ans.... :salut2:

quelqu'un a une idée....pour honorer celui-ci ?????

il me semble que c'est 92 ans!!!

né en 1916!!!

je me suis mal exprimé c'est pas l'âge du général que je voulais, mais des idées pour le forum..............

à par envoyer une carte, je pense qu'il est un peu tard!!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 14:52

suite et fin



Franchissement massif



En avril 1958, les tentatives de franchissement du barrage au cours du premier trimestre ont coûté à Boumédienne (ce commandant d'armée qui, pratiquement, n'a jamais commandé au feu les maquis de l'intérieur) quelques 3500 morts. Toutes les forces rebelles de la zone ouest du barrage ont, en outre, été éliminées par les paras et les huit régiments de la "toile d'araignée".

Même dans l'extrême sud les passages deviennent très aléatoires : le 2 avril au soir, deux katibas ont pénétré en Algérie ; elles ont été accrochées le lendemain dans le djebel Onk par le 3ème R.P.C et le 4ème R.E.I (4ème Régiment Etranger d'Infanterie) et ont eu 90 tués, 39 prisonniers et tous leurs armements. Le 7 avril, un autre katiba passe et éclate immédiatement en petit groupe ; cette tactique n'est pas meilleure que la précedente : 120 tués, 19 prisonniers, 132 armes perdues.

L'E.M de l'A.L.N en Tunisie impute ces échecs répétés à l'absence, à l'ouest du barrage, de structures d'accueil. Il apparaît donc indispensable d'implanter dans la région de Duvivier un millier d'hommes solidairement encadrés et puissamment armés. Ce gros bataillon sera soutenu par trois katibas destinées au nord constantinois.

Sept autres katibas destinées à d'autres secteurs tenteront également le passage. Jamais les français ne pourront faire face à un tel déferlement, leurs défenses seront submergées. Certaines unités de l'A.L.N, succomberont sans doute si Vanuxen concentre ses moyens sur elles, mais pendant ce temps, le plus gros des moujahidine lui échappera.

Dans la nuit du 27 au 28 avril 1958, à Aïn Thamimine, la herse mobile surprend des groupes rebelles qui font demi-tour. Plus au sud, on signale un franchissement par tranchées sous les barbelés. Le 1er R.E.P, le 60ème R.I, et le 26ème R.I se mettent en chasse ; le 14ème R.C.P vient à la rescousse. En fin de journée les rebelles déploront 102 tués, 17 prisonniers, 110 armes de guerre perdues.

Dans la nuit du 28 au 29, quatre autres katibas franchissent au sud de Souk Ahras. Deux chefs de valeur les commandent ; Sirine Lakhdar, terreur des populations de la région car il se montre aussi brutal et expéditif qu'Amirouche en Kabylie. Son adjoint, Latrèche Youssef, sergent déserteur est renommé par son intrépidité.

Certains rebelles ont deux nuits d'avance. S’ils sont restés sur place, on peut espérer les retrouver (nous ignorons à ce moment-là que Boumedienne veut effectivement recréer sur place des réseaux d'accueil), mais s'ils ont filé...

La journée du 29 sera terrible pour le 9ème R.C.P heureusement, toutes les unités disponibles vont marcher au canon. On ira jusqu'à dégarnir le barrage ! La bataille de Souk-Ahras durera trois jours. Le lieutenant colonel Buchoud en a laissé une relation assez complète mais laconique et presque sans émotion.


La « bataille de Souk-Ahras »



Qui est Buchoud ? un athlète de petite taille, primesautier, vif, souriant. Son esprit pénétrant en va directement au coeur des choses et cette précieuse faculté semble en lui toute naturelle. Il s'adapte avec une remarquable que facilité.

Le 9ème R.C.P à l'image de son chef. Composé d'une majorité d'appelés encadrés par des officiers et sous-officiers de grande valeur. De l'Aurès à la presqu'île de Collo, en de multiples accrochages, les divers éléments se sont soudés et aguerris. Sur le barrage, la réputation du 9ème R.C.P le disputera à celle du 1er R.E.P de Jeanpierre c'est tout dire.

Le 29 au lever du jour une opération est en cours pour retrouver les échappés de la veille. Mais dans la journée, divers renseignements vont venir modifier ce qu'on croyait savoir des rebelles. Des formations rebelles sont repérées non loin du barrage. A 14 heures est un hélicoptère se faire allumer lors de son atterrissage à Laverdure. Enfin un détachement de G.M.S (Groupement Mobile de Sécurité) local accroche un important élément adverse. Ces renseignements successifs indiquent non seulement qu'il y a des franchissements importants, mais que les rebelles sont toujours dans les parages. Il faut rameuter des effectifs, le colonel Craplet intervient et fait affluer les renforts.

À 15 heures, les 9ème et 14ème R.C.P.et sept bataillons d'infanterie sont engagés dans la manoeuvre. Les fells, ayant voulu franchie en forces et "déborder la riposte", selon l'expression de Buchoud, ils se trouvent paralysés par leur masse ; leurs faibles moyens radio ne leur permettent pas une souplesse de manoeuvre comparable à la nôtre. Mais il faut faire vite, il ne reste que quatre heures de jour pour regrouper, embarquer, déplacer et engager nos troupes disponibles.

Les compagnies du 9ème en cours d'opérations de fouille et dispersées sur le terrain, reçoivent lors de se regrouper. Toute la manoeuvre va être conduite en "Alouette" de commandement, en parlant pas radios en direct avec les compagnies et l'aviation de chasse qui appuie les paras de ses feux. L'artillerie est trop loin et ne peut fournir aucun soutien.

La 1ère compagnie regroupée est prête et la quatrième aux ordres du capitaine Lefur. Elle est aussitôt embarquée en l'hélicoptère et posée sur une portion de terrain dominant. Elle est sous le feu des rebelles. L'alouette du commandement est tirée en l'air et touchée.

La compagnies suivantes, la 3ème du capitaine Beaumont, est embarquée à son tour et posée sur un autre accident de terrain le djebel Mouadjène, dominant l'ensemble d'une nouvelle et plus vaste zone d'actions qu'il faut tenir coûte que coûte pour contrôler tout le terrain environnant et empêcher les fuites vers l'ouest.


La mort du capitaine Beaumont


Il est 16 heures. Les rebelles sont partout et pour la première fois, tiennent les hauts du terrain au lieu de chercher la fuite par les fonds. Ils sont nombreux, bien encadrés et rendus audacieux par l'espoir qu'ils ont, en raison de l’heure, de voir la nuit proche leur apporter le salut.

Les deux compagnies déjà posées sont engagées durement. Dans ce terrain a végétation dense, l'adversaire est absolument invisible. Toute l'aviation de chasse disponible dans l'est constantinois est en l'air et fournit son appui dans tous les sens. Tous les appareils sont tirés et touchés. Trois fois de suite l'Alouette de commandement est atteinte et doit être changée.

A leur tour, la 1ère compagnie, sous les ordres du lieutenant Baille, puis la 2ème, sous le commandement du capitaine Gueguen, sont posées pour renforcer les deux compagnies déjà au sol. En l'air, un troisième D.I.H (Déplacement d'Intervention Héliporté) arrive, venant de Guelma et portant dans ses flancs la compagnie du lieutenant Glasser, du 1er R.E.P. Cette compagnie est posée avec la 2ème compagnie du 9ème R.C.P et toutes deux se portent au secours de la malheureuse 3ème encerclée.

Finalement, c'est encore de sauvetage qu'il s'agit : les paras courent au secours de leurs propres unités.

La 3ème est en effet tombée en plein dispositif ennemi. Celui-ci très supérieur en nombre, puissamment armé, bien articulé, abat à bout portant les premiers paras qui sautent des hélicoptères. Les autres, 90 hommes au total, se trouvent complètement encerclés. L'aviation ne peut rien pour eux, tellement amis et ennemis sont enchevêtrés. Les combats se déroulent, que dis-je, éclatent, à courte distance à l'initiative de tel ou tel cadre, et même de tel ou tel homme de troupe. À l'initiative aussi, malheureusement des rebelles.

