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 Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air

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MessageSujet: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Mar 26 Juin 2007 - 12:05

Un peu d'histoire en plusieurs épisodes compte tenu de la limite du forum:

= Le GCPA =
Groupement des Commandos Parachutistes de l'Air en Algérie

Création
En 1956 le général de MARICOURT, commandant de l’air en Algérie, tient à tirer les leçons de la guerre subversive, engagée depuis deux ans, en organisant des unités adaptées à des exigences particulières. Le mot commando résume les qualités de disponibilité, de rapidité, de souplesse indispensables à la contre guérilla. L’armée de l’Air se doit de prouver sa capacité d’intégrer les formes nouvelles de la guerre et sa volonté de prendre part à une lutte dont la signification symbolique est affirmée : garder l’Algérie à la France.

Les personnels ainsi formés au combat doivent constituer une pépinière de cadres et d’instructeurs expérimentés qui, répartis dans les unités de défense et de protection des bases aériennes, porteront leur valeur au plus haut niveau.

Le 12 mars 1956, le secrétaire d’Etat aux forces armées de l’Air prenait la décision de mettre sur pied « des commandos à utiliser en Afrique française du Nord ».

Au sein de l’armée de l’Air, on est loin d’être unanimes sur cette création. Pour beaucoup c’est un luxe inutile car ces commandos, même s’ils sont d’excellente qualité, seront peu nombreux et destinés à combattre au sol avec des troupes et sous le commandement de l’armée de Terre. De plus, la participation des aviateurs aux combats au sol n’a jamais été dans leurs habitudes qui remontent à la guerre de 1914-1918.

La spécialisation à outrance, à l’américaine, héritée du conflit 1939-1945, les en a encore éloignés. Il existe, cependant, une minorité de non navigants qui aspirent à des activités plus martiales que celles qui leur sont dévolues à l’intérieur du périmètre des bases aériennes. Issus de toutes les spécialités, ce sont eux qui sont les premiers volontaires.

Certains spécialistes techniciens, officiers et sous-officiers, éprouvent bien des difficultés à rejoindre les commandos. Leurs chefs comprennent mal leur désir de combattre et pensent, à juste titre, que c’est là gaspiller inutilement le potentiel de l’armée de l’Air.

En métropole, après avoir surmonté ces difficultés, les volontaires rejoignent la base aérienne 345 de Mourmelon (Marne). Leur affectation définitive ne sera prononcée, en fontion des résultats obtenus, qu’à l’issue des atges organisés à leur intention. L’entraînement dirigé par le capitaine MEYER (1) est particulièrement sévère. Dès 6H30, ils sont sur le terrain : marches, exercices de tir intensif et de combat se succèdent. Ils passent un test de volonté et de souplesse physique. Il s’agit de sauter d’un camion roulant à quarante kilomètres à l’heure. Cela ne va pas sans un peu de casse, mais c’est mettre en pratique le « roulé-boulé » des parachutistes. Les hommes fourbus ou éclopés sont impitoyablement éliminés, seuls les plus résistants physiquement et moralement sont retenus. Ils ne sont plus que cent vingt, sur les trois cents rassemblés, qui embarquent le 11 mai 1956 à Marseille. Débarqués le lendemain à Philippeville, ils sont immédiatement dirigés vers le centre d’entraînement au saut n°1, où les moniteurs parachutistes les attendent.

Pendant que se rassemblent et s’entraînent à Mourmelon les volontaires issus des bases aériennes de métropole, le même processus se déroule en Algérie. C’est la base aérienne 146 de la Réghaïa qui est chargée de les accueillir. Très rapidement, les installations existantes sont saturées. Tout est à faire, locaux insuffisants, précaires, inadaptés, manque de matériel, d’équipements, mais le moral et les initiatives ne font pas défaut. Le problème du logement est réglé par la mise en place de baraquements démontables. Celui des repas est plus difficile à résoudre. De grandes tentes réfectoires sont montées sous lesquelles les commandos prennent leur repas à la gamelle, sous-officiers et hommes de troupe confondus. Tous, même les plus anciens, se plient de bonne grâce à cette nécessité.

Le 12 juin, le commando constitué en métropole, breveté parachutiste à Philippeville, rejoint la Réghaïa. Depuis le 1er juin, il a pris le nom de commando 10/541. Le commando constitué en Algérie effectue à son tour le stage au centre de saut sous le nom de commando 20/541. En juillet 1956, le commando 30/541, dont les premiers éléments proviennent du Maroc, lui succède.



Consécration
Chacun de ces commandos, ou centurie, est formé de 5 officiers, 22 sous-officiers et 75 parachutistes, soit 102 hommes au total répartis en quatre sections.
C’est le béret bleu nuit à rubans qui les distingue de leurs camarades aviateurs dotés de calots ou de casquettes. Ce béret s’orne bientôt d’un insigne qui réunit sur un cercle, d’une part l’aile et l’étoile des brevets du personnel navigant, d’autre part la dague symbole des actions commandos.

Un second insigne, porteur d’une devise, est peu après homologué à leur intention. Il représente un aigle fondant sur sa proie, ce qui correspond à la nature de leur mission. Le cadre sur lequel est fixé l’aigle porte la mention latine « Sicut Aquila » qui devient leur devise de tradition. Il se porte sur le côté gauche de la poitrine, le côté droit est réservé à l’insigne de brevet de parachutiste « Terre », la fameuse « plaque à vélo ». Il convient de noter que c’est un décret du 14 décembre 1956 qui leur permet d’acquérir le brevet de parachutiste de l’Infanterie de l’Air, créé par décret du 26 août 1938. l’insigne qui le symbolise n’a pas les faveurs des commandos qui lui préfèrent le brevet Terre, de loin le plus connu. Ce n’est qu’en 1969 que celui-ci sera officiellement reconnu par l’armée de l’Air, l’insigne du brevet de l’Infanterie de l’Air demeure celui des parachutistes d’essais Air.

Ce brevet de parachutiste acquis, il reste aux commandos à se perfectionner dans le métier de fantassin. Pour cela, ils effectuent à l’initiative de leur chef, le commandant «COULET (2), des stages opérationnels auprès des meilleurs régiments parachutistes. Dans un premier temps le commando est dilué dans l’ensemble des sections du régiment. Il manœuvre ensuite en section constituée, à l’intérieur d’une compagnie puis, enfin réuni, il forme une compagnie supplémentaire du régiment qui le parraine. Il s’agit d’une initiation qui expose des commandos au feu de l’ennemi : ils ont en quelques minutes la révélation de ce que l’on n’apprend pas dans une cour de caserne. L’esprit de corps les incite à se surpasser. Ils perdent rapidement le sobriquet péjoratifs de « gonfleurs d’hélice », que certains leur ont attribué. Le commandement les juge aptes à être utilisés dans tous les secteurs de l’Algérie.

Bien qu’encore à ses débuts, l’expérience tentée est encourageante. Les trois commandos constituent de petites unités de fusiliers voltigeurs dont la bonne volonté et les qualités physiques sont évidentes. Ils sont bientôt stationnés auprès des escadres d’hélicoptères qui deviennent leurs transporteurs attitrés. Cette collaboration augmente la rapidité des interventions et prolonge éventuellement une action aérienne.

A la suite de la nationalisation du canal de Suez par l’Egypte, les Franco-Britanniques préparent et entreprennent (août-décembre 1956) une opération de reconquête qui tourne court. Les commandos de l’Air sont très vexés de ne pouvoir prendre part à cette expédition. En fait, cela se révèle être une chance pour eux et contribue à les faire connaître. Pendant les cinq mois d’absence de la 10ème Division parachutiste, ils font face à une demande incessante émanant de tous les secteurs. De nombreux petits succès, leur disponibilité, leur bonne humeur, une fausse modestie parfaitement imitée servent de révélateur à ces aviateurs qui vont à pied et sautent en parachute.

