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 Le Capitaine Serge BEAUMONT

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MessageSujet: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Sam 28 Juil - 12:46

Le Capitaine Serge BEAUMONT
Officier parachutiste de la Promotion de Saint-Cyr RHIN et DANUBE,
Mort pour la France au Djebel Mouadjene à SOUK-ARHAS (Algérie) le 29 Avril 1958




Serge, François, Marie BEAUMONT est né à Toul le 19 Juillet 1926. Il était le second fils du Capitaine BEAUMONT alors en garnison au 403e Régiment d’Artillerie de D.C.A. C’est là qu’il passa ses premières années. En Novembre 1935, le Capitaine BEAUMONT est affecté à l’Etat-major du 20e Corps d’Armée à Nancy et c’est au Lycée Poincaré que Serge commence ses études. Il entre alors au scoutisme qui marquera si profondément sa vie. La rigueur morale de son éducation familiale, alliée aux valeurs qu’il puise dans le scoutisme seront dès lors les grands principes de sa vie d’officier.

Il entre à Saint-Cyr en 1947. En Septembre 1948, il obtient son brevet parachutiste. "Tout s’est bien passé, je retire des trois jours de saut une impression merveilleuse… Aux deux premiers sauts je ne me suis pas bien rendu compte de ce que je faisais. A partir du 3ème, j’ai vraiment mesuré et dominé la peur qui malgré tout secoue la carcasse… Pour un Chef il n’y a qu’une façon de sauter (dans l’azur ou dans la vie) : regarder bien en face le gouffre qui s’étale à ses pieds et y plonger en pleine conscience, maître de soi et de ses réflexes. C’est ce qui fait du parachute un sport de roi". Sorti 36ème en octobre 1949, il choisit les troupes aéroportées et sert au 1er RCP.

Très rapidement et forçant les délais, il se porte volontaire pour l’Indochine. Désigné pour l’Extrême-Orient le 28 août 1951, il rejoint à Vannes le 3ème B.C.P. avec lequel il s’embarque comme Lieutenant, le 27 décembre à Marseille.

Le 28 janvier 1952 il arrive à Saïgon d’où il rejoint Haïphong pour y recevoir le commandement d’une section de parachutistes franco-vietnamiens. Il est pour tous l’exemple même de l’Officier, réussissant aussi bien auprès de ses subordonnés Français que vis-à-vis des Vietnamiens dont il a acquis l’estime et forcé l’admiration.

C’est alors qu’est décidée l’installation du camp retranché de DIEN-BIEN-PHU où il est parachuté le 23 Novembre avec son unité. Celle-ci participe aux travaux d’organisation de l’ouvrage, aussi bien qu’à sa défense contre les incursions Viet-Minh qui se multiplient.

Il passe Noël à DIEN-BIEN-PHU et le 1er de l’an en opération. Le 28 Janvier il reçoit la Légion d’Honneur des mains du Général NAVARRE et part immédiatement pour Haïphong d’où il s’embarque pour la France.

Il débarque à Marseille le 4 Mars 1954. Après son congé de fin de campagne, il est affecté sur sa demande à l’Ecole Spéciale Militaire Inter-Armes de Coëtquidan où, pendant deux ans, il va s’adonner avec passion à la formation des jeunes.

A 28 ans, après trois ans seulement de grade de Lieutenant, il avait été proposé comme Capitaine à titre exceptionnel. Il est nommé le 30 Juin 1955, seul d’une quinzaine de lieutenants de sa promotion alors instructeurs avec lui. A la fin du mois de Septembre, il prend le commandement d’une compagnie d’élèves à qui il imprime aussitôt son rythme rapide et dur.

A la Pentecôte 1957, il accompagne ses élèves au pèlerinage des Etudiants à Chartres, se mêlant à eux comme un simple pèlerin. Ils en sont très frappés, mais non étonnés, car ils l’admirent pour sa foi en l’armée et pour sa foi en Dieu.

Déjà en Juillet-Août, il avait accompagné ses élèves qui, à la sortie de Coëtquidan, devaient accomplir un stage d’un mois en Algérie avant d’entrer en Ecole d’Application. Il avait eu la douleur de voir l’un d’eux, brution comme lui, le Sous-Lieutenant DUPUIS, tué au combat en illustrant de façon magnifique l’esprit de son enseignement.

A peine revenu en France, affecté au 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes, il va retourner en Afrique du Nord, il s’embarque à Marseille le 6 Octobre 1957. Arrivé à Bône, il est accueilli par le Colonel BUCHOUD qui l’avait déjà reçu en Août pendant le stage des Saint-Cyriens. Le 21 Octobre il reçoit le commandement de la 3e compagnie.

