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 Capitaine Paul Alain LEGER

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MessageSujet: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 14:53

Capitaine Paul Alain LEGER Arton110



Certains militaires se sont apparemment spécialisés dans les coups tordus. Un exemple remarquable est fourni par un officier français du nom de Paul-Alain LEGER.

Né au Maroc, en 1922, d’une famille de militaires, et qui avait passé toute son enfance en Afrique du Nord.
Etudiant, Le 11 Novembre 1940, il manifeste à l’Arc de Triomphe aux côtés de ses camarades contre l’occupant Allemand, résistant de la première heure à Paris, qui, après avoir combattu fin 1942 dans l'Armée d'Afrique sous le drapeau du 1er régiment de Zouaves d'Alger.

Il rejoignit les F.F.L. à Londres en 1943 (aspirant des E.O.R. de Cherchell) pour servir comme officier Jeedburgh, (S.A.S. et B.C.R.A). Sous le pseudonyme de D'Azermont qui lui avait été donné parce que natif de Sidi Ali d'Azemmour, au Maroc.
Chargé pendant la deuxième guerre mondiale de missions de commando dont plusieurs éléments sautèrent en France occupée avec pour mission d'encadrer les maquis de résistants en vue de prendre les ponts et de harceler sans cesse les forces allemandes des bois d'Anjou jusqu'au débarquement des alliés.

Il continua de diriger au cours de la guerre d'Indochine des unités entièrement constituées d'anciens Viet-minh "retournés". Parmi ses spécialités : se faire livrer par des paysans des caches d'armes ou de précieux renseignements en se faisant passer pour une unité communiste... Paul Alain LEGER, alors capitaine parachutiste et commandant de la base du Cu-Lao, " retournera " des ex-viets prisonniers, habillés en noir dans ses commandos paras. Rompu au combat dans les rizières d’Indochine, il n’ignore rien des méthodes des services secrets français, de l’action psychologique et de la manipulation.

Après avoir quitté l’Indochine la rage au cœur (comme beaucoup d’autres parachutistes), le capitaine LEGER est affecté au service action du SDECE, qui traque les trafiquants d’armes fournisseurs du FLN, puis à l’état-major de l’expédition de Suez.

Sa formation en grande Bretagne auprès des S.A.S et des Jeedburghs et ses séjours en Indochine lui fires côtoyer CHATEAU JOBERT et à créer et à développer des centres de formation militaire parachutiste, le premier à Meucon en Bretagne sur une ancienne base aérienne et parachutiste de la Wermarch en vue de l'invasion de l'Angleterre.

« Le capitaine CONAN » ayant bien vite découvert parmi ses instructeurs, les riches qualités de ce chef guerrier, de ce D'Azermont, il l'avait absorbé dans le 3ème S.A.S., qui deviendra le 3ème Régiment parachutiste.

Dès lors les deux hommes ne se quittèrent quasiment plus, depuis les combats d'Indochine jusqu'à " l'Opération Mousquetaires " du 6 novembre au 2 décembre 1956 sur le Canal de Suez.

L’homme est redoutable: fin, cultivé, brun, un regard noir et perçant, le nez aquilin, les lèvres minces, avec à la fois quelque chose de féminin et de prédateur dans le visage. Quand il débarque à Alger, des bombes viennent d’exploser dans la capitale, dont la Casbah est aux ordres directs du FLN.
Le capitaine LEGER décide de noyauter l’organisation. Son supérieur hiérarchique, le colonel GODARD, lui-même ancien de la Résistance, des troupes du 11e choc et du renseignement en Indochine, approuve son projet. Le GRE (Groupe de Renseignement et d’Exploitation) est né.


C’est en particulier pendant la "bataille d'Alger", qu'il devait donner toute la mesure de son exceptionnelle connaissance de la guerre psychologique.
A Alger, le capitaine LEGER et le capitaine GRAZIANI (sous les ordres des colonels GODARD et DECORSE), créeront, la " bleuite ", au sein de la Willaya 111 d'Amirouche et en Grande Kabylie, avec des ex-fellaghas ralliés, cette fois habillés en bleu.
Là encore, il se révélera un as du "retournement" d'éléments adverses parfois bien placés. Et quand il tombait sur quelqu'un de non retournable, il lui arrivait de s'en servir encore plus efficacement.