Ils n’interviennent pas, début 1957, dans la lutte contre le terrorisme urbain connue sous le nom de « bataille d’Alger ». ils continuent à être utilisés par l’état-major interarmées partout où le besoin s’en fait sentir. Ils en profitent pour accroître encore leur notoriété. Leur valeur reconnue conduit encore l’état-major de l’armée de l’Air à créer, à compter du 1er avril 1957, un nouveau commando, le 40. l’ensemble des quatre commandos constitue désormais le Groupement des commandos parachutistes de l’Air 541, unité à administration distincte. Avec son élément de commandement, son unité administrative, ses effectifs sont équivalents à ceux d’un bataillon d’infanterie. Cette nouvelle structure permet d’opérer de façon plus autonome. Le G.C.P.A. se voit confier des missions que ne pouvait recevoir une unité d’une centaine d’hommes. Aux coups de main par commando ou à l’utilisation comme force d’appoint se substituent les actions de pacification et d’intervention.

Le 14 juillet 1957, un bloc de cent vingt hommes prend part à Paris, derrière ses officiers et le drapeau de la 54ème escadre de bombardement d’assaut, au traditionnel défilé sur les Champs Elysées.

Certains des volontaires, qui n’avaient que quinze mois de service à effectuer lorsqu’ils sont entrés aux commandos, arrivent au terme de leur contrat. Afin de remplacer les libérables, ainsi que les éliminés pour causes diverses, le commandement fait effectuer des tournées de recrutement aux officiers commandos. Ceux-ci se rendent à tour de rôle dans les centres d’instruction régionaux où les recrues de l’armée de l’Air effectuent leurs classes. Accompagnés de deux sous-officiers et de deux soldats, ils expliquent pendant une trentaine de minutes ce qu’est la vie exaltante des aviateurs parachutistes et les avantages dont ils bénéficient. Les résultats de ces campagnes permettent au groupement de commandos parachutistes de maintenir sans difficultés ses effectifs. Il convient de mentionner ici que depuis 1955 le contingent est engagé en Algérie, qu’en 1956 les disponibles ont été rappelés et les appelés maintenus par décret renouvelable. La durée du service militaire se trouve ainsi portée à vingt-huit mois, parfois davantage.

La dégradation de la situation politique en métropole, la crainte d’une défaite diplomatique en Algérie engendrent un mécontentement général. D’importantes manifestations se déroulent à Alger à compter du 13 mai 1958, elles amènent la chute de la IVème République. Prêts à intervenir, les commandos parachutistes de l’Air, s’ils connaissent et vivent intensément l’évolution de ces évèvenents, n’y participent pas directement.

En juillet 1958, est créé à Constantine un commando expérimental. Celui-ci a pour mission de s’introduire discrètement dans les zones interdites. Fractionné en petits groupes, il se camoufle sur les sommets et observe les mouvements rebelles, d’où son surnom de commando « chouff ». les moyens radio dont il dispose lui permettent de déclencher une intervention aérienne sur toute activité ennemie décelée. Le 1er février 1959, il devient le commando 50/541.

Le 3 février 1959, sur la base aérienne de La Réghaïa, le groupement des commandos parachutistes de l’Air 541 reçoit, au cours d’une importante prise d’armes, son drapeau. A cette occasion la musique de la 5ème région aérienne exécute la marche « Commandos du ciel » qui a été créée à son intention. C’est la consécration.
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MessageSujet: Commandos Parchustistes de l'Air (suite)   Mar 26 Juin 2007 - 12:08

Combats et Dissolution
Le groupement des commandos parachutistes de l’Air fait désormais partie des troupes d’élite. Il comprend un élément de commandement (instruction, moyens administratifs et techniques, opérations, logistique, santé) formé de 6 officiers, 25 sous-officiers et de 35 soldats, total 66, plus 25 officiers, 165 sous-officiers et 500 parachutistes, total 690 hommes répartis en cinq commandos. Son développement est limité par le commandement qui, pour des raisons budgétaires, fixe irrévocablement à mille le nombre des soldes à l’Air susceptibles de lui être attribuées. Il dispose de son propre parc de 71 véhicules (dont 26 camions), de 1216 armes individuelles (dont 616 pistolets mitrailleurs), de 54 armes automatiques, de quelques mortiers de 60, canons de 57 sans recul, et lance-roquettes anti-chars de 73 mm. L’efficacité de l’armement dépend, pour une part, de la nature du terrain sur lequel il est utilisé. Dans les régions aux larges horizons, steppes des hauts-plateaux, Sahara, les fusils et fusils à lunette sont des plus appréciés, alors que dans les massifs forestiers de Kabylie, propices aux combats rapprochés, les pistolets mitrailleurs sont plus utiles. Il convient donc d’avoir une dotation qui permette de privilégier, selon le cas, l’une ou l’autre de ces armes.
En janvier 1960, alors que les partisans civils de l’Algérie française dressent des barricades à Alger, les commandos en opérations sont rappelés sur la base aérienne de La Réghaïa qui héberge les plus hautes autorités d’Algérie. Ils ne participent pas à l’investissement du quartier des facultés, mais ces évènements ne sont pas sans les impressionner et faire naître ou renaître en eux un certain malaise.

Les grandes opérations menées à partir de 1959 selon les directives du général CHALLE, commandant en chef, ont disloqué les bandes rebelles. En Kabylie, en 1960, celles-ci n’opèrent plus qu’en petits groupes très difficiles à intercepter. Pour lutter efficacement contre ceux-ci, les commandos de l’Air mettent sur pied un élément opérationnel particulier la section « matou ». il ne s’agit plus de faire traiter par l’aviation les mouvements ennemis observés, ainsi que l’a fait le commando « chouff », mais d’intervenir directement afin de créer une insécurité permanente pour les groupes rebelles, de gêner leur stationnement ou leur transit, de couper leurs itinéraires de ravitaillement.

La section « matou » est formée de seize hommes répartis en une équipe de commandement de quatre hommes et quatre équipes de trois hommes.

Les secteurs de travail sont définis uniquement en fonction de leur aspect géographique. Ils constituent un compartiment de terrain dont chacune des équipes de la Section contrôle à vue une fraction. Les équipes sont prêtes à s’appuyer par le mouvement et par le feu, en diversion comme en recueil. Il s’agit d’essayer de faire évoluer l’adversaire éventuel de façon à ce qu’il se heurte successivement à plusieurs équipes et d’obtenir rapidement, si nécessaire, l’intervention d’un élément de manœuvre. Cette méthode est employée avec succès.

Depuis leur création en 1956 jusqu’à 1962 les commandos parachutistes de l’Air sont de tous les combats. Pour eux, les tours d’opérations habituels aux autres unités n’existent pas. Mis sur pied en Algérie, pour assurer le maintien de l’ordre, ils n’ont ni dépôt, ni centre d’instruction en métropole pour aller en repos par roulement. Une grande partie de l’encadrement, officiers et sous-officiers, est donc composée de cadres permanents, venus des spécialités les plus diverses, qui constituent un ensemble très expérimenté de valeur incomparable. Chez les hommes du rang, la proportion d’appelés dépasse parfois soixante pour cent. Tous sont volontaires, enthousiastes, décidés, ont une unité morale profonde et le sens du combat. Etre écarté, au moment du départ en opérations, est considéré comme une punition. Des rives de la Méditerranée aux sables du Sahara en passant par les forêts de Kabylie et les pitons des Aurès, ils se lancent à corps perdu dans leur mission, ramener la paix en Algérie, province française. Rattachés aux troupes de réserve générale, ils vivent à un rythme fou, effectuent des milliers de kilomètres, se fondent dans la nature, font corps avec elle, pourchassent sans relâche les rebelles. Ils mènent une vie sans confort, toujours disponibles, ils se forgent, mieux qu’un esprit de corps, un esprit de famille plus fort que la plus belle des camaraderies. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes, à la fois durs dans les combats qui les opposent aux rebelles et proches de la population déshéritée qu’ils s’efforcent de comprendre et d’aider.

