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 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)

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Commandoair40
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MessageSujet: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-09, 18:27

Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)

Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Bmc10
Fumerie-opium

Le sujet de cet article se heurte à de nombreuses difficultés à cause de sa richesse et de l’attitude des témoins.

Dans l’historiographie de la guerre d’Indochine, la vie sexuelle des combattants du C.E.F.E.O. appartient aux thèmes quasiment inexplorés (...) comme si on considérait ce genre de travail comme mineur.

Pourtant, la satisfaction du repos du guerrier remplit de très nombreux cartons d’archives (Service de santé, Service social, rapports de commandement et de police, synthèses sur le moral...), ce qui montre bien l’importance du problème dans son ensemble.

D’eux-mêmes, les anciens combattants évoquent très peu ces questions. (...)

Il faut donc se contenter des archives officielles et des témoignages des cadres européens.

Fantasmes, réalités et constat

Les premiers partants de la période 1945-1947 ne disposèrent pratiquement d’aucune information sur les Indochinoises. S’embarquaient des hommes insouciants, imaginant des femmes plutôt belles.

« au teint jaune, aux yeux bridés, aux longs cheveux noirs ».

Les combattants du C.E.F.E.O., jeunes et célibataires pour une grande majorité, furent immédiatement conquis par les Indochinoises, surtout par les charmes des Vietnamiennes que d'aucuns appellent d'ailleurs encore les Annamites.

Le plaisir du soldat prenait d'innombrables nuances selon les grades, les troupes, les zones de guerre et les lieux de stationnement.

Les personnels féminins français étaient pratiquement une chasse gardée des officiers d'état-major.


Les combattants trouvèrent l'assouvissement de leur libido auprès des prostituées régulières, clandestines, pensionnaires des B.M.C. et auprès des congay.

Les conséquences de la guerre (déplacements, destruction de villages, veuvage) firent exploser la prostitution clandestine, non médicalement surveillée.

Le Dich Van, service de la guerre psychologique du Vietminh, enrôla de nombreuses jeunes femmes comme agents de renseignements et comme propagandistes, pour tenter de démoraliser des combattants et les inciter à la désertion.

L'encongaillage

L'encongaillage, qui signifie avoir des relations suivies et privilégiées avec une autochtone, participait à l'adoucissement du quotidien du soldat.

Souvent autour des postes, dans le cadre de la pacification, mais aussi dans les villes, des liens étroits se nouaient entre une Indochinoise et un militaire du C.E.F.E.O., car cela toucha toutes les composantes des T.F.E.O.

Certaines étaient louées à la semaine ou au mois, d'autres appartenaient quasiment au poste.

Quand un titulaire partait, la congay faisait partie de l'héritage du suivant.

Ce système fut très souvent interdit mais la répétition des notes de service et la distance entre le réglementaire et les habitudes firent que l'encongaillage devint un corollaire des TFEO.

Il permettait de donner aux hommes une certaine stabilité affective, d'éviter la fréquentation des prostituées clandestines, de tisser des liens avec les villageois dans le cadre de la pacification.

On vit même des chefs d'unité obligés de prendre une femme indigène pour pouvoir lever des hommes dans les villages.

La congay était donc, le plus souvent, une marchandise d'échanges.

L'encongaillage, enracina les combattants dans le pays, leur permettant de tenir dans les secteurs les plus perdus.

À plusieurs reprises, les responsables militaires interdirent l'encongaillage, menaçant les militaires de punitions et les autochtones d'être considérées comme des prostituées clandestines.

Mais les commandements locaux l'acceptaient à condition que la femme soit surveillée médicalement.

Sans une présentation volontaire de sa part au Service de santé, elle pouvait être considérée et traitée comme une prostituée clandestine.

Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Bmc110

Le B.M.C.

Dès 1946, le système des B.M.C. devint la solution privilégiée.

Au sein des bordels militaires de campagne (BMC), contrôlés par l'armée, les pensionnaires étaient soumises à deux visites médicales hebdomadaires.

Les uns étaient fixes, attachés à une base ou à une localité, les autres appartenaient en propre à une unité, et certains se déplaçaient de poste en poste.

