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 Commandos de l'Air

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bretirouge
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MessageSujet: Commandos de l'Air   Dim 4 Déc - 17:03

Les conflits : La guerre d'Algérie

 
 
= Le GCPA =
Groupement des Commandos Parachutistes de l'Air en Algérie
 
 
 
 
 
 
 Création
 
 
En 1956 le général de MARICOURT, commandant de l’air en Algérie, tient à tirer les leçons de la guerre subversive, engagée depuis deux ans, en organisant des unités adaptées à des exigences particulières. Le mot commando résume les qualités de disponibilité, de rapidité, de souplesse indispensables à la contre guérilla. L’armée de l’Air se doit de prouver sa capacité d’intégrer les formes nouvelles de la guerre et sa volonté de prendre part à une lutte dont la signification symbolique est affirmée : garder l’Algérie à la France.
Les personnels ainsi formés au combat doivent constituer une pépinière de cadres et d’instructeurs expérimentés qui, répartis dans les unités de défense et de protection des bases aériennes, porteront leur valeur au plus haut niveau.
Le 12 mars 1956, le secrétaire d’Etat aux forces armées de l’Air prenait la décision de mettre sur pied « des commandos à utiliser en Afrique française du Nord ».
Au sein de l’armée de l’Air, on est loin d’être unanimes sur cette création. Pour beaucoup c’est un luxe inutile car ces commandos, même s’ils sont d’excellente qualité, seront peu nombreux et destinés à combattre au sol avec des troupes et sous le commandement de l’armée de Terre. De plus, la participation des aviateurs aux combats au sol n’a jamais été dans leurs habitudes qui remontent à la guerre de 1914-1918.
La spécialisation à outrance, à l’américaine, héritée du conflit 1939-1945, les en a encore éloignés. Il existe, cependant, une minorité de non navigants qui aspirent à des activités plus martiales que celles qui leur sont dévolues à l’intérieur du périmètre des bases aériennes. Issus de toutes les spécialités, ce sont eux qui sont les premiers volontaires.
Certains spécialistes techniciens, officiers et sous-officiers, éprouvent bien des difficultés à rejoindre les commandos. Leurs chefs comprennent mal leur désir de combattre et pensent, à juste titre, que c’est là gaspiller inutilement le potentiel de l’armée de l’Air.
En métropole, après avoir surmonté ces difficultés, les volontaires rejoignent la base aérienne 345 de Mourmelon (Marne). Leur affectation définitive ne sera prononcée, en fontion des résultats obtenus, qu’à l’issue des atges organisés à leur intention. L’entraînement dirigé par le capitaine MEYER (1) est particulièrement sévère. Dès 6H30, ils sont sur le terrain : marches, exercices de tir intensif et de combat se succèdent. Ils passent un test de volonté et de souplesse physique. Il s’agit de sauter d’un camion roulant à quarante kilomètres à l’heure. Cela ne va pas sans un peu de casse, mais c’est mettre en pratique le « roulé-boulé » des parachutistes. Les hommes fourbus ou éclopés sont impitoyablement éliminés, seuls les plus résistants physiquement et moralement sont retenus. Ils ne sont plus que cent vingt, sur les trois cents rassemblés, qui embarquent le 11 mai 1956 à Marseille. Débarqués le lendemain à Philippeville, ils sont immédiatement dirigés vers le centre d’entraînement au saut n°1, où les moniteurs parachutistes les attendent.
Pendant que se rassemblent et s’entraînent à Mourmelon les volontaires issus des bases aériennes de métropole, le même processus se déroule en Algérie. C’est la base aérienne 146 de la Réghaïa qui est chargée de les accueillir. Très rapidement, les installations existantes sont saturées. Tout est à faire, locaux insuffisants, précaires, inadaptés, manque de matériel, d’équipements, mais le moral et les initiatives ne font pas défaut. Le problème du logement est réglé par la mise en place de baraquements démontables. Celui des repas est plus difficile à résoudre. De grandes tentes réfectoires sont montées sous lesquelles les commandos prennent leur repas à la gamelle, sous-officiers et hommes de troupe confondus. Tous, même les plus anciens, se plient de bonne grâce à cette nécessité.
Le 12 juin, le commando constitué en métropole, breveté parachutiste à Philippeville, rejoint la Réghaïa. Depuis le 1er juin, il a pris le nom de commando 10/541. Le commando constitué en Algérie effectue à son tour le stage au centre de saut sous le nom de commando 20/541. En juillet 1956, le commando 30/541, dont les premiers éléments proviennent du Maroc, lui succède.
 
