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 Préparations du Dday "06 Juin 1944"

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Commandoair40
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MessageSujet: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Sam 26 Mai 2018 - 21:36

L'opération Fortitude, le coup de poker des Alliés.

   
Au début de 1943, un général américain jusqu'alors inconnu arriva à la tête des forces expéditionnaires alliées en Europe, Dwight Eisenhower.

Il était l'homme de la situation très apprécié par ses capacités à monter de grandes opérations et atteindre ses objectifs.

Pendant que les Allemands montaient leur "mur", Eisenhower échafaudait son plan d'invasion.


Objectif:

A la fin de 1943 l'éminence d'un débarquement dans le Nord-Ouest de l'Europe ne pouvait plus être cachée , à la vue de la concentration des forces présentent en Angleterre .  

Il fallait intoxiquer les Allemands pour leur cacher le lieu exact de l'assaut, en  confortant certaines hypothèses émisent par le haut-commandement allemand.

* Au Nord: en faisant croire à l'hypothèse d'un débarquement en Norvège, celle-ci était soutenue par Hitler et son entourage. Ce plan fut alors nommé par les Alliés Fortitude Nord.

* Au Sud: faire croire que effectivement l'attaque se produirait dans le Pas-de-Calais, là où la distance maritime entre la côte anglaise et française est la plus mince. ( Fortitude Sud).

Lorsque le débarquement serait commencé il fallait absolument duper les Allemands pour leur faire croire qu'il ne s'agirait que d'une opération  secondaire, afin de retenir le plus longtemps possible les forces allemandes dans le Nord de la France et sur les autres points du Mur de l'Atlantique, et ainsi avoir la supériorité numérique.

Moyens mis en œuvre:


L'opération reposait sur une série d'activités majeures.

1) Création sur le sol anglais et ecossais d'unités fantômes, grâce à la mise en place de leurres et d'une intense activité    radio-électrique.

2) Des fuites contrôlées dans les canaux diplomatiques à travers les Etats neutres.

3) L'utilisation d'agents doubles chargés d'envoyer des informations contrôlées par les services secrets alliés aux services secret allemands.

Des mesures passives avaient été aussi prises.

Fortitude Nord opération Quicksilver.

Pour faire croire à l'hypothèse d'un débarquement dans le Pas-de-Calais, il fallait déplacer le centre de gravité des armées apparent dans le  Sud-Est de l'Angleterre, de l'île de Wright vers le Kent.

Un groupe d'armées américain fantôme, le premier groupe ( First United State Army Group, le FUSAG) avait été créé.

Parfaitement structuré avec à sa tête un général prestigieux, le bouillant George S. Patton, avec de fausses infrastructures et équipements comme des véhicules en caoutchouc et de l'artillerie en bois, jusqu'aux badges  d'épaule des "ghost divisions", crées pour la circonstance.

Ce premier groupe entretien une activité radio-électrique intense.

Fortitude Sud opération Skye.

Afin que l'hypothèse du débarquement en Norvège, soit crédible, les Britanniques avaient concentré leur IVe armée en Ecosse, essentiellement composée de la 52th Division et dont l'activité dans le cadre de Fortitude était principalement radio-électrique.

Les agents doubles.

Les Allemands disposaient d'environ 50 agents secrets en Grande-Bretagne, dont la plupart avaient été localisés, arrêtés puis retournés par le Mi-5.

Les messages qu'ils envoyaient à leurs officiers traitants en Allemagne, étaient rédigés par les services secrets britanniques, créant ainsi l'illusion qu'ils souhaitaient présenter aux Allemands.

Les agents doubles les plus importants étaient au nombre de trois:

* Garbo un espagnol.

* Brutus officier polonais..

* Tricycle, un avocat yougoslave.

Les fuites contrôlées diplomatiques.

 Pour pouvoir assurer la véracité de l'opération Skye, les diplomates britanniques avaient engagés des néogociations avec les Suédois pour obtenir certaines autorisations dont le droit pour des reconnaissances aériennes, le survol du territoire, et le droit que les avions britanniques qui viendraient à se poser en urgence soient ravitaillés.

Les bombardements augmentent dans le Pas-de-Calais.

Afin que les Allemands soient persuader de l'éminence du débarquement dans le Pas-de-Calais, les bombardements sont intensifiés sur certaines parties de la zone présumée.

Les villages de Portel et d'Equihen-Plage seront rayés de la carte subissant des destructions de 99 et 95%, et environ 600 civils seront tués sur la seule commune du Portel.

L'échelonnement des lieux de stationnement des troupes de la première vague loin dans le centre Nord-Est de l'Angleterre.

Une grande proportion des troupes américaines de la première vague se trouvait cantonnées dans la partie centrale du Nord de la Grande-Bretagne.

Les multiples avantages de ce positionnement, pouvaient faire croire que ces troupes composeraient la deuxième vague derrière le premier groupe factice (FUSAG) et les troupes anglo-canadiennes biens réelles renforçant ainsi la crédibilité de l'opération Quicksilver.

Les mesure périphériques autour de l'armada du débarquement.

* Dans la journée et la nuit du 5 juin, les bombardements sont brutalement renforcés sur la côte d'Opale et à l'intérieur des terres.