On vit même des B.M.C. provisoires comme ceux qui existèrent à Nasan et à Diên Biên Phû.

Il y en avait pour les hommes de troupe, d'autres pour les sous-officiers, et quelques-uns étaient réservés aux officiers.

Le B.M.C. était un petit monde très organisé avec ses règlements, son personnel et ses modes de fonctionnement très précis.

Les pensionnaires se recrutaient parmi les autochtones mais, pour satisfaire les soldats d'Afrique, on fit venir des femmes du Maghreb.

Les B.M.C. permirent de faire face aux épidémies de maladies vénériennes ; on relève néanmoins des pathologies contractées en leur sein.

Les hommes fréquentaient le B.M.C. en même temps que des prostituées clandestines et répandaient ainsi les affections tout en se dédouanant auprès de leurs supérieurs, puisque tout malade infecté hors d'un B.M.C. était puni.

L'arrivée du B.M.C. dans les postes, réjouissait les cœurs, et, au contraire, tout retard agaçait les personnels qui avaient encore plus l'impression qu'on ne prenait pas assez soin d'eux.

L'irrégularité de la venue du B.M.C. déterminait des sautes d'humeur et des formes de mauvais esprit, voire de l'irritabilité.

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Sicut-Aquila

Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 908920120 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Cocoye10 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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Gantheret
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Gantheret


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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-13, 15:20

Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 33802 Bonjour, Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 367768 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 367768

A croire que l'auteur de ce récit a fréquenté les BMC d'Indochine!

Il y aurait beaucoup à raconter mais la pudeur l'interdit. Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 822637

Dès 1947 des GMC "shelters "avaient été transformés en " camions de passes", ces véhicules suivaient le plus longtemps possible les régiments de nords africains jusqu'à ce que la route ou la digue soient impraticables.

L'entrée se faisait à l'arrière du GMC vaguement aménagée avec un rideau et la sortie (rapide) par une ouverture pratiquée dans la tole du véhicule derrière le coté passager de la cabine.

Il faut savoir que le service de santé était présent à l'entrée et à la sortie de chaque véhicule ! Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 33802

En général, il y avait 4 ou 5 GMC qui accompagnaient l'opération le plus longtemps possible et retournaient sur HANOÏ avec une escorte !

Je vois encore ces véhicules alignés dans la rizière !

Quant à l'opium, je n'ai pas vu personnellement des intoxiqués qui étaient dirigés à l'hôpital psychiatrique de CHOQUAN (orthographe non garanti) en Cochinchine, je crois.

Par contre, le Groupement Nord Ouest (GNO) dont le PC était en 1946 à 1951 situé à LAO KAY en moyenne région était le paradis du pavot dont malheureusement certains de nos camarades totalement isolés du monde pendant 30 mois " tiraient sur le bambou" expression utilisée pour dire qu'ils s'adonnaientà l'opium, tous grades confondus.

Les viets, après notre départ, écoulaient ce pavot pour avoir des devises, ce qu'ils doivent s'abstenir de pratiquer aujourd'hui !!! Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 40095718 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 40095718 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 40095718

Pour ma part, j'ai voulu comme beaucoup fumer une pipe d'opium pour voir!

A CHOLON, banlieue de tous les vices près de SAÏGON, je suis allé avec un camarade en mars ou avril1949 dans une fumerie et nous "avons tiré sur le bambou" pour 1 piastre la pipe soit 17 centimes d'anciens francs.

Nous avons été malades comme des chiens toute la nuit....comme pour la première cigarette mais en pire.

Il y aurait beaucoup à raconter sur ces fumeries d' opium et l'Armée mais ma mémoire est en panne !

Bien amicalement.

Gantheret
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-13, 15:32

Prenant exemple sur la Légion avec son BMC , Bigeard fit venir un BMC organisé par la CCS et en 1957, Nous avons eut droit au BMC du "3" avec le tube antiprophylactique remis par l'infirmier à l'entré de la guitoune après un examens de l'attribut du para Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 991300  
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Gantheret
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-13, 15:55

Bonjour Bretirouge,

Je cherchais le nom du tube ! il y avait aussi le permenganate !

