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 Paris sous l'occup'

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MessageSujet: Paris sous l'occup'   Ven 3 Oct - 12:08

Certaines photos ont déjà été mises....pardon study

Ces photos sont la libre interprétation d'André Zucca répondant à une demande du magazine allemand "Signal", afin de montrer que Paris sous l'occupation n'avait pas changé! on était loin en fait de la triste réalité!

Pour résumer, on peut dire que ces photos sont des "trompe-l'oeil"!











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MessageSujet: André Zucca   Ven 3 Oct - 12:11

André Zucca (1897-1973) fut le photographe français accrédité de Signal, journal de propagande nazie créé en 1940 à l’initiative de Goebbels. Signal fut diffusé dans tous les pays occupés par l’armée allemande. André Zucca fut poursuivi après la guerre pour collaboration et atteinte à la sécurité extèrieure de l’Etat. Une exposition,
« Les Parisiens sous l’Occupation », à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le Marais, lui rend hommage.
Qu’y voit-on? 250 clichés couleurs pris entre 1940 et 1944 de la vie quotidienne dans les principaux quartiers de Paris. Des clichés qui pourraient avoir été pris quelques années auparavant, les jours de congés, si les terrasses des grands cafés, les grands boulevards, les kiosques à musiques n’étaient encombrés par les uniformes des armées allemandes et les palaces de drapeaux à croix gammées.
Parce que le photographe ne peut sûrement pas faire autrement, des Parisiens, un vieux monsieur et une dame âgée portant l’étoile jaune, se retrouvent isolés devant son objectif sur deux photos. Alors que les prises de vues de Zucca sont nettes et sans bavures, une de ces photographies est floue! Gêne passagère?

Il y a plusieurs malaises- et c’est un euphémisme- dans cette exposition.
Qu’André Zucca, photographe « réquisitionné » à 16 000 francs par mois (« une très grosse somme », selon l’historienne Françoise Denoyelle), ait photographié « par omission », c’était son boulot de collabo. Il ne devait montrer que ce que l’occupant voulait que l’on montre.
Il le fait d’autant mieux qu’il a sa disposition exclusive une technique couleur inédite (le film inversible, c’est-à-dire un film négatif, peu sensible, qui se transforme après traitement en image positive, sans possibilité de retour). Parfaite par beau temps, cette technique en rajoute dans l’ensoleillement. Ainsi, sous l’oeil de Zucca, Paris est -presque- une fête. De quoi combler la propagande, la communication, dirai-t-on aujourd’hui, des services de Goebbels qui voulait faire de Paris, dès 1940, une « vitrine de l’Europe nouvelle ».
Il le fait d’autant mieux, d’éviter ce qui fâche (signes de la répression, queues aux magasins, tensions de la guerre, manifestations antisémites) que vient à lui une population, des Deux Magots à la piscine Deligny, de la place de la République aux Champs-Elysées, apparemment insouciante, pas plus anxieuse que ça de côtoyer l’ennemi. Que pensent ces passants? Sont-ils seulement des figurants? On le sait, à Paris surtout, pendant les rafles et les massacres, le spectacle a continué.

Malaise dans l’exposition, où la morne enfilade de photos donne la vision d’une Occupation tranquille. Elle se ferme par des scènes classiques de la Libération faites aussi par Zucca; on ne sait jamais… Des cartels de textes à peine informatifs soutiennent les cadres. La décontextualisation est ici encore en marche.
Malaise dans la définition même de cette exposition, où les arguments mis en avant ne sont pas des précisions sur le sens de cette histoire, mais le nombre des « inédits » présentés, la qualité de la « restauration » (mot juste), la « restitution des couleurs avec exactitude » (et les faits?) et « la démarche très personnelle d’André Zucca », un « chasseur d’image », « esthète »…
Une série d’exposition de la Ville de Paris aux parfums souvent rances
Dans la conclusion de la préface descriptive du livre-catalogue, l’historien Jean-Pierre Azéma, pourtant pas dupe, écrit:
Citation :

« André Zucca préféra quitter immédiatement Paris, dès mai 45, pour vivre aux environs de Dreux sous un nom d’emprunt. Il put encore, avant sa mort, classer toutes ses photos-ou presque-que la Bibliothèque de la Ville de Paris eut l’intelligence d’acheter en 1986. Pour notre plaisir ».



On espère comprendre que ce « pour notre plaisir » s’adresse exclusivement à ses confrères historiens devant le matériel, des milliers de clichés, du fonds Zucca.
Malaise enfin dans la photographie de Paris à Paris. Devant l’engouement du public pour la photo rétro. nostalgique, dans le sillage de Doisneau, Izis (réfugié à Limoges en 1941, puis engagé dans les FFI) et Ronis (entré dans la semi-clandestinité en 1941), se succèdent les expositions de la Ville de Paris aux parfums souvent rances, incontrôlées historiquement et artistiquement, aux motifs futiles et à l’iconographie bâclée. A l’instar par exemple de « Paris en couleur » (où Zucca fut déjà présent), qu’on ne peut plus voir depuis quelques jours à l’Hôtel de Ville.
Ça? C’est Paris? Aussi.

Du point de vue purement technique, les photographies pêchent par un manque de cadrage, les personnages sont souvent coupés et à trop vouloir montrer on ne voit plus rien! ainsi, pour la photo des nurses au jardin du Palais Royal, on ne sait si le sujet principal est les nurses ou le jardin lui-même!

Les 3 jeunes filles aux lunettes blanches sont mal cadrées, les jambes coupées, un peu de recul n'aurait pas nuit à la photo, au contraire!

La jeune femme qui se maquille est une grossière erreur technique! le regard vient buter contre le bord droit de la photo!

Pour terminer, André Zucca n'était pas un grand photographe, je pense que seules les circonstances ont fait qu'on a parlé de lui!

Rien à voir avec un Doisneau, comme il est dit plus haut!

voilà!
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pat92

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MessageSujet: Re: Paris sous l'occup'   Ven 3 Oct - 12:35

superbe , merci..
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MessageSujet: Re: Paris sous l'occup'   Ven 3 Oct - 13:40

Merci Severlow tout a fait d'accord avec toi
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MessageSujet: Re: Paris sous l'occup'   Ven 3 Oct - 18:51



Merci mon AMI , je ne savais pas tout ça .

Je vais me coucher moins con !!!!

Plus tôt CREVER que de faire le boulot de ce COLLABO .


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MessageSujet: Re: Paris sous l'occup'   

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