 

 
 
 
 
Chacun de ces commandos, ou centurie, est formé de 5 officiers, 22 sous-officiers et 75 parachutistes, soit 102 hommes au total répartis en quatre sections.
C’est le béret bleu nuit à rubans qui les distingue de leurs camarades aviateurs dotés de calots ou de casquettes. Ce béret s’orne bientôt d’un insigne qui réunit sur un cercle, d’une part l’aile et l’étoile des brevets du personnel navigant, d’autre part la dague symbole des actions commandos.
Un second insigne, porteur d’une devise, est peu après homologué à leur intention. Il représente un aigle fondant sur sa proie, ce qui correspond à la nature de leur mission. Le cadre sur lequel est fixé l’aigle porte la mention latine « Sicut Aquila » qui devient leur devise de tradition. Il se porte sur le côté gauche de la poitrine, le côté droit est réservé à l’insigne de brevet de parachutiste « Terre », la fameuse « plaque à vélo ». Il convient de noter que c’est un décret du 14 décembre 1956 qui leur permet d’acquérir le brevet de parachutiste de l’Infanterie de l’Air, créé par décret du 26 août 1938. l’insigne qui le symbolise n’a pas les faveurs des commandos qui lui préfèrent le brevet Terre, de loin le plus connu. Ce n’est qu’en 1969 que celui-ci sera officiellement reconnu par l’armée de l’Air, l’insigne du brevet de l’Infanterie de l’Air demeure celui des parachutistes d’essais Air.
Ce brevet de parachutiste acquis, il reste aux commandos à se perfectionner dans le métier de fantassin. Pour cela, ils effectuent à l’initiative de leur chef, le commandant «COULET (2), des stages opérationnels auprès des meilleurs régiments parachutistes. Dans un premier temps le commando est dilué dans l’ensemble des sections du régiment. Il manœuvre ensuite en section constituée, à l’intérieur d’une compagnie puis, enfin réuni, il forme une compagnie supplémentaire du régiment qui le parraine. Il s’agit d’une initiation qui expose des commandos au feu de l’ennemi : ils ont en quelques minutes la révélation de ce que l’on n’apprend pas dans une cour de caserne. L’esprit de corps les incite à se surpasser. Ils perdent rapidement le sobriquet péjoratifs de « gonfleurs d’hélice », que certains leur ont attribué. Le commandement les juge aptes à être utilisés dans tous les secteurs de l’Algérie.
Bien qu’encore à ses débuts, l’expérience tentée est encourageante. Les trois commandos constituent de petites unités de fusiliers voltigeurs dont la bonne volonté et les qualités physiques sont évidentes. Ils sont bientôt stationnés auprès des escadres d’hélicoptères qui deviennent leurs transporteurs attitrés. Cette collaboration augmente la rapidité des interventions et prolonge éventuellement une action aérienne.
A la suite de la nationalisation du canal de Suez par l’Egypte, les Franco-Britanniques préparent et entreprennent (août-décembre 1956) une opération de reconquête qui tourne court. Les commandos de l’Air sont très vexés de ne pouvoir prendre part à cette expédition. En fait, cela se révèle être une chance pour eux et contribue à les faire connaître. Pendant les cinq mois d’absence de la 10ème Division parachutiste, ils font face à une demande incessante émanant de tous les secteurs. De nombreux petits succès, leur disponibilité, leur bonne humeur, une fausse modestie parfaitement imitée servent de révélateur à ces aviateurs qui vont à pied et sautent en parachute.