Il a contribué a détruire quasi totalement les Willaya 3 et 4..par " Auto destruction psychologique " Dans sa circulaire, Amirouche précise que les traîtres sont surtout des personnes instruites, intellectuels, étudiants, collégiens, médecins et enseignants. « L’hélicoptère » a sans doute brûlé jusqu’à la mort le ventre d’une partie de l’intelligentsia algérienne. On estime à 2000 hommes le nombre de "suspects" suppliciés.

Son action entraîne deux conséquences importantes : la manifestation de fraternisation des habitants de la Casbah sur le Forum et la terrible répression de la " bleuite " par le colonel de la wilaya III, Amirouche. Après une affectation au 3e RPIMA du colonel TRINQUIER, qui participe à l’exécution du plan Challe, il reprend, en 1960, ses opérations d’intoxication au BEL du colonel JACQUIN : Ses citations...." Je pense personnellement que si l’ennemi a des dispositions particulières pour se détruire lui-même, bien coupable serait celui qui n’en profiterait pas " Son seul regret aura été est que tout cela n’ait servi à rien par la faute de la métropole : " Éloignés de la métropole depuis de nombreuses années, nous ignorions tout de son incompréhension et de sa totale indifférence pour des problèmes qui n’étaient pas ceux touchant le petit bien-être quotidien de chacun de ses concitoyens ".

Là, s’achèvera sa carrière pour cause de sympathie avec les putschistes. En Mai 1961, il se retrouve incarcéré au Fort de Nogent et dégradé.
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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 15:36

MERCI CA ! encore un :

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la fameuse "bleuite" qui servit à avoir autant de harkis......de peur de rentrer chez eux de crainte que les copains craignent qu'ils aient parlés.......

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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 18:36

merci CA pour ce post

je ne connaissais pas ce personnage!!!

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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 19:04

Merci pour cette description sur ce militaire, que je ne connaissais pas.
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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 19:10

Ciel d'Azur a écrit:
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Certains militaires se sont apparemment spécialisés dans les coups tordus. Un exemple remarquable est fourni par un officier français du nom de Paul-Alain LEGER.

Comment la bleuite a empoisonné le FLN
A la fin des années 50, une opération de manipulation montée par les services français a déclenchéune purge dévastatrice au sein de l’Armée de Libération nationale. Dans son livre «Il faut abattre la Lune», Jean-Paul Mari raconte cet épisode, l’un des plus tordus de la guerre d’Algérie.

Toute la zone rebelle de la willaya III est intoxiquée par la «bleuite». Ce nom étrange vient des bleus de chauffe arborés en guise d’uniforme par
les spécialistes de la guerre contre-insurrectionnelle dirigée par le capitaine Paul-Alain Léger. L’homme est redoutable: fin, cultivé, brun, un regard noir et perçant, le nez aquilin, les lèvres minces, avec à la fois quelque chose de féminin et de prédateur dans le visage. Parachuté en France en juillet 1944, rompu au combat dans les rizières d’Indochine et les djebels, il n’ignore rien des méthodes des services secrets français, de l’action psychologique et de la manipulation. Quand il débarque à Alger, des bombes viennent d’exploser dans la capitale, dont la Casbah est aux ordres directs du FLN. Le capitaine Léger décide de noyauter l’organisation. Son supérieur hiérarchique, le colonel Godard, lui-même ancien de la Résistance, des troupes du 11e choc et du renseignement en Indochine, approuve son projet. Le GRE (Groupe de Renseignement et d’Exploitation) est né.
Le principe de la bleuite est simple et diabolique. Quand un rebelle est identifié et arrêté, il est interrogé, souvent torturé, toujours compromis ou piégé. On lui offre de changer de camp. Brisé, retourné ou acquis à sa nouvelle cause, il rejoint les Bleus. Une fois remis en liberté, il reprend le chemin de sa willaya, où on l’aide en secret à gravir un à un les échelons de l’Armée de Libération nationale. Le jeu est terriblement dangereux. De son bureau à Alger, le capitaine Léger met à profit le moindre renseignement et document saisi, confectionne de faux cachets et rédige des lettres signées des «frères d’Alger» qu’il fait parvenir par des boîtes aux lettres clandestines aux vrais «frères du maquis». Au fil des mois, ses hommes s’infiltrent, le renseignent et tissent une vaste toile d’araignée. Un soir, quand un de ses émissaires revient de la montagne en lui mettant sous les yeux une lettre officielle surchargée de cachets du FLN, le capitaine Léger se frotte les yeux: «Le porteur de cet ordre de mission est habilité au nom de la willaya III à représenter l’armée et le Front de Libération nationale au sein de la zone autonome d’Alger.»

