Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis !
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis !

Forum pour Parachutistes et Sympathisants de par le Monde
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
-38%
Le deal à ne pas rater :
PC Portable Gamer – LENOVO Legion 5 15ACH6H – 15,6″FHD (RAM 8Go)
799 € 1299 €
Voir le deal

 

 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .

Aller en bas 
2 participants
AuteurMessage
Commandoair40
Admin
Commandoair40


Masculin
Nombre de messages : 25225
Age : 76
Emploi : Français Radicalisé .
Date d'inscription : 07/11/2014

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Empty
MessageSujet: Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .   Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Icon_minitime2015-03-29, 19:38

Les prisonniers de guerre allemands dans la France de l'immédiat après-guerre

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Pga110

Six fois plus nombreux en 1945 qu'en 1918, les prisonniers de guerre allemands sur le sol français sont immergés dans la situation dramatique du pays à la Libération.

Ils connaissent  l'urgence sanitaire des premières semaines puis participent à l'effort de reconstruction, finissant par s'attirer le respect de la population locale.

Un épisode noirci par plusieurs controverses.

Il y a 750 000 prisonniers de guerre allemands (PGA) sur le sol français en 1945. Pour la plupart transférés par les autorités militaires américaines, certains vont y rester plus de quatre ans, jusqu'en décembre 1948.

Cette donnée est aujourd'hui méconnue en France, et généralement absente des manuels scolaires, plus diserts sur les prisonniers français en Allemagne entre 1940 et 1945 ou les requis pour le Service du travail obligatoire (STO).

Il faut dire qu'une série de controverses a fait de cet épisode un sujet historique délicat. Les conditions de détention des Allemands ayant été souvent difficiles, certains commentateurs sont allés jusqu'à établir un parallèle entre les pratiques de la République française renaissante et celles des nazis.

Une polémique s'est nouée dès l'origine.

Devant l'état physique déplorable des soldats remis par les autorités américaines, un rapport de l'abbé Deriès accuse ces dernières de chercher à se défausser sur les Français d'un grand nombre de décès.

La presse américaine renverse l'accusation de mauvais traitement, et laisse entendre que les Français ne respectent pas leurs engagements et affament les PGA.

Certaines plumes se montrent particulièrement outrancières.

La National Catholic Welfare Conference parle d'une « nouvelle forme d'esclavage », et on évoque des cas de stérilisation forcée.

Plus sérieusement, la durée de détention des prisonniers, encore 301 000 début 1948, nourrit l'indignation.

Il est vrai que leur libération aura été accélérée par les pressions américaines visant, au moment de la mise en place du plan Marshall, à serrer les rangs face à l'URSS.

En France, où les PGA sont fréquemment perçus comme une compensation légitime quand le pays manque de main-d'œuvre pour sa reconstruction, il faut les efforts de la Croix rouge et de l'aumônerie catholique pour que l'opinion prenne conscience de la situation.

Si Le Figaro écrit le 19 septembre 1945 :


« Nul ne songerait à s'étonner que dans les camps de prisonniers allemands la discipline fût rude, le régime ascétique, le travail pénible », c'est pour mieux affirmer :

« Chaque injustice, chaque affront, chaque vol, chaque coup qui frappe un soldat allemand vient, à travers sa victime, souffleter le visage de la France. »

De Gaulle lui-même considère qu'il y a trois raisons suffisantes de bien traiter ces hommes : l'humanité, la réputation internationale du pays et la recherche de l'efficacité dans le travail.

La ration alimentaire passe de 1600 à 1835 calories en octobre 1945, ce qui est supérieur aux rations anglo-saxonnes dans l'Allemagne occupée.

De plus, passés les premiers mois dans des camps, la situation des PGA s'améliore avec leur intégration à des commandos de travail où, passée la méfiance initiale, ils se font accepter par la population.

Les plus chanceux travaillent à la campagne, auprès de l'habitant, échappant ainsi au contrôle de l'armée.