* Dans la nuit du 5 au 6 juin, une flottille de navires avec une haute activité de communications, biens visibles sur les radars    allemands se dirigent sur Dieppe.

* dans la nuit du 5 au 6 juin, les avions et les planeurs transportant les parachutistes se dirigent sur Dieppe, avant d'effectuer un  large virage sur la Manche et d'aborder les zones de sauts par l'Est.

Dans un même temps des faux parachutistes sont largués:


- Au Nord de l'estuaire de la Seine pour créer l'illusion qu'ils y ont bien sauté.

- Sur la région du Mont Saint-Michel, pour faire croire que les larguages principaux dans la région de Sainte-Mère-Eglise et sur l'estuaire de l'Orne ne sont la partie minime d'une attaque aéroportée de bien plus grande ampleur.

Conséquences de l'opération Fortitude.

Les Alliés pouvaient juger facilement l'efficacité de ces stratagèmes. Comme Ultra avait percé le codage de Enigma; assez tôt, les alliés pouvaient déchiffrer les réponses du haut commandement allemand à leurs actions.

Il est à peu près certain que les Allemands ont crus au véritable débarquement dans le Pas-de-Calais jusqu'au redéploiement de la XVe armée allemande face aux alliés en août 1944, et il  est plus que  probable qu'ils n'aient définitivement renoncé à cette hypothèse qu'en septembre.

Même si cette opération ne fut jamais une véritable action militaire à proprement parlé, ces actions mis bout à bout ont contribué à la réussite de l'opération Overlord, en obligeant les Allemands à garder une importante masse de troupes dans le Pas-de-Calais en réserve dans l'attente d'une improbable attaque, permettant ainsi aux alliés de maintenir et consolider leurs positions en Normandie.

Cependant elle n'a pas permis une offensive décisive aux Britanniques le long de la côte comme le prévoyait Montgomery et à obligé les Américains à percer au Sud, avant de reprendre la direction de l'Allemagne.



Ces véhicules en caoutchouc qui vus d'avions paraissaient réels aux observateurs allemands, ont permis de les leurrer.



Quelques hommes suffisent pour déplacer les leurres pour donner aux avions d'observations allemands l'illusion d'une armée réelle.



Ce bombardier n'est en fait qu'une réplique en bois parfaitement inoffensive.



Canons d'artillerie en bois.

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Commandoair40
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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Sam 26 Mai 2018 - 22:21

Les cinq plages du débarquement allié



Après avoir arrêté leur choix sur l'endroit où devait s'ouvrir le second front, les Alliés doivent choisir le long des côtes de la Manche, les plages les plus propices à un débarquement.

Dans un premier temps quatre furent retenues, toutes se trouvent dans le département du Calvados, mais une cinquième est rajoutée du fait d'un grand nombre de chalands disponibles.

"Les Plages du Secteur Britannique"

Sword Beach

Elle s'étend sur 8km de Ouistreham à Saint-Aubin-sur-Mer, située à 15km de Caen elle est la plage la plus à l'Est du dispositif allié.

Quatre secteurs furent choisis pour éviter un mélange des troupes une fois à terre.

D'Ouest en Est on trouve: Obe, Peter, Queen et Roger.

C'est sur cette plage que débarquent les 177 français du commandant Kieffer.


Les troupes allemandes du secteur étaient composées de la 716e DI une unité de faible combattivité.

En arrière aux environs de Caen se tenait la 21e Panzerdivision, mais ses chars étaient presque tous des pièces de prises français ou soviétiques qui ne feraient pas le poids face aux Sherman.

La division contre-attaqua en fin d'après-midi, mais se replia assez vite après avoir enregistrer des pertes importantes.



"Sword Beach. (Credit: Flickr / Parapluie under Creative Common)".

Juno Beach

Elle se trouve au centre du dispositif britannique entre les plages de Sword et Gold, s'étendant depuis Saint-Aubin-sur-Mer à l'Est et Courseulles-sur-Mer à l'Ouest.

Cette plage sera dévolue à la 3e division canadienne du général Rodney Keller. Juno est défendue par des troupes également de la 716e division allemande du général Richter qui dispose de 11 canons de 155mm et 9 de 75mm.

La plage fut divisée en deux secteurs Mike à l'Ouest et Nan à l'Est.



"Juno Beach. (policymic.com)".

Gold Beach

La plage se trouve sur la partie occidentale du Calvados, et se situe entre Asnelles et Ver-sur-Mer.

Quatre secteurs furent définis: Item, Jig, King et How.

2 500 hommes du 30th Corps britannique y débarquent et parviennent à prendre pied sans trop de difficultés.

Une contre-attaque allemande est repoussée vers 16h30.

C'est dans le secteur de Gold que fut érigé le port artificiel B, devant Arromanches.



"Gold Beach vestiges du port Mulberry. (quoteko.com)".

"Les Plages du Secteur Américain"

Omaha Beach

La plage longue de 6 km est située sur la côte occidentale du Calvados qui s'étend de Sainte-Honorine-des-Pertes à l'Est, jusqu'à Vierville-sur-Mer à l'ouest.

Dans le plan allié elle fut partagée en 7 portions, 5 entre Vierville-sur-Mer et Saint-Laurent ( Charlie, Dog Green, Dog White, Dog Red, Easy Green), 2 de Saint-Laurent à Colleville (Easy Red et Fox Green).

