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 Des gendarmes parachutistes en Indochine .

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Commandoair40
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MessageSujet: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMar 20 Oct 2015 - 21:34

Des gendarmes parachutistes en Indochine
Des gendarmes parachutistes en Indochine . Gendar11


La conséquence, en Extrême-Orient, de la défaite française de 1940, fut l’occupation japonaise de l’Indochine dès septembre.

L’amiral Decoux, privé de tout secours, n’a pu, avec 60.000 hommes équipés d’un matériel vétuste et ne disposant que de quelques avions et chars légers, s’opposer aux Nippons.

Cette occupation a démontré que le colonisateur français n’était pas invincible.

En 1945, les Japonais joueront à merveille de la prise de conscience d’un nationalisme naissant, avant leur départ.

À compter de septembre 1945, la France reprend pied en Indochine, aux côtés des troupes britanniques.

Avec le Corps léger d’intervention formé fin 1943 en Afrique du Nord, le bataillon de marche de la 2e division blindée, le groupement parachutiste Ponchardier et des éléments de la 9e division d’infanterie coloniale, le gouverneur Cédile reprend progressivement le contrôle de la Cochinchine.

Mais la guérilla entretenue par le viêt-minh empoisonne le processus de reprise en main du pays.

Les Français se retrouvent dispersés dans des postes reliés entre eux par des patrouilles.

Si, fin 1946, la réoccupation de l’Indochine est réalisée, le pays reste une véritable poudrière.
L’envoi en Indochine d’unités de gendarmerie en corps constitués, envisagé au cours du second semestre 1946, sera décidé après le coup de force d’Hô Chi Minh à Haïphong.

Trois légions de marche de gardes républicains (L.M.G.R.) sont alors destinées au corps expéditionnaire d’Extrême-Orient.

Dès le 20 novembre 1946, le ministre des Armées ordonne la formation d’une première légion de marche de gardes républicains qui doit être opérationnelle pour le 1er mars 1947.

Sa mission sera d’encadrer et d’instruire la Garde républicaine cochinchinoise.

Ces unités ne sont calibrées que pour participer à la pacification des terrains reconquis et tenir des postes en prenant uniquement la responsabilité du maintien de l’ordre et de la sécurité.

La 1re légion de marche de Garde républicaine (1re L.M.G.R.) acquiert une existence légale le 11 janvier 1947.

Des gendarmes parachutistes en Indochine . Insign13
"Insigne 1re L.M.G.R."

Composée de huit escadrons, elle doit être mise sur pied en désignant par priorité des volontaires.

La majeure partie des 796 personnels vient d’unités de gendarmerie stationnées en Allemagne.

Ils sont rassemblés en deux contingents : le premier à Lorrach, le second à Horb et Worms.

L’embarquement a lieu, le 21 février, à Marseille sur le Pasteur pour la majorité des personnels de cette légion.

Ils côtoient là un millier de camarades constituant la 2e L.M.G.R.

Des gendarmes parachutistes en Indochine . Lmgr210
"Insigne 2e L.M.G.R."

Quelques jours plus tôt, ils ont assisté à l’embarquement de la 3e L.M.G.R. quittant Marseille sur le Félix Roussel.

Des gendarmes parachutistes en Indochine . Lmgr310
"Insigne 3e L.M.G.R."

La traversée se termine trois semaines plus tard au cap Saint-Jacques où les hommes sont transbordés sur des barges de débarquement pour remonter la rivière Saigon.

Ils essuient quelques tirs lors du passage entre des postes où, sécurisant, flotte le drapeau tricolore.

Après quatre heures de navigation, les hommes débarquent et sont conduits dans un ancien lycée de la capitale cochinchinoise : le camp Petrusky.

Les premiers éléments de cette première légion, comme l’écrira le lieutenant-colonel Degré, sont littéralement jetés sur le terrain :

« Partis sous les ordres du C.E. Nommasson… avec un préavis de 10 jours, sans préparation, vous êtes arrivés en pleine crise et avez été rapidement utilisés dans le Transbassac ».