Les moins bien lotis peinent sur de grands chantiers urbains.

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Pga10

En 1989, le Canadien James Bacque prétend que la France et les Alliés ont organisé, sur les ordres d'Eisenhower, la « disparition » de plus d'un million de PGA.

Il s'agit d'une grossière manipulation statistique, mais le fantasme dévoile la présence d'un non-dit.

De fait, les pertes dans l'Hexagone furent concentrées lors de l'afflux massif des prisonniers.

Le Service historique de l'armée de terre française (Vincennes) a recensé 17 773 morts en 1944 et 1945 puis 5 112 en 1946.

Sur l'ensemble de la période 1944-1946, la proportion de décès représente 3,05%, un taux tout à fait comparable au 3,7% de décès parmi les PG français détenus en Allemagne entre 1940 et 1945.

Les causes principales sont la maladie, dans 68 % des cas souvent liée à des carences alimentaires, et les explosions de mines.

C'est en définitive la polémique concernant l'utilisation de PGA pour le déminage du pays qui est demeurée la plus vivace, relancée en 1995 par des médias britanniques.

La France aurait violé la Convention de Genève de 1929, interdisant l'utilisation des PG pour des « travaux insalubres ou dangereux ».

En 1948, le Comité international de la Croix rouge évoquait 20 000 morts dans l'exercice.

En réalité, si la vie des prisonniers a bien été exposée, les périls ont été partagés : ils localisaient les engins, dont la neutralisation était confiée à des démineurs français professionnels.

Et les pertes s'avèrent proportionnellement équivalentes : 2 500 mineurs allemands sur 48 500 et 180 démineurs français sur 3 000 y ont perdu la vie.

Il apparaît aujourd'hui, notamment dans les travaux de François Cochet, que les souffrances des PGA ont résulté avant tout de l'impréparation et l'état de délabrement matériel de la France à la Libération, et non d'une volonté de vengeance à l'égard des anciens occupants.

___________________________________ ____________________________________

Sicut-Aquila

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 908920120 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Cocoye10 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

Revenir en haut Aller en bas
Papa schulz
Admin
Papa schulz


Masculin
Nombre de messages : 12008
Age : 62
Emploi : Apéro à plein temps!
Date d'inscription : 23/10/2007

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Empty
MessageSujet: Re: Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .   Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Icon_minitime2015-03-29, 22:19


merci JP ! Rolling Eyes PGA !!

___________________________________ ____________________________________

Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors ce qui compte, c'est d'avoir le moral !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous



Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Empty
MessageSujet: Re: Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .   Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Icon_minitime2015-03-30, 08:05

Des petits Allemands naquirent d'unions cachés avec des femmes française mais sans trop de scandales, un prisonnier resta dans une ferme et en devint le patron, un mec très bien !! Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 926774
Revenir en haut Aller en bas
Commandoair40
Admin
Commandoair40


Masculin
Nombre de messages : 25225
Age : 76
Emploi : Français Radicalisé .
Date d'inscription : 07/11/2014

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Empty
MessageSujet: Re: Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .   Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Icon_minitime2015-03-30, 13:51

Oui , Gus ,

Et beaucoup seront de bons "Légionnaires" Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 926774 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 926774 par le "Sang-Versé"

___________________________________ ____________________________________

Sicut-Aquila

Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 908920120 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Cocoye10 Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Empty
MessageSujet: Re: Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .   Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre . Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Les prisonniers de guerre allemands dans la France après-guerre .
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La chapelle des prisonniers de guerre italiens en Ecosse
» Le renseignement militaire français dans l’Allemagne d’après-guerre
» Après une visite dans les cités de Toulon, l’ex ministre de l’intérieur admet qu’une guerre civile pourrait être proche en France car il craint pour l’avenir .
» Les prisonniers de guerre français
» Conférence sur les prisonniers de la Guerre d’Indochine .

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis ! :: HISTOIRE DE NOTRE PATRIE :: La petite et la grande histoire :: 39 - 45-
Sauter vers: