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 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont .

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Commandoair40
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Commandoair40


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Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Empty
MessageSujet: Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont .   Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Icon_minitime2015-08-25, 17:30

1815, la DESERTION de BOURMONT

Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Bourmo10
"bourmontlahonte"

Le corps de Gérard.

L’ordre du 13 juin 1815 portait que le 4ème corps devait prendre position le 14, en avant de Philippeville.

L’ordre de mouvement du 14 ajoutait que, si ce corps était arrivé en position, il devait se mettre en marche sur Charleroi le 15, à 3 heures du matin et se tenir à la hauteur du 3ème corps.

Tous les bagages devaient être laissés à Philippeville.

Les cuirassiers de la division Delort suivraient le mouvement.

D’après Charras, le général Gérard ayant dû attendre l’arrivée de l’une de ses divisions, restée la veille à 12 ou 15 km de Philippeville, quitta cette localité vers 5 heures.

D’après Henry Houssaye, il arriva vers 7 heures à la hauteur de Florennes.

C’est là que l’on apprit la désertion du commandant de l’avant-garde. Le lieutenant général de Bourmont venait de passer à l’ennemi…

Bourmont.

Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont, né au château de Bourmont (Anjou) en 1773. Ministre de la Guerre en 1829, commandant en chef de la première expédition d’Algérie et maréchal de France en 1830.

Bourmont était surnuméraire à la Compagnie du Régiment colonelle [sic] des Gardes-Françaises, lorsque éclata la Révolution.

Il émigra, fit partie de l’armée de Condé, puis rentra en France, prit part à la guerre de Vendée sous les ordres de Scépeaux d’abord, ensuite comme général dans le Maine et les pays adjacents.

Ses services lui valurent d’être reçu chevalier de Saint-Louis par le comte d’Artois, bien qu’il n’eût pas l’âge voulu.

En 1799, on put croire qu’il s’était rallié à la République.

Il parut même, dit-on, dans la loge du Premier Consul lors de l’explosion de la Machine infernale (24 décembre 1800).

Mais son zèle parut excessif et le fit même incarcérer au Temple en 1803, puis à Dijon, à Besançon enfin, d’où il s’évada au mois de juillet 1805 avec d’Andigné, son compagnon de captivité, son complice dans la matinée du 15 juin 1815.  

Il devait être protégé par quelque puissante influence.

Bourmont obtint l’autorisation de se retirer au Portugal, et l’ordre fut donné de lever le séquestre mis sur ses biens.

De plus, lors de la prise de Lisbonne par Junot, il offrit son épée qui fut agréée.

Suivent quelques années de service de loyaux. Adjudant commandant chef d’état-major de la division Loison en 1807, colonel à l’armée d’Italie, puis général de brigade en 1813, Bourmont se fit remarquer à Dresde et défendit en 1814 la ville de Nogent avec une telle bravoure-il était blessé et avait sous ses ordres douze cents hommes à peine- que Napoléon le nomma général de division et le décora.

Lors du débarquement de Napoléon, en février 1815, Bourmont faisait partie du petit corps d’armée réuni par le gouvernement de Besançon, sous les ordres du maréchal Ney, dans le but d’opérer sur le flanc de la colonne impériale.

Invité à quelques jours de là, par le préfet du Doubs, M. Capelle, à aller rejoindre avec lui les Bourbons en Belgique, Bourmont s’y refusa, retenu qu’il était, par l’espoir de conserver Besançon au Roi.

Cette ville reconnut le pouvoir impérial et, bien que Bourmont eût déclaré à M. Capelle que les étrangers étaient le seule ressource sur laquelle la cause royale pût compter, et qu’on ne devait pas hésiter à les appeler, il n’en tarda pas moins à solliciter un emploi de son grade dans l’armée du Nord.

Mais avant cela, il était accouru de Lons-le-Saunier à Paris auprès du Roi qu’il eût pu alors accompagner à Gand.

Ney le fit arrêter, puis se ravisa et sollicita pour lui un commandement.

Gérard aussi, qui avait eu Bourmont sous ses ordres en 1812 et en 1814, le demanda comme divisionnaire. Davout, Ministre de la guerre, refusa brutalement et dit à Napoléon :-« Gérard en répond. Il a tort. Moi je ne réponds de personne. »- Le duc d’Auerstaedt dut toutefois s’incliner devant l’expresse volonté du maître. « Bourmont est une de mes erreurs », disait Napoléon à Sainte-Hélène.

La défection.

Nommé commandant de la 4ème division d’infanterie à l’Armée de la Moselle, devenue le 4ème corps d’armée sous Gérard, Bourmont choisir son état-major qui le 15 juin 1815 déserta au complet avec lui.

C’étaient son chef d’état-major, l’adjudant-commandant Clouet, ancien élève à l’école du Génie en l’An II, capitaine en Pologne où il fut blessé (1806), chef de bataillon en 1810.

Puis le chef d’escadron de Villoutreys, adjudant, rien moins qu’un ancien officier d’ordonnance et un écuyer de l’Empereur en 1808.

Il y avait aussi Sourdat, capitaine-adjudant ; ses deux aides-de-camp et enfin, le capitaine de Trelon et le capitaine d’Andigné, son compagnon de captivité à Besançon.

On connaît les circonstances de la défection.