« Aucun ne pensait « sale guerre », comme dirait une partie des civils en métropole sans soulever les protestations de l’autre partie. Au contraire, elle leur plaisait cette guerre pour laquelle ils s’étaient tous portés volontaires et qu’ils s’imaginaient, non sans vanité, faire mieux que les camarades. Il ne serait venu à l’esprit d’aucun de contester sa légitimité. Ils la faisaient, sauf de rares exceptions, sans brutalité et si l’on peut dire, avec plus de goût que de passion, reconnaissants de l’effort physique et de l’application intellectuelle qu’elle exigeait d’eux, dans un climat de constante compétition, sans l’obsession d’un danger démesuré mais avec le piment d’un risque équitablement réparti entre les différents commandos, les jours d’opérations, et fraternellement partagé par la troupe et par les officiers. Il y avait cependant une sorte d’inconfort moral (pour eux) qui l’emportaient sur l’ennemi à chaque engagement et qui se voyaient frustrés de la victoire finale au cours des semaines, des mois et des années… » (3).

Les commandos parachutistes de l’Air sont déchirés par la politique algérienne du gouvernement. Pour certains, c’est un véritable drame de conscience. Fidèles à leurs engagements, à leurs morts, aux promesses faites aux habitants et aux harkis, ils considèrent l’abandon de l’Algérie comme une trahison et un déshonneur. Leur volonté de conserver l’Algérie à la France conduit les plus motivés d’entre eux à prendre part en avril 1961 à la révolte militaire. Cela ne leur est pas pardonné.

Le groupement des commandos parachutistes de l’Air est dissous le 31 mai 1961 et ses éléments dispersés. Seul subsiste le commando 50 qui, à Colomb-Béchar, s’est tenu à l’écart des évènements. Replié sur Saint-Leu et réorganisé, il devient la compagnie de commandos parachutistes de l’Air 50/541, rattachée à la base aérienne 141 d’Oran- La Sénia, et participe encore à plusieurs opérations dans le Sud-oranais et sur les confins algéro-marocains.

En juillet 1962, la compagnie de commandos parachutistes de l’Air 50/541 quitte l’A.F.N. et s’installe sur la base aérienne de Bremgarten. Les changements de structure et les réformes se succèdent, les effectifs sont réduits. En avril 1965, il ne subsiste plus qu’un escadron de protection. Le 17 juillet 1966, le drapeau est reversé au Service historique de l’Armée de l’Air…

Les opérations qu’ils ont menées de 1956 à 1962 leur ont permis de mettre plus de deux mille ennemis hors de combat. Soixante-dix-huit des leurs sont tombés au champ d’honneur, cent soixante-quatorze sont douloureusement marqués dans leur chair. Vingt et une croix de la Légion d’honneur, quatre-vingt-cinq Médailles militaires et mille sept cent vingt-trois citations, comportant l’attribution de la croix de la Valeur militaire, les ont récompensés…

Henri Féraud

(1) Devenu le général Albert MEYER, actuellement administrateur fédéral de la F.N.C.V. (Décédé en 2006)
(2) Le colonel COULET est né en 1906 à Montpellier. Il entreprend en 1935 une carrière diplomatique… Ancien chef de cabinet du général DE GAULLE à Londres, il est nommé commissaire de la République des territoires libérés en Normandie en 1944, puis ambassadeur de France en Iran et en Yougoslavie. Seul officier de réserve commandant en Algérie un groupement de parachutistes d’active, nommé lieutenant-colonel en 1958, il est remplacé en 1960 à la tête du groupement des commandos parachutistes de l’Air par le lieutenant-colonel EMERY. Sa fidélité au général DE GAULLE lui fait accepter en 1960 les fonctions de directeur des affaires politiques à Alger… Décédé à Paris le 11 juin 1984.
(3) « Vertu des temps difficiles » de François COULET, Plon, 1966.


Les anciens du GCPA et la FNCV
Les anciens du G.C.P.A. qui ont signé un rengagement en Algérie, pendant la guerre, ou qui ont fait reconnaître leur volontariat pour participer à cette guerre (ils sont déjà nombreux à y être parvenus), obtiennent la C.C.V. (« croix du combattant volontaire »), avec barrette « A.F.N. », attribuée par le ministre de la Défense. Cette décoration est souvent admise comme un titre de guerre, dans les propositions pour les ordres nationaux ou la médaille militaire.
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Aokas
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Mar 26 Juin 2007 - 12:50

Merci Regahia !

ainsi on vous situe mieux les CPA ...
voilà on sait qu'on a à faire à des gens sérieux sur le terrain.

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Mar 26 Juin 2007 - 19:29

Très beau historique de ces unités trop méconnues

Pour voir une vidéo d'époque :

http://video.google.com/videoplay?docid=3249077012405080941&hl=fr

et une vidéo actuelle :

http://video.google.com/videoplay?docid=-3700304091226095071
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Aokas
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Mar 26 Juin 2007 - 19:46

merci TAP3,

deux excellentes vidéos,
1960 un retour aux anciennes méthodes, ça a vieilli.

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Mer 27 Juin 2007 - 23:07

Parfait, c'est parfait et c'était nécessaire afin de mieux vous connaître..........et avec, et suite à un pari un peu fou avec
un de ces gars ( S/C L....... ), j'ai effectué mon premier saut,
sans entraînement, en 1969 à Nîmes.
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MessageSujet: Le parachute G9 au CPA 10 .   Mar 1 Oct 2013 - 11:45

Le parachute G9 avec casque chuteur ops et oxy

Avec le "CPA 10"


 

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Papa schulz
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Sam 13 Sep 2014 - 21:15

 

   
    Une nouvelle citation pour le Commando parachutiste de l’Air n°20
     Posté dans Forces aériennes par Laurent Lagneau Le 12-09-2014  

       

   Le Commando parachutiste de l’Air n°20 (CPA 20) ne fait pas parler beaucoup de lui. Et pourtant, les tâches qu’il assure sont souvent essentielles à la réussite des missions des forces françaises. Comme cela fut le cas au Mali, en 2013, lors de l’opération Serval.

Implanté à Dijon (BA 102), le CPA 20 est en effet spécialisé dans l’appui aérien et la protection des forces en opérations. Il compte 250 aviateurs, répartis en 3 compagnies (Bretagne, Normandie, Picardie). Selon l’armée de l’Air, « chacune de ses équipes comprend quatre entités ‘Patrouilles extérieures’ et trois TACP (appui aérien rapproché), dont une de chuteurs opérationnels ».

Lors d’un passé récent, le CPA 20 s’est distingué à plusieurs reprises, notamment en Afghanistan, ce qui lui a valu d’être cité deux fois. Le 2 septembre, l’unité a reçu sa troisième citation comportant la Croix de la valeur militaire avec étoile de Vermeil pour son action au Mali.

Sans entrer dans les détails, ce sont des hommes du CPA 20 qui ont préparé le terrain en vue de l’opération aéroportée réalisée par le 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP) dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013 à Tombouctou. Ils étaient alors intégrés au GTIA 1 (Groupement tactique interarmes), formé essentiellement par le 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (REC).

