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 NOS ANCIENNES POSSESSIONS

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Aokas
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MessageSujet: NOS ANCIENNES POSSESSIONS   NOS ANCIENNES POSSESSIONS Icon_minitime2008-01-07, 19:45

1492 à 1804 d'Hispaniola à Haïti

Vaste comme la Belgique (29.000 km2), l'actuelle république de Haïti est l'héritière de la colonie française de Saint-Domingue.

Située dans les Grandes Antilles, elle occupe la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, déformation du nom Isla española que lui avait donné son découvreur Christophe Colomb le 6 décembre 1492.

Le frère de Christophe Colomb, Bartolomeo, fonde en 1496 la première implantation permanente à Hispaniola. Il la baptise Nueva Isabela en hommage à la reine Isabelle de Castille.

En 1502, la ville est détruite par un cyclone et reconstruite sous le nom de Santo Domingo de Guzman, en hommage cette fois à Saint Dominique. De là les noms de Saint-Domingue et de Républicaine dominicaine, celle-ci se partageant aujourd'hui l'île avec la république de Haïti.

Le nom d'Haïti vient d'Ayiti, ou Terre des hautes montagnes, nom que donnaient à l'île ses premiers habitants, de pacifiques Indiens Taïnos, du groupe des Arawaks.

Tous ont disparu tragiquement en quelques années, victimes de la colonisation européenne (travail forcé, persécutions, maladies) et plus encore de l'invasion des terribles Indiens anthropophages du groupe des Caraïbes venus des îles voisines.


Les Espagnols s'installentEn 1508, Santo Domingo devient le siège de la vice-royauté des Amériques et le centre de la colonisation espagnole.

Désireux de s'enrichir au plus vite avant de rentrer chez eux, les premiers Espagnols reçoivent des terres avec le droit de faire travailler les Indiens qui y vivent. C'est le principe du repartimiento.

L'extraction de l'or dans le sous-sol et les rivières s'avère dans un premier temps très productif, jusqu'à fournir 500.000 écus d'or par an à l'Espagne.

Les esclaves africains débarquent dès 1502 pour remplacer les Indiens dans les plantations et les gisements d'or.

Indiens survivants et Noirs ne manquent pas de se révolter. C'est ainsi qu'un cacique (chef indien) du nom d'Henri se réfugie dans les montagnes avec des compagnons indiens et noirs et parvient à maintenir son indépendance pendant 13 ans. C'est le début du marronnage, nom donné aux fuites d'esclaves dans la forêt (de l'espagnol cimarrón, qui signifie esclave noir fugitif).

La population autochtone disparaît en quelques décennies. Quelques Indiens se fondent par métissage avec les nouveaux arrivants d'Europe et d'Afrique.

L'héritage taïno
Sans le savoir, nous vivons aujourd'hui en partie sur l'héritage des malheureux Taïnos. Ces derniers nous ont légué une partie de leur alimentation : manioc, igname, patates douces, tabac et maïs. Ils nous ont laissé aussi quelques beaux témoignages de leur art.

Enfin, beaucoup de mots taïnos sont entrés dans notre langage courant : barbecue (de barbacoa, claie en bois pour griller la viande), boucanier (de boucan, lieu dédié à la cuisson de la viande), hamac (de hamaca), savane (de sabana, plaine sans arbres), ouragan (de huracan), tabac (de tabaco), patate (de patata), goyave (de guayaba), papaye (de papaya), maïs (de maïz) etc... (*).

En 1535, le gouverneur Nicolas Ovando fait venir des plants de canne à sucre des îles Canaries et encourage leur plantation pour compenser l'épuisement des gisements aurifères.

Les flibustiers livrent l'île à la FranceAu XVIIe siècle, des boucaniers français commencent à s'installer sur l'île voisine de la Tortue. Eux-mêmes se dénomment pompeusement les «Frères de la côte».

Ce sont des chasseurs qui doivent leur nom au fait qu'ils consomment du boucan, c'est-à-dire de la viande séchée à la fumée. Ce sont aussi des pirates et des corsaires qui s'en prennent aux métaux précieux que les riches galions espagnols convoient du Mexique vers l'Espagne.

Leur présence (ils sont près de 3.000) attire l'attention du roi Louis XIII et de son ministre Richelieu.

Le gouvernement français était jusque-là indifférent aux conquêtes coloniales, si l'on met à part l'exploration du Canada et la prise de possession de la Martinique. Il se contentait d'encourager ses corsaires, qui attaquaient et pillaient les navires espagnols, chargés des richesses du Nouveau Monde ou d'esclaves d'Afrique (les «pièces d'Inde»).

