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 D-Day :Le saut des parachutistes

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Commandoair40
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MessageSujet: D-Day :Le saut des parachutistes   Dim 22 Avr 2018 - 19:06

D-Day :Le saut des parachutistes



Les bancs de nuages que les météorologues ne pouvaient pas prévoir, s'étendaient sur les routes d'approche des deux divisions américaines:  

Les pilotes éloignèrent instinctivement  leur avion des autres, horizontalement et verticalement, de sorte que les formations furent rompues et après quelques minutes de vol beaucoup se retrouvèrent isolés.

<< Quand nous sommes sortis des nuages, raconte le lieutenant Harold Young du 326e régiment du génie parachutiste, nous étions tous seuls. Je me rappelle ma stupeur. Où étaient donc partis ces C-47 ? >>..

Le général Ridgway était dans le même cas, et quand la lumière rouge s'alluma les hommes se lèvent pour accrocher le mousqueton de la sangle  d'ouverture du parachute au câble d'encrage fixé au plafond.

Dans d'autres avions où tous étaient déjà debout, à l'entrée des nuages, les manœuvres des pilotes déséquilibrèrent les hommes et provoquèrent même des chutes.

D'autres encore sortirent des nuages et se retrouvèrent dangereusement proches des autres appareils et sous le feu des canons légers et lourds de la D.C.A. allemande placée juste au-dessous de leur itinéraire de vol.

<< Notre avion à dit le deuxième classe Donald Wilson, volait bas et il prit soudain de la hauteur pour éviter plusieurs autres appareils qui croisaient tout à coup notre route, juste devant nous. Nous avons tous été déséquilibrés et secoués, et ce n'est qu'après beaucoup de désordre que nous avons enfin repris notre position pour pouvoir sauter >>.

De nombreux parachutistes furent bléssés et des avions touchés, c'est le cas du C-47 n° 66, qui transporte le 1st lieutenant Thomas Meehan  commandant la Easy Company, du 2eBat/506e PIR de la 101e division, avec ses 17 parachutistes.

Après avoir dépassé Sainte-Mère-Eglise, un obus de la D.C.A. touche un des deux moteurs de l'avion, qui est très secoué et tous les parachutistes sont projetés sur le plancher .

Le moteur touché s'embrase et un incendie commence à ronger l'aile, ne volant que sur un moteur l'appareil commence à perdre de l'altitude.

Le pilote,le lieutenant Harold Cappelluto peine à garder le C-47 stable.

Au bout de quelques minutes l'appareil devenu incontrolable décroche et s'écrase  une centaine de mètres en contrebas, dans un champ de Beuzeville-au-Plain en bordure de la RN 13.

Il n'y eut aucun survivant  parmi les 5 membres d'équipage et les 18 parachutistes.

L'incendie de la carcasse broyée du C-47 durera trois jours.  

Sous l'effet de l'intense chaleur les corps ne seront jamais retrouvés, seul des éléments en métal commes des mousquetons et un casque complètement compressé furent retrouvés ainsi qu'une montre arrêtée à 1h12. ( Tous ces objets sont visibles au musée de Sainte-Mère-Eglise) .

Les appareils volent vites à près de 200 km/h , au signal vert les hommes doivent sortir au pas de gymnastique en moins de dix secondes, afin de ne pas se retrouver trop éparpillés une fois au sol.

Un des avions transportant le quartier général de la Easy Company fut désintégré en plein vol après q'un obus est frappé une caisse contenant une grosse quantité d'explosifs placée sous le fuselage.

L'appareil se trouvait au centre d'une formation et l'onde de choc précipita dans le vide, des hommes près à sauter de l'avion voisin.

Malgrès la difficulté qu'il y avait  à résister à la ruée vers la porte, quelques hommes reculèrent  et refusèrent de sauter.

En tout, 4 au 505th PIR , 1 au 507th et 2 au 508th préférant affronter les terribles conséquences disciplinaires et morales, plutôt que de se jeter dans le vide de l'obscurité de la nuit normande.

Mais 13 000 autres venaient de se  précipiter au-dessus la campagne obscure.