Un extrait de la citation indique d’ailleurs que le CPA 20 a « largement contribué à la libération de la ville de Tombouctou ». Mais les commandos de cette unité ont également été à l’oeuvre « dans la ville de Gao, dans les montagnes du Nord-Est ou encore dans la vallée de Tahort lors de missions d’appui aérien rapproché », rappelle le texte.

Cette récompense a été remise le 2 septembre par le général Serge Soulet, commandant les forces aériennes et le soutien des forces aériennes, à l’occasion de la prise de commandement de la BA 102 par le colonel Pierre Réal.

     
       

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bretirouge
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Sam 13 Sep 2014 - 21:36

Tout est parfait dans cette biographie des CPA  ! qu'en pense nos CPA du forum  ???

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MessageSujet: Groupement des commandos parachutistes de l'air 00/541 .   Dim 24 Mai 2015 - 14:18

Groupement des commandos parachutistes de l'air 00/541

   

L'origine des commandos de l'air

L'idée du général de Maricourt

Le général Alain de Maricourt est à l'origine de l'idée et de la constitution du corps des commandos de l'air, devenus par la suite commandos parachutistes de l'air.

Face à l'insurrection algérienne, il constate la difficulté pour les troupes de l'Armée de l'air à agir sur le terrain.

Il défend alors âprement sa conception d'un corps de commando aéroporté, héliporté ou parachuté.

En août 1955, lors d’une visite à Constantine du général Bailly, chef d’état-major de l’Armée de l’air, et du général Jouhaud, major général, le général de Maricourt obtient l’autorisation de principe de créer ses commandos.

Le général Alain de Maricourt confie au commandant de réserve François Coulet la direction des Commandos parachutistes de l'air. Celui-ci sera secondé par le capitaine Albert-Charles Meyer, commandant du commando 10, le futur CPA 10. D'autres officiers viendront compléter l'encadrement.

La réalisation sera cependant compliquée.

L'Armée de terre est hostile à la constitution d’une unité parachutiste rivale dans l’Armée de l’air ; quant à l’Armée de l’air, on est loin d’y être unanime sur la nécessité de créer ces commandos.

C'est qu'à la même époque, des troupes de l'Armée de l'air sont déjà utilisées sur le terrain. Depuis décembre 1955, le bataillon de garde de l’air 02/541 est mis à la disposition de l’Armée de terre et utilisé en opération en Algérie.

Il est suivi par les bataillons de garde de l’air 01/541 et 03/541.

Transformés en demi-brigade de l’infanterie de l’air, puis en demi-brigade de fusiliers de l’air, les effectifs s'élèvent à 3 000 hommes, en majorité des rappelés.

Le 3 mars 1956, le message officiel no 5437, émanant de l’État-major de l’Armée de l’air et destiné aux cinq régions aériennes (Metz, Villacoublay, Bordeaux, Aix-en-Provence et Alger) annonce la constitution d'un commando de l’air, à effectif de 200 à 300 hommes, en Afrique du Nord. Henry Laforest, secrétaire d’État aux forces armées « Air », officialise cette constitution par la décision no 532 du 12 mars 1956.

Quant aux demi-brigades de fusiliers de l'air (DBFA), leur dissolution est prononcée en février 1957, après le constat de leur faible utilité lors du déclenchement de la bataille d'Alger.

Elles sont surtout condamnés par le développement des commandos de l'air.

La note du 9 avril 1956

Le 9 avril 1956, une note du général de Maricourt, commandant de l'air en Algérie depuis novembre 1955, définit en cinq points le but et les missions des commandos de l'air :

1. les commandos de l’air sont créés pour défendre les départements français d’Algérie ;

2. le personnel recruté exclusivement dans l’Armée de l’air doit former, sans apport de personnel expérimenté ou spécialiste issue des autres armées, une unité devant figurer parmi les meilleures ;

3. les opérations, exécutées par de faibles effectifs, rapides et courtes, doivent fournir un appui terrestre aux interventions aériennes ; les missions confiées à cette unité sont basées sur la rapidité d’intervention, premier facteur de réussite, surprise, légèreté, adaptation aux conditions de combat en Algérie ; celles-ci doivent se faire par héliportage, aérotransport, exceptionnellement par parachutage ou transport routier ; les commandos ne doivent pas être employés en position défensive ; il n’est pas envisagé un parachutage dans une opération aéroportée, leur emploi dans une guerre internationale ou pour des opérations débordant du cadre du maintien de l’ordre en Algérie ; il convient de faire ses preuves afin d’être pris au sérieux par les sceptiques et les détracteurs qui sont nombreux, même au sein de l’Armée de l’air ;

4.  la compagnie commando est à effectif de 204 hommes articulé en deux commandos — deux fois 88 hommes — et une section d’instruction de 28 hommes, cette dernière étant non opérationnelle ; elle sera stationnée sur la base aérienne 146 de Reghaïa, située sur la route nationale 5, à 20 kilomètres à l’est d’Alger ; la prospection est effectuée parmi le personnel « Air » de toutes spécialités et le recrutement se base sur le volontariat ; le personnel du commando doit être lié au service pour une durée minimum de 15 mois et être âgé de 35 ans au maximum ; en particulier, les appelés aptes volontaires, libérables avant ce minimum de service, ne peuvent être retenus que s’ils souscrivent un engagement supplémentaire ;

5. les volontaires répondent à diverses questions sur la fiche de volontariat : curriculum vitæ, antécédents scolaires et sportifs, antécédents militaires, raison motivant le volontariat ; tests d’aptitudes médicale, sportive et caractérologique complètent les dossiers ; ceux reconnus aptes sont admis aux centres d’instruction du camp de Mourmelon-le-Grand en métropole (Marne) et de la base aérienne 146 de Reghaïa (proche d'Alger).

La constitution des commandos de l'air (Algérie)


Les deux premiers commandos

En métropole, les volontaires reconnus aptes des 1re, 2e, 3e et 4e régions aériennes sont réunis.

Au nombre d'environ 300, ils sont soumis à une sélection rigoureuse. Ils ne sont plus que 120 à rejoindre Marseille.

Le 11 mai 1956, ils embarquent à destination du centre d’entraînement au saut no 1 de Philippeville pour être brevetés parachutistes.

Le 12 juin, ces volontaires rejoignent « La Reghaïa ».

Dans la 5e région aérienne d'Alger, couvrant l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, les volontaires reconnus aptes sont rassemblés sur la base aérienne 146 Reghaïa, proche d'Alger et sur la base aérienne 141 Oran la Sénia (Oran).

Ils y suivent, mi-juin 1956, leur formation et instruction avant de rejoindre le centre d’entraînement de saut no 1 de Philippeville.

Le 15 mai 1956, le général Jouhaud, major général de l’Armée de l’air, signe l’instruction no 618/EMAA/1 qui porte création des deux premiers commandos de l'air d'Afrique du Nord, conformément à la décision précédente no 532 du 12 mars 1956.

C’est le général commandant la 5e région aérienne qui est chargé de mettre en œuvre ces unités, le 1er juin 1956, sur la base aérienne 146 Reghaïa.

Ces commandos portent les numéros 10/541 (indicatif « Martel », celui-ci étant celui du capitaine Albert-Charles Meyer) et 20/541 (indicatif « Manoir », du capitaine Lucht).

Ce sont les futurs commando parachutiste de l'air n° 10 et commando parachutiste de l'air n° 20.

À l'origine, ils devaient être baptisés « commando métropole » (10/541) et « commando Afrique du Nord » (20/541).

