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 Un pied-noir dans la résistance en Algérie.

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Athos79
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MessageSujet: Un pied-noir dans la résistance en Algérie.   Lun 30 Oct - 13:02



BIOGRAPHIE
Né au lendemain de la Grande Guerre, José Aboulker est issu d’une grande famille juive d’Alger, et son père, Henri, fut député-maire en Algérie. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, José Aboulker est mobilisé comme médecin militaire à Alger. Démobilisé en février 1941, et fermement opposé au régime de Vichy, il entre en contact avec la Résistance. Lors du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942 (Opération Torch) il mobilise des résistants, aux côtés d’Henri d'Astier de la Vigerie (1897-1952), pour neutraliser les centres de commandement d’Alger.

Impliqué dans l’assassinat de l’amiral François Darlan, ancien ministre de Vichy, commandité par Henri d’Astier de la Vigerie et accompli, le 24 décembre 1942, par Fernand Bonnier de La Chapelle, José Aboulker est emprisonné dans le sud algérien. Libéré sur intervention américaine, après la Conférence de Casablanca (14-24 janvier 1943) qui fixe les choix stratégiques pour la suite des opérations en Europe, José Aboulker rejoint Londres en mai 1943 et rencontre le Général De Gaulle avant de s’engager dans les Forces Françaises Libres.

En octobre 1943, il est acheminé clandestinement en France occupée, comme délégué à l'organisation du service de santé des maquis et des FFI et mène ainsi plusieurs missions au profit des services spéciaux gaullistes réunis au sein du Bureau Central de Renseignement et d’Action (BCRA). En août 1944, il est envoyé pour une nouvelle mission dans le sud de la France, afin d'y installer les commissaires de la République à Toulouse, Limoges et Clermont-Ferrand. Il s’agit alors d’établir progressivement un maillage d’administration gaulliste, en suscitant la synergie entre les diverses tendances politiques de la résistance intérieure. José Aboulker est ensuite délégué de la Résistance d'Algérie à l'Assemblée consultative provisoire de Paris.
Au lendemain du conflit, José Aboulker reprend ses études de médecine et termine sa carrière comme professeur de neurochirurgie et chef de service des Hôpitaux de Paris. Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-1945, et lauréat de nombreuses autres distinctions, José Aboulker fut membre du Conseil de l’Ordre de Libération à partir de juin 1999. José Aboulker disparaît le 17 novembre 2009, l’année du 70e anniversaire du déclenchement du conflit.
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ORDRE DE LA LIBERATION
José Aboulker

JOSÉ ABOULKER

BCRA
Résistance Algérie
Alias : Trompette - Jean Courcelles

José Aboulker est né le 5 mars 1920 à Alger dans une famille juive. Son père, blessé lors de la Guerre de 14/18, est président du parti radical socialiste d'Alger est médecin hospitalier et professeur à la faculté de médecine d'Alger.

Lui-même étudiant en médecine à Alger, lauréat de la faculté de médecine en 1938, José Aboulker est externe des hôpitaux quand il est mobilisé sur place en juin 1940 comme médecin élève officier de réserve

Déçu par l'armistice, il espère d'abord que l'armée d'Afrique reprendra la guerre. Démobilisé en février 1941 comme médecin sous-lieutenant, il décide de « faire quelque chose » et participe avec un petit groupe au départ clandestin de volontaires sur des petits bateaux à destination de Gibraltar.

A l'été 1941, par son cousin Roger Carcassonne qui résiste à Oran, il rencontre Jean Rigault, adjoint d'Henri d'Astier de la Vigerie qui va fédérer différents groupes de résistants en Afrique du nord.

Avec ses adjoints dont Bernard Karsenty, il est l'un des principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare l'aide française au débarquement allié avec Henri d'Astier de la Vigerie, le lieutenant-colonel Jousse et la mission Murphy. Dans la nuit du débarquement américain, le 8 novembre 1942, il commande au commissariat central, l'occupation d'Alger par 400 résistants. Ceux-ci neutralisent les centres de commandement et de transmissions et arrêtent les responsables militaires et civils du gouvernement de Vichy. Avec leur aide, les Alliés prennent en quinze heures Alger, son port intact et les commandants en chef de l'armée d'Afrique.

Fin décembre 1942, après l'exécution de l'amiral Darlan qui sert de prétexte, José Aboulker est arrêté et déporté en Mauritanie puis dans le Sud algérien au camp de concentration de Djenien-Bou-Rezg avec d'autres résistants qui mènent campagne pour la venue du général de Gaulle à Alger. Relâché sur intervention américaine, il rejoint l'Angleterre le 29 avril 1943 où il rencontre ensuite le général de Gaulle.

Promu médecin-lieutenant, il s'engage dans les Forces françaises libres en Grande-Bretagne. Volontaire pour une mission en France, il est affecté au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA).

Pressenti pour devenir délégué militaire départemental, il suit un entraînement adapté mais, finalement, étant médecin, il est nommé délégué à l'organisation du service de santé des maquis et des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et pour l'organisation sanitaire civile à la libération.

A ce titre, détaché au BCRA, il est envoyé en France par opération aérienne le 21 octobre 1943 comme chef de la mission « Trompette », chargé de mission de 1ère classe et agent P2 du réseau Action des FFC.

De retour à Londres le 6 juillet 1944, après 8 mois passés dans la clandestinité, il gagne Alger et rend compte de sa mission et de la situation de la résistance. En août 1944, il repart pour une deuxième mission dans les régions de zone sud en insurrection afin d'aider à l'installation des commissaires de la République à Toulouse, Limoges et Clermont-Ferrand.

Il est ensuite délégué de la Résistance d'Algérie à l'Assemblée consultative provisoire de Paris en 1944-1945 avant de reprendre ses études de médecine après sa démobilisation en février 1946 comme médecin-capitaine. Interne des Hôpitaux de Paris en 1948, il est ensuite professeur, chef de service de neurochirurgie des Hôpitaux de Paris.

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis septembre 2002, José Aboulker est décédé le 17 novembre 2009 à Manosque.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 30 octobre 1943
• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)
• Médaille Commémorative des Services volontaires dans la France Libre
• Medal of Freedom (USA)


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Athos79
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MessageSujet: Re: Un pied-noir dans la résistance en Algérie.   Lun 30 Oct - 13:18

NOTE: Il est possible que mon service en AFN, et qui s'est passé en partie dans les territoires du Sud et a Djénen Bou Reighz , m'est amené a dormir dans les locaux ou fut retenu José Anoulker - La Légion et le 2 éme REI - 2éme compagnie - occupait une partie de ces casernements construit a pisé (terre argile séchée au soleil ou adobe )ù
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Deraillement provoqué de L'inox - par le FLN a  Djenien -bou- reighz


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Les deux trains mythiques du sud - oranais  - L'inox et la rafale



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MessageSujet: Re: Un pied-noir dans la résistance en Algérie.   Lun 30 Oct - 17:54

Merci René ,

Comment a t'il fait en France pour ne pas être repéré scratch

Avec son accent "Pieds-Noirs".....................Popopo dis Shocked .

___________________________________ ____________________________________

Sicut-Aquila

   



“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Un pied-noir dans la résistance en Algérie.   

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