Se seront les troupes de la 1st et 29th divisions américaines qui doivent accoster.

Le 116th Regiment Combat Team (RTC) de la 29th Infantry Division aura en charge les secteurs entre Charlie et Easy Green quant au 16th RTC de la 1st division prendra lui les deux secteurs restant, Easy Red et Fox Green.

L'objectif était de fixer une tête de pont de 8 km de profondeur pour pouvoir effectuer le plus vite possible la jonction avec les troupes britanniques débarquant à l'Est et le VII Corps américains débarqué à l'ouest à Utah Beach.

La plage possédait entres autres 5 sorties pour pouvoir gagner l'intérieur des terres, réparties comme suit: de Vierville à Saint-Laurent, D1, D3 et E1, E3,  F1 de Saint-Laurent à Colleville.

Les Allemands avaient positionnés sur les pentes de la plage 15 points d'appui (WN) occupés par des troupes de la 352e et 716e division d'infanterie.

La plage était également sous le feu de batteries d'artillerie de 88mm placées en arrière des terres.

Les troupes américaines accostant sur cette plage subirent des pertes effroyables, pratiquement 2 500 morts, blessés ou disparus dans les premières heures du débarquement.

Elle fut baptisée par les Américains << Bloody Omaha >> (omaha la sanglante).



"Omaha Beach. (photo Anton Bielousov)".

Utah Beach

La cinquième et dernière plage du dispositif allié, elle est la plus à l'Est des autres plages du débarquement et la seule située sur la côte Nord-est du Cotentin à l'Ouest de l'estuaire de la Vire.

Elle s'étend de Sainte-Marie-du-Mont jusqu'à Quinéville sur 5 km de long avec une zone principale à Varreville.

Les troupes de la 4th DI déviées par le fort courant qui longe la côte, débarquent sur un secteur moins bien défendu et rencontrent une faible résistance.

Les arrières de la plages ont été inondés par les Allemands et seulement quatre chaussées permettent de traverser cette zone marécageuse.

A l'endroit où débarque la 4th ID seule une débouche sur l’intérieur des terres.

Le brigadier-général Roosevelt qui aborde avec la première vague d'assaut décide de poursuivre le débarquement malgré la seule chaussé disponible.

Utah  fut la seule plage où le débarquement rencontra le plus grand succès, les troupes progressent rapidement à l’intérieur des terres en essuyant très peu de pertes.



"Utah Brach. (kayakalo.com)".

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Dim 27 Mai 2018 - 7:29

Merci JP,

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Dim 27 Mai 2018 - 16:06

merci,même si je connais,guy
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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Dim 27 Mai 2018 - 18:44

hello 
Le port artificielle d'Arromanche vue du ciel...(photos prises en 2011 lors du sommet du G8 à Deauville....)

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Dim 27 Mai 2018 - 20:15

Merci Raymond , Merci

Magnifiques photos .

Merci de faire vivre le Forum et d'y participer .


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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Lun 28 Mai 2018 - 6:41

Belles images des restes du pont de débarquement !! Merci Trégor...

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MessageSujet: Le drame de l'exercice Tiger .   Mer 30 Mai 2018 - 21:43

Le drame de l'exercice Tiger



Le 28 avril 1944, un exercice servant à la répétition du débarquement à Utah Beach, est programmé par l'état-major allié.


Le lieu  choisi pour cette opération se situe sur les côtes du Devonshire et notamment sur la plage de Slapton Sands qui ressemble à celle où doivent débarquer les troupes de la 4th Infantry Division.

Pour des raisons de confidentialité, 3 000 personnes résidant dans les environs seront déplacées, pour une durée de un an.

L'exercice "Tiger" est le troisième du genre organisé par l'état-major en vue de l'opération Overlord.

Ce 28 avril il concerne les troupes prévues pour la plage normande d'Utah dans lequel ont retrouve les unités suivantes:

* 4th Infantry Division.

* 101st Airborne Divsion.

* 82nd Airborne Division.

* 1st Engineers Spéciale Brigade.

* plus les unités navales et aériennes de soutien.

Le but est d'embarquer hommes et matériels et de les conduire à Slapton Sands.

La première vague touchera terre après les bombardements  navals et aériens suivi du saut des unités aéroportées.

La seconde vague transportant les Engineers et tout le matériel de cette dernière se compose de 8 LST faisant partie du convoi T-4, ainsi que des LCT avec des équipages de l'armée de terre.

Cependant le 27 avril les radars allemands de la côtes française, repèrent les signaux émis par les navires, l'information est immédiatement transmise à Cherbourg où se trouve une unité de vedettes lance-torpilles de la marine allemande.

Venant de "Tora Bay", le convoi T-4 navigue en pleine obscurité doublée par un épais brouillard, il fait route en direction des côtes du Devonshire.

Les Allemands réagissent en montant une attaque à la torpille contre les navires alliés qui ne se doutent encore de rien, à 22h00 les vedettes lance-torpilles (E-Boot) quittent Cherbourg pour se porter au contact du T-4  allié.




Vedettes Allemandes Lance Torpilles

Le convoi aperçoit des fusées éclairantes vers 0h00, dont il ignore la provenance, il s'agit en fait d'un signal lancé par les vedettes allemandes.

Ce qui est surprenant c'est que le convoi T-4 ne bénéficie d'aucune escorte, un destroyers devant assurer la couverture est rentré au port de Plymouth pour avaries aucune autre escorte n'a été prévue en remplacement.

Pendant ce temps le QG de Plymouth, signal la sortie des E-Boot de Cherbourg et réalise que le T-4 ne possède aucune couverture, une vedette d'escorte britannique le HMS "Saladin" et le HMS "Tanatside" sont dépéchés pour assurer la protection du convoi qui se trouve à 17 mile de Portland.

L'estimation de la rencontre avec le T-4 est d'environ 1heure 30mn.


Soudain, le LST 515 rapporte un tir de balles traçantes sur l'arrière du convoi, et le LST 507 qui se trouve en queue du T-4 signale que des balles traçantes ne le touchent pas, supposant que cela fait partie de l'exercice.

Les vedettes allemandes S 136 et 138 manœuvrent et lancent leurs torpilles sur le LST 507.

Ce dernier est touché et un incendie incontrôlable éclate dans la salle des machines, bientôt l'ordre d'abandon du navire est donné.

La lueur de l'incendie est remarquée par les LST 515 et 531, au travers du brouillard, mais aucun message de détresse n'est capté et ils continuent leur route, croyant certainement que cela ne concerne pas le T-4. ( en réalité certains navires n'étaient pas branchés  sur la même fréquence radio).

Vers 2heures du matin le LST 531 est frappé à son tour par des torpilles lancées dans par les vedettes S 100 et S 143.

Cette fois il donne l'alerte au reste du convoi, le navire est la proie des flammes et les survivants quittent le LST qui chavire avant de couler.

La confusion règne au sein du convoi les agresseurs restent introuvables seuls les échos radar signalent leur présence, mais la multitude de points qui apparaissent sur les écrans rend la distinction des signaux amis et ennemis  très difficile.

Les navires sont obligés de zigzaguer pour échapper aux torpilles allemandes.

Dans cette confusion le LST 511 est touché par erreur par une pièce du LCT 496, un autre LST le 289 est obligé de rompre le combat il à été frappé par une torpille sur l'arrière et son gouvernail est endommagé, il lance ses barges de débarquement avant de quitter la zone.


LST le 289

A 3 heures du matin les vedettes allemandes qui ont épuisées leur stock de torpilles mettent le cap sur Cherbourg.

Tant bien que mal, le convoi se reforme est se dirige sur le port de Portland.

Guidé par les lueurs des incendies le HMS "Saladin" arrive et repêche une cinquantaine de survivants qui s'accrochent à la coque d'un navire dépassant de l'eau, il est contraint d'abandonner d'autres naufragés, car il à ordre de rejoindre le reste du convoi.

Des renforts sont demandés pour sauver les autres rescapés des navires coulés.

Un peu plus tard le LST 515 accompagné du HMS "Onslow" retournent sur les lieux pour secourir d'autres naufragés et coulent les épaves qui restent.

La catastrophe, fait 749 morts parmi les marins et les troupes embarquées, ce qui provoque une vive émotion au sein de l’état-major.    

Immédiatement après le drame, Montgomery ordonne une enquête pour analiser les causes de cette tragédie.

Cependant une nouvelle bien plus alarmante parvient au quartier-général d'Eisenhower (le SHAEF), le major Ralph Ingersoll, qui conduit l'enquête se rend vite compte que 10 officiers "Bigots" (connaissant des informations sur le plan Overlord) sont portés disparus.

Pour l'heure personne ne sait si des naufragés ont été secourus par les Allemands, si c'est le cas cela pourrait sérieusement remettre en cause les plans du débarquement,  si certains de ces officiers ont été capturés ils pourraient parler.

Dans cette situation il est fort probable que l'ennemi, soit en possession d'informations capitales, et cela serait suffisant pour tout annuler.

La priorité est donc de retrouver coûte que coûte ces officiers pour lever le doute.

La tache n'est pas aisée car plus de 600 corps n'ont pas été retrouvés.

Des navires sont envoyés sur les lieux pour ramasser les cadavres qui remontent en surface.

Des plongeurs ainsi que des scaphandriers descendent inspecter les épaves des LST pour retrouver d'éventuels corps.

Plusieurs jours passent dans une extrême tension pour le SHAEF, mais cependant, les corps des 10 officiers sont remontés un à un.

Portant cette catasprophe n'empêche pas les exercices de continuer, début mai 1944, c'est au tour des troupes destinées à Omaha Beach qui participent à l'exercice "Fabius" dans le même secteur, mais cette fois il n'y aucune intrusion allemande et l'exercice est réussit à 75%.

Au terme de l'enquête la négligence du commandement au sujet de l'escorte du convoi T-4 fut mise en évidence.

Les morts du 28 avril furent secrètement inhumés dans une fosse commune dans une ferme du Sud-Ouest de l'Angleterre.

Pour éviter toutes questions embarrassantes, la totalité des pertes seront versées sur le compte du débarquement.  

Ce fiasco fut classé top secret car avec la proximité du débarquement cela aurait pû être défavorable au moral des troupes, ainsi que pour l'opinion publique, pourtant dès 1946, certains livres en font mention.







En 2002, aux Etats-Unis, s’éteignait Angelo Charles Crapanzano, un américain, qui racontait "son" exercice Tiger, et l’attaque allemande, terrifiante, avec la première torpille pour le LST 507. dans lequel il était : des huit LST, c’était lui le dernier de la file et donc le premier attaqué.

Crapanzano restera 4 heures et demi dans l’eau avant d’être récupéré sain et sauf.

Selon lui, et les autorités américaines, il y avait eu 178 tués seulement, chiffre auquel on avait ajouté ensuite 551 disparus.

Ces chiffres avaient été donnés pour la première fois par un historien, Charles MacDonald, dans le numéro de juin 1988 d’Army magazine, qui avait évoqué pour la première fois le désastre, en annonçant donc déjà les 749 mort au total.

Avant 1988, personne n’avait osé défier la censure des armées, en Angleterre comme aux USA.

La honte du fiasco de Slapton Sands n’avait pas à être sue.

Pour assurer davantage encore le secret, tous les habitants alentour de la plage avaient été déplacés et indemnisés, plusieurs maisons étant détruites lors des opérations de pilonnage des des destroyers, au dessus des troupes débarquant.

Lorsque Slapton Sands a été choisi comme terrain d’entraînement pour les Américains pour le jour J, un secret absolu a été décidé nécessaire.

À cette fin, tous les les habitants des environs de plusieurs villages ont été forcés de quitter leur maisons et de s’éloigner sans savoir quand ou même si ils seraient en mesure d’y retourner.

Pour commémorer ce sacrifice, les Américains, après la guerre, ont érigé un monument à la population de ces villages.

Il est situé sur la route au bord de la plage.

Une plaque rappelle le sacrifice de la 1st Engineer Special Brigade.

Un autre monument existe sur place : c’est celui d’un char Sherman américain exhumé des sables par l’auteur Ken Small en 1984 .



Depuis, l’homme se bat pour qu’un monument anglais soit érigé.

Pour l’instant l’Amirauté ne veut rien entendre.

Idem pour les vestiges subsistant dont elle ne veut pas entendre parler .

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Dernière édition par Commandoair40 le Mer 30 Mai 2018 - 22:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Mer 30 Mai 2018 - 22:13

Un pilote de Beaufighter , le RD-767, avait bien vu les explosions, et son radar Mark VII avait bien détecté les vedettes rapides, mais les ordres qu’il avait reçu de ses supérieurs étaient "c’est un exercice, n’intervenez pas".



Descendu un peu plus bas pour vérifier ce que c’était, il s’aperçut avec son navigateur que c’étaient trois Schnellboote, qui lui tirèrent même dessus.

Il répondit sans en référer à son contrôleur aérien par un tir de deux roquettes HE.

Un second passage avec un seconde paire de roquettes fit exploser une des vedettes rapides.

Les deux autres échappées, l’avion se pose, ravitaille vite fait et tente de les rattraper, toujours sans autorisation : direction Cherbourg d’où elles venaient.

Retrouvées, le Beaufighter en endommagea une à nouveau à coups de roquette et de mitrailleuses.

Revenu à sa base, et prêt à rédiger son rapport, il en fut totalement dissuadé par ses supérieurs :

"Vous ne devez rien dire à propos de cet incident, non seulement pendant toute la durée de la guerre, mais pour le reste de nos vies".

En privé, il reçut pourtant les félicitations de son commandant, qui lui répéta de ne jamais rien dire.

Malgré avoir désobéi en allant jusque Cherbourg, les deux occupants du bimoteur furent promus : étrange comportement des autorités !

Un mois après, l’avion se crashait dans le Dorset.

Alors qu’il était à l’hôpital, le pilote vit son log-book disparaître et broyé par les autorités anglaises.

Une semaine après il été envoyé en Inde, pour lui une décision des américains de l’éloigner pour qu’il ne raconte pas ses exploits.

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Jeu 31 Mai 2018 - 16:49

Les bandes d'invasion.



Peu avant le débarquement, des hommes de la Royal Air Force peignent des bandes d'invasion sur un Spitfire.

Apposées sur tous les appareils engagés pendant le débarquement et après, ces bandes serviront de repère aux servants de la DCA alliée.



Deux bombardiers américains B-26 Marauders avec leurs bandes d'invasion en action le 6 juin 1944.



Bandes peintes sur des bombardiers britanniques peu avant le 6 juin.

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Jeu 31 Mai 2018 - 17:32



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ça me dit quelque chose le temps va ce gâter en Normandie
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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Jeu 31 Mai 2018 - 17:34



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Tiens des touristes!!!!!!
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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Jeu 31 Mai 2018 - 17:47

Belle histoire tenue secrète!! et les pauvres (morts pour rien) Une grosse erreur du commandement  !! Plus de 700 morts  ce n'est un banal incident de manœuvre !!

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MessageSujet: L'embarquement et l'attente à bord des navires.   Ven 1 Juin 2018 - 17:31

L'embarquement et l'attente à bord des navires.



Début juin, les ports du Sud-Est de l'Angleterre sont en effervescence, les troupes alliées sont en cours d'embarquement, et des norias de véhicules embarquent également.

L'attente des hommes sera longue et stressante pendant plusieurs jours ils sont confinés sur les navires avec interdiction formelle de descendre à quais .

Initialement prévue pour le 5 juin, l'attaque est repoussée de 24 heures, ce qui n'arrange pas le moral des soldats.

La météo est très défavorable, la mer est démontée avec des creux de quatre mètres ce qui rend impossible toute traversée.



Des fantassins du 2e bataillon de Rangers arrivent dans le port de Weymouth début juin.



Un peu plus loin, ils doivent passer par la tente où des officiers du Transportation Corps contrôlent les ordres d'embarquement.

Ils y reçoivent également des beignets et du café distribué par des auxiliaires de la Croix-Rouge.

Les premières troupes embarquent le 1er juin et sont consignées à bord des navires.

On aperçoit en arrière plan des ballons captifs, qui serviront à empêcher toute attaque par des avions ennemis.



Ces Rangers s'apprêtent à monter dans une barge qui va les conduire jusqu'aux navires de transport.



Entassés à l'intérieur d'une barge de transports britannique des Rangers de la compagnie E du 5th bataillon, posent pour le photographe.

Sous les ordres du lieutenant-colonel Max Schneider, le 5th devait théoriquement débarquer à la suite du 2nd bataillon du lieutenant-colonel Rudder à la Pointe du Hoc.

Attendant au large le bataillon de Schneider devait recevoir le signal radio du 2nd pour rejoindre la Pointe du Hoc au plus tard à sept heures, en l’absence de ce signal le 5th devait être dérouté sur Omaha Beach.

Le 2nd bataillon rencontra des problèmes à cause du fort courant longeant la côte et fut dévié de sa trajectoire faisant route vers la Pointe de la Percée.

Rudder va alors perdre une trentaine de minutes pour faire revenir ses barges dans la bonne direction et à sept heures Schneider pensa que Rudder avait échoué et fit dérouter ses troupes vers la plage d'Omaha.

Le signal émit en retard par le 2nd bataillon arriva au moment où les hommes du 5th bataillon accostaient sur Omaha. Schneider va perdre beaucoup d'hommes lors de la traversée de la plage, fauchés par les tirs croisés des mitrailleuses allemandes.



Des hommes de la 1ere Infantry Division (la fameuse Big Red One) posent pour le photographe début juin.

Beaucoup tomberont lors de la traversée de la plage d'Omaha le matin du 6 juin.




Ces hommes qui chantent un cantique à bord d'un navire sont des Engineers identifiables grâce au cercle blanc peint sur les casques.

Ils seront chargés de détruire les obstacles présents sur la plage d'Omaha .

En prévision de la traversée les fusils sont placés dans un sac étanche et ces hommes portent tous la ceinture de sauvetage.

Ces troupes vont payer un lourd tribu en abordant la plage en premier, obligés d'effectuer leur mission sous les tirs ennemis.




Ces hommes de le 1st Infantry Division sont compter avant d'embarquer par des sous-officiers portant l'insigne divisionnaire de la 29th ID peinte sur le casque.

Ceux de la 1st ID portent également leur insigne à cet endroit mais celui-ci est dissimulé par le filet de camouflage.

La présence des deux unités s'explique par le fait qu'elles seront engagées ensemble sur Omaha le 6 juin au matin.



Des Rangers embarquent à bord d'un LCA de la Royal Navy qui doit les conduire aux bâtiment de transport ancrés au large.

Le 6 juin les troupes de Rangers seront les seules troupes américaines à utiliser des LCA britanniques pour débarquer. (Photo DITE/USIS).



Ce lieutenant-colonel du Transportation Corps qui contrôle les opérations d'embarquement, contemple la pin-up peinte sur la veste d'un matelot américain. (Photo National / Archives).



Des LCVP font des navettes entre les ports et les navires de transports qui attendent au large. (Photo DITE / USIS).



Le rôle des unités des Coast Guards fut important, ce sont eux qui ont effectué la majeure partie des transferts des troupes. (Photo National / Archives).



Des véhicules sont embarqués dans la câle d'un LCT, ils sont rentrés en marche arrière ce qui facilite le déchargement.



Ce GMC tirant une remorque embarque dans le LCT 134 à destination d'Omaha beach. Cliché pris dans le port britannique de Portland.



Une unité antichar américaine embarque ses véhicules dans la cale d'un LST.



Des troupes assistent à un office religieux le 5 juin sur le pont d'un LCI.



Soldats américains prenant du repos pendant l'attente de la traversée de la Manche.



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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Ven 1 Juin 2018 - 19:40

         merci à vous tous pour ce rappelle de mémoire 

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MessageSujet: Comment les Alliés se sont-ils préparés pour le Jour J ?    Mar 5 Juin 2018 - 18:13

Comment les Alliés se sont-ils préparés pour le Jour J ?



Dans le sud de l'Angleterre, la machine de guerre alliée pour le débarquement en Normandie se met en marche.

De très violents bombardements tactiques alliés frappent non seulement la Normandie mais toute la France au nord de la Loire et la Belgique, pour que les Allemands ne localisent pas la zone du débarquement.

À minuit, le 5 juin, les planeurs chargés de parachutistes britanniques et les dakotas américains se glissent vers l'intérieur des terres normandes.

La mission des parachutistes est de sécuriser les extrémités de la zone du débarquement de Normandie.

La flotte alliée approche, la plus grande armada de tous les temps, avec 6 000 navires.

Elle n'est pourtant pas repérée par les Allemands qui ne peuvent effectuer de vols de reconnaissance à cause de la tempête.

Le débarquement peut commencer.

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   Mar 5 Juin 2018 - 19:07

Opérations "Coup de main, Tonga et Mallard". 5/6 juin 1944.

 

Ces opérations menées conjointement aux américaines, représentent le premier acte de  l'opération Overlord.

Le GQG allié avait prévu de faire atterrir sur le flanc gauche du secteur du débarquement, les unités aéroportées britanniques, pratiquement toutes regroupées dans la 6th Airborne Division.

La division fut parachutée à l'est du canal de Caen à la mer et de l'Orne, avec deux objectifs de première importance : la capture des deux ponts enjambant le canal à Bénouville et Ranville (Pegasus Bridge et Horsa Bridge).

Le contrôle de ces deux édifices était vital pour empêcher les renforts allemands d'affluer en direction des plages, pour les Anglais ces deux voies d'accès permettraient de gagner du temps pour la marche vers Caen.

OPERATION COUP DE MAIN:

C'est au major John Howard commandant le 2nd/Bn "Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry (Ox and Buck) que revenait la capture des deux ponts.

Avec quatre sections de la "D Company" et deux de la "B" l'effectif comptait 181 soldats.

Le pont mobile de Bénouville devait être pris coute que coute car le haut commandement allié savait par des rapports de la Résistance locale, qu'il était piégé et que  les Allemands n'hésiteraient pas à le faire sauter en cas d'assaut direct.

Howard avait entrainé ses hommes pendant de longs mois, sur un site reconstitué dans la campagne britannique.

Tous avaient appris la topographie du terrain par cœur et savaient exactement ce qu'ils avaient à faire.

L'effectif fut embarqué dans six planeurs "Horsa", trois pour Bénouville et trois pour Ranville tractés par des  bombardiers "Albermarle".

A Oh16 , les trois planeurs participant à l'assaut sur Pegasus Bridge, se posent à 50 mètres du pont .


Le  premier "Horsa, n°91, transportant le major Howard se pose lourdement et termine sa course le museau dans la première rangée de barbelés.

Le choc est brutal, mais les hommes reprennent rapidement leurs esprits.

Réalisant que tout est calme autour d'eux, les sentinelles ennemies ont certainement inentendue du bruit mais ont pensé à la chute des débris d'un bombardiers abattu.

De plus elles ont l'ordre d'intervenir sur le pont et non aux alentours.

Cette inaction fut décisive dans le succès de la mission.

Les commandos sortent rapidement, les premiers commencent à ouvrir des brèches dans les barbelés.

La section n°1 atteint rapidement l'entrée , une mitrailleuse allemande est prise par plusieurs hommes, tandis que les autres s'élancent à la course sur le pont, le lieutenant Den Brotheridge en tête.

La garnison allemande à moitié endormie est très rapidement taillée en pièces, mais alors que le lieutenant Brotheridge arrive à l'autre extrémité du pont, en direction du café Gondrée, il est mortellement touché par une balle au cou, après avoir détruit une mitrailleuse à la grenade.

Pendant la ruée sanglante, les deux derniers planeurs se posent près du pont.

Celui de la section 2 est presque intact, mais en revanche le "Horsa" transportant la section 3 est endommagé et termine sa course folle le nez dans le canal, plusieurs hommes seront blessés dans  l'accident et un va se noyer.

Le chef de la 3e section, le lieutenant Smith déjà blessé dans le choc brutal de l'atterrissage, est à nouveau touché par un soldat allemand, qu'il réussi néanmoins  à abattre.

Malgré sa blessure il continue à mener ses hommes pour sécuriser la rive Ouest du pont.

Pendant la bataille les hommes du 249e régiment du génie escaladent le dessous du tablier pour désamorcer les charges explosives.

Les Allemands s'étaient clairement préparés à faire sauter le pont, mais craignant un acte de sabotage de la Résistance ou une explosion accidentelle, ils avaient juste placés les cordons détonants mais pas les charges, qui seront retrouvées un peu plus tard dans une cabane sur les bords du pont.

En 15 minutes tout est fini , les pertes britanniques sont faibles, après avoir résisté , les survivants allemands se sont enfuis.

A l'Est de Pegasus Bridge, très proche se trouve le pont de Ranville qui enjambe l'Orne (Horsa Bridge), c'est le deuxième objectif de l'opération "Coup-de-main".

La section n°6 y arrive en premier avec son Horsa.

Déjà alerté par les tirs venant de Bénouville, la garnison allemande qui possédait que peu de moyens, dispose néanmoins d'une seule mitrailleuse qui tire quelques salves peu efficaces contre les assaillants, avant d'être détruite.

Les défenseurs prirent la fuite après avoir essuyés un tir cadré de mortier.

La section n°5 arrive à son tour, mais alors qu'ils arrivent au pas de charge vers l'entrée du pont, les hommes s'attendent à se faire tirer dessus d'un moment à l'autre, mais tout est calme, et voient bientôt la silouhette du lieutenant Fox émerger de l'obscurité.

Le troisième planeur s'est posé beaucoup trop loin pour prendre part au bref assaut.