Le processus de descente  de 700 pieds (213 mètres environ) ne dure qu'une quarantaine de secondes.

Il y à d'abord la poussée hors de la porte qui projete l'homme presque à l'horizontale du fait du remous de l'air créer par les hélices, puis la chute libre, la sangle se tend et arrache le dessus du sac du parachute, une petite ficelle reliée au chapeau du sac extirpe la voilure du sac et se déploie, freinant la chute puis c'est le sol qui monte à une vitesse vertigineuse.

Le lieuteanant- colonel Benjamin Vandervoort du 505th de la la 82nd, dont le pilote se méfiait de la D.C.A. ,dut sauter alors    que l'avion volait à une vitesse supérieure à celle prévue.

Il à raconté que :

<< Le choc de l'ouverture du parachute déclenchait des explosions de lumière dérrière les globes oculaires et arrachait les musettes, les jumelles et tout ce qui n'était pas arrimé de façon sûre >>.

Le lieutenant Elmer Brandenberger du 1er bataillon du 502th PIR , tenait son fusil Garand  dans ses bras:

<<  L'ouverture me fît lâcher prise. Je me rappelle encore qu'une pensée m'a traversé l'esprit : peut-être qu'il va atterrir sur un Fritz et lui aplatir le crâne >>.  

Le soldat Sherwood Trotter du 506th, perdit sa mitrailleuse de calibre 30 sous l'effet de l'ouverture, et le lieutenant Robert Matthews, du 377e d'artillerie aéroporté, fut simplement K.O .

Le deuxieme classe Guerdon Walthall temoignera:

<<  Une balle traçante est passée au travers du copain au-dessous de moi,  et j'ai vraiment  commencer à suer  en pensant que j'allais être touché avant d'atteindre le sol >>., mais il y arriva sain et sauf.

Certains plus malheureux ont sauté alors que l'avion volait trop bas et les voilures n'avaient pas le temps de sortir en plein et les parachutistes se sont écrasés au sol, d'autres qui ont reçus le signal trop tard se sont noyés dans la Manche.

Les soldats John Steele et Keneth Russell qui appartenaient à une équipe de mortiers du 505th PIR de la 82nd division eux sont restés accrochés au clocher de  Sainte-Mère-Eqlise .

Russell parvient à se libérer et croyant que Steele était mort, il s'enfuit hors de la ville pour rejoindre son unité.  

Steele fut fait prisonnier par les Allemands qui l'ont décrochés.

Seule une douzaine de parachutistes sont tombés sur le centre ville, contrairement à ce que le montre le film Le Jour Le Plus Long.

Beaucoup de paras se sont noyés dans les Marais artificiels de la Douve ou du Merderet invisibles depuis les airs.



Le 1st lieutenant Harold A. Capelluto pilote du C-47 n°66 du 439th TCG transportant le stick du lieutenant Thomas Meehan chef de la Compagnie E (Easy)  du 506th PIR/101st Airborne. L'appareil touché par la flak allemande s'écrase dans un champ pès de la RN13 à Beuzeville-au-Plain.



Le lieutenant Thomas Meehann.



John Steele du 505th PIR de la 82nd Airborne (à gauche) qui resta accroché au clocher de Sainte-Mère-Eglise.

                                   

Les soldats Tlapa et Blankenship du 505th PIR, morts sur la place de Sainte-Mère-Eglise.



Les marais de la Douve ou du Merderet ont été des pièges mortels pour certains parachutistes qu'y ont atterris.

Les Allemands avaient volontairement inondés des zones de prairies pour géner les larguages de troupes aéroportées.

Ces zones parfois artificielles étaient parcourues de fossés submergés pouvant faire de un à trois mètres de profondeur.

Ce parachutiste de la 82nd Airborne s'est noyé dans très peu d'eau, il n'a visiblement pas eut le temps de se débarrasser de son harnais.

On ignore encore le nombre de malheureux qui y ont péris,

Certains corps n'ont jamais été retrouvés.



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bretirouge
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MessageSujet: Re: D-Day :Le saut des parachutistes   Dim 22 Avr 2018 - 20:38

De sacré cas de conscience et surtout "la baraka" pour beaucoup !!

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