Ils n’interviennent pas, début 1957, dans la lutte contre le terrorisme urbain connue sous le nom de « bataille d’Alger ». ils continuent à être utilisés par l’état-major interarmées partout où le besoin s’en fait sentir. Ils en profitent pour accroître encore leur notoriété. Leur valeur reconnue conduit encore l’état-major de l’armée de l’Air à créer, à compter du 1er avril 1957, un nouveau commando, le 40. l’ensemble des quatre commandos constitue désormais le Groupement des commandos parachutistes de l’Air 541, unité à administration distincte. Avec son élément de commandement, son unité administrative, ses effectifs sont équivalents à ceux d’un bataillon d’infanterie. Cette nouvelle structure permet d’opérer de façon plus autonome. Le G.C.P.A. se voit confier des missions que ne pouvait recevoir une unité d’une centaine d’hommes. Aux coups de main par commando ou à l’utilisation comme force d’appoint se substituent les actions de pacification et d’intervention.
Le 14 juillet 1957, un bloc de cent vingt hommes prend part à Paris, derrière ses officiers et le drapeau de la 54ème escadre de bombardement d’assaut, au traditionnel défilé sur les Champs Elysées.
Certains des volontaires, qui n’avaient que quinze mois de service à effectuer lorsqu’ils sont entrés aux commandos, arrivent au terme de leur contrat. Afin de remplacer les libérables, ainsi que les éliminés pour causes diverses, le commandement fait effectuer des tournées de recrutement aux officiers commandos. Ceux-ci se rendent à tour de rôle dans les centres d’instruction régionaux où les recrues de l’armée de l’Air effectuent leurs classes. Accompagnés de deux sous-officiers et de deux soldats, ils expliquent pendant une trentaine de minutes ce qu’est la vie exaltante des aviateurs parachutistes et les avantages dont ils bénéficient. Les résultats de ces campagnes permettent au groupement de commandos parachutistes de maintenir sans difficultés ses effectifs. Il convient de mentionner ici que depuis 1955 le contingent est engagé en Algérie, qu’en 1956 les disponibles ont été rappelés et les appelés maintenus par décret renouvelable. La durée du service militaire se trouve ainsi portée à vingt-huit mois, parfois davantage.
La dégradation de la situation politique en métropole, la crainte d’une défaite diplomatique en Algérie engendrent un mécontentement général. D’importantes manifestations se déroulent à Alger à compter du 13 mai 1958, elles amènent la chute de la IVème République. Prêts à intervenir, les commandos parachutistes de l’Air, s’ils connaissent et vivent intensément l’évolution de ces évèvenents, n’y participent pas directement.
En juillet 1958, est créé à Constantine un commando expérimental. Celui-ci a pour mission de s’introduire discrètement dans les zones interdites. Fractionné en petits groupes, il se camoufle sur les sommets et observe les mouvements rebelles, d’où son surnom de commando « chouff ». les moyens radio dont il dispose lui permettent de déclencher une intervention aérienne sur toute activité ennemie décelée. Le 1er février 1959, il devient le commando 50/541.
Le 3 février 1959, sur la base aérienne de La Réghaïa, le groupement des commandos parachutistes de l’Air 541 reçoit, au cours d’une importante prise d’armes, son drapeau. A cette occasion la musique de la 5ème région aérienne exécute la marche « Commandos du ciel » qui a été créée à son intention. C’est la consécration.
 