L’année 1947 va ainsi devenir celle de tous les dangers pour les forces qui se heurtent en Indochine : une armée régulière, conçue et entraînée pour une guerre de gros bataillons, se trouve confrontée à une guérilla savamment entretenue.

Le constat est amer : les attentats, embuscades, assassinats se succèdent et la pacification risque de basculer dans l’échec.

On ne peut sortir de Saigon, par ailleurs très calme, qu’en convoi.

Pour répondre aux assauts du viêt-minh, le général Boyer de Latour, qui commande les troupes françaises de l’Indochine Sud, met au point un plan d’action politico-militaire.

Mais, basé sur la création d’un réseau fixe de protection échelonné le long des itinéraires, il ne permettra que de contrôler une infime partie des 741.000 kilomètres carrés du pays.

C’est la technique du quadrillage du terrain par les postes.

Sur le plan militaire, la situation n’est pas brillante : des milliers d’hommes sont dispersés à la garde de points de passage que les rebelles, à la mobilité exceptionnelle, contournent en toute quiétude.

La situation de ces postes isolés peut vite devenir intenable.

Ils sont harcelés par un adversaire insaisissable, toujours en surnombre, même si parfois peu armé.

Les postes sont de véritables objectifs prioritaires pour les rebelles ; non pour la gêne qu’ils occasionnent, mais pour les armes qu’ils contiennent !

Les troupes d’intervention, souvent des unités parachutistes, ne seront jamais assez nombreuses.

La demi-brigade S.A.S. devait initialement constituer cet élément de réserve générale indispensable.

Un bataillon devait être employé en Indochine du Nord, l’autre en Indochine du Sud, et il était toujours possible de les regrouper rapidement.

Malheureusement, ces deux bataillons ne peuvent en aucun cas assurer leur mission de secours aux postes et participer aux grandes opérations menées sur l’ensemble du territoire.

La G.R.C., par la dispersion extrême de ses effectifs, est particulièrement sensible à ce problème.

Elle est parfaitement consciente de la nécessité d’avoir à sa disposition des unités d’intervention disponibles en quelques heures.

Ces quelques heures, c’est la durée de survie d’un poste face aux vagues d’assaut adverses.

Elles sont le seul moyen de sauver les postes attaqués, de redonner un espoir aux isolés qui vivent sous la menace permanente d’un assaut massif qui enlèvera le poste en une nuit.

Une décision est donc prise : la création, dans le cadre du 3e régiment de la G.R.C. de la 1re L.G.R.M., du 1er escadron de parachutistes.

Personne n’a encore jamais fait sauter des autochtones mais le capitaine Richard se déclare partant.

Convaincre le patron de la 1re légion n’est pas facile, mais après bien des réticences, le colonel Degré laisse faire car si le plus jeune des quatre chefs de régiment, ne réussit pas la preuve sera faite que gendarme et parachutiste sont incompatibles !

Le 29 avril 1947, le général commandant supérieur des T.F.E.O. signe donc la note de service organisant l’unité.

Elle devra être composée de volontaires ; son stationnement est prévu à Saigon et l’effectif est fixé à un officier, quinze sous-officiers européens et cent vingt-cinq gradés et gardes autochtones.

Du 18 juillet, date des premières épreuves terrestres, au 9 août, jour du sixième et dernier saut devant le tout Saigon, les S.A.S. du Service technique des unités parachutistes dirigés par le lieutenant Brouin, entraînent les gendarmes au pas de charge.

Au final, douze Européens et soixante-trois autochtones reçoivent leur brevet.

En octobre, ils enchaînent par l’école de brousse installée à Loc Ninh, dans la région dite des Terres rouges.

Ce stage sera dirigé par des Bérets rouges, venus de Honquan, pour former les gardes, tout en assurant la sécurisation des plantations d’hévéas « Michelin » du secteur.

Jusqu’à la mi novembre, les exercices, puis les opérations, se multiplient.

Enfin, l’unité est déclarée opérationnelle mais reste en sécurisation aux Terres rouges.