Le 14 Janvier 1958, le Régiment part vers la frontière tunisienne. Ce déplacement, prévu pour une durée limitée, se prolonge. Désormais le secteur opérationnel du 9e R.C.P. est celui de Souk-Ahras où les Parachutistes ont la mission d’interdire aux Fellaghas le passage du barrage.

Le 29 Avril 1958, à 7h du matin, le 9e R.C.P. (renforcé par le II/60e RI, 2 compagnies du III/60, le II/153e RIM, l’escadron de chars du 152e RIM, le 4e Groupe du 8e Régiment d’Artillerie et sa batterie de 155) est en opération pour retrouver les quelques dizaines de survivants ayant échappé la veille à son action d’interception mais également pour rechercher une nouvelle bande de 25 HLL bien armés.

Dans la matinée du 29 Avril, les patrouilles signalent six tranchées creusées sous le barrage avec des traces laissant supposer des passages importants. Deux cadavres électrocutés sont relevés, dont l’autopsie révèle une mort entre 5h et 7h du matin. Les passages ont eu lieu à trois kilomètres seulement des lisères de Souk-Ahras, à proximité immédiate de la piste d’aviation qui est située en terrain difficile, au fond de la vallée de la Medjerda. Tous ces renseignements provoquent dans le courant de la matinée un premier retournement de l’ensemble du Groupe Mobile du 9e R.C.P. qui est réengagé à 12h45. Il est encadré par le 14e R.C.P., par le 1er Bataillon du 152e RIM et par un sous-groupement mixte du 26e RIM, par le 153e RIM.

Le 9e R.C.P. sera engagé en fer de lance, par vagues et héliportages de 12 hélicoptères. Les compagnies reçoivent l’ordre de se regrouper sur des terrains d’atterrissage d’hélicoptères. Les premières prêtes seront les premières embarquées.

La manœuvre est conduite par le colonel BUCHOUD en personne qui va diriger en Alouette – ses appareils seront touchés trois fois – pendant trois heures durant. Faisant embarquer ses unités et dirigeant le poser sur un terrain d’action qui est bien connu du régiment, il recherchera les points dont l’occupation doit être la clé du succès. Les 1e, 4e, 3e, 2e compagnies du 9e R.C.P. seront ainsi posées successivement en points d’appui dominant.

Mais il se révèle que l’adversaire, contrairement à son habitude, au lieu de se camoufler dans les fonds, a recherché lui aussi les mêmes points forts. Les compagnies du 9e R.C.P., à peine débarquées, ont à manœuvrer sous le feu. Toutes semblent d’en tirer, sauf la 3e Compagnie qui va connaître des heures douloureuses.

Dans la manœuvre de contrôle de cette zone de 20 km² qu’il s’agit de nettoyer, rien n’est possible sans occuper le Djebel Mouadjène, sorte de faîte de toit dominant de plus de 200 m d’altitude les deux ravins de l’oued Dekma au nord et de l’oued Chouk au sud, et cloisonnant tout le terrain au sud. Qui détient le Mouadjène tient la clé de l’ensemble.
C’est la 3e Compagnie qui est posée la première sur ce mouvement de terrain.

Maintenant entièrement posée, la compagnie, soit environ 90 hommes, est complètement encerclée, ce qui gêne l’aviation. Les combats se déroulent à courte distance, presque au corps à corps, sans liaison entre les sections et avec des initiatives individuelles d’officiers, de sous-officiers et même d’hommes de troupe. Les actes d’héroïsme ne se comptent plus.

Les rescapés des différentes sections, après avoir ferraillé au corps à corps, se retrouvent sur un espace découvert autour du Capitaine BEAUMONT grièvement blessé à la tête mais continuant, soutenu par son radio, la liaison avec le P.C. Les cadavres jonchent le sol et les rescapés récupèrent sur eux les chargeurs qui commencent à faire défaut.

Blessé une première fois, Le Capitaine BEAUMONT continue à commander, debout, son poste radio à la main. Son sang-froid galvanise ses hommes, submergés par le feu ennemi. Il ordonne la percée vers l’oued proche, au sud. Atteint d’une nouvelle balle, il tombe après avoir donné ses derniers ordres et après avoir demandé par radio un impossible parachutage. Son sacrifice aura permis de remporter la victoire.