 

 
 
Combats et Dissolution
 
 
Le groupement des commandos parachutistes de l’Air fait désormais partie des troupes d’élite. Il comprend un élément de commandement (instruction, moyens administratifs et techniques, opérations, logistique, santé) formé de 6 officiers, 25 sous-officiers et de 35 soldats, total 66, plus 25 officiers, 165 sous-officiers et 500 parachutistes, total 690 hommes répartis en cinq commandos. Son développement est limité par le commandement qui, pour des raisons budgétaires, fixe irrévocablement à mille le nombre des soldes à l’Air susceptibles de lui être attribuées. Il dispose de son propre parc de 71 véhicules (dont 26 camions), de 1216 armes individuelles (dont 616 pistolets mitrailleurs), de 54 armes automatiques, de quelques mortiers de 60, canons de 57 sans recul, et lance-roquettes anti-chars de 73 mm. L’efficacité de l’armement dépend, pour une part, de la nature du terrain sur lequel il est utilisé. Dans les régions aux larges horizons, steppes des hauts-plateaux, Sahara, les fusils et fusils à lunette sont des plus appréciés, alors que dans les massifs forestiers de Kabylie, propices aux combats rapprochés, les pistolets mitrailleurs sont plus utiles. Il convient donc d’avoir une dotation qui permette de privilégier, selon le cas, l’une ou l’autre de ces armes.
En janvier 1960, alors que les partisans civils de l’Algérie française dressent des barricades à Alger, les commandos en opérations sont rappelés sur la base aérienne de La Réghaïa qui héberge les plus hautes autorités d’Algérie. Ils ne participent pas à l’investissement du quartier des facultés, mais ces évènements ne sont pas sans les impressionner et faire naître ou renaître en eux un certain malaise.
Les grandes opérations menées à partir de 1959 selon les directives du général CHALLE, commandant en chef, ont disloqué les bandes rebelles. En Kabylie, en 1960, celles-ci n’opèrent plus qu’en petits groupes très difficiles à intercepter. Pour lutter efficacement contre ceux-ci, les commandos de l’Air mettent sur pied un élément opérationnel particulier la section « matou ». il ne s’agit plus de faire traiter par l’aviation les mouvements ennemis observés, ainsi que l’a fait le commando « chouff », mais d’intervenir directement afin de créer une insécurité permanente pour les groupes rebelles, de gêner leur stationnement ou leur transit, de couper leurs itinéraires de ravitaillement.
La section « matou » est formée de seize hommes répartis en une équipe de commandement de quatre hommes et quatre équipes de trois hommes.
Les secteurs de travail sont définis uniquement en fonction de leur aspect géographique. Ils constituent un compartiment de terrain dont chacune des équipes de la Section contrôle à vue une fraction. Les équipes sont prêtes à s’appuyer par le mouvement et par le feu, en diversion comme en recueil. Il s’agit d’essayer de faire évoluer l’adversaire éventuel de façon à ce qu’il se heurte successivement à plusieurs équipes et d’obtenir rapidement, si nécessaire, l’intervention d’un élément de manœuvre. Cette méthode est employée avec succès.
Depuis leur création en 1956 jusqu’à 1962 les commandos parachutistes de l’Air sont de tous les combats. Pour eux, les tours d’opérations habituels aux autres unités n’existent pas. Mis sur pied en Algérie, pour assurer le maintien de l’ordre, ils n’ont ni dépôt, ni centre d’instruction en métropole pour aller en repos par roulement. Une grande partie de l’encadrement, officiers et sous-officiers, est donc composée de cadres permanents, venus des spécialités les plus diverses, qui constituent un ensemble très expérimenté de valeur incomparable. Chez les hommes du rang, la proportion d’appelés dépasse parfois soixante pour cent. Tous sont volontaires, enthousiastes, décidés, ont une unité morale profonde et le sens du combat. Etre écarté, au moment du départ en opérations, est considéré comme une punition. Des rives de la Méditerranée aux sables du Sahara en passant par les forêts de Kabylie et les pitons des Aurès, ils se lancent à corps perdu dans leur mission, ramener la paix en Algérie, province française. Rattachés aux troupes de réserve générale, ils vivent à un rythme fou, effectuent des milliers de kilomètres, se fondent dans la nature, font corps avec elle, pourchassent sans relâche les rebelles. Ils mènent une vie sans confort, toujours disponibles, ils se forgent, mieux qu’un esprit de corps, un esprit de famille plus fort que la plus belle des camaraderies. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes, à la fois durs dans les combats qui les opposent aux rebelles et proches de la population déshéritée qu’ils s’efforcent de comprendre et d’aider.