Amitiés
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-13, 18:50

Merci a vous deux , pour ces compléments (magnifiques)  Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 926774   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 991300  Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 991300

Guy , tu me rappelles mon Papa , vous avez le même passé d'Indo

Le coup du "Bambou" , idem pour lui , bien malade

Je lui ai toujours posé beaucoup de questions sur l'Indo

Mais n'a jamais répondu a celle de la "congay"  scratch  scratch   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 991300

Je ne sais si tu l'as vu , mais j'ai fait un post sur le "Parc aux Buffles"

https://paras.forumsactifs.net/t8188-le-parc-aux-buffles

Haut lieu de la sexualité de "l'Armée Française"

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Papa schulz
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-13, 19:21


merci a vous 2 !! Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 926774 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 373769 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 373769 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 373769 Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 373769

qui n'a pas vécue et gouter ne peux pas le connaitre !! Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 33802

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Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors ce qui compte, c'est d'avoir le moral !
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-02-14, 10:46

Bonjour,

Le proverbe de notre ami Stolz est vrai mais quand tu pénètres dans l'enceinte du "parc à buffles" qui se présentait sous la forme d'une grande cour entourée de bâtiments + ou- délabrés du style colonial avec 200 à 250 filles qui te tombent dessus dès ton entrée pour saisir ton calot ou ton béret.

Inutile d'essayer de rattraper l'auteur de ce larcin car la coiffure changeait de mains sans interruption.

IL fallait avoir le moral ou pas du tout pour consommer sauf la traditionnelle bière "HOMMEL", tête nue, car ton couvre chef était quelque part planqué.

Si tu avais dépensé des piastres soit au bar soit "ailleurs", ton calot réapparaîssait comme par miracle et tu étais sauvé !
Par contre dans le cas contraire, pas de calot et comme les patrouilles sanctionnaient les "têtes nues"
tu étais obligé de passer de la monnaie !

Chacun connaîssait les charmes du" parc à buffles" en embarquant à Marseille mais nous étions persuadés qu'ils exagéraient, pas du tout.

Ce lieu était l'avachissement le plus total et je n'ai jamais su si c'était l'Armée qui en était à l'origine et qui l'exploitait, ce qui aurait été un comble ou des français venus de France comme c'était le cas ailleurs.

Bon week end

Gantheret
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime2015-03-11, 16:43

Bonjour,

Dans la vie du soldat en INDOCHINE et surtout les premières années de 1946 à 1950 environ, nous avions tous une ou plusieurs marraines de guerre. Very Happy  Very Happy

Le but initial était de retrouver un semblant de moral à la lecture du courrier de ces jeunes filles qui pour la plupart étaient sincères dans leur démarche même si parmi elles, il y en avait qui avaient été insidieusement mises dans le circuit par le PC pour obtenir des renseignements, nos amis communistes n'étaient pas à une vile action près, le problème est que cela fonctionnait bien malgré la censure. Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 310541  Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 310541  Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) 310541

Ces braves filles de toutes origines contactées surtout par les petites annonces de la revue "CINEMONDE" nous adressait des colis et même des mandats.

Certains poussaient le bouchon un peu loin en promettant le mariage et d'autres avaient plusieurs marraines de guerre. I love you  I love you

C'est ainsi qu'en arrivant à MARSEILLE le 18/10/1949 à bord du LIBERTY SHIP " MONTBELIARD" à équipage communiste, nous voyons une vingtaine de jeunes femmes qui nous adressaient des signaux de bienvenue. cheers

Le problème  est que ces marraines de guerre étaient celles d'un seul rapatrié qui les avaient prévenues de son retour persuadé qu'elles n'effectueraient pas le voyage jusqu'à MARSEILLE.

Il a fallu que la PM interviennne, malheureusement, je ne me souviens pas de la fin de l'histoire !

IL est vrai que ma marraine de guerre, originaire de MULHOUSE, m'écrivait régulièrement et n'oubliait jamais de m'adresser un petit colis chaque mois car c'était encore les restrictions en FRANCE.

D'autres se sont mariés mais ce fut beaucoup plus rare.

Cordialement.

Gantheret :
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MessageSujet: Re: Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954)   Le plaisir du soldat en Indochine (1945-1954) Icon_minitime

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