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 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied .

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Commandoair40
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MessageSujet: 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied .   Ven 8 Juin 2018 - 22:07

10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied



Le 10e BPCP est une unité parachutiste éphémère de l'armée de terre qui a combattu en Indochine au début des années 1950.

Création et différentes dénominations

Démobilisation du 10e BCP (10e bataillon de chasseurs à pied) en 1940

Création du 10e BCP le 1er octobre 1946.

Le 10e BCP devient le 10e BPCP (bataillon parachutiste de chasseurs à pied) le 1er mai 1947.

Le 10e BPCP devient le 10e GPCP (groupement parachutiste de chasseurs à pied) le 1er octobre 1950.

Le 10e GPCP redevient le 10e BPCP le 1er mars 1951.

Dissolution du 10e BPCP le 31 août 1952.

Création en 1954 d'un nouveau 10e BCP dissout en 1997

Historique des garnisons, campagnes et batailles


Maroc

Sous les ordres du capitaine Proudhon, le 14 septembre 1946, arrive au Maroc un détachement constitué à partir des 1re, 5e et 7e demi-brigades de chasseurs.

Le 10e BCP (10e bataillon de chasseurs à pied) est officiellement créé le 1er octobre, au camp Deslandes à Ouezzane (Maroc) à partir de cet élément précurseur.

Le commandant Ollion en prend officiellement le commandement fin novembre.

Rattaché au 1er régiment de choc le 22 janvier 1947, il devient le 10e BPCP (10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied) le 1er mai 1947 et constitue, avec les 1er et 2e BPC (bataillon parachutiste de choc), le troisième bataillon de la 42e demi-brigade parachutiste du groupement aéroporté no 2 (GAP 2) de la 25e DAP.

Algérie

À la dissolution du GAP no 2, le 15 juillet 1948, le 10e BPCP est rattaché à la 41e brigade parachutiste à Philippeville avec les 1er et 3e bataillons du 1er RCP qui rentrent d'Indochine.

Indochine

Désigné pour remplacer le 2e bataillon du 1er RCP qui doit rentrer d'extrême orient, il voit son contingent d'appelés remplacé par des hommes en provenance de toutes les unités parachutistes.

Il embarque à bord de l'Athos II à Bizerte , en Tunisie, le 9 août 1950 et arrive à Saïgon le 7 septembre.

L'unité, commandée par le chef de bataillon Michel depuis août 1949, compte alors 495 hommes répartis dans 4 compagnies.

Affecté au GLAP (groupement léger aéroporté), le bataillon rejoint Hanoï au Tonkin à partir du 10 septembre où il restera affecté jusqu'à son retour en métropole.

Le 1er octobre, il change de dénomination pour devenir le 10e GPCP et reçoit en renfort la compagnie de marche du 1er RCP.

Sa constitution et son encadrement sont alors les suivants :

compagnie de commandement (CCB) - Lieutenant Goria - 220 hommes;
   
groupe de commandos du capitaine Renault - 202 hommes;
   
groupe de commandos du capitaine Laurens - 202 hommes;
   
groupe de commandos indochinois du capitaine d'Harcourt - 195 hommes.

Jusqu'à la fin de l'année 1950, le 10e GPCP opère principalement dans le delta tonkinois (Thai Binh, Phat Diem, Phu-To).

Le 10e chasseur gagne sa première citation, à l'ordre de l'Armée, à Vinh Yen en janvier 1951.

Pour son action, son fanion est décoré de la croix de guerre des TOE.

Le 6 octobre, le 10e saute pour dégager le poste de Nghia Lo.

Entre-temps le bataillon a repris sa dénomination d'origine le 1er mars 1951.

Ses 3 compagnies portent les numéros 19, 20 et 10e CIP.

En 1952, le bataillon est incorporé au Groupe Mobile no 4 du colonel Vanuxem avec lequel il opère sur la Route Coloniale no 1 vers Bacninh.

À sa dissolution, le 31 août 1952, tandis qu’une partie du bataillon rentre en Métropole les effectifs non rapatriables aident à la formation du 3e BPVN.

Durant le conflit, l'unité a perdu 59 tués donc 4 officiers .

Traditions

Devise

Faire face toujours.

Cette devise, inscrite sur le fanion et sur l'insigne du bataillon, fut adoptée par le chef de bataillon Gouvello en septembre 1936.

Elle remplace la précédente qui était :

Le premier à l'attaque, le dernier à la retraite .


Insigne

Le 10e BPC conserve l'insigne de 1932 qui comprend un corps de chasse, symbole des chasseurs, une croix de Lorraine et une licorne dressée rappelant respectivement les armoiries de Saint-Dié et de Saverne où il fut en garnison entre 1873 et 1914 et entre 1922 et 1939.

Drapeau

Le bataillon reçoit son fanion à Bougie (Algérie) le 13 janvier 1949. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes:

Indochine 1950-1952

Décorations

Il reçoit des mains de de Lattre la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme le 14 juillet 1951 à Hanoï.

Il obtient la fourragère et sa seconde citation après sa dissolution.

Chefs de corps

11/1946 - 08/1949 : commandant Ollion.
   
08/1949 - 12/1949 : commandant Buchoud.
   
12/1949 – 02/1951 : commandant Michel.
   
02/1951 – 03/1952 : capitaine Weil.
   
03/1952 – 08/1952 : capitaine Chaudrut.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon

8 août 1951 à Nhu Tinh (région de Ninh Giang)
   
5 octobre 1951 parachuté à Nghia Lo
   
10 décembre 1951 parachuté sur Phat Diem
   
Son plus grand fait d'armes est la bataille de Vinh Yen en janvier 1951.


10ème BPCP le 14 juillet 1951 à Hanoï

Pour votre information et pour mon Ami Gus  Wink  je vous transmets cet extrait des mémoires du Général Le Boudec qui relate un fait concernant le drapeau des Chasseurs .



" Au mois de juillet 1951, j’arrivais au terme de mon premier séjour en Indochine. J’étais “rapatriable”.

Or comme j’avais la chance d’entretenir les meilleures relations avec la base aérienne de Tan Son Nhut, son chef, le colonel Brunet, me fit une fleur et me proposa de rentrer en France sur un Junker envoyé en révision.

Les Junkers étaient alors les avions de transport militaires les plus utilisés..

C’étaient des trimoteurs allemands en tôle ondulée, récupérés après la guerre. L’usage voulait que leurs contrôles techniques soient réalisés en Indochine, mais que leurs révisions soient faites en France.

Chaque mois, à tour de rôle, l’un de ces avions était donc envoyé en métropole. Le vol s’effectuait de jour, sous forme de sauts de puce, avec escale chaque soir dans une ville différente.

C’était un voyage parfaitement inconfortable, mais absolument extraordinaire pour ses sept escales aux noms de rêve : Calcutta, Karachi, Bassora…

Les rares chanceux embarqués à bord récupéraient en général pendant leurs heures de vol, leurs nuits blanches passées à vadrouiller à travers ces cités légendaires.

Le Junker que je devais prendre devait décoller le 1er août, or, coup sur coup, deux Constellations se sont écrasés à Bahreïn.

Ces grands quadrimoteurs assuraient le transport valise diplomatique venant d’être par deux fois détruite, il fallut d’urgence la réexpédier et lui trouver un convoyeur.

Étant le premier officier sur le départ, je fus débarqué de mon voyage en Junker et inscrit d’office sur le Constellation qui devait décoller le même jour.

Avant le départ, on me fit signer toutes sortes de documents et de décharges et, outre plusieurs sacs de courrier scellés, on
me confia “le Drapeau des Chasseurs”.

Cette précision suppose explication : il faut savoir qu'il n’existe qu’un seul drapeau des Chasseurs dans toute l’Armée
française, en témoignage de l’unité et de la cohésion de ce Corps prestigieux.

Ce drapeau est décoré de la Légion d’Honneur, de la médaille militaire et de nombreuses Croix de Guerre.

Le général de Lattre l’avait fait venir à Hanoï pour défiler le 14 juillet, afin de saluer l’engagement des Chasseurs au Tonkin.

Ce drapeau devait maintenant être rapatrié et on le confia au premier officier sur le départ.

Ce fut moi.

Le 1er août, au moment du décollage, il se trouve que le Junker que j’aurais du prendre devait s'envoler juste devant nous.

Je l’ai donc regardé la mort dans l’âme par le hublot.

Je l’ai vu faire sa manoeuvre, se placer en bout de piste, mettre les gaz, accélérer, prendre de la vitesse et... s’écraser !

Atterré, abasourdi, incapable de démêler l’incroyable enchaînement de chances et de malchances dont je venais de faire l’objet, j’ai entendu la tour de contrôle nous ordonner de décoller pour libérer les lieux et faciliter les secours.

Il nous a fallu survoler cette carlingue en feu...

Par la suite, j’ai appris que tout l’équipage et les personnes à bord, venaient de périr dans la catastrophe.

Le reste du voyage fut sans intérêt, si ce n’est de courtes escales techniques pour refaire le plein.

Mais une fois arrivé et avant de revenir à la vie civile, je me suis empressé d’aller remettre le drapeau qui m’avait été confié, si bien que depuis cet épisode, j’ai la secrète fierté d’être -je crois- le seul officier des Troupes de Marine à avoir eu l’honneur d’être pendant deux jours, “Porteur du drapeau des Chasseurs”.

Général Le Boudec

" Elevé à la dignité" éditions Lavauzelle 2013


 

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied .   Sam 9 Juin 2018 - 7:11

Merci mon JP, Je souviens effectivement de ce passage du livre de Le Boudec, qui je le rapelle fut mon capitaine durant presque 3 ans !

Une chance inouï de passer à travers les catastrophes !! Comment arrives-tu à dénicher tout çà ???

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MessageSujet: Re: 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied .   Sam 9 Juin 2018 - 12:06

Que de traditions, bel hommage en tout cas

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MessageSujet: Re: 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied .   

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