Les rescapés se retrouvent sur un espace découvert autour du capitaine Beaumont grièvement blessé à la tête. Soutenu par son radio, il continue à renseigner le PC et demande des renforts, un secours, n'importe quoi, à condition de faire vite, très vite. Malgré une percée réussie en direction du sud, la fin de la 3ème compagnie approche. Il est 17 heures. Beaumont s'affaiblit, il croit encore parler, mais ses propos deviennent incohérents. Frappée à nouveau, il expire. Son radio, le para Desmares, meurt à ses cotés.

Buchoud réussit enfin à briser l'encerclement. Toutes les compagnies du régiment sont maintenant posées. Le 14 R.C.P et l'escadron du 152ème R.I se portent vers la 3ème compagnie. Les fellaghas se trouvent pris entre les deux branches d'une tenaille. Les autres compagnies du 9ème R.C.P ont réussi à prendre le dessus sur leurs adversaires respectifs et la 4ème se porte aussi au secours de la 3. Venant de la Tuilerie, des chars prennent pied sur la hauteur.

Maintenant, l'adversaire éclate. Il s'agit de ne pas le laisser s'enfuir à la faveur de la nuit. Il est 18 heures 30 : le général Vanuxen arrive de Bône et prend le commandement de toute l'affaire. Sur le côté est du triangle ou l'adversaire se dissimule en attendant la nuit, le bouclage est tout fait, c'est le barrage lui-même où la verse se tient en alerte. Au sud se sont les unités accourues en renfort de cette direction. Au nord-ouest la ligne à tenir pour fermer le triangle est matérialisé par la route menant de Souk Arhas à Sedrata. Il faudrait pour la tenir efficacement, une trentaine de compagnies ou escadrons au coude à coude.

A 20 heures 30, la nuit tombe et le verrou n'est pas tiré. Buchoud fait placer le long de la route, à intervalles de 20 à 50 mètres, tous les véhicules qu'il peut rameuter, jeeps, camions ... tournés vers le terrain à interdire et fait allumer tous les phares. Vanuxen fait venir des projecteurs de D.C.A (où les a-t-il dégottés ?) et les poste sur une hauteur pour éclairer les fonds et les angles morts. a 21 heures tout est en place. Au cours de la nuit, six tentatives de franchissement sont repoussées.

Le 30 avril, au lever du jour, la masse des fantassins s'ébranle et avance toujours au coude à coude, vers le barrage où la herse monte garde. Durant toute la journée, lentement, méticuleusement, le terrain est passé au peigne fin. Au soir, mais l'A.L.N a perdu 270 hommes, plus de 300 armes, dont 21 automatiques, 4 armes anti-chars et un mortier.

Le lendemain, des rebelles tentent à nouveau leur chance. C'est le 2ème R.E.P du colonel Lefort qui règle l'affaire. Le 3 mai nouvel échec du côté des mines Nador.

Finalement du 28 avril au 3 mai l'A.L.N aura perdu 620 hommes, 46 armes automatiques, 412 fusils ou pistolets-mitrailleurs. Latrèche Youssef a été tué le 2 mai dans la soirée. Lakhdar a disparu.

Détail piquant, le téléphone civil fonctionne toujours entre l'Algérie et la Tunisie. Le chef du 2ème bureau de Souk Arhas connaît le numéro d'appel du PC de l'A.L.N. Il se fait un plaisir de l'appeler pour lui faire connaître le bilan de cette ultime combat.
Graziani est vengé

Désormais, il n'y a plus de "mission pompier" pour les paras d'Alger. Les régiments au béret rouge et au béret vert vont participer aux grandes opérations, Jumelles, Pierres Précieuses, le vaste le nettoyage du plan Challe. Certains feront encore de "beaux bilans" comme le 6ème R.P.C du colonel Ducasse. Du28 décembre1958 au 11 janvier 1959, il mettra dans la région de Bordj-menaiel, 229 H.L.L hors de combat. Le lieutenant Chassin et le capitaine Graziani y Trouveront la mort.

Graziani, fait prisonnier par les Viêts sur la R.C 4, avait véçu quatre ans au camp n°1. Il y avait accueilli le commandant Ducasse, affaibli par la maladie et les mauvais traitements. Par ses soins et sa solitude Graziani lui avait sauvé la vie. A Pâques 1959, Ducasse saisira l’occasion de venger son capitaine et ami. Au djebel Tsameur, son régiment "envoie au tapis" 200H.L.L. Parmi les morts, on retrouve Amirouche, le plus talentueux, mais aussi le plus sanguinaire des commandant de wilayas.