Ces appellations ne seront pas utilisées, le brassage du personnel lui faisant perdre toute signification.

Quant à la numérotation « 541 », elle est celle attribuée par l’Armée de l’air aux unités affectées en AFN.

Ils sont administrativement rattachés à la compagnie air 02/146 de la base de « La Reghaïa ».

Ces commandos ont un effectif de 102 hommes chacun (5 officiers, 22 sous-officiers et 75 militaire du rang). Ils sont articulés en équipes de 5 ou 6 hommes.

Un groupe de commando est formé par deux équipes, soit un total de 10 à 12 hommes, ce qui correspond au chargement moyen d'un hélicoptère H-34 (ou de deux H-19).

Une section de commando, elle, réunit deux groupes, soient quatre équipes ; on trouve alors deux équipes de commandement et de feu, dont l'une avec l'officier chef de section, et deux équipes simples de commandos.

Le CGPA 00/541 et les commandos 30 et 40

En mai 1956, 80 volontaires de diverses unités de l'air au Maroc rejoignent Marrakech pour y subir formation et instruction.

Début juillet, ils ne sont plus que 40 à rejoindre la B.A. 146. Ils sont alors amalgamés à des volontaires venant de bases aériennes de Tunisie et d’Algérie. De la mi-juillet à la mi-août, ce troisième commando effectue son stage au centre d’entrainement au saut no 1 de Philippeville.

Le 25 juillet 1956, l’instruction no 6969/EMAA/A crée le commando de l'air 30/541, indicatif « Maquis », du capitaine Turk. Son effectif et son administration sont identiques aux deux premiers commandos.

Le commando 40/541 (indicatif « Maxime », du capitaine Fuhrer) est créé le 3 janvier 1957 par la note 694/CAA/CAB. Sur la base aérienne 146, il reçoit instruction et formation.

Quant au stage, il a lieu jusqu'au 12 février 1957 au centre des troupes aéroportées de Zeralda. Son effectif est plus nombreux que les précédentes unités avec 175 hommes ; les autres commandos s'aligneront sur ce nombre.

Le 1er mai 1957, conformément à la décision no 5576/EMAA/1 du 19 mars 1957, est créé sur la BA 146, le groupement des commandos parachutistes de l’air (CGPA) 00/541 (« Norpois », traditionnel indicatif du commandant Coulet).

La note de mars 1957 prévoit également la création ultérieure du commando 50/541. Le GCPA, avec 55 hommes, est constitué en unité à administration distincte (UAD).

Les expérimentations et le commando 50

En juillet 1956, le colonel Duval, commandant le GATac no 1 (de Constantine) décide la création d’un commando expérimental : le commando « Chouff » (capitaine Morel, ancien du 601 GIA). Léger, avec une trentaine de volontaires (dont une dizaine de ralliés), sa mission est le renseignement et le guidage de la chasse aérienne sur des objectifs précis. Il s'entraîne au centre « Jeanne d'Arc » de Philippeville et est opérationnel fin août 1957. Le commando « Chouff » est à l’origine des « commandos de chasse » du général Challe qui reconnait l’intérêt de ces unités et les multiplie.

Le 1er février 1959, le cinquième et dernier commando est créé, toujours sur la BA 146 Reghaïa : il porte le numéro 50/541 (indicatif « Maillon », du capitaine Le Guen).

Le personnel du commando expérimental dissous précédent en forme l’ossature. Deux jours plus tard, le 3 février 1959, le GCPA reçoit son drapeau des mains du général Jouhaud.

En octobre 1960, une section opérationnelle est créée sous l’appellation de « Matou ».

Composée de 16 volontaires recrutés au sein du CGPA elle est mise à disposition du groupement des commandos de chasse de l’Akfadou. Plus tard, le commando 40/541 montera un élément identique.

Groupement GCPA et commandos de l'air en Algérie1

L'activité des premiers commandos de l'air

L'action des commandos et le putsch des généraux

Basés sur la base aérienne 146 Reghaïa, les commandos de l’air rayonnent sur toute l’Algérie, jusqu'au Sahara.

Ils sont principalement utilisés comme unités d’intervention parachutées ou héliportées.

Ils permettent de diriger du sol les « straffings » de la chasse aérienne sur des objectifs désignés par eux.

Fidèles au général Maurice Challe lors du putsch des généraux, les commandos de l'air voient leur sort scellé au printemps 1961.

Le CPA 40 est une des unités les plus engagées dans le Putsch avec le Goupement de Commandos Parachutistes (G.C.P), le 1er R.E.P, le 1er R.E.C, les 18e et 14e R.C.P.

Le CPA 10 et le CPA 20 ont suivi le mouvement comme d'autres unités, paras pour la plupart.

Le CPA 30 en opération dans la région de Bougie a appris la nouvelle par le transistor du sergent Nicolaev. Le CPA 50, à Colomb Béchar, est trop loin pour participer à l'action.

Le général Jacquard, sous-chef d'État-Major de l'Armée de l'air, signe l'ordre de dissolution du GCPA 541(1709/EMAA).

Le général Commandant la 5e RA doit procéder le 1er mai 1961 sur la BA 146 Reghaïa à la dissolution de cette unité à administration distincte et rattachée pour liquidation de ses comptes au CATA 860.

Les officiers, sous-officiers et hommes de troupe brevetés sont mis à la disposition de la DPMAA. La destination des Hommes de Troupe non brevetés fait l'objet d'ordres particuliers de l'EMAA.

La destination à donner au matériel est fixé par les directions des services intéressés.

C'est l'officier des détails de l'unité qui est chargé qui reçoit la charge de liquider les comptes du GCPA no 541 avant le 1er août 1961.

Dès le 29 avril, les commandos 10, 20 et 40 sont dispersés en métropole sur différentes bases aériennes :

Dijon, Le Bourget, Toulouse et Istres pour les commandos 10 et 20 ;

Caen et Le Bourget pour le commando 40.


À la suite d'une réunion tumultueuse qui s'est tenue le 28 avril 1961 au soir à La Reghaïa, cette décision de dissolution totale est rapportée.

Le 3 mai 1961, le colonel Favre, 1er sous-chef d'état-major de l'Armée de l'air signe à Paris l'Instruction no 1727/EMAA « portant création de deux compagnies de commandos parachutistes de l'air ».

Cette instruction précise : « Le groupement des commandos parachutistes de l'air no 541 a été dissous pour compter du 1er mai 1961. Il est toutefois décidé de maintenir à la disposition de la 5e RA deux des compagnies qui constituaient ce groupement ; celles-ci n'ayant pas d'existence administrative, il convient de procéder à leur création.

Telle est l'objet de la présente instruction. »

Le général commandant la 5e RA procèdera pour compter du 1er mai 1961 sur la BA 146 Reghaia à la création de :

la compagnie de commandos parachutistes de l'air no 30.541 ;
la compagnie de commandos parachutistes de l'air no 50.541.

Ces compagnies seront constituées en éléments divers et rattachés pour leur administration à la compagnie de l'air no 2.146 de Reghaïa.

Elles seront alignées sur le TE no 1710Q du 2 février 1959 qui fait l'objet d'une nouvelle diffusion : 5 officiers, 33 sous-officiers et 100 hommes de troupe.

« Les changements de positions administratives du personnel constituant les compagnies de commandos parachutistes de l'air no 30 et 50.541 seront prononcés par la DPMAA et le commandant de la 5e RA, chacun en ce qui les concerne. Les affectations de matériel aux compagnies de commandos no 30 et 50.541 seront prescrites par les directions de services intéressés, conformément aux dotations réglementaires. La comptabilité centralisée des matériels de ces unités sera assurée par l'officier comptable des matériels de la CA 2.146. »

Le 6 mai 1961, 68 hommes du commando 30 refusent de partir en opérations.