En clair, ce sont désormais les services français qui ont pris la direction politico-militaire de la région d’Alger, toute une partie du maquis. Et c’est le capitaine Léger qui décide du choix des armes et du lieu des attentats antifrançais! Evidemment, les nuits d’Alger redeviennent calmes et il ne se passe plus grand-chose en dehors d’une voiture brûlée et d’une escarmouche sans conséquences. L’opération «double jeu» va durer six mois, pendant lesquels le FLN se demandera, stupéfait, pourquoi les activités terroristes des «frères d’Alger» sont quasi nulles.
Fin 1958, la manipulation se transforme en intoxication meurtrière quand Léger introduit au sein du maquis le virus de la bleuite, qui va progressivement gagner toute la willaya III du redoutable Amirouche. La méthode consiste à déceler un authentique maquisard, rétif, impossible à retourner, et à faire mine de lui proposer de rejoindre les Bleus. Le capitaine Léger lui explique alors à quel point le maquis est infiltré, lui cite les noms des «traîtres», lui fait lire des faux documents et entendre des pseudo-messages radio à destination de ses soi-disant complices de la willaya III. Il suffit ensuite de faire semblant d’envoyer l’homme en mission non loin d’un maquis FLN pour qu’il s’empresse de s’évader et d’alerter ses chefs sur l’étendue des dégâts présumés.
Dans la montagne, le doute s’installe, renforcé par la découverte de cadavres algériens tués dans un simulacre bruyant d’embuscade. Sur les corps abandonnés, les vrais fellaghas accourus découvrent de petits papiers soigneusement roulés, faux ordres de mission français cousus dans la doublure des treillis. Le syndrome aigu de paranoïa politico-militaire va gagner, s’étendre en cercles concentriques à toute la willaya et déboucher sur un nettoyage façon Khmers rouges. [...]

Dans la willaya III, Amirouche, son chef, est connu comme un homme intraitable, psychorigide et brutal. Puisqu’il est persuadé que le corps de la rébellion est gangrené, il décide de traiter le mal à sa manière. Son lieutenant Hacène Mayhouz fait installer chaque soir un kanoun, sorte de barbecue à même le sol, et suspendre les premiers suspects par les chevilles et les poignets... C’est la technique de l’«hélicoptère», où le supplicié monte et descend le ventre offert aux braises du kanoun. Au petit matin, ceux qui n’ont pas parlé sont morts; les autres, atrocement brûlés, ont fini par avouer n’importe quoi et à donner d’autres noms. Ils sont exécutés comme le méritent les «traîtres». Fort de ces renseignements, Amirouche ordonne aussitôt d’élargir le champ des investigations. Et l’«hélicoptère» fonctionne à plein régime.
Le 3 août 1958, Amirouche adresse une longue mise en garde aux commandants des autres willayas: «Cher frère, j’ai le devoir de vous informer en priant Dieu pour que ce message vous parvienne à temps de la découverte en notre willaya d’un vaste complot ourdi depuis de longs mois par les services français contre la révolution algérienne. Grâce à Dieu, tout danger est maintenant écarté, car nous avons agi très rapidement et énergiquement. Dès les premiers indices, des mesures draconiennes étaient prises en même temps: arrêt du recrutement et contrôle des personnes déjà recrutées, arrestation des goumiers et soldats "ayant déserté", arrestation de toute personne en provenance d’autres willayas, arrestation de tous les djounoud [soldats] originaires d’Alger, arrestation de tous les suspects, de toutes les personnes dénoncées de quelque grade qu’elles soient et interrogatoire énergique de ceux dont la situation ne paraissait pas très régulière.»
On estime à 2000 hommes le nombre de «suspects» suppliciés. Dans sa circulaire, Amirouche précise que les traîtres sont surtout des personnes instruites, intellectuels, étudiants, collégiens, médecins et enseignants. L’«hélicoptère» a sans doute brûlé jusqu’à la mort le ventre d’une partie de l’intelligentsia algérienne.

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(amirouche)





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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2008-01-07, 19:41

Merci Aokas de ce complèment d'information.
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MessageSujet: Re: Capitaine Paul Alain LEGER   Capitaine Paul Alain LEGER Icon_minitime2020-10-15, 18:24

TIG de certains Posts : Nettoyage .

Une petite vidéo en plus et si vous avez qq commentaires a rajouter , , allez y .



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Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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