Le 31 août 1640, les flibustiers français expulsent leurs rivaux anglais de la Tortue et débarquent même sur le nord de l'île d'Hispaniola. Quelques mois plus tard, le huguenot Le Vasseur occupe l'île de la Tortue pour le compte de la France. En 1642, le chevalier de Fontenay prend possession de l'ouest d'Hispanolia au nom du roi Louis XIII.

Les plantations prospèrent sous le climat tropical de l'île : café, tabac, cacao, indigo,... Mais la canne à sucre (véritable or blanc du XVIIIe siècle), tend à l'emporter sur les autres cultures.

Un gouverneur, Bertrand d'Ogeron, fait venir des «engagés» européens pour travailler dans les plantations aux côtés des esclaves africains et dans les mêmes conditions.

À la différence des Africains, ces hommes surnommés «Bas-Rouges» sont rémunérés et libérés au bout de 36 mois. Mais les planteurs ne tardent pas à renoncer à cette main-d'oeuvre qui supporte mal le climat tropical.

En 1697, le roi Louis XIV se fait céder légalement la partie occidentale d'Hispanolia par le traité de Ryswick qui met fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Cette acquisition marque le véritable commencement des ambitions coloniales de la France.

Une colonie prospèreDe son nom officiel «côtes et îles de Saint Domingue en l'Amérique sous le vent», la colonie devient très vite la plus prospère des possessions françaises d'outre-mer grâce à ses plantations de café et de canne à sucre et à ses nombreux esclaves noirs.

À la veille de la Révolution française, Saint-Domingue assure près des 3/4 du commerce mondial de sucre ! En 1788, son commerce extérieur, évalué à 214 millions de francs, est supérieur à celui des États-Unis.

La colonie compte près de 600.000 habitants, dont 40.000 affranchis, essentiellement des mulâtres, et 500.000 esclaves noirs.

Les affranchis n'ont pas les mêmes droits que les colons mais bénéficient d'une certaine aisance et sont parfois même propriétaires d'esclaves.

La majorité des esclaves sont nés en Afrique. Ils ont été introduits dans l'île dans le cadre de la traite, nom donné au trafic d'esclaves pratiqué par les Européens, au rythme effarant de 30.000 par an dans les années précédant la Révolution.

Dans le même temps, la partie espagnole de l'île, Santo Domingo, dépérit et compte à peine quelques dizaines de milliers d'habitants.

De l'insurrection à l'indépendanceLe sort de l'île est bouleversé par la Révolution française. Le 15 mai 1791, à Paris, l'Assemblée nationale accorde timidement le droit de vote à certains hommes de couleur libres.

Cette demi-mesure inquiète les colons blancs de Saint-Domingue qui songent à proclamer leur indépendance. Elle ne satisfait pas davantage les affranchis. Les uns et les autres s'affrontent violemment.

Les commissaires de la République française Sonthonax et Polverel se résignent à proclamer la liberté générale des esclaves. Voyant cela, certains planteurs appellent les Anglais à leur secours.

Heureusement pour la France, le chef noir Toussaint Louverture quitte le camp espagnol pour celui de la France révolutionnaire. Avec le grade de général, il combat les Anglais et les chasse de l'île.

La prospérité ne tarde pas à revenir. Il est vrai que le nouveau maître de l'île oblige ses frères de couleur à travailler comme salariés dans les plantations dont ils étaient auparavant les esclaves !

Le 8 juillet 1801, Toussaint Louverture proclame l'autonomie de l'île et se nomme Gouverneur général à vie de la nouvelle République. Le Premier Consul ne goûte guère cette initiative. Il arme une puissante expédition pour y mettre fin. Son échec permettra aux successeurs de Toussaint Louverture de proclamer leur indépendance pour de bon le 1er janvier 1804.

Joseph Savès

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MessageSujet: Re: NOS ANCIENNES POSSESSIONS   NOS ANCIENNES POSSESSIONS Icon_minitime2008-01-07, 19:50

Merci Aokas.

De cette page d'histoire.
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MessageSujet: Re: NOS ANCIENNES POSSESSIONS   NOS ANCIENNES POSSESSIONS Icon_minitime2008-01-07, 19:52

merci pour ce sujet très instructif Aokas !!!!!! NOS ANCIENNES POSSESSIONS 373769 NOS ANCIENNES POSSESSIONS 373769 NOS ANCIENNES POSSESSIONS 373769 NOS ANCIENNES POSSESSIONS 926774 NOS ANCIENNES POSSESSIONS 926774
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MessageSujet: Re: NOS ANCIENNES POSSESSIONS   NOS ANCIENNES POSSESSIONS Icon_minitime2008-01-07, 20:59