Le 4 janvier 1948, un message chiffré tombe : « Secteur de Thu Do Mot - faire descendre à Saigon - PC brigade parachutiste, pour le 6 janvier au plus tard trente-deux parachutistes escadron G.R.C. de Loc-Ninh - stop - ce personnel emportera son armement, une unité de feu et équipement pour mission d’une durée de six jours - stop. »

Les gardes participent alors à leur premier saut opérationnel : l’opération « Têta » est lancée.

Le but est de nettoyer une partie de la 7e interzone viêt-minh couvrant le Nord de la Cochinchine occidentale.

Peu de temps après, un commando est engagé dans l’opération « Véga », en plaine des Joncs.

Les parachutistes de Chateau-Jobert vont alors tenter de s’emparer du PC de Nguyen Binh car il faut démanteler au plus vite l’organisation viêt-minh du secteur, accueillant parfois jusqu’à 18.000 réguliers.

Quelques semaines plus tard, le 1er mars, à l’occasion d’un événement tragique, l’escadron va faire la preuve de sa capacité de réaction rapide.

Le convoi de Dalat à Saigon, qui s’étend sur deux kilomètres, tombe dans une embuscade.

L’attaque est menée par le Chi Doï 10 qui engage là l’effectif d’un régiment.

Lorsque les secours arrivent sur place, à la tombée du jour, l’escorte tient toujours, mais on dénombrera cent cinq morts, soixante blessés et cinquante-neuf véhicules détruits et cent cinquante otages emmenés.

Enfin, le lieutenant-colonel de Saraigné, commandant la 13e D.B.L.E., fait partie des victimes.

Immédiatement, le général Boyer de Latour lance cinq bataillons à la poursuite des Viêts.

Dans le même temps, le commandant Chateau-Jobert regroupe l’équivalent de deux bataillons, dont le 1er commando de l’escadron para de la G.R.C., pour une opération aéroportée, dans la vallée du Dong Naï.

La mission est de couper la route aux fuyards.

Après dix jours de progression dans la jungle, à la poursuite d’un adversaire qui se dérobe, celui-ci est enfin intercepté par des éléments du bataillon de marche du 4e régiment de tirailleurs marocains.

Malgré des résultats encourageants, le capitaine Richard reste soucieux.

Après ces opérations ponctuelles, où l’unité a donné satisfaction, celle-ci reste scindée en deux éléments.

Le second, formé des 2e et 3e commandos, est maintenu à Loc Ninh.

Dès le mois de mars, la présence de l’escadron en Cochinchine, comme unité d’intervention, est à l’ordre du jour.

En effet, le commandement a pris conscience que le maintien, en permanence et par roulement, d’une compagnie de paras à Tan Son Nhut permettrait des opérations coup de poing.

Dès la mi-avril, l’escadron sera au complet à Thuduc, une petite ville de la banlieue de Saigon, à quelques dizaines de minutes de l’aérodrome de « T.S.N. »

Tout au long du premier semestre de 1948, l’escadron – au complet ou par commando – va mener de nombreuses opérations dans l’ensemble de la Cochinchine Sud.

Qu’ils soient parachutés ou utilisés comme de l’infanterie classique, malgré des problèmes récurrents d’effectif et de matériel (l’unité utilise des Sten et des MAS 36 modifiés), les hommes du capitaine Richard donneront toujours satisfaction.

Durant l’été 1948, le 1er escadron parachutiste de la garde du Vietnam Sud (G.V.N.S.) prend peu à peu son autonomie et n’opère plus systématiquement dans le cadre de la 1re demi-brigade S.A.S.

Tout au long du mois de juillet, les hommes sont engagés dans l’opération combinée « Caïbé » qui vise la zone comprise entre le Vaïco et Bassac, dans une opération parachutée baptisée « Tortue » au Sud Annam, mais aussi dans la libération d’un camp de prisonniers à Ba Trüong.

Début août, un commando, dans le cadre du détachement d’alerte de « T.S.N. », est parachuté dans le secteur du Rach Gia, pour renforcer la garnison d’un poste dont le convoi de liaison vient d’être anéanti.