Cet officier d’élite devait trouver là « une mort à la hauteur de lui-même, à la hauteur de sa foi patriotique et à la hauteur de sa foi chrétienne » dira son chef de corps le Lieutenant-colonel BUCHOUD dans son éloge funèbre. Le Capitaine Serge BEAUMONT rentrait à cet instant dans l’histoire, fidèle à l’idéal qu’il s’était fixé : ne pas tomber, ne jamais faillir, pour ne pas faire tomber.
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Sam 28 Juil - 13:19

Merci CA de rappeller ces moments de bravoure,

je voudrai rajouter, simplement un détail important sur le poser de la 3è Cie, les rebelles feignant de se rendre (mains en l'air) se sont rapprochés des éléments du 9è.., et manoeuvrant au sifflet se sont couchés laissant se découvrir des piéces de FM et une deuxième vague donnant l'assaut, trois ou quatre assauts ont été donnés tandis qu'ils complétaient l'encerclement, le capitaine a ordonné le regroupement et la percée au sud.....
pertes amies entre le 28 avril et le 4 mai : tués : 66 ; blessés 132
pertes rebelles : 515 ; prisonniers : 46

il est à noter pour le fun que ce jour (29/04) le caporal-chel de Bethencourt Edouard fût blessé c'est le fils de la famille propriétaire de l'Oréal, une grande fortune de notre pays, tout ça pour dire que certains jeunes de ce pays savait ce que voulait dire "SERVIR" et non se faire planquer!
en 1998, pour le dernier repas national du NEUF, ne pouvant être là parce qu'en Afrique, il a adressé un chèque de 40.000 frs pour améliorer l'ordinaire des anciens. Et c'est vrai ce fût un sacré repas ! Bien entendu on lui a porté un toast.
C'est ça aussi l'Esprit PARA.

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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Sam 28 Juil - 14:01

Le Sergent LASNE ainsi que le Lieutenant SABOUREAU décrivent ainsi l’action qu’ils ont vécue :

« Après un vol d’une vingtaine de minutes, nous sommes posés sur le Djebel Mouadjène. La végétation est dense, petits arbustes et buissons plus ou moins desséchés. La visibilité est réduite. Le largage est assez mouvementé. Le Capitaine BEAUMONT embarque dans la première rotation des 6 « bananes » (hélicoptères) du GH2 de Sétif, avec la 1e section du Sous-Lieutenant THIERRY et sa section de « commandement ».Quelques instants après embarquent dans la première « banane » de la 2e rotation le Lieutenant SABOUREAU chef de la 2e Section, sa petite « commandement » et une équipe. Suivent dans la 2e, le Sergent MANNEVILLE avec le reste de la voltige et dans la 3e, le Sergent LASNE avec le groupe feu. Ensuite, la 3e Section de CHATAGNO avec ROUCHETTE.

« Les deux premières « bananes » se posent sans encombre, mais la suivante se fait sérieusement accrocher et le reste du largage qui ne peut plus être interrompu, se passe sous un feu nourri. Certains appareils rentreront criblés de balles. Un parachutiste est blessé avant d’avoir sauté. Il sera d’ailleurs de nouveau touché sur le terrain quelques instants plus tard. Nous bondissons vers le Capitaine aperçu au bord de la clairière. Il est debout et essaie « d’accrocher » les appuis avec un SCR 536 (son SCR 300 est déjà détruit). Il serre avec un foulard une blessure au cou qui ruisselle sur sa tenue « J’ai été blessé deux fois, me dit-il » comme un constat sans gravité « Allez dégagez THIERRY ! ».

« Le reste de la section n’a pas encore rejoint. Nous pénétrons à quelques-uns dans les fourrés et tombons immédiatement sur des corps de gars de la 1e Section. De grosses grenades à fusil, atterrissent lentement et déchiquètent les arbustes dans une envolée de feuilles et de branches. J’arrive à hauteur de THIERRY. Quelques-uns de ses hommes entourent son corps, désorientés par la mort de leur chef. A ce moment-là la densité du feu semble faiblir et permet de reprendre en mains les éléments de la 1e Section encore indemnes et de récupérer le reste de la 2e Section qui a rejoint.

« Que s’est-il passé ? Nous sommes tombés en plein dispositif ennemi. Très supérieurs en nombre, très bien équipés et armés, les fellaghas dissimulés dans les arbousiers ont usé d’un stratagème. Notre habitude de l’emporter sur l’adversaire est telle que lorsque, à quelques mètres, les rebelles se découvrent, vision impressionnante de casquettes kaki et feignent de se rendre les bras levés, nos parachutistes cessent de tirer et se lèvent pour les capturer. A ce moment-là, un coup de sifflet strident déclenche avec une violence extrême des tirs à la cadence très rapide de mitrailleuse MG 42 – excellente arme allemande qui équipe fréquemment l’ALN – qui déciment les nôtres.