Encore un truc, je ne me souvenais même plus que Haïti s'appelait St Domingue avant, merci Aokas NOS ANCIENNES POSSESSIONS 373769 NOS ANCIENNES POSSESSIONS 373769
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MessageSujet: Re: NOS ANCIENNES POSSESSIONS   NOS ANCIENNES POSSESSIONS Icon_minitime2008-01-08, 09:33

CONCESSIONS FRANCAISES EN CHINE : Shangai

NOS ANCIENNES POSSESSIONS Gedic510

Le 20 mai 1847, Charles de Montigny s’établit à Shanghai où 3 ans auparavant il avait obtenu l’ouverture de cinq ports chinois dont Shanghai au commerce étranger et le droit de s’établir pour les ressortissants.
Le polycentrisme administratif de la ville n'entraîne pas sa partition en zones étanches et spécifiques. Certes des bornes ont été posées pour signifier sur le terrain la délimitation des compétences administratives. Mais nul poste frontière n'empêche le passage d'une /zone à l'autre, du moins jusqu'à l'occupation japonaise. Bien plus, la ville garde une certaine homogénéité en ce qui concerne la population : à l'origine, la résidence dans la concession était réservée aux ressortissants du pays signataire, mais l'afflux de réfugiés dès 1853 a obligé les autorités chinoises et françaises à revenir sur ce principe. La concession n'a ainsi jamais pris le caractère d'un ghetto isolé de son environnement chinois.
Il n'en reste pas moins que l'extension des limites de la concession, nécessitée justement par l'accroissement, dès 1851, de la population chinoise et étrangère, a suscité des négociations comme s'il s'était agi d'une question de frontière : négociation avec le daotai, négociations avec les autorités de la concession internationale.
La concession française, créée en 1849, s'est étendue par l'acquisition successive de parcelles toujours plus à l'ouest, en 1900 (accroissement de 145 hectares), puis en 1914 (la concession occupe alors 1000 hectares). Les espaces concédés, situés le long du Huangpu sur des terres libres de constructions se sont vite révélés insuffisants et dès 1882, tous les terrains étaient attribués.
En diverses occasions, le conseil municipal et le consul ont eu à affronter des émeutes populaires liées à des questions de territoire. Car L'espace revendiqué par les étrangers n'est pas vierge : comme le précisent de nombreux récits des années 1850, il s'agit de terrains ponctués d'habitations, de tombeaux et constructions diverses. En 1875 et 1898, la construction de nouvelles rues dans le quartier dit de la Pagode de Ningbo suscite un affrontement avec la guilde des originaires de Ningpo, corporation qui assure l'entretien et la protection des tombes et cet affrontement, qui dégénère en bataille rangée, fait plusieurs victimes chinoises.
Le percement des rues va de pair avec les travaux de drainage, de pavage, d'égouts. L'acquisition des terrains s'effectuant directement entre propriétaires chinois et occidentaux, le parcellaire originel perdure. La trame des rues, organisée selon deux axes nord-sud et est-ouest, est issue du tracé existant des voies qui sont élargies tandis que les canaux et voies d'eau sont comblés, tel le Yangjingbang en 1915 qui sépare la concession française de la concession internationale. Le conseil municipal est responsable de ces travaux d'intérêt public, financés grâce au cadastre créé en 1887, source d'impôts fonciers et locatifs. Les premiers quartiers habités sont très denses, puis les extensions permettent le développement d'espaces verts plantés de platanes, parcs de promenade ou agrément d'édifices publics ombragés, et de quartiers résidentiels avec des villas entourées de jardins.
La dernière extension se fera sous le signe de l'apaisement : la Révolution de 1911 a mis fin à la dynastie mandchoue, les murailles de la vieille ville de Shanghai sont abattues (1912) : c'est désormais un boulevard et non un mur qui, à l'est, sépare la ville chinoise de la concession française et, symboliquement, c'est l'accès au monde occidental qui lui est ainsi ouvert. Ce boulevard, on le baptise du nom des "Deux Républiques", française et chinoise, signe de confiance dans un avenir de rapprochement entre les peuples par le respect de mêmes principes.
L'administration française, soucieuse de l'intérêt public et de l'amélioration des conditions de vie, recourt aux progrès scientifiques et techniques pour accroître le bien-être collectif. Cependant la métropole n'est pas très généreuse et le financement des travaux qui s'appuie sur les revenus fiscaux, doit être complété par des ressources diverses, taxes sur les fumeries d'opium et les établissements de jeu notamment.
Consul et municipalité entreprennent tout à la fois des travaux de voirie et d'urbanisme - dés 1862, la construction des voies publiques et des quais est planifiée, en 1880 l'eau courante installée - et développent Station française de TSF de Koukaza : Filipetti, opérateur et Max Broelmann, directeur de la station.