La mission dévolue aux commandos britanniques est un succès, les pertes sont très modestes et les deux ponts sont pris en très peu de temps.

L'atterrissages de planeurs en pleine nuit sur des surfaces étroites sera décrit par l'Air Chief Marshall T. Leigh-Mallory, comme " un des plus remarquable accomplissement aérien de la guerre".

OPERATION TONGA:

Cette dernière est le nom de code donné à l'acheminement par planeurs du reste de la 6th Airborne qui doit venir renforcer le dispositif établi durant les premières heures du 6 juin par les unités parchutées et planées.

OPERATION MALLARD:

Lancée un peu plus tard dans la journée cette opération avait pour but de renforcer ces unités avec le matériel lourd et notamment avec des chars légers, sur les Landing Zones N ( entre Ranville et Amfreville) et W ( à Saint-Aubin d'Arquenay).

Elle débuta lors de la contre-attaque des blindés de la 21e PzDiv dans un secteur vulnérables des plages.

Voyant arriver les vagues de planeurs sur la zone les chars allemands se replièrent.

Tous les objectifs désignés furent atteints, comme la prise des deux ponts sur le canal de Caen et l'Orne ou de l'attaque de la batterie de Merville par les hommes du 9th bataillon du lieutenant-colonel Terence Otway.



Carte de l'opération Tonga.



Bombardier Albermarle, largement utilisé pour le parachutage des hommes de la 6th Airborne.



5 juin dans l'après-midi, le général Richard N. Gale avec des hommes de la 5th Parachute Brigade, une unité appartenant à la 6th Airborne.



Insigne d'épaule de la 6th Division aéroportée britannique.



Quelques jours avant le Jour J, des hommes de l'Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry, embarquent un canon de 6 livres dans un planeur Horsa.



Le 5 juin, le lieutenant Robert Midwood de la 22nd Independant Parachute Company dresse le briefing à ses hommes.

La 22nd Independant Parachute Company sera parachutée en premier peu avant minuit, avec la charge de baliser les zones de sauts ou d'atterrissages pour le gros des troupes de la 6th Airborne Division.



Des hommes de la 22nd Infantry Parachute Company, se restaurent peu avant l'embarquement.



5 juin, juste avant l'embarquement, 4 officiers éclaireurs de la 22nd Independant Parachute Company, synchronisent leurs montres.  

De gauche à droite: les lieutenants Edward de Lautour (tué le 20 juin), D.Wells, John Visher et Robert "Bob" Midwood.

Le 6 juin à 22h00, le lieutenant Wells sera blessé par des tirs de mortiers dans le secteur Le Bas de Ranville et sera évacué.

Une heure plus tard Edward de Lautour est nommé capitaine temporaire.



Vue aérienne de la Landing Zone N entre Ranville et Amfreville, le 6 juin.



Sur la rive Est de l'Orne près d'une LZ, des hommes de la 1st Special Service Brigade creusent des positions défensives.

Débarquée le 6 juin au matin sur Sword Beach, la brigade de lord Lovat est venue renforcer les positions du major John Howard à Pegasus Bridge.



Deux parachutistes sont postés en surveillance à un carrefour près des rives de l'Orne. En arrière plan on distingue nettement un planeur Horsa intact.



Des hommes du 1st Battalion Royal Ulster Rifles/6th Airlanding  Brigade de la 6th Airborne viennent de descendre une jeep et sa remorque d'un planeur sur la Landing Zone N., le 6 juin au matin.



Des planeurs Horsa sur une LZ avec des "asperges de Rommel".



Tout comme du côté américain, les accidents sont nombreux chez les équipes de Gliders.

Un caporal examine un Horsa qui à défoncé le mur d'une habitation aux abords de LZ-N.

Si aucune victime est à déplorer dans la famille qui logeait dans la maison, en revanche un des pilotes à été tué et un autre homme à été grièvement blessé éjecté par la porte latérale.



Des parachutistes britanniques prisonniers sont emmenés en captivité.

L'homme au premier rang au centre est le caporal Frank Gleeson du 12th Parachute Battalion, il fut capturé au Bas-de-Ranville, et fut interné dans le Stalag 221 dans la région de Rennes.

En août il s'évada pour rejoindre les commandos SAS en Bretagne, avec lesquels Gleeson combattra jusqu'à la fin des hostilités.

Source : Avec l'aimable autorisation de : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Une vidéo perso de "Pégasus Bridge"
 


Et une de "Sainte Mère Église (Parachutage effectué dans la nuit du 05/06 Juin 1944))


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MessageSujet: Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 .   Mar 5 Juin 2018 - 20:18

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944



156.115 hommes des forces alliées débarquèrent sur les plages de Normandie, durant l’opération Overlord, prenant les Allemands par surprise.

Le 5 juin

22H00 : à Londres, le général Dwight Eisenhower, commandant en chef des forces alliées, assiste, grave, à l’embarquement des parachutistes au visage noirci.

45 minutes auparavant, Radio Londres a alerté la Résistance française du lancement de l’opération en diffusant un extrait d’un poème de Verlaine:

"Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone…"

     

A Demain : 06 Juin le "DDAY"

Clind'oeil

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MessageSujet: Re: Préparations du Dday "06 Juin 1944"   

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