Quatre d'entre eux sont incarcérés dans les locaux disciplinaires d'une unité stationnée à El Kseur. Tous sont profondément marqués par les évènements d'Alger.

Avec l'ensemble des troupes de réserve générales, ils constituent le fer de lance de l'Armée Française en Algérie. Ils sont transportés d'un secteur à l'autre, sans cesse pour combattre les rebelles.

Depuis 1956, nombreux sont leurs camarades qui ont perdu la vie dans des accrochages répétés. Ils ont le sentiment d'avoir gagné cette guerre, et, tout occupés à la faire, ont peu ou mal suivi la politique du Gouvernement.

Pour eux, Challe a échoué, l'Algérie va devenir indépendante, pourquoi continuer à guerroyer et risquer d'être tués pour rien ?

Les quelques nouvelles qui leur parviennent les laissent également très amers.

Toutes les unités qui ont pris une part directe à la rébellion militaire sont dissoutes.

Le GCPA en fait partie.

À la suite du refus d'une partie du CPA 30 de prendre part aux opérations, une nouvelle instruction est rédigée le 15 mai 1961 par le colonel Favre, la 1882/EMAA, seule la CCPA 50.541 sera constituée à compter du 1er juin 1961, qui regroupe l'ex-CPA 50, les tireurs hélicos qui dépendaient du GCPA ainsi que le reliquat du 30.

La CCPA 50.541 continuera les opérations en Algérie jusqu'au 30 juin 1962, où elle partira pour Bremgarten en Allemagne.

Au cours du conflit algérien, les commandos de l’air ont eu 78 tués et 174 blessés.

Développement des commandos de l'air en France

Le 21 avril 1965, la CCPA 50.541 est dissoute, et ses éléments constituent l'escadron des fusiliers commandos de l'air (EFFC-MC), formé sur la base aérienne 726 Nîmes, dans le cadre du « Groupement école 318 ».

Ce sous les ordres du "Lieutenant Colonel Führer "

Il est transformé le 1er août 1968 en escadron de fusiliers commandos et d'intervention 03.318 (EFCI), puis en escadron de protection et d'intervention (EPI). Le commandant Louis Führer]], l'ancien « Attila » du CPA 40 en est le premier chef.

L'esprit de corps des membres de ces commandos reste persistant3 : ils confient à François Coulet, leur ancien chef devenu directeur des affaires politiques à Alger, le drapeau du GCPA 541 dissous. L'année suivante, le 30 janvier 1962, le général Fourquet remet ce drapeau au capitaine Lovighi, chef de la CPA no 50/541.

Le 5 avril 1965, sur la base aérienne 726 Nîmes, un nouvel escadron de fusiliers commandos de l’air est créé ; il réunit des anciens du GCPA 541 et de jeunes recrues.

Devenu escadron de fusiliers commandos et d’intervention, puis groupement des fusiliers commandos de l’air, son PC est implanté sur la BA 726 de Nîmes.

Des unités sont alors réparties sur dix-neuf bases aériennes.


Chaque base aérienne sera dotée d'un Escadron de Protection (EP), spécialement formé et entraîné à la protection et à la défense de ces point sensibles particuliers que sont les installations aériennes.

A cette fin, quatre centres d'instruction des commandos de l'air (CIFC) seront activés, sur les base aériennes de Nîmes, d'Évreux, de Saintes et de Drachenbronn.

Avec la fin de la conscription, ceux-ci seront dissous et remplacé par le centre de formation de Dijon (EFCA).

Les commando parachutiste de l'air n° 10, commando parachutiste de l'air n° 20 et commando parachutiste de l'air n° 30 seront poursuivis, pour les besoins en opérations extérieures.

Article connexe : Commandos parachutistes de l'air.

Les insignes de ces commandos de l'air

L'insigne de béret



Le projet de l'insigne du béret bleu marine des commandos de l'air a été conçu au sein du commando 20.

Il est adopté par le commandant François Coulet qui homologue le projet no A 688 le 6 octobre 1956. Il porte une étoile (« l'étoile te guide »), une aile (« l'aile te porte »), un glaive (« le glaive te défend ») et une couronne (« la couronne t'attend »).

Si l'aile et l'étoile entrent dans la composition des brevets du personnel navigants de l’Armée de l’air, le glaive (ou dague) est spécifique aux actions de commandos ; le tout est broché sur la couronne.

Un rectificatif est ensuite apporté en ce qui concerne la couleur : pour éviter que la teinte ne s’oppose à celle des éperviers des pattes d’épaules, l’insigne est doré.

Il fabriqué par Drago en métal doré et ajouré, sans marque, avec plusieurs variantes.

L'insigne de poitrine



Le commandant Coulet est à l’origine de cet insigne. Il s’inspire de celui du béret des parachutistes polonais qu'il avait côtoyés lors de son stage d'octobre 1942.

Il est d'ailleurs titulaire du brevet no 1681 du stage 45 encadré par la 2e brigade parachutiste polonaise du général Sosabowski à Largo (Écosse).

L'homologation date du 25 octobre 1956 : projet no A 690.

Cet insigne en métal argenté et ajouré est fabriqué par Drago.

Il présente un aigle fondant sur sa proie, ce qui correspond à la nature et aux missions des unités aéroportées de l’Armée de l’air, broché sur un carré portant la devise "SICUT AQUILA" (« Tel l’aigle »)4.

Le projet d’insigne de manche du commando 40 (refusé)



Afin de distinguer les hommes du commando 40 des quatre autres commandos, la création d’un insigne particulier a été envisagée.

Il devait être porté sur le haut de la manche gauche.

En relation avec l’indicatif radio « Attila », un visage asiatique moustachu, sur fond jaune, s'inscrivait en noir sur un triangle équilatéral pointant vers le bas.

Le commandement a refusé cet insigne distinctif.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

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Bibliographie

François Coulet, Vertu des temps difficiles, Paris, Plon, 1966.
Patrick de Gmeline, Commandos paras de l'air, Algérie, 1956-1962, Presses de la Cité, 1988 (rééd. 2002).
Henri Féraud, Les Commandos de l’air, contribution à l’historique des commandos parachutistes de l’air en Algérie (1956-1962), Nouvelles Éditions Latines, 1986, 332 pages5.

Articles connexes

Commandos parachutistes de l'air
Général de Maricourt
François Coulet
Jean Souètre
Brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention

Liens externes

(fr) Site officiel de l'Armée de l'air (ministère de la Défense)
(fr) « Bureau Air information » (BAI) - information et recrutement
(fr) Site non institutionnel sur les fusiliers commandos de l'air
(fr) Site des commandos de l'air

Notes et références

1.↑ Henri Féraud, Les Commandos de l’air, contribution à l’historique des commandos parachutistes de l’air en Algérie (1956-1962), Nouvelles Éditions Latines, 1986, 332 pages.
2.↑ Diplomate de carrière, le commandant Coulet choisit comme indicatif radio « Norpois ». Le marquis de Norpois est, dans l'œuvre de Proust le prototype du « diplomate idiot ». Il s'attache à cet indicatif qu'il réussit à conserver alors que toutes les unités d'Algérie sont tenues d'en changer périodiquement. Ces changements étaient destinés à rendre plus difficile l'identification sur les ondes des messages radio éventuellement captés par l'ennemi.
3.↑ Il existe depuis 1997 un musée des commandos parachutistes de l'air (incluant l'histoire du GCPA 00/541) au quartier Geille de la BA 102 « Guynemer » de Dijon-Longvic.
4.↑ L'Armée de l'air utilise souvent l'aigle, en symbolique, comme pour cet insigne de poitrine des commandos de l'air, mais c'est principalement l'épervier (familièrement appelé "charognard"), autre oiseau de proie, qui symbolise cette armée.
5.↑ « Henri Féraud, pilote de guerre pendant dix-huit ans, a réalisé cette thèse au centre d’histoire militaire de l’université de Montpellier III, sous la direction du professeur André Martel ("en 1984" _ note du rédacteur de l'article). Il a choisi d’étudier comment une institution militaire, l’Armée de l’air, s’est dotée d’un instrument nouveau pour manifester sa présence dans une guerre essentiellement terrestre sous la forme d’une troupe réduite (moins de 1 000 hommes) mais motivée, entraînée et adaptée, de combattants héliportés.