« Aucun ne pensait « sale guerre », comme dirait une partie des civils en métropole sans soulever les protestations de l’autre partie. Au contraire, elle leur plaisait cette guerre pour laquelle ils s’étaient tous portés volontaires et qu’ils s’imaginaient, non sans vanité, faire mieux que les camarades. Il ne serait venu à l’esprit d’aucun de contester sa légitimité. Ils la faisaient, sauf de rares exceptions, sans brutalité et si l’on peut dire, avec plus de goût que de passion, reconnaissants de l’effort physique et de l’application intellectuelle qu’elle exigeait d’eux, dans un climat de constante compétition, sans l’obsession d’un danger démesuré mais avec le piment d’un risque équitablement réparti entre les différents commandos, les jours d’opérations, et fraternellement partagé par la troupe et par les officiers. Il y avait cependant une sorte d’inconfort moral (pour eux) qui l’emportaient sur l’ennemi à chaque engagement et qui se voyaient frustrés de la victoire finale au cours des semaines, des mois et des années… » (3).
Les commandos parachutistes de l’Air sont déchirés par la politique algérienne du gouvernement. Pour certains, c’est un véritable drame de conscience. Fidèles à leurs engagements, à leurs morts, aux promesses faites aux habitants et aux harkis, ils considèrent l’abandon de l’Algérie comme une trahison et un déshonneur. Leur volonté de conserver l’Algérie à la France conduit les plus motivés d’entre eux à prendre part en avril 1961 à la révolte militaire. Cela ne leur est pas pardonné.
Le groupement des commandos parachutistes de l’Air est dissous le 31 mai 1961 et ses éléments dispersés. Seul subsiste le commando 50 qui, à Colomb-Béchar, s’est tenu à l’écart des évènements. Replié sur Saint-Leu et réorganisé, il devient la compagnie de commandos parachutistes de l’Air 50/541, rattachée à la base aérienne 141 d’Oran- La Sénia, et participe encore à plusieurs opérations dans le Sud-oranais et sur les confins algéro-marocains.
En juillet 1962, la compagnie de commandos parachutistes de l’Air 50/541 quitte l’A.F.N. et s’installe sur la base aérienne de Bremgarten. Les changements de structure et les réformes se succèdent, les effectifs sont réduits. En avril 1965, il ne subsiste plus qu’un escadron de protection. Le 17 juillet 1966, le drapeau est reversé au Service historique de l’Armée de l’Air…
Les opérations qu’ils ont menées de 1956 à 1962 leur ont permis de mettre plus de deux mille ennemis hors de combat. Soixante-dix-huit des leurs sont tombés au champ d’honneur, cent soixante-quatorze sont douloureusement marqués dans leur chair. Vingt et une croix de la Légion d’honneur, quatre-vingt-cinq Médailles militaires et mille sept cent vingt-trois citations, comportant l’attribution de la croix de la Valeur militaire, les ont récompensés…
Henri Féraud
(1) Devenu le général Albert MEYER, actuellement administrateur fédéral de la F.N.C.V.
(2) Le colonel COULET est né en 1906 à Montpellier. Il entreprend en 1935 une carrière diplomatique… Ancien chef de cabinet du général DE GAULLE à Londres, il est nommé commissaire de la République des territoires libérés en Normandie en 1944, puis ambassadeur de France en Iran et en Yougoslavie. Seul officier de réserve commandant en Algérie un groupement de parachutistes d’active, nommé lieutenant-colonel en 1958, il est remplacé en 1960 à la tête du groupement des commandos parachutistes de l’Air par le lieutenant-colonel EMERY. Sa fidélité au général DE GAULLE lui fait accepter en 1960 les fonctions de directeur des affaires politiques à Alger… Décédé à Paris le 11 juin 1984.
(3) « Vertu des temps difficiles » de François COULET, Plon, 1966.
 
