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 A tous seigneurs tout honneur

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MessageSujet: A tous seigneurs tout honneur   Dim 24 Aoû - 10:20

Bataille de Camerone


Introduction
Pendant l'expédition française au mexique en 1863, l'armée française était entrain d'assiéger Puebla. Ainsi, un convoi français fut envoyté et parti du port de veracruz un 29 avril 1863. Ce convoit contenait beaucoup de méteriel pour sièger, de vivres et de 3 millions en numéraire.
Ayant peur que ce convoit soit attaqué, le colonel Jeanningros, commandant du Régiment étranger décida d'envoyer la 3 ème compagnie en éclaireur afin de vérifier les allentours de Palo Verde avant l'arrivée du convoi.
Ce sera environ 62 fantassins et 3 officiers de la 3 ème compagnie du régiment qui seront envoyés pour assurer l'arrivée du convoi.
La campagne avant la bataille
La compagnie n'ayant pas eu d'officier disponible à cause de la fièvre jaune qui avait touché de nombreux membes du corps expéditionnaire, le captitaine Jean Danjou se porta alors volontaire pour la commander. D'autres le suivirent comme les sous-lieutenants Jean Vilain et Clément Maudet.
Le colonet Milan fut alors averti de leur passage et mis ses troupes en alerte. Une armée composée d'environs 1200 fantassins et 800 cavaliers mexicains.

( Le capitaine Jean Danjou )
[
Premiers affrontements

Les ordres du capitaine Danjou sont de pousser jusqu’à Palo Verde (35 km) puis de revenir. Il ne s’agit donc pas d’attendre le convoi en provenance de Vera Cruz mais de repérer, voire de disperser, les éventuels guérilleros. Les opérations menées les jours derniers par les cavaliers de la contre-guérilla du colonel Dupin font état d’une absence presque complète d’activité chez l’ennemi.


Le convoi pour Puebla

L
a 3e compagnie se rassemble vers minuit et demi à Chiquihuite. A deux heures et demi, elle fait halte une demi-heure à Paso del Macho, tenu par la compagnie du capitaine Saussier. Celui lui propose le renfort d’une section que Danjou refuse avant de reprendre sa route. Vers cinq heures le jour se lève. A sept heure, après avoir traversé le village désert de Camerone, Palo Verde est atteind puis dépassé. Repérés par quelques cavaliers juaristes dès leur arrivée à Paso del Macho, les légionnaires ont continué à progresser. Puis ils regagnent Palo Verde où ils font une pause au bord de la rivière pour se restaurer.
Alors que le café est en train de bouillir, le gros de la cavalerie mexicaine se présente à découvert. Le capitaine Danjou décide un repli immédiat. Son intention première est de se rapprocher de la compagnie de Saussier, à Paso del Macho. Un de ses hommes est blessé par un coup de feu en arrivant sur la route. Il adopte alors un dispositif similaire à celui de l’aller : une section de chaque côté de la route, une escouade en arrière-garde à cent mètres, une escouade et les deux mulets sur la route avec lui.
Cette manœuvre inquiète le colonel Milan dont le gros des forces est installé à La Joya, au nord de la route. Il décide alors de faire anéantir la petite colonne par sa cavalerie. Danjou fait former le carré à ses hommes et attend que les cavaliers soient à quelques dizaines de mètres pour commander le feu.

Formant le carré, les légionnaires resistent à une premiere puis une seconde charge de cavalerie juariste.

La charge est brisée nette. Malheureusement, il a fallut laisser partir les deux mulets rendus fous par le bruit du combat. Tout le ravitaillement est perdu. Les légionnaires en profitent néanmoins de confusion dans les rangs ennemis pour traverser la route. Ils franchissent un talus et une haie de cactus. Mais l’obstacle ralenti à peine les poursuivants et il faut de nouveau former le carré.
Une salve aussi meurtrière que la précédente dispersent des assaillants cette fois moins déterminés. Plutôt que de rejoindre Paso del Macho, Danjou choisit alors de fixer l’ennemi en occupant Camerone. Une charge à la baïonnette aux cris de vive l’empereur permet aux légionnaires de se frayer un chemin à travers les rangs ennemis.
Ils se retranchent dans l’hacienda qui jouxte le village. Celle-ci est en très mauvais état. L’enceinte de 50 mètres sur 50 mètres est formée par un mur épais, haut de trois mètres, avec deux portes cochères à l’Ouest et une grande brèche à l’Est.

Manoeuvres et combats avant le repli dans l'hacienda






Le bâtiment principal se situe dans le coin Nord-Est, le long de la route. Il comporte un étage déjà occupé par quelques Mexicains qu’il sera impossible de déloger. A l’opposé, un hangar délabré court le long du mur Est. Aussitôt les légionnaires organisent la place pour la défense : portes et brèche sont barricadées, des créneaux sont aménagés pour faciliter le tir. Les outils, laissés au cantonnement pour alléger la colonne, font défaut.

Les Mexicains encerlèrent et bloquèrent les pièces du re de chaussée et empêche l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki observe les mouvement de l'ennemi en se cachant sur le toit du bâtiment principal. Vers 10h00 du matin, la fatigue, la soif et la faim commence tout doucement à toucher les hommes du capitaine Danjour. Un officier mexicain leur propose alors de se rendre mais le capitaine s'y refuse et voila ce qu'il lui répond : " Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas!"

Il fait ensuite jurer à ses hommes de se battre jusqu'au bout pour la France. Pour obliger les legionnaire à sortir, les mexicains mettèrent le feu à l'hacienda pendant que d'autres essayent de pénétrer dans la pièce tenue par les legionnaires.







A mi-journée, le capitaine Danjou tombe d'une balle en plein coeur, c'est alors que le commandement revient au sous-lieutenant jean Vilain. Les mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers 14h00, c'ets au tour de Jean vilain de tomber, frappé d'une balle en plein front, ce sera alors le sous-lieutenant Maudet qui prendra le commandement mais ce sera de courte durée car celui-ci sera à son tour touché d'une balle.
Après ces longue heures de combats, il ne reste plus que 12 hommes en état de se battre. C'est à ce moment là que le colonel mexicain rassembla ses hommes pour finir le combat et leur dire que ce serait la honte de ne pas arriver à battre cette poignée de braves.

L'ultime assaut est alors donné avec les derniers hommes prêt à se battre; le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine et les légionnaires Catteau, Wensel et Constantin. Au signal de l'officier, ceux-ci foncèrent, la baïonnette au fusil.
Catteau meurt en voulant protéger son sous-lieutenant qui sera lui même blessé à deux reprises. Un officier mexicain ordonne aux survivant de se rendre mais Maine répond :
« Nous nous rendrons si vous nous faîtes la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
« On ne refuse rien à des hommes comme vous » répondit le colonel mexicain Cambas.

En outre un monument fût élevé en 1892 sur l'emplacement du combat. Il porte l'inscription :



ILS FURENT ICI MOINS DE SOIXANTE


OPPOSÉS À TOUTE UNE ARMÉE.


SA MASSE LES ÉCRASA.


LA VIE PLUTÔT QUE LE COURAGE


ABANDONNA CES SOLDATS FRANÇAIS -


À CAMERONE LE 30 AVRIL 1863


Depuis, lorsque les troupes Mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

Un monument humble mais émouvant :
la stèle en gros plan avec le texte en latin à côté de la traduction comme légende.

Son état de délabrement, incita le colonel Pénette, un ancien officier de Légion, lors d’une visite de recueillement en 1948, à œuvrer pour la construction d’un nouveau monument. L’accueil enthousiaste fait à ce projet, tant au sein de la Légion que parmi les plus hautes autorités mexicaines, déboucha sur une réalisation grandiose, où fut célébré le centenaire de Camerone. L’inauguration de l’ouvrage définitif eu lieu le 15 décembre 1965. Chaque année l’armée mexicaine vient rendre hommage, devant ce monument, aux hommes tombés ce jour-là, Français comme Mexicains. Des détachements français se joignent régulièrement à eux. Avec le temps cette cérémonie est devenu le symbole d’un rapprochement entre le Mexique et la France.
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MessageSujet: Re: A tous seigneurs tout honneur   Dim 24 Aoû - 11:23

Merci Obélix
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MessageSujet: Re: A tous seigneurs tout honneur   Dim 24 Aoû - 14:17

Merci OBELIX !!!!
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MessageSujet: Re: A tous seigneurs tout honneur   Dim 24 Aoû - 14:49


Merci Obélix
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MessageSujet: Re: A tous seigneurs tout honneur   Dim 24 Aoû - 15:23

MERCI Obelix59
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