« Maintenant entièrement posée, la compagnie, soit environ 90 hommes, est complètement encerclée, ce qui gêne l’aviation. Les combats se déroulent à courte distance, presque au corps à corps, sans liaison entre les sections et avec des initiatives individuelles d’officiers, de sous-officiers et même d’hommes de troupe. Les actes d’héroïsme ne se comptent plus.

« Les rescapés des différentes sections, après avoir ferraillé au corps à corps, se retrouvent sur un espace découvert autour du Capitaine BEAUMONT grièvement blessé à la tête mais continuant, soutenu par son radio, la liaison avec le P.C. Les cadavres jonchent le sol et nous récupérons sur eux les chargeurs qui commencent à faire défaut.

« Le Capitaine BEAUMONT ordonne la percée vers l’oued proche, au sud. Il est tué après avoir donné ses derniers ordres et après avoir demandé par radio un impossible parachutage de munitions. Son radio le Chasseur DESMARES, meurt à ses côtés. La fin de la 3e Compagnie approche. Déjà beaucoup sont tombés. Le Sergent PFENDER, le Sergent COLLE, l’idole de ses hommes qui l’auraient suivi n’importe où et dont la perte est très lourde ; le Sous-Lieutenant THIERRY, chef remarquable en même temps que séminariste, au visage enfantin, l’anti-thèse du para tel qu’il est souvent présenté par certains ; le 2e Classe BRISWALTER, fustigeant ses camarades et ne voulant pas céder un pouce de terrain, le Caporal ANDREJAK qui, avant de mourir, cache son canon de 57 dans les buissons, le 2e Classe RIOTON, tireur au fusil-mitrailleur, tué à sa pièce au moment où il protégeait le regroupement de la compagnie ; beaucoup d’autres encore dont les noms ne peuvent tous être cités ici.

« A la tombée de la nuit, quand tout le bouclage est en place, le Colonel BUCHOUD demande aux survivants regroupés d’aller chercher le corps du Capitaine resté sur le terrain : « Les parachutistes n’abandonnent pas le corps de leur chef. Nous allons ensemble chercher votre Capitaine ». Tous ces hommes, qui viennent de s’en tirer miraculeusement, repartent sans hésiter derrière le Colonel. Mais la nuit et le nombre d’unités sur le terrain empêchent l’opération de se poursuivre. A ce moment-là le Capitaine GUEGUEN qui vient de s’installer appelle le Colonel : « Je suis près de BEAUMONT, sa main est dans la mienne et je l’ai interrogé « BEAUMONT veux-tu rester ta dernière nuit sur le terrain en soldat avec tes camarades ou préfères-tu la passer à la morgue de Souk-Ahras ? », j’ai cru l’entendre répondre qu’il préférait être avec nous ».

La manœuvre convergent de la 2e Compagnie du 9e R.C.P. (Capitaine GUEGUEN) renforcée par la 1e Compagnie du 1e REP (Capitaine GLASSER) qui vient directement de la Guelma, force aux prix de pertes assez sévères l’encerclement de la 3. Participent à l’action : l’escadron du 152e RIM (Capitaine COLLOMB) qui arrive le long de la crête, de toute la vitesse de ses chars ; la 4e Compagnie du 9e R.C.P. (Lieutenant LEFUR) qui, sur écoute radio, vole au secours de la compagnie accrochée ; et l’unité du Lieutenant CLEMENCIN qui monte au feu en venant du poste de la Tuilerie, dans l’oued Chouk. Les survivants de la 3e Compagnie peuvent ainsi se dégager.

Il est 18h. La 3e Compagnie vient de perdre 28 hommes ; elle compte également 28 blessés.
Mais dans la zone intéressée, l’adversaire est fixé. Il est sous notre feu. Tout mouvement lui est interdit. L’affaire n’est pas terminée pour autant. Il ne reste que deux heures de jour durant lesquelles un bouclage serré et sans failles devra être mis en place pour briser toutes les tentatives de fuite.

Le seul plan qui s’impose est de fermer la zone à l’est par le barrage électrifié, en le faisant surveiller par des patrouilles mobiles blindées, et de continuer le bouclage au nord et à l’ouest par un cordon d’unités disposés tout le long de la route de Souk-Ahras à Sédrata, soit 10 à 15 Kms qu’il faut tenir pour envelopper suffisamment le terrain. Au sud, sur le Mouadjène, la nasse sera fermée en tous terrains par les unités (deux compagnies du 9e R.C.P., le 14e RCP, le I/152e) maintenues sur place en fin de journée.