 
 
 
 
 
Les anciens du GCPA et la FNCV
 
 
Les anciens du G.C.P.A. qui ont signé un rengagement en Algérie, pendant la guerre, ou qui ont fait reconnaître leur volontariat pour participer à cette guerre (ils sont déjà nombreux à y être parvenus), obtiennent la C.C.V. (« croix du combattant volontaire »), avec barrette « A.F.N. », attribuée par le ministre de la Défense. Cette décoration est souvent admise comme un titre de guerre, dans les propositions pour les ordres nationaux ou la médaille militaire.
Titulaires de la C.C.V., ils sont les bienvenus à la F.N.C.V., soit à titre individuel, dans l’une des Sections départementales ou à la Section des adhérents directs, soit en groupes spécifiques autonomes (amicales, associations sections distinctes…).
La « fédération nationale des combattants volontaires », créée en 1919, regroupe les combattants volontaires de tous les conflits (1914-1918, 1939-1945, résistance, T.O.E., A.F.N. et Opérations Extérieures ).
Les combattants volontaires se veulent à l’avant-garde du monde combattant, eux qui ont choisi volontairement, au péril de leur vie, le combat pour la France, pour la défense de sa liberté, de ses intérêts et de ses idéaux.
Ceux qui remplissent les conditions pour obtenir la C.C.V. sont aussi les bienvenus à la F.N.C.V. : la section à laquelle ils seront rattachés les aidera à constituer le dossier de proposition nécessaire.

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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Lun 5 Déc - 10:06

Un Grand merci Gus .

QQ précisions :

Des éléments du 30 ont refusés de repartir aux combats pour Rien .

Le capitaine Souètre et le Lieutenant Delhomme , seront des figures de l'OAS .

Le drapeau sera volé et caché par une poignée de CPA , il le rendront a Coulet , leur ancien patron qui le fera transférer au Service historique de l’Armée de l’Air .

En Mai 1965 , les Commandos de l'air seront reformés a Nîmes , avec les anciens du 50 , avec pour Patron : le Lt/Colonel Fuhrer (ancien patron du 40) et le Capitaine Ciapa .

C'est Giscard , qui redonnera le drapeau aux Commandos de l'air .

Oui , ce fut une unité extraordinaire , le Chouf et le Matou , ont été copiés par bien d'autres unités paras ou non .

L'AA , n'a jamais appréciée les Commandos (depuis sa formation , a nos jours) .

Je suis "Fier" d'avoir porté le Béret Bleu Marine , "Fier" de mes Anciens , "Fier" de la relève .

 

       

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“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Lun 5 Déc - 10:25

Superbe unité qui a prouvé son savoir faire dans des opération parfois




dures, mais tellement stimulante !! Fière d'avoir eu des Anciens Glorieux au sein des Commandos Air !!!

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MessageSujet: rôle obscur de COULET.....   Mer 7 Déc - 19:02

.........en décembre 60

http://fr.calameo.com/books/0010146491fe45df19f80


Coulet "l'oeil de Moscou" de C2G, organise une contre manifestation musulmane avec MORIN,sous l'égide de la SAU de la CASBAH (en réponse à la manif "Algérie Française du FAF") j'y étais ! en décembre 1960

Les arabes ont quitté la casbah avec des calicots "VIVE DE GAULLE" arrivés au quartier européen du "champ de manoeuvres" les calicots étaient devenus "VIVE LE FLN" ! j'y étais !

blessé dans ma chair,je n'ai pas oublié ! (reçu grenade OF dans les jambes,merci aux gardes-mobile de Colonel DEBROSSE)
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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Jeu 8 Déc - 8:44

Merci Guy , pour ce témoignage , bien triste cette époque Sad

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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Jeu 8 Déc - 16:19

Une belle histoire des Commandos Air , mais une triste réalité du revirement de ces salopards ce qui prouve que le dernier qui parle a toujours raison

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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Lun 2 Oct - 22:16

Bonsoir ,

Il m'arrive encore et ce depuis des années , de supporter , les rires , sourires et sarcasmes de certains Paras et anciens Paras au béret Rouge .

