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 En mémoire de : L'abbé Beguerie .

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Athos79
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MessageSujet: En mémoire de : L'abbé Beguerie .    Ven 5 Mai - 11:09

[size=16]SOURCE : SUD OUEST.FR
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EDITE PAR HUBERT LE MAQUIZARD.
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Gironde : décès du dernier survivant de la tragédie de la Ferme de Richemont
Publié le 05/05/2017 à 10h36. Mis à jour à 10h38 par Benoît Lasser
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Commémoration de la tragédie de la ferme de Richemont à Saucat en Juillet 44 : plusieurs adolescents furent tués ils étaient étudiants ou anciens de Montaigne: une gerbe a été déposée devant le Lycée en présence, d'un rescapé de la tuerie - Photo archives Sud Ouest - Ici au centre.

L’abbé Philippe Béguerie s’est éteint à Paris à l’âge de 92 ans

L’abbé Philippe Béguerie qui vient de mourir à l’âge de 92 ans était le seul rescapé de la tuerie de la Ferme de Richemont, ce lieu tragique de Saucats en Gironde, où, le 14 juillet 1944, des soldats allemands, épaulés par des miliciens, ont massacré treize jeunes maquisards.
Né à Bordeaux en 1925, Philippe Béguerie avait fait ses études au lycée Michel-de-Montaigne, et c’est là qu’il s’était lié d’amitié avec d’autres jeunes garçons, tous patriotes et tous prêts à mourir en combattant l’occupant nazi.

"Nous n’étions pas des enfants de choeur, on savait qu’on risquait notre vie, raconte-t-il notamment dans un film tourné en avril 2014 par la réalisatrice Marie Nancy. On voulait se battre mais pas n’importe comment. Pas question de tuer un officier allemand dans le dos et de s’enfuir, on trouvait çà dégueulasse."

Avec ses camarades, Philippe Béguerie, alors élève à Louis-le-Grand à Paris, bible en poche et mitraillette en bandoulière, rejoint Saucats à vélo, à la mi-mai 1944. Ils y mènent une vie spartiate jusqu’à ce 14 juillet 1944 où l’assaut est donné. A l’écart dans une chambre, Philippe Béguerie suit les consignes de la Résistance. En cas d’attaque, décrocher vers un lieu de regroupement. Il sera le seul survivant. Il rejoint le maquis de l’Armagnac et participe à la libération de Toulouse.
Ses obsèques samedi

Après la guerre, il se fait ordonner prête chez les spiritains en 1952. Un ordre qu’il quitte lorsque l’évêque traditionnaliste Mgr Lefebvre en devient le supérieur. Il rejoint le diocèse de Paris puis, en 1976, décide de poursuivre son apostolat au Cameroun. Pendant une quinzaine d’années, il se partagera entre l’Afrique et la France, notamment comme curé de la paroisse Saint-Lambert de Vaugirard puis de Saint Séverin. C’est dans cette église que seront célébrées ses obsèques ce samedi à 14h avant son inhumation au cimetière Montparnasse.
Dans ce même témoignage filmé, il parlait sans haine de sa Résistance et de ses ennemis. "Je n’aime pas dire que la Résistance a été la période la plus forte de ma vie. J’ai mené beaucoup d’autres combats mais c’est à cette époque que sont morts mes meilleurs copains. Moi, je me suis toujours demandé comment le commandant d’un camp nazi pouvait se coucher après avoir gazé des milliers de gens."[/
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Athos79
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MessageSujet: Re: En mémoire de : L'abbé Beguerie .    Ven 5 Mai - 11:23

Le Combat de Saucats. - En mémoire de l'abbé Bergerie. ( seul survivant) . décédé a 92 ans ..
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SOURCE : Histoire de la Milice, Jacques Delperrié de Bayac.

Fanion du détachement

Le 13 juillet 1944 à Bordeaux, un jeune homme, Marcel Hosteins, âgé de dix-huit ans, se vante dans un bar d'appartenir à un maquis. Pour appuyer ses dires, il sort un pistolet de sa poche. Un milicien qui se trouve là va chercher ses camarades. Marcel Hosteins est arrêté et interrogé par l'équipe du 2ème service de Lucien Dehan: il parle. Les miliciens apprennent que le maquis est cantonné au lieu-dit "Richemont", commune de Saucats, qu'il comprend une vingtaine de jeunes gens, en majorité des étudiants. Marcel Hosteins précise que la ferme où se trouvent ses camarades est isolée et qu'elle est gardée de nuit par deux sentinelles armées de mitraillettes.

Lucien Dehan se rend aussitôt auprès du chef du SD, l'Allemand Dohse, en compagnie du commissaire Penot, de la Délégation spéciale des Renseignements généraux. Le SD promet son appui. L'expédition est décidée pour le lendemain matin à l'aube.

A propos de Saucats, le lieutenant-colonel d'aviation de réserve Robert Franc, chef régional de la Milice à Bordeaux, dira le 20 septembre 1944:

"Au point de vue militaire, l'action de la Milice dans la région a toujours été commandée par moi dans le but de sauver le maximum de vies françaises."

"Le 13 juillet dernier, à la suite de l'arrestation d'un jeune homme Hosteins, appartenant à un maquis des environs de Saucats (Gironde), et avisé que la police allemande connaissait cette affaire, j'ai demandé d'abord la vie sauve du jeune Hostein, et ensuite la participation de quinze miliciens à l'opération décidée par les Allemands afin que sommations de déposer les armes soient faites par les Français et, par là, d'essayer d'obtenir la vie sauve à ceux qui se rendraient. J'ai pu participer à l'opération, mais il n'a pas été répondu à mes sommations et mes désirs n'ont pu être exaucés. Les Allemands se sont rendu compte du but que je poursuivais. Ils l'ont prouvé en me demandant quelques jours plus tard la participation de la Milice à une opération du côté de Lesparre où ils m'ont fait faire des sommations devant une ferme qu'ils savaient vide, cherchant ainsi à ridiculiser mes hommes."

Le 14 juillet au matin, une cinquantaine de miliciens sous le commandement du chef Franc et une quarantaine d'Allemands (SD, Feldgendarmes et douaniers) sous le commandement du lieutenant Kunech se rendent à Saucats et encerclent la ferme de Richemont. Le chef Franc somme les maquisards de se rendre. Il n'obtient aucune réponse. La fusillade commence. les maquisards se battent avec l'énergie du désespoir. Après environ trois heures de combat, les Allemands font intervenir une pièce d'artillerie de 77mm qui tire de plein fouet six obus sur la ferme qu'ils pulvérisent.

Selon le chef régional de la Milice, c'est par hasard qu'une colonne d'artillerie allemande s'est trouvée passer à proximité au moment du combat. En fait, il semble que ce soient les Allemands qui ont demandé de l'aide.

Comme l'a déclaré le lieutenant-colonel Franc, Marcel Hostein qui, par ses bavardages et ses vantardises, porte une lourde part de responsabilité dans cette tragédie, ne fut pas exécuté.


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