Dans ce domaine, la France a été précurseur. La liaison par TSF (télégraphie sans fil) était devenue indispensable pour assurer la sécurité de la concession en cas de rupture des liaisons par cable. Le poste de Shangahai présentait un intérêt indéniable car il rendait possible la communication du gouvernement général d'Indochine avec la France par relai du poste de Saigon.
Français et Anglais sont amenés à coopérer pour la mise en oeuvre de certains services, tels que l'alimentation en eau. Ainsi a prospéré la Compagnie française de Tramways et d'éclairage électriques, grande firme de l'âge d'or de Shanghai. Les Postes et télégraphe et la TSF, Télégraphie Sans Fil, à Shanghai. sont aussi des éléments déterminants pour le développement du commerce international.
Sur la demande du Consul L. Ratard, un cahier des charges ainsi qu'un projet de réseau de tramways est réalisé par l'ingénieur de la concession : J.J.Chollot ( Ingénieur en chef de la Concession française de 1893 à 1907).
Cette étude fournira ensuite la base sur laquelle soumissionneront les compagnies pour l'obtention de la future concession des tramways.
Décidée en 1920, la nouvelle centrale électrique est totalement achevée dix ans plus tard. Elle remplace l'ancienne centrale à vapeur, trop peu productive Le bâtiment fait près de 85 mètres de long sur 25 de large et se situe sur les terrains de la Compagnie, à l'ouest de l'Avenue Dubail, à son carrefour avec la route de Zikawei.
A l'intérieur de la nouvelle usine électrique, se trouvent cinq moteurs diesels, les plus modernes de l'époque, fabriqués en Suisse. Ils développent une puissance totale de 12.000 chevaux et peuvent produire près de 20.000 kilowatts à leur plein régime. Cette puissance en fait une des plus importantes installations de production électrique de ce type en Asie..
Elle voit le jour à Shanghai en 1906. Le tramway, dont les premières lignes sont ouvertes en 1908, fait la gloire de la Compagnie qui s'est également fait attribuer, par contrat signé en 1908 et pour cinquante ans, le monopole de la distribution de l'eau dans la concession française.
La proximité de la concession internationale et de la ville chinoise nécessite des rapprochements avec les Anglais - exploitation d'une ligne commune en 1909 - comme avec les Chinois - exploitation d'une ligne en 1915. En 1930 la compagnie exploite dix lignes et possède cent tramways, le trafic étant passé de deux millions de voyageurs en 1907 à soixante millions en 1928, qui disposent de cartes de transport avec leur identité et leur photo.
Avec près de deux mille employés, la Compagnie est le creuset de nombreuses revendications. Un syndicat est créé en 1925, qui, surtout après 1930, passe sous la coupe de Du Yuesheng. Le chef du gang de l'opium, devenu un notable, attise ou met fin aux grèves, en fonction de ses intérêts.
Dernière entreprise à être nationalisée, la Compagnie des Tramways et d'électricité est l'objet, entre 1949 et 1953, d'une coopération franco-chinoise unique à cette époque.
L'amélioration des conditions de vie avec l'eau courante et l'électricité pour tous, les transports en commun, la création d'espaces verts dans la ville vont de pair avec une architecture de plus en plus moderne et conquérante, reflet de la réussite des entreprises comme des particuliers. Exprimée par les sièges sociaux des grandes firmes et des banques, les grands magasins, les hôtels, les théâtres et cinémas, les villas de luxe, la prospérité s'affiche ouvertement.
Le Bund dont la célèbre silhouette devient l'emblème de la modernité de Shanghai, offre un concentré de l'architecture contemporaine. Les meilleurs architectes, français, anglais ou américains y construisent et dans les années 20, apparaissent les premiers gratte-ciel en béton armé et structures métalliques. La hauteur d'un bâtiment devient alors l'expression de la puissance du commanditaire.
Parmi ces constructions, le siège des Messageries maritimes édifié par l'architecte suisse Minutti occupe une place symbolique forte, point de passage obligé de tous ceux qui débarquent à Shanghai, de même que le Cercle sportif français réalisé en 1926 par de jeunes architectes, Alexandre Léonard et Paul Veysseyre. Leur succès est tel que de nombreuses commandes vont suivre. Certains de leurs logements et commerces tels le Gascogne et le Béarn sont aujourd'hui classés par la municipalité de Shanghai, de même que la Chung Wai Bank devenue le musée de la ville après 1949, puis à nouveau affectée à des bureaux en 1994. En 1930, Shanghai est à son apogée, c'est l'âge d'or. Puis l'occupation par les Japonais en 1937 et la deuxième guerre mondiale avec le repli des Occidentaux, plongent la ville dans l'isolement et la pénurie.
L’entrée des troupes de Mao en 1949, mit un terme à la concession Française.


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