A la fin de la guerre, le gouvernement surseoira à la dissolution du 2ème R.P.C pour le parachuter sur Bizerte où, avait le 3ème R.P.C arrivé le lendemain, il dégagera la base aéronavale. Mais est-ce vraiment un sauvetage ?

En revanche, aucun doute en ce qui concerne le 2ème R.E.P à Kolwezi ! Le régiment du colonel Erulin y sauve dix fois plus de vies qu'il ne cause de pertes aux envahisseurs. La tradition continue.



HENRI LE MIRE
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:28

Merci CA ;

Précision tout de meme , a BIZERTE , le 2 et le 3 , étaient des RPIMa !!!!

Oui ,c'était un sauvetage , surtout pour la population civile et meme pour les trois Armes , en poste a BIZERTE : Baie -Ponty Marine , Karouba Aéronavale , Sidi-Hamed AA !!!!!

A cette époque , malgrès l'importance de ce point stratégique , les troupes OPS , étaient en ALGERIE !!!!

Merci a nos PARAS et LEGIOS pour leur coup de main !!!!!

Sans eux , que serions nous maintenant ?????
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:31

commandoair40 a écrit:
Merci CA ;

Précision tout de meme , a BIZERTE , le 2 et le 3 , étaient des RPIMa !!!!

Oui ,c'était un sauvetage , surtout pour la population civile et meme pour les trois Armes , en poste a BIZERTE : Baie -Ponty Marine , Karouba Aéronavale , Sidi-Hamed AA !!!!!

A cette époque , malgrès l'importance de ce point stratégique , les troupes OPS , étaient en ALGERIE !!!!

Merci a nos PARAS et LEGIOS pour leur coup de main !!!!!

Sans eux , que serions nous maintenant ?????

Mon ami,

Lis bien, il y a marqué R.P.C (Régiment Parachutiste Coloniaux) et non R.C.P (Régiment de Chasseur Parachutiste)
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:44

C'est bien ce que je dis : les RPC , étaient depuis qq années des RPIMa !!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:49

commandoair40 a écrit:
C'est bien ce que je dis : les RPC , étaient depuis qq années des RPIMa !!!


Le colonel Le Mire, dont j'ai repris le texte ici devait avoir la nostalgie des anciennes appellations.

Je vais essayer de trouver les dates de changement d'appellation
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:58

Ciel d'Azur a écrit:
commandoair40 a écrit:
C'est bien ce que je dis : les RPC , étaient depuis qq années des RPIMa !!!


Le colonel Le Mire, dont j'ai repris le texte ici devait avoir la nostalgie des anciennes appellations.

Je vais essayer de trouver les dates de changement d'appellation

CONFIRMATION

Les R.P.C, sont devenu des RPIMa en 1958
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 17:59

Cherches les dates , mais je te confirme que c'était des RPIMa ; qq temps après le départ de BRUNO , du 3 !!!!!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 18:01

Tu es plus rapide que moi , mon AMI !!!!!! j'aime !!!!!!
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MessageSujet: Re: Les "Pompiers" de l'Algérie   Les "Pompiers" de l'Algérie Icon_minitimeMer 20 Fév 2008 - 18:15

La Bataille de BIZERTE a été courte , mais sanglante , surtout pour l'Armée Tunisienne et le Néo-destour !!!

Les pertes ennemies ont et sont toujours cachées !!!! je puis vous dire , car , j'y étais , comme un môme de 15 ans , que les pertes Tunisiennes (Armée & Néo-destour) ont été estimées a plus de 10 000 morts !!!!

Des bataillons tunisiens entiers ont été rayés des contrôles , comme la garde perso de Mr BOURGUIBA , qui passait des messages sur radio TUNIS , pour prendre des nouvelles , et crier "AU SECOURS"

J'ai quitté BIZERTE en 63 , comme un vaincu , et suis arrivé en FRANCE , comme un mal venue !!!!!

Mon pays n'a pas fait de cadeaux a ses enfants , sauf a ses ennemies !!!
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