Il paraît que le 14 juin 1815 au soir, Bourmont, dont la division formait l’avant-garde du corps de Gérard, avait soupé à Florennes, son quartier-général, avec le général baron Etienne Hulot, un de ses brigadiers, sans que celui-ci ne pût se douter de rien. Tel est du moins le récit de Hulot.

D’autres ont affirmé que Bourmont avait fait part de ses intentions à ce général, et que celui-ci avait essayé de l’en dissuader.

Tant il y a que le 15 juin, de grand matin, Bourmont monta à cheval à Florennes avec les cinq officiers dont nous avons donné les noms et l’escorte régimentaire : un brigadier et quatre chasseurs du 8ème régiment.

Rien là-dedans qui pût éveiller des soupçons.

Chef de l’avant-garde, Bourmont allait en reconnaissance avec son état-major.

Les avant-postes franchis, Bourmont remis au brigadier deux lettres pour le compte Gérard, renvoya l’escorter, piqua des deux et, suivi de ses cinq adjudants, franchit la frontière dont le point le plus rapproché était alors situé à une lieue et demie de Florennes.

Voici la teneur des deux lettres que le brigadier des chasseurs remit à Gérard :

Florennes, le 15 juin 1815.

Mon général, si quelque chose au monde avait pu, dans les circonstances actuelles, me déterminer à servir l’Empereur, cela aurait été votre exemple et mon attachement pour vous, car je vous aime et vous honore bien sincèrement. Il m’est impossible de combattre pour un gouvernement qui proscrit mes parents et presque tous les propriétaires de ma province. Je ne veux  pas contribuer à établir, en France, un despotisme sanglant qui perdrait mon pays, et il m’est démontré que ce despotisme serait le résultat certain du succès que nous pourrions obtenir. On ne me verra pas dans les rangs étrangers. Ils n’auront de moi aucun renseignement capable de nuire à l’armée française, composée d’hommes que j’aime et auxquels je ne cesserai de prendre un vif intérêt. Mais je tâcherai d’aller défendre les proscrits français, de chasser loin de la Patrie le système des confiscations, sans perdre de vue la conservation de l’indépendance nationale. J’aurais donné ma démission, si j’avais pu croire qu’on m’en laissât le maître.  Cela ne m’a point paru vraisemblable dans le moment actuel, et j’ai dû assurer, par d’autres voies, ma liberté, afin de ne pas perdre tout moyen concourir au rétablissement d’un meilleur ordre des choses en France. J’éprouve un profond chagrin à l’idée de la contrariété que vous causera mon départ. Pour vous éviter un désagrément, j’exposerais cent fois ma vie, mais je ne peux pas renoncer à l’espoir d’être utile à mon pays. Toujours, et quoiqu’il arrive, je conserverai pour vous l’attachement le plus sincère et le plus respectueux.

Le lieutenant général Comte de BOURMONT.

Florennes, le 15 juin 1815.

Mon général, les motifs qui déterminent le départ de M. de Bourmont sont aussi les miens, et il faut qu’ils soient bien puissants pour que je me résolve à quitter une armée remplie de mes mais, et commandée par un chef dont le caractère noble et les grands talents inspirent à la fois le respect, l’attachement et une confiance sans bornes. Mes amis vous diront, mon général, tout ce qu’il m’en coûte pour suivre ce parti. Il me faut cette conviction intime que je fais par là le bien de mon pays, pour abandonner tout ce qu’on trouve sous vos ordres. Je suis avec le plus vif chagrin et un profond respect.

Colonel CLOUET.


Relations prussiennes.

Laissons aux relations prussiennes le soin de nous raconter ce qu’il advint des transfuges : Bourmont et ses compagnons rencontrèrent les avant-postes de la cavalerie de landwehr westphalienne disséminés au sud de Presles-Sart-Eustache et furent conduits au colonel de Schutte, commandant en second de la 4ème brigade, à Fosse.

Schutter envoya les Français au compte Henckel à Moustier, et transmit au général Zieten les noms des six transfuges.

Il accompagnait cette liste des remarques suivantes : « Le lieutenant général français m’a dit lui-même que l’ennemi tenterait aujourd’hui quelque chose contre Charleroi. Le général et sa suite appartiennent au corps du général Gérard, venu de Metz. Ce corps est fort de 20.000 hommes et se trouve de Philippeville à  Florennes. »

Pour que Zieten ait écrit ce que l’on vient de lire, il faut que Bourmont ait jasé, malgré sa promesse écrite à Gérard.

Bourmont rencontre Blücher dans l’après-midi sur la route de Namur et reçut de lui l’autorisation de se rendre à  Gand.

Le vieux rude accompagna, dit-on, cette autorisation d’une expression forte et comme la langue allemande seule en possède dans son riche vocabulaire.

Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Bourmo11
"Bourmont le traite"

Sources : http://lestafette.unblog.fr/


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Sicut-Aquila

Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 908920120 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Cocoye10 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont .   Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Icon_minitime2015-08-25, 18:02

Mince alors !!! ton post est mieux que le mien Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 408745
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont .   Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Icon_minitime2015-08-25, 19:25

Mais non , mon Gus .

Le teins aussi est parfait . Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 926774 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 926774

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Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 908920120 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Cocoye10 Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont .   Louis-Auguste-Victor comte de Ghaisne de Bourmont . Icon_minitime

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