À partir des archives militaires de Vincennes, accessibles par dérogation jusqu’en 1960, et de nombreux témoignages écrits ou oraux, il en a retracé aussi bien les aspects institutionnels qu’opérationnels, et mis en valeur le rôle des hommes dans son évolution : le général de Maricourt, initiateur des commandos de l’air, leur premier chef l’ambassadeur gaulliste François Coulet, qui les commanda de 1956 à 1960, et les officiers, sous-officiers et soldats, tous volontaires pour ce corps d’élite.

Il souligne les troubles de conscience qui poussèrent certains officiers à déserter pour défendre l’Algérie française (capitaine Souètre) et la plupart des commandos à participer au putsch d’Alger alors que leur ancien colonel François Coulet était devenu directeur des Affaires politiques à la délégation générale.

Mais il montre également la persistance de l’esprit de corps, qui leur fit confier le drapeau des commandos dissous après le putsch au même François Coulet.

Sans cacher ses sentiments (surtout dans la conclusion) Henri Féraud a su garder un ton objectif, et insérer sa monographie dans la perspective de l’histoire de l’Algérie par une solide introduction. » Compte-rendu de Guy Pervillé, in Historiens et géographes, n° 321, 1988.

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Dim 24 Mai 2015 - 16:28

Un excellent livre que je recommande à ceux qui s' intéressent aux CPA. Ecrit par 2 appelés :

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Dim 24 Mai 2015 - 19:26

Merci Georges

Je ne connaissais pas  

Résumé

Il y a, somme toute, peu d'ouvrages "charnels" consacrés aux Commandos de l'Air. Ils ont pourtant marqué - c'est le moins qu'on puisse dire - la guerre d'Algérie. En voilà un, enfin, le premier du genre quant à la forme et au fond, écrit par deux appelés. Qui se portèrent volontairent pour servir dans cette prestigieuse cohorte. Ils témoignent avec beaucoup de modestie. Sans rouler des mécaniques nonobstant des états de service qui méritent le respect.

Nous allons les suivre jour après jour, nuit après nuit, de mai 1958 à août 1960. Sur le terrain. Au ras des pâquerettes (au ras des asphodèles plutôt.). Avec leurs joies, leurs peines, leurs blessés et leurs morts. Un solide cahier photos complète cette histoire d'hommes qui ont servi - Sicut Aquila - avec honneur et fidélité. Pour la France.

Après cette démobilisation, Jean Guigon a rejoint les bureaux d'études en mécanique Peugeot, Hotchkiss-Brandt, à Ryadh. Il rejoindra ensuite diverses entreprises, puis la société Lhotellier liée à l'aeronautique, à l'aviation et l'armement. jean Guigon a fini responsable de bureau d'étude et, principalement, chiffreur de devis.

Après sa démobilisation, Pierre Aubin a rejoint Air France Comme mécanicien avion, puis technicien d'escale. Une aventure de 45 ans qui l'emmène autour du monde d'Egypte en Guyane, Cambodge, au Laos, à l'Île Maurice, ect. Membres de nombreuses associations d'Anciens combattants, il est surtout président délégué de la prestigieuse Association nationale des Croix de guerre et Valeur militaire.

Avis des lecteurs

Un journal de bord ...

Ce document est un recueil de témoignages réunis par deux anciens appelés en Algérie, volontaires ( ainsi qu'ils aiment à le souligner ), pour les Commandos parachutistes de l'Air. Après la traversée de la Méditerranée sur l'El Djezaïr, ils sont instruits, brevetés parachutistes et affectés dans l'un des cinq Commandos de l'Air nouvellement créés. Les opérations se succèdent alors dans toute l'Algérie : Oran, Bugeaud, Constantine, Bône, Orléansville, l'Ouarsenis, la Kabylie... Par leur courage et leur professionnalisme, ces appelés du contingent méritent rapidement l'estime des soldats de métier, parachutistes et légionnaires, auprès desquels ils se battent. Les marches de nuit, la progression dans les oueds sous le soleil, la découverte du djebel, le bruit des hélicos, la ration partagée avant le départ en opération, les sangles de la radio qui scient les épaules, et puis l'accrochage, les copains blessés, tués, disparus ne peuvent que réveiller les sens et les souvenirs de tous ceux qui sont allés là-bas. Le texte est rude, sans fioritures ni nostalgie, viril. Ce n'est pas un roman mais un journal de bord ( remis en forme ) qui ne s'embarrasse pas d'état d'âme et qui raconte le quotidien de quelques-uns des centaines de milliers de garçons qui servirent en Algérie de 1954 à 1962. Le livre est agrémenté d'un important cahier de photos.

Christophe Carichon dans " L'Homme Nouveau " du 14 février 2015, numéro 1584 .

Fiche technique

ISBN :
9782357910584

Titre :
Nous, appelés et volontaires en Algérie pour les Commandos de l'Air

Auteur :
GUIGON (Jean), AUBIN (Pierre)

2ème auteur :
AUBIN (Pierre)

Editeur :
ATELIER FOL'FER (EDITIONS)

Collection :
XENOPHON

Nb Pages :

218

Présentation :
Broché

Epaisseur :
18

Largeur :
160

Hauteur :
240

Poids :
0.38Kg


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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Lun 25 Mai 2015 - 7:19

J' ai beaucoup aimé ce livre, d' autant plus que l'on parle d' un ancien que j' ai connu et côtoyé à la SIM de Salon de Pce: Cloes Eugène dit "gégéne" . Quand les poils de sa moustache commençaient à se hérisser , il était temps de s' écarter et de sortir de son bureau!!
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Lun 25 Mai 2015 - 14:44

Une anecdote au sujet de Cloes Eugène dit "gégéne".

Beaucoup connaissent" l' histoire mondiale des parachutistes" parue en 3 tomes. La seule photo des CPA en  Algérie le représente lui et l' ADJ Golmar au lance grenade  mas 36, Eugène sur les genoux, dirigeant et corrigeant le tir sans se soucier des tirs adverses. Voila pour le situer.




Donc,  l' action que je vais relater ce passe dans les années 80, à la SIM ( Section d' Instruction Militaire) de l' Ecole de l' Air de  Salon de Pce. La mission  de  cette unité est de dispenser aux élèves toute la partie militaire: Manœuvre  à pied, tirs, marches, combat etc...et de les instruire pour passer le brevet parachutiste et leur faire effectuer les 6 sauts, particularité pas de saut de nuit ni avec équipement de combat. Pour superviser cette instruction et l' attribution des brevets, un officier supérieur est détaché de l' ETAP de Pau.

A cette période, il s' agit du CDT Lhopitalier, ancien légionnaire du 2ème BEP en indo , un ancien qui a vu sa carrière en demi teinte suite à sa participation au putsch. Il finira Cdt en second du 2ème REP de Calvi. A son grand dam, étant au Tchad avec les Craps ( GCP) du régiment, il ne pourra participer au saut sur Kolwési . Il apprécie particulièrement Cloes car tout les 2 ont séjourné en forteresse après les événements d' Algérie.