Le Général VANUXEM est sur le terrain et assume le commandement de l’ensemble. Les unités affluant de toutes parts sont placées en bouclage au fur et à mesure de leur arrivée. Six bataillons d’infanterie, trois régiments de parachutistes, la valeur d’un groupe blindé, soit plus de trente compagnies ou escadrons, prendront place au coude à coude dans ce dispositif d’interception de nuit.

A 20h, cependant, aux approches de la nuit, un trou de plusieurs kilomètres est béant. Le 1e REP qui est en route, venant de Guelma doit l’occuper. L’échec peut venir de cette brèche qu’il faut colmater d’urgence. C’est là que se situe le stratagème du 9e R.C.P. Le Colonel BUCHOUD fait disposer tous les véhicules vides de son régiment (150 jeeps, camionnettes, camions) à intervalles de 20 à 30 mètres. Chaque véhicule, défendu par un seul chauffeur, l’arme à la main, a les phares allumés et tournés vers le terrain à surveiller. La chance est de notre côté la nuit est claire.

Le Général VANUXEM fait compléter ce plan de feu lumineux par des projecteurs de DCA qu’il a fait venir de Bône et qui sont mis en batterie sur une hauteur pour éclairer les fonds et interdire tout mouvement. A 21h, le bouclage est en place. Il va se révéler efficace puisque, dans la nuit, six tentatives de franchissement seront repoussées.

La fin de l’affaire est simple. Au lever de la journée du 30 Avril, jour de fête pour la Légion, honneur devait être laissé au 1e REP qui, encadré de quelques unités, a serré la nasse comme un point se ferme et pressé l’adversaire sur le barrage électrifié infranchissable, où il le détruira.
En fin de journée, les pertes rebelles se chiffraient par 257 tués et 11 prisonniers, tandis que 10 mitrailleuses, 11 FM, un mortier, 4 armes anti-chars et 265 armes individuelles étaient récupérées.
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Sam 28 Juil - 15:19

Merci CA de ce complément,
c'est comme si j'entendais SABOUREAU me le raconter comme il y a quelques années....aprés le poser et la traitrise il ordonna le fameux tir rasant qui ne laisse aucune chance à l'adversaire.
Sgt Lasne fut d'ailleurs blessé.

Cette Bataille s'appelle la bataille de Souk Arrhas, une des, si ce n'est pas la bataille de la guerre d'algérie.

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MessageSujet: ouah   Sam 28 Juil - 15:31

quel homme !!!!

il ne perd pas comme ça !!!

paix à son âme !!!!!!
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Lun 30 Juil - 11:02

Virginie01 a écrit:
quel homme !!

ce que j'aime chez Virginie01 c'est le :"ouah" !

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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Lun 30 Juil - 11:43

le saviez vous déjà!
il y a un site sur la promotion st cyr du cpt Beaumont,je ne peux mettre le lien ,je ne sais pas comment procédé, alors jel'écris.
www.promocnebeaumont.fr/
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Lun 30 Juil - 12:16

Merci de l'info, j'ai été y faire un tour, trés intéressant.

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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Lun 30 Juil - 12:54

Oui, merci pour le lien
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MessageSujet: réponse   Lun 30 Juil - 13:58

Aokas a écrit:
Virginie01 a écrit:
quel homme !!

ce que j'aime chez Virginie01 c'est le :"ouah" !


Personnellement je suis admirative devant des gens comme lui !!!!

Il y en a d'autres, certes, mais OUAH !!!!

QUEL COURAGE !!!!!!

Et il ne s'avoue pas vaincu facilempent, un vrai guerrier !!!!

Imagine, il aurait pu faire le mort de façon à pouvoir ainsi épargner sa vie, se faire soigner, mais non, il a persisté dans le feu de l'action !!!!!

Ce sont des gens comme cela que j'aime !!!!

Paix à son âme !!!
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Lun 30 Juil - 14:13

Merci pour lui , VIRGINIE , c'était un grand HOMME !!!!!!!
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Mer 12 Déc - 12:46

je revis l histoire de mon régiment super merci.
quelle combatant mais ça pas besoin de le dire tous le monde le sais
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   Mer 9 Juin - 16:56

Je crois que la ville TOUL fait des "couillus"! Pardon pour la vulgarité mais le mot va bien à ce genre d'individu.
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MessageSujet: Re: Le Capitaine Serge BEAUMONT   

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