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 Destin d’une infirmière française de la Waffen SS .

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Commandoair40
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Commandoair40


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Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Empty
MessageSujet: Destin d’une infirmière française de la Waffen SS .   Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Icon_minitime2015-06-29, 19:03

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Inf10

Nelly était une infirmière de la Waffen SS et elle se souvient de l’accueil chaleureux qui leur a été réservé.

Elle a dit de son engagement :

« En juin 1940, j’avais tout juste dix-neuf ans. Ma famille et moi étions partisans du maréchal Pétain, le héros de la guerre de 1914. L’armistice venait d’être signé lorsque j’ai rencontré un jeune sous-officier allemand : coup de foudre des deux côtés. Son régiment est resté deux jours à Moulins. Au moment de nous séparer, il a demandé à mes parents l’autorisation de correspondre avec moi ; il parlait assez bien français. Mon père était flamand et très germanophile, donc pas de difficultés de ce côté-la, d’autant plus qu’il était très à droite.

En 1941, son régiment était à Brest. Le 15 avril, il est arrivé chez mes parents passer une partie de sa permission (sans autorisation), et nous nous sommes fiancés. Claus était d’origine danoise. Chez lui, au Schleswig-Holstein, il avait fait des démarches pour que nous puissions nous marier, mais cela n’était pas encore possible.

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Inf110

Le 26 août, il partit pour la Russie. C’est Claus qui m’a appris ce qu’était le national-socialisme et il m’avait dit avant que nous nous séparions :

« Si je suis tué dans cette guerre (il avait un pressentiment) pense toujours que je suis tombé non seulement pour mon pays, mais aussi pour le tien, pour l’Europe. » Le 4 février 1942, il a été tué à Smolensk. Il avait juste 24 ans, et moi 21. C’est sa mère qui m’a fait prévenir, j’étais folle de chagrin. C’est alors qu’une amie de ma mère m’a suggéré de rentrer aux J.E.N. (Les Jeunes de l’Europe Nouvelle), là où était sa fille. Nous étions bien sûr des amies. C’est là que j’ai repris un peu de force de vivre sans lui, au milieu des soldats qui venaient aux J.E.N.

Puis il y a eu des engagements, plusieurs de nos camarades sont partis dans la Waffen SS et lorsqu’on m’a dit que les filles pouvaient s’engager dans la Croix Rouge allemande, vous pensez bien que j’ai été une des premières ; nous devions être trois ou quatre des J.E.N. En 1943, ce devait être vers la fin de l’année, nous avons signé notre engagement dans la Croix Rouge allemand dans les bureaux de la Waffen SS – à Paris, dans le 16e arrondissement, je crois. Le 2 novembre, nous partions pour la Belgique, à Spa, pour un stage, car je n’avais jamais reçu antérieurement de formation d’infirmière. »

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Inf210

Ainsi que tous ceux qui s’engageaient dans les Waffen SS, Nelly avait aussi prêté serment de fidélité à Adolf Hitler.

Pour elle, le serment représentait « la fidélité à notre engagement, pour le combat contre le bolchevisme et particulièrement pour l’Europe ». Elle portait l’uniforme de la Croix Rouge allemande et, au revers de son manteau, l’insigne des J.E.N.

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Inf310

Le 9 février 1944, elle partit de Spa pour l’Allemagne, afin de continuer sa formation à l’hôpital de Niederweisel, hôpital civil curieusement.

Les raids aériens sur la ville voisine de Francfort sur le Main donnèrent à l’hôpital beaucoup de travail et firent réfléchir Nelly sur les victimes et aussi sur des représailles, espérant que les Allemands bombardaient l’Angleterre de la même façon, parce que c’était « la seule façon de leur faire comprendre ». Dans cette « première épreuve », quelques-unes de ses camarades eurent le moral atteint. Dans une lettre à ses parents, elle manifesta sa détermination à continuer :

« Si nous sommes parties, c’était vraiment par idéal et nous savions très bien la vie qui nous attendait, je vous assure que je préférerais être dans un Lazaret (hôpital) et dans une grande ville que d’être à Niederweisel. Nous ne sommes pas dans la Croix Rouge allemande pour éviter les alertes et les bombardements, croyez bien que j’aurai peut-être des jours durs à passer, mais jamais je ne regretterai la voie que j’ai choisie et je veux combattre jusqu’à la victoire. Dans les moments difficiles, le souvenir de Claus me soutiendra toujours. »

Destin d’une infirmière française de la Waffen SS . Inf410

Nelly resta à Niederweisel environ trois mois, après quoi elle fut envoyée à Berlin pour un examen.

Une fois passé celui-ci, elle fut affectée à un hôpital SS à Prague. Sept autres infirmières françaises se trouvaient là. Les soldats SS blessés étaient surpris que les infirmières qui s’occupaient d’eux fussent françaises, mais ils en étaient heureux, d’autant plus qu’incapables de parler allemand couramment, elles les amusaient beaucoup. Par-dessus le marché, Nelly parlait allemand avec l’accent français !

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En novembre 1944, elle fut envoyée dans un hôpital en Bavière, ou elle fit la connaissance d’une jeune fille flamande avec laquelle elle se lia d’amitié.

A la fin de la guerre, elles s’enfuirent en Autriche et réfugièrent dans les montagnes avec des soldats. Prises par les Anglais, elles furent « prisonnières sur parole » parce que les Anglais « ne pouvaient pas croire qu’elles étaient volontaires » ! Les Anglais partirent et furent suivis par les Américains qui les remirent aux Français dans l’île de Mainau (lac de Constance). Son amie flamande fut à son tour transférée en Belgique.

Conduite à Lyon, elle fut incarcérée au fort Paillet, dans un cachot et enchaînée à une jeune Alsacienne.

« Les menottes nous amusaient plutôt. Enfin, nous étions jeunes et idéalistes. »

Quatre ou cinq mois plus tard, grâce à un avocat, ami intime de sa famille, elle fut transférée à Paris et à Fresnes.

Après s’être trouvée dans une cellule avec six autres détenues, situation qui dura quelques jours, elle partagea celle d’une nièce par alliance du général de Lattred e Tassigny.

Lorsqu’elle comparut devant la Cour de justice, elle fut incapable de se tenir tranquille, déclarant qu’elle ne regrettait rien.

Elle mit son avocat au désespoir, mais, en fin de compte, il parvient à la mettre hors de cause en arguant de sa santé fragile.

Elle était comme un squelette.

Quelques mois plus tard, elle comparut devant une chambre civique ou seul son avocat avait droit à la parole.

Jugée coupable de collaboration, elle fut condamnée à vingt ans d’« indignité nationale » et à la confiscation de ses biens.

Ce verdict ne l’inquiéta pas.

Elle avait pris la nationalité de son fiancé du temps de la guerre, qui était danois, et, d’une nature plutôt dépensière, avait peu de choses à elle.

Aujourd’hui, elle vit en Allemagne et ne regrette rien !

Meine Ehre heißt Treue.

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Sicut-Aquila

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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