Dons à la SIM en période hivernale, nous organisons des séances de saut sur neige au profit des élèves brevetés  et volontaires car pour ne pas interférer avec les cours de l' école, les séances se déroulent le Weekend.Et bien sur il faut qu'il y ait un bon enneigement. Les séances se déroulent à  Ancelle située au nord est de Gap.



Les sauts se font dans une plaine , la neige recouvrant les piquets et fils de fer délimitant les parcelles.



Chaque sauts est différent suivant l' épaisseur et la qualité de la neige. mais ça n' a pas d' importance pour la suite car ce qui va se dérouler se passe en vol à l' intérieur d' un Nord 2501.

Photo d' un Nord 2501 lors d' une séance de saut sur neige à Ancelle. Je l' ai prise depuis la cabine



Donc, ce jour la, nous nous rassemblons aux pieds  de 2 Nord préparés pour l' occasion. L' équipe de marquage de zone est sur place depuis la veille et les conditions météo sont excellentes. Dans le 1er avion, le CDT l' hopitalier ( lhopit pour nous) directeur de séance , Cloes et Goy moniteurs largueurs. Je me retrouve avec mon ami Toto et un 3ème dans le second avion.

Toto et moi à la remontée des  SOA. A bras ferme!



Pour les plus anciens qui ont eu le plaisir de sauter du Nord 2501, la Grise! vous savez que dans la plupart des cas, les portes paras sont enlevées avant le décollage, soit laissées au sol si l' avion revient au même point après mission, soit attachées à l' arrière de l' avion, dans la "coquille". Sauf si le vol prévu est long ou si les conditions météo , principalement la température ne le permet pas. L' avion non pressurisé ne possède pas un chauffage performant et les paras risquent d' être frigorifiés ce qui peut représenter un risque de blessures lors de l' atterrissage même dans la neige.

C' est donc le cas pour ce saut. Il est décidé, vu le froid et la durée du vol de décoller portes paras fermées et de les enlever en vol à H-20' .

Cette procédure n' est pas simple. Il faut se mettre à 2. Au préalable une corde est fixée sur la porte pour éviter qu' elle ne tombe de l' avion si jamais elle venait à échapper aux largueurs( imaginez lors d' un vol tactique, ou avec des turbulences dues au relief ou de nuit!). D' abord la porte de gauche, ensuite la droite. Et les arrimer à l' arrière.
Plus difficile encore est de les remettre en vol à l' issue du saut. Mais nous n' aurons pas à le faire car nous aussi après les OA allons nous envoyer en l' air d' un peu plus haut.

Précision qui aura son importance,  portes fermées lorsque l'on transporte du personnel ou des paras, la  goupille de sécurité venant bloquer la poignée de la porte n' est pas en position afin de permettre l' abandon rapide de l' avion ( incendie au sol).

Les paras équipés embarquent, les portes se referment et dans le 1er avion, Cloes se trompe et remet la goupille de sécurité en place. Tout nous sera relaté au sol .

Le vol des 2 avions se passe bien

H-20,  Au signal convenu avec l' équipage, nous enlevons les portes. Sauf dans l' avion de Cloes. Oubliant qu'il a remis la goupille dans son logement , il essaie d' ouvrir en tirant de toutes ses forces sur la poignée de la porte, tordant ainsi la goupille et interdisant l' ouverture. Il s'y mette à 2, rien ni fait.La porte refuse de s' ouvrir.

A l' intérieur de l' avion la tension monte! la zone approche. D' autant plus que parmi les sautant se trouve outre "lhopit" le Colonel chef des promotions et responsable de l' instruction.

H-10, les portes devraient être retirées, le premier passage , un siki plus tard appelé TID (Témoin Inerte de Dérive)prêt.

La tension est au comble, L' équipage s' impatiente, Cloes décide d' une tentative radicale ! Devant les yeux éberlués et incrédules des paras, il se saisi de la hache de bord située au niveau d' un montant de la porte de gauche. Imaginez la tête  du Colonel, de l' Hopitalier et des jeunes sautants!.

Au bout de quelques coups furieux, enfin la  poignée de la porte défoncée cède. Juste le temps de l' enlever , la mettre à l' arrière, la zone est en vue , au vert le siki est jeté dehors juste à temps.

Eugène campe au milieu de la porte regardant la descente du  siki jambes écartées, bras tenant fermement les montants de la porte. l' avion fait un tour, s' aligne sur l' axe de largage.

C' est le tour du premier passage de paras. Suivant son habitude: ne pas se laisser impressionner !, il tourne la tête vers le Colonel premier de porte . le fixe de son regard sombre de tueur ( réputation acquise en Algérie) et la moustache dont les poils sont hérissés. Il le met en position, et au vert, grande claque dans le dos.

Ce jour là, pas d' hésitations, ni de refus à la porte, tous ont préféré le vide que de devoir affronter le courroux d' Eugène .

Pour la porte, un compte rendu et l' affaire est oubliée. personne ne parle de la goupille. La porte s' est bloquée, il a fallut agir. point final.

Nous du 2ème avion, à peine posé on nous raconte l' affaire. On en parlera longtemps mais discrètement et pas devant l' intéressé trop susceptible et capable de s' emporter violemment.

SACRE  "gégéne".
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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Lun 25 Mai 2015 - 15:08

Superbe récit Georges et belles photos

Il était a quel Codo le Gégène en Algérie ?????

Il y a au seins de l'AA , de grandes figures ignorées

Merci pour ce bon moment de lecture

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Lun 25 Mai 2015 - 15:22

Commandoair40 a écrit:
Superbe récit Georges    et belles photos

Il était a quel Codo le Gégène en Algérie ?????

Il y a au seins de l'AA , de grandes figures ignorées

Merci pour ce bon moment de lecture

CPA 20 le même que les 2 auteurs du livre cité précédemment.
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Papa schulz
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Ven 29 Mai 2015 - 18:30


CPA 10

Tous volontaires pour en baver, 12 hommes, entre 26 et 40 ans pour un stage de 4 mois : le stage Bélouga, donnant accès aux Forces Spéciales, en l’occurrence, le CPA 10 !


https://www.facebook.com/cpa10.566/videos/835528263188709/

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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Sam 30 Mai 2015 - 10:38

j'ai vu bien évidemment vu ce reportage en 5 épisodes. J' ai été déçu, ça ne reflète pas exactement le niveau des sélections , du stage Bélouga et des participants. Aurait pu mieux faire. DOMMAGE

Stagiaires en fin de stage Bélouga

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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Commandos Parachutistes de l'Armée de l'Air   Lun 27 Juil 2015 - 21:46

Les CPA étaient connus pour leurs indicatifs radio en Algérie :

« Martel » pour le 10, « Manoir » pour le 20, « Maquis » pour le 30,  « Maxime » pour le 40 (qui portait aussi l'indicatif « Attila », choisi par les hommes) et « Maillon » pour le 50.

Le Lcl Coulet a pris l'indicatif "Norpoix".


Le Cne Meyer "Martel" (ce sera celui du CPA 10).


Le Cne Lucht "Manoir" (ce sera celui du CPA 20)


Le Cne Turk "Maquis" (ce sera celui du CPA 30)


Le Cne Furher "Maxime" (ce sera celui du CPA 40 ou Attila)


Le Cne Le Guen "Maillon"
(ce sera celui du CPA 50).

Sources : Nos Amis de : http://commando-air-forum.forumotion.com/

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