Étant rattachés a l'Armée de l'Air , les CPA et Commandos de l'Air , passent pour des petits garçons
Ce qui est bien triste , en pensant que les premiers Paras de France , ont été les GIA .

Voici donc une synthèse de mon ancienne unité :

Les CPA ne sont pas jeunes, historiquement parlant ils sont le cœur, l’origine des parachutistes français.

Je m’y étais un peu intéressé à une époque car il avait été évoqué la possibilité de leur donner un nom plutôt qu’un numéro, à l’image de la Marine.

Mais l’Histoire est tenace et souvent rancunière si bien que depuis la guerre d’Algérie et le putsch des généraux ayant entraîné la dissolution de toutes les unités para de l’armée de l’air (sauf une), il n’est pas évident de trouver un nom qui ne rappelle quelque chose à quelqu’un.

Si vous avez le temps de lire :

Juin 1935 : le Capitaine Geille, pilote de chasse, est le premier parachutiste français breveté à TOUCHINO (Russie)

Septembre 1935 : création par le général Denain (Ministre de l’air) du Centre d’instruction parachutiste à Avignon-Pujaut dont le commandement est confié au Capitaine Geille.

Février 1937 : le 1er brevet parachutiste français est décerné à Avignon au Capitaine Sauvagnac.

Avril 1937 : création des 601ème ( Cne Sauvagnac) et 602ème ( Cne Loizeau) Groupe d’infanterie de l’air (GIA) à Reims et Baraki (Algérie).

Ils seront réunis en 1939 en un Groupement d’infanterie de l’air qui sera dissous en sept 1939 à la déclaration de guerre.

26 août 1938 : le brevet parachutiste de l’infanterie de l’air est créé (pourquoi avoir recréé il y a quelques année un brevet parachutiste spécial Armée de l’air ?).

Octobre 1938 : survient le premier accident en service commandé d’un para : le SGT Sabe se tue sur le terrain de Maison-Blanche (Algérie)

Mars 1940 : les 601ème et 602ème GIA se regroupent en une compagnie de marche sous les ordres du CDT Sauvagnac et effectuent quelques coups de main en Alsace : premiers paras morts pour la France : Barate et Salacroup.

Repliée en juin 1940 sur Alger Maison-Blanche (Algérie) cette compagnie est dissoute sans avoir effectué de saut opérationnel.

18 juin 1940 : peu après l’appel la 1ère compagnie d’infanterie de l’air (CIA) aux ordres du CNE Georges Bergé est créée le 29 juin en Grande Bretagne au sein des Forces aériennes françaises libres, elle est intégrée au SAS sous le nom de « French Squadron ».

Dirigée en juillet 1941 vers le Moyen Orient et transformée en octobre en 1ère compagnie de chasseurs parachutistes, elle s’installe en janvier 1942 à Kabrit en Egypte pour poursuivre son entraînement dans un centre britannique.

En juin1942 elle participe à un raid en Crête contre un aéroport allemand, détruisant de nombreux appareils.

Malheureusement le lendemain le CP Pierre Léostic (17 ans) est abattu, le CDT Bergé, le CAL Jacques Mouhot et le CP Jack Sibard sont arrêtés.

Janvier 1943 : après le débarquement en Afrique du Nord la 1ère CIA devient le 1er Bataillon d’infanterie de l’air (BIA) et s’installe à Fez (Maroc) sous le commandement de Pierre Fourcaud. Devant l’arrivée de nombreux volontaires en Afrique du Nord, un 2ème BIA est créé aux ordres du CNE Fleury, puis un 3ème BIA à Tripoli (Lybie) sous les ordres du CDT Paris de la Bollardière.

1er mai 1943 : le 1er BIA devient le 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), confié aux ordres du CDT Sauvagnac (Puis au CDT Hartmann pendant 2 mois).

En août 1943 le COL Geille en prend le commandement.

Le 2ème BIA est confié au CDT Faure et devient début 1944 le 2ème RCP (commandé par le CDT Bourgoin dit « Le manchot » suite à une blessure reçue pendant la campagne de Lybie).

Ce 2ème RCP (ou 3ème SAS) est parachuté dans la nuit des 5/6 juin 1944 en Bretagne (donc avant le débarquement des commandos marine « Kieffer » et autres ).

Pour la petite histoire un parachute spécial tricolore avait été confectionné pour le CDT Bourgoin qui a sauté avec ses troupes.

Le CDT Bourgoin a rejoint l’Armée de terre en 1945.

Le 3ème BIA rejoint la Grande Bretagne fin 1943 et renforcé il donne naissance au 3ème RCP (ou 4ème SAS) sous les ordres du CDT CHATEAU-JOBERT (dit « Conan »).

Durant cette nuit du 5 au 6 juin 1944 les « sticks » du 2ème RCP aux ordres respectivement des lieutenants Marienne, Déplante, Botello et Deschamps sautent sur la Bretagne.

Le stick Marienne est accroché et le CAL Bouétard tombe (1er soldat allié tombé dans l’opération du 6 juin 1944).

Le LTT Marienne tombera le 12 juillet dans son PC infiltré par des miliciens et des allemands.

La 2ème Guerre mondiale terminée, c’est dès le 1er août 1945 que les 3 RCP sont rattachés à l’Armée de terre.

Les 2ème et 3ème RCP sont dissous fin 1945.

Le 1er RCP existe toujours et son insigne comporte des ailes rappelant sa création au sein de l’Armée de l’air, c’est celui de l’ancien 601ème GIA qui ressemble étrangement au brevet para.

Novembre 1954 :
alors que les combats cessent en Indochine, la France est engagée en Algérie.

L’Armée de l’air participe à l’effort général en quadrillant le terrain pour protéger troupes et biens.

Le Gal de Maricourt qui commande le Groupement aérien tactique n°1 à Constantine estime que l’Armée de l’air doit intégrer dans ses capacités les formes nouvelles de la guerre et prendre une part plus active au conflit.

Il propose la création d’unités commandos adaptées à ces exigences. Malgré les difficultés, le 12 mars 1956 une décision officialise la création des commandos de l’air.

15 mai 1956 : création du commando de l’air n° 10 aux ordres du CNE Meyer, et du commando de l’air n° 20 aux ordres du CNE Lucht.

25 juillet 1956 : création du commando de l’air n° 30 aux ordres du CNE Turck.

03 janvier 1957 : création du commando de l’air n° 40 aux ordres du CNE Fuhrer.

1er mai 1957 : tous ces commandos de l’air sont réunis pour former le Groupement des commandos parachutistes de l’air (GCPA) qui défile dès le 14 juillet 1957 à Paris.

1er février 1959 : création du commando de l’air n° 50 aux ordres du CNE Le Guen.

03 février 1959 : le GCPA reçoit son drapeau des mains du Gal Jouhaud alors CEMAA.



31 mai 1961 : dissolution du GCPA et dispersion de ses éléments.

Seul subsistera le commando 50

Je pense qu’avec leurs exploits actuels et le prix déjà payé par nombre d’entre eux, ils méritent largement leur place aux sein de la grande famille des paras.

De nos jours le CPA10 et le COS :



Merci pour votre Attention .


 

     

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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Lun 2 Oct - 22:26

MERCI JP - Beau reportage sur les CPA
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MISS61
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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Mar 3 Oct - 16:42

BRAVO et MERCI Jean-Pierre pour cette synthèse ! moi pas le temps et le courage. guy
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bretirouge
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MessageSujet: Re: Commandos de l'Air   Mar 3 Oct - 20:59

Tout est écrit sur les Commando de l'Air, Bravo JP !!!

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Commandos de l'Air
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