Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis !

Forum pour Parachutistes et Sympathisants de par le Monde
 
AccueilPortailFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 EMIA : Promotion Général Le Boudec .

Aller en bas 
AuteurMessage
Commandoair40
Admin
avatar

Masculin
Nombre de messages : 14358
Age : 72
Emploi : Patriote Français & Sécessionniste.
Date d'inscription : 07/11/2014

MessageSujet: EMIA : Promotion Général Le Boudec .   Jeu 25 Oct 2018 - 16:39

"Pour notre Ami Gus , dit Brétirouge ."

EMIA : Promotion Général Le Boudec .




La 57ème promotion de l'EMIA porte le nom de général Lucien Le Boudec.

Description Héraldique de l'insigne

Bouclier d'azur timbré en chef d'une plaque de grand-croix de la Légion d'honneur hissant de l'écu et broché à dextre d'une aile stylisée d'argent ; broché d'une carte d'Indochine aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE chargée en chef d'une croix de Lorraine tréflée de gueules.  

Accompagnée à dextre d'une chimère de sable armée d'un poignard, en chef de deux étoiles d'argent, et brochée d'un sabre à la lame chargée du grade et du nom « GAL LE BOUDEC » à la poignée brochant l'écusson aux armes des parachutistes des troupes de marine.



Enfance, engagement et Campagne de France

Lucien Le Boudec nait le 18 janvier 1923 à Paris, à l’hôpital Saint-Louis .

Né de père inconnu et de milieu très modeste, il est rapidement contraint d'interrompre ses études, bien qu'ayant été lauréat du Concours Général.

Devenu instituteur pour pouvoir préparer par correspondance le concours d’Ingénieur des Travaux Publics, il veut échapper au STO en 1944, et rejoint le maquis de Saint-Marcel (Morbihan), où il s’engage comme volontaire au 8e Bataillon FFI du Morbihan en opération sur le front de Lorient.

En novembre 1944, son bataillon FFI est dissous pour devenir le 4e escadron du 19e régiment de dragons.

Il alterne alors les séjours d'instruction en garnison à Pontivy, et une présence en ligne sur le front de la Poche de Lorient.

Armistice et Écoles militaires

Premier séjour en Indochine

Une fois l'armistice signé, son unité est rattachée au Régiment colonial de chasseurs de chars qui est envoyé à l'été 45, en occupation à Dornhan en Allemagne (district de Rottweil).

Nommé successivement brigadier, brigadier-chef et maréchal-des-logis, il est détaché pour préparer le concours d’entrée à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan.

Il intègre l’EMIA en mars 1946 (promotion Indochine), et à l’issue de sa scolarité, choisit l’arme de l’Infanterie coloniale (spécialité « Arme blindée cavalerie ») puis rejoint l'école d’application de l’ABC à Saumur en mars 1947.

En mars 1948, nommé sous-lieutenant, il est affecté à la Ire Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes cantonnée à Vannes-Meucon où il devient moniteur parachutiste.

Affecté au 6e Bataillon colonial de commandos parachutistes, ancêtre du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, il embarque pour l’Indochine en juin 1949.

Il sert d'abord en Annam, dans la région de Hué, à la tête d'un groupe de commando, puis, nommé lieutenant, il est détaché de son unité, pour prendre le commandement du centre d'entrainement de saut de la base aéroportée de Saïgon.

Au total, ce premier séjour durera deux ans.

Il y recevra une blessure au combat et trois citations.

Second séjour en Indochine

En juin 1952, Lucien Le Boudec est volontaire pour un second séjour en Indochine.

Il est réaffecté au 6e Bataillon de Parachutistes coloniaux, devenu le 6e BPC, commandé alors par le chef de bataillon Marcel Bigeard.

L’unité sera très vite connue sous le nom de « Bataillon Bigeard ».

Il participe aux Combats de Tu Lê, en octobre 1952, au terme duquel il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre exceptionnel.

En 1953, il participe à l'opération de Lang Son (Opération Hirondelle), à la prise de Diên Biên Phu (Opération Castor).

Nommé commandant de compagnie, fin 53, il participe à la tête de la 6e CIP (6e compagnie indochinoise de parachutistes) aux opérations de Ban Na son Khone, SeNo et Cat-Bi, avant d'être parachuté une seconde fois sur Dien Bien Phû, le 16 mars 1954.

Durant les cinquante jours de la bataille de Diên Biên Phu, il sera blessé quatre fois, nommé capitaine à titre exceptionnel, puis officier de la légion d’Honneur à titre exceptionnel (JO du 10 février 1955 pour prendre rang du 7 mai 1954).

Prisonnier des Viêt-Minhs à la chute du camp retranché4, il subira quatre mois de captivité et une marche de plus de 700 kilomètres, au cours desquels plus des deux-tiers de ses frères d'armes prisonniers seront décimés.

Il est ibéré à Việt Trì le 2 septembre 1954 et rapatrié un mois plus tard.

Au terme de ce second séjour en Indochine, il totalise six nouvelles citations.

En février 1955, il est affecté à la Ire Demi-brigade de parachutistes coloniaux de Bayonne, puis en mars 1956, à l'escadron de jeeps armées du 3e BPC cantonné à Bône en Algérie.

En septembre 1956, il participe à l'opération de Chypre, qui devait être préalable à l’expédition de Suez.

Il reçoit deux nouvelles citations, avant de demander sa mutation en métropole.

Carrière en métropole et outre-mer

En décembre 1957, il prend le commandement de la compagnie d’instruction de la Ire Demi-brigade de parachutistes coloniaux, à Bayonne.

De 1960 à 1963, il est affecté comme chef d'État-major au 7e régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Dakar (Sénégal)

De 1963 à 1965, il est affecté comme directeur de l’instruction combat à l’ETAP (École des troupes aéroportées), à Pau. Il est promu chef de bataillon et commandeur de la Légion d’Honneur.

De 1966 à 1968, il devient officier TAP et directeur de l'éducation physique et sportive aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

Promu lieutenant-colonel, il commande de 1968 à 1970, le 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, cantonné à Ivato (Madagascar)

De 1971 à 1973, il devient directeur de l’instruction à l’École Interarmées des Sports de Fontainebleau. Il est promu colonel.

De 1974 à 1976, il est affecté comme Directeur de l’assistance militaire technique à N’Djamena (Tchad).

De 1976 à 1980, il est affecté comme commandant adjoint de la 2e division blindée (2e DB), cantonnée à Saint-Germain-en-Laye, puis à Versailles. Nommé général de brigade, il intègre le 18 janvier 1980, la deuxième section des officiers généraux.

Deuxième section

Placé en deuxième section, Lucien Le Boudec sera par trois fois décoré par un Président de la République.

Le 16 septembre 1980, il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur par Valéry Giscard d’Estaing (décret du 7 juillet 1980).

Le 16 octobre 1998, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de l’ordre national du Mérite par Jacques Chirac (décret du 30 avril 1998),

Le 30 novembre 2009, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy (décret du 11 mai 2009).

De 1984 à 1994 , Lucien Le Boudec préside l’amicale des anciens du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, héritier du 6e BPC.

En septembre 2012, il fait don de ses souvenirs cinématographiques d'Indochine à l'Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD).

Atteint de deux cancers, et au terme d'un dernier long combat contre la maladie, le général Le Boudec s’est éteint le 19 août 2013, à l’hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé (Val-de-Marne).

Ses obsèques ont été célébrées aux Invalides le 26 août 2013.

Après une messe en la cathédrale Saint-Louis, les honneurs militaires lui ont été rendus dans la Cour d'honneur des Invalides en présence des plus hautes autorités militaires et du drapeau du 2e RPIMa, régiment dont il avait été chef de corps.

Le général Le Boudec a été inhumé aux côtés de son épouse au cimetière des arches de Louveciennes (Yvelines).

Source : promotions-emia

Petit Gala 2018 - promotion Général Le Boudec



Chant promotion Général Le Boudec



La promotion GAL Le Boudec saute en Tenue de Parade





 

     

___________________________________ ____________________________________

Sicut-Aquila

 



“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

Revenir en haut Aller en bas
bretirouge
modérateur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 16058
Age : 82
Emploi : retraité actif
Date d'inscription : 29/07/2010

MessageSujet: Re: EMIA : Promotion Général Le Boudec .   Jeu 25 Oct 2018 - 20:42

Quel plaisir que tu viens de me faire  mon frère JP !!  Alors que j'attends un mot de Le Boudec fils, qui m'a promit le CD et l'écusson de la promo ! je pense qu'il a oubliait ?  Car c'est un homme très bien !!  Je vais écouter

___________________________________ ____________________________________

3 ans chez Bigeard
N° 110396
Revenir en haut Aller en bas
http://blogdegustave-3rpc.over-blog.com
Papa schulz
Admin
avatar

Masculin
Nombre de messages : 11400
Age : 58
Emploi : Apéro à plein temps!
Date d'inscription : 23/10/2007

MessageSujet: Re: EMIA : Promotion Général Le Boudec .   Ven 26 Oct 2018 - 4:57

           

   Respect ! 

___________________________________ ____________________________________

Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors ce qui compte, c'est d'avoir le moral !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: EMIA : Promotion Général Le Boudec .   

Revenir en haut Aller en bas
 
EMIA : Promotion Général Le Boudec .
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La promotion « Général Bigeard » de l’Ecole militaire interarmes solidaire des blessés de l’armée de Terre
» La promotion TITANIC
» Enseignement et Promotion du Normand
» M2 METIERS DU LIVRE / DIJON / PROMOTION 2012-2013
» Promotion de l'ENSOA de St Maixent du 3 au21 /12/2012

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis ! :: HISTOIRE DE NOTRE PATRIE :: Les personnages remarquables (Civils & Militaires)-
Sauter vers: