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 Armée de l'Air.. Recherche et sauvetage au combat

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bretirouge
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MessageSujet: Armée de l'Air.. Recherche et sauvetage au combat   Ven 14 Oct - 14:15

Armée de l 'Air

The Air Force

 
 
 
 
 
 
Recherche et sauvetage au combat
 
 
 
 
 

Le sauvetage des pilotes



Dès la guerre 1914-1918 lors des premiers balbutiements de l’aviation, les moyens de sauver les pilotes dont la machine était touchée à mort, furent mis à l’étude.


Le parachute fut adopté dès le milieu de la guerre pour sauver les soldats qui se trouvaient dans la nacelle des ballons d’observation, et qui étaient la cible de plus en plus fréquente des chasseurs ennemis.


Comme il était difficile de rater une telle cible, les aérostiers préféraient retrouver le plancher des vaches au plus tôt, et sautaient dès qu’ils avaient la certitude qu’on en avait à leur ballon.


En 1939, rien n’avait encore été prévu pour récupérer les pilotes abattus


Les sauvetages de pilotes tombés derrière les lignes ennemies donnèrent lieu à des opérations ressemblant de très près à des actions de commandos.


Il semble que l’entre deux guerres ne favorisa pas la solution de ce problème et lorsque la guerre 1939-1945 éclata, rien n’avait encore été prévu pour récupérer les pilotes abattus.



Le parachute était l’élément principal de sauvetage et rien d’autre ne venait conforter le pilote dans l’espoir d’être récupéré rapidement.


Le sauvetage des pilotes, dont la cote avait monté en flèche, fut instauré par les deux principaux belligérants, l’Angleterre et l’Allemagne.



Quelle que soit l’armée de l’air, le pilote annonçait qu’il devait quitter son avion, en annonçant s’il le pouvait, sa position de chute en territoire ennemi.


Ceux qui tombaient en France étaient pris en charge par la Résistance; en revanche, les Allemands qui atterrissaient en Angleterre étaient fait prisonniers.


Les pilotes tombés à l’eau dans les combats au dessus de la Manche étaient récupérés par des vedettes de sauvetage ou des hydravions de secours. Un arrangement tacite faisait que les sauveteurs travaillaient ensemble sans se tirer dessus, pour récupérer leurs ressortissants, mais il y eut quelquefois des combats autour de ces malheureux qui pataugeaient dans une eau plutôt froide.



La RESCO (Recherche et Sauvetage au Combat), était née.


Avec le parachute sur son dos, on ajouta sous les fesses du pilote, un dinghy qui se gonflait automatique quand il touchait l’eau, un revolver, des fusées de détresse, un sifflet, une Mae West (du nom d’une actrice de cinéma américain dotée d’une poitrine généreuse),  et de la fluorescéine. 


Sir James MARTIN s’intéressa à l’élaboration du premier siège éjectable qui devait être monté sur quasiment tous les avions anglais. En effet le ministère de l’air voyait, avec une anxiété croissante, la difficulté pour les pilotes de s’extraire d’un jet en perdition.


L’histoire du siège éjectable fit l’objet d’une étude particulière car elle est la composante essentielle de la récupération d’un pilote en bonne condition.



La guerre du Vietnam donne une
impulsion définitive aux techniques de récupération



La guerre du Vietnam devait donner une impulsion définitive à l’art de récupérer les pilotes tombés derrière les lignes ennemies.


Les pilotes font des stages « jungle », « désert » « montagne » « campagne » afin d’apprendre les méthodes de survie.



Le paquetage qu’il emporte permet au pilote abattu ou ayant été contraint d’abandonner son oiseau, de survivre, et d’indiquer à ses sauveteurs où il se trouve.


Son paquetage de sauvetage comprend : gilet de sauvetage contenant lampe, miroir, fluorescéine, poudre anti-requins, fusées de détresse, rations de survie, balise de détresse permettant la localisation et la conversation avec les sauveteurs, et d’autres moyens de survie contenus dans le siège éjectable.





Un choc, un éclair aveuglant, suivi d’une débauche de lampes rouges d’alerte, prévient le pilote que son avion est touché.


Il lui faut s’éjecter très rapidement avant que les choses n’empirent, « Panther 4 je m’éjecte ».


Sous lui des montagnes, des forêts, et l’ennemi qui va chercher à le capturer. Comme il se trouve que le confort hôtelier des prisons du coin ne lui convient  guère, il va utiliser tout son savoir faire et tout le matériel mis à sa disposition pour y échapper.



Sa balise de détresse s’est mise en route automatiquement lors de l’éjection; elle émet sur une fréquence codée et elle permet de localiser avec précision la position du pilote.


L’AWACS qui orbite dans le ciel note immédiatement la disparition de l’écho de l’avion et la position du signal de secours. 


 A partir de ce moment, la cellule RESCO prend en charge l’extraction du pilote. Comme tous les pilotes et navigateurs, il a suivi les stages DFSS et est donc à même de survivre en milieu hostile en attendant les secours qui vont se mettre en branle.



Le maître mot est discrétion, tant dans la location GPS du rescapé que dans le montage de l’opération de secours. Sitôt au sol, le pilote appelle au moyen de sa radio sur la fréquence de détresse, s’identifie avec son signe tactique, donne son état physique et sa position s’il l’a connaît.


Si le contact n’est pas obtenu, il essaiera à nouveau, à chaque heure ronde.

Désormais, le sauvetage doit pouvoir répondre à
des conditions de combat sans merci





Photo André BOUR - HELICO PASSION


Le temps de montage d’une opération RESCO varie de 3h30 à 7 heures.


Le sauvetage doit pouvoir répondre à des conditions de combat sans merci où toute opposition à la récupération du pilote doit être balayée.



C’est donc une force, qui outre les hélicoptères de sauvetage, peut comprendre une dizaine d’appareils pouvant traiter toutes les menaces potentielles, sous l’autorité tactique d’un AWACS qui va se mettre en route.


Le pilote dûment identifié par les renseignements concordant avec son ISOPREP (dossier contenant des informations personnelles d’identification), les hélicoptères de sauvetage, s’approcheront de son point de récupération, protégés par la couverture aérienne mise en place.


Le Puma trop vieux va être remplacé par le EC725 Cougar, ravitaillable en vol, vitesse de plus de 250 km/h, rayon d’action de 740 km, capacité de 10 personnes. 


De nos jours, la France arrive au deuxième rang, juste  derrière les Etats-Unis, dans le savoir faire de recherche et de sauvetage au combat.






Photo André BOUR -
HELICO PASSION
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MessageSujet: Re: Armée de l'Air.. Recherche et sauvetage au combat   Ven 14 Oct - 17:04

Merci Gus ,

Je crois que le RESCO est le boulot du CPA30 .

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MessageSujet: Re: Armée de l'Air.. Recherche et sauvetage au combat   Ven 14 Oct - 17:28

Commando Parachutiste Air n° 30




CPA30

Composée de chuteurs opérationnels, de tireurs d’élite, de transmetteurs, de secouristes, d’instructeurs commandos, de moniteurs des techniques d’autodéfense, de maîtres chiens et de spécialistes en armement et explosifs, cette unité compte aujourd’hui 244 personnes (dont 233 parachutistes).

Sa riche histoire commence en 1937

Missions :

- Récupération de personnel isolé (RPI)

La RPI est un domaine d’action permanent qui va de l’engagement des forces spéciales jusqu’aux missions de services publics. La récupération de personnel isolé regroupe l’ensemble des actions menées afin de porter secours et/ou de récupérer un personnel se trouvant en situation d’isolement sur un théâtre d’opérations.

Le CPA 30 y contribue dans le cadre de la recherche et sauvetage au combat (RESCo), la recherche et sauvetage aérolarguée (RESAL) et la recherche et sauvetage hors du territoire national (DSAR [Deployed Search And
Rescue]).

- L’appui aérien centré sur le feu

Les groupes de récupération au sol du CPA 30 sont capables de mettre en œuvre, une fois débarqués au sol, la capacité d’appui aérien à leur profit avec le concours des aéronefs d’escorte à voilure fixe ou tournante.

Cette capacité prend notamment la forme d’équipe tactical air control p arty (TAC-P) avec un forward air controller (FAC) en mesure de désigner des objectifs aux aéronefs.

Le CPA 30 fournit dans le cadre de la planification et de la coordination de la 3e dimension, du personnel apte à assurer la fonction de contrôleur tactique air (CTA), principalement au sein des Groupements tactiques interarmées (GTIA) ou des structures de niveau supérieur (brigade) si besoin.

- Mesures actives de sûreté aérienne (MASA)

Participation à la Permanence Opérationnelle (PO) MASA de la BA 106 Bordeaux-Mérignac (24h/24), à la PO Guyane (6 mois dans l’année) et lors des DPSA (Dispositif Provisoire de Sûreté Aérienne) qui assurent les missions de police de l’air.

- Force protection : mesure « Mousquetaire » et mesure « Rapace »

Mousquetaire : constitution d’un réservoir de force (1/4/33) ayant vocation à renforcer les dispositifs de protection des escadrons de protection lorsque cela est nécessaire en métropole et DOM-COM.

Rapace Bravo : constitution d’un réservoir de force (1/8/37) ayant vocation à assurer la protection interne d’une base aérienne projetée.

- Aide à la Recherche et détection d’explosifs (ARDE) et Fouille opérationnelle spécialisée (FOS)


Détection, reconnaissance et balisage des munitions et engins explosifs improvisés, avant leur destruction par des équipes spécialisées NEDEX avec des équipes cynophiles spécialisées dans la recherche et la détection d’explosifs en métropole (vigipirate, VIP) et en OPEX au sein d’une équipe de fouille opérationnelle spécialisée regroupant les maîtres chiens ARDE des CPA et des soldats des régiments du génie de l’armée de Terre.

Le large éventail de capacité du CPA 30 en fait une unité très présente sur de nombreux théâtres d’opérations .

     

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MessageSujet: Re: Armée de l'Air.. Recherche et sauvetage au combat   Aujourd'hui à 1:16

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