Fin septembre, un bilan encourageant peu enfin être rédigé.

Le capitaine Richard constate que l’unité remplit le rôle qui lui est assigné : participation au commando d’alerte aéroportée, patrouilles, gardes mais aussi travaux dans le quartier de Thuduc.

Peu à peu, l’escadron participe moins aux grandes opérations de ratissage et son action est réorientée vers le dégagement des postes.

À Ap Ba Chuc, le 15 septembre, la garnison, encerclée depuis deux jours, est attaquée par environ neuf cents hommes du Chi Doï 126.

L’action d’un stick, de 18 G.V.N.S., va être brutale, efficace et décisive : les Viêts se replient.

Jusqu’au début de l’année 1949, les missions se multiplient.

Avec cette nouvelle année, le départ des anciens se précise, sauf pour quelques-uns qui prolongent.

Le capitaine Richard finit par voir arriver son successeur en la personne du sous-lieutenant Santschi, détaché de la 2e L.G.R.M.

Après avoir, comme tous, obtenu son brevet para auprès du S.T.U.P., il prend le commandement de l’escadron à la mi-février.

Ce jeune officier, fantasque aux dires de certains, va imprimer un style différent à l’unité.

Sous sa houlette, les « guignols ont un béret bleu de parachutistes métropolitains, l’insigne de la G.V.N.S., le brevet para, la grenade de la gendarmerie sur l’épaule, le tout agrémenté d’un Colt 45 aux plaquettes d’ivoire à la ceinture » vont se faire connaître dans toute la Cochinchine.

Tout au long de l’année 1949, l’escadron passe des journées à arpenter la brousse, en prenant part aux nombreuses opérations de nettoyage du Nam Bô (le pays Sud).

Les terrains détrempés de la Plaine de Joncs et la pointe de Camau deviennent leurs zones d’opérations habituelles.

Parallèlement, la base arrière poursuit sa politique de recrutement et de formation, pour remplacer les rapatriés en fin de séjour.

Même le matériel s’améliore : fusil lance-grenades, mortier de 60 millimètres et tenues camouflées U.S. viennent remplacer les pièces d’équipement françaises hors service, après par deux années d’usage intensif.

Début juin 1949, des renseignements signalent la présence des bataillons 307, 309 et 311, nouvellement constitués, formant le front de la plaine des Joncs dans le secteur de Nonh Ninh et des canaux Lagrange et Commercial.

Une vaste opération de nettoyage baptisée « Jonquille », est donc décidée.

Destinée à assainir complètement la Zone III, elle va permettre d’étriller l’ennemi.

Les bataillons viêt-minh perdent près de cinq cents tués et cent trente prisonniers.

Les gardes, eux, peuvent revendiquer d’avoir abattu cinq rebelles, fait six prisonniers mais surtout récupéré des archives importantes.

Suite à sa brillante conduite à la tête de son unité, le sous-lieutenant Santschi reçoit sa deuxième citation.

Peu à peu, la région pacifiée, l’escadron se trouve relégué dans des opérations annexes.

Au cours du troisième trimestre, celui de la saison des pluies, les personnels de l’escadron auront parfois la sensation de végéter.

En août, le lieutenant Biard, remplaçant de Santschi, visite pour la première fois son unité.

Des gendarmes parachutistes en Indochine . Biard10

Pour ce saint-cyrien de vingt-cinq ans, ancien artilleur parachutiste formé à l’initiative, l’utilisation de cet escadron pour monter la garde est une ineptie.

En quelques semaines, Biard expédie les démarches administratives et couche sur le papier, à l’occasion de son premier rapport mensuel sur l’état d’esprit, ses premières impressions :

« L’état d’esprit est très satisfaisant. Néanmoins, on a constaté une certaine lassitude due, non au fait que les gens sont en Indochine, mais au travail qui leur est demandé.

Ces sous-officiers, qui sont presque tous venus volontairement à l’escadron parachutiste, pensaient y trouver une unité d’intervention, participer à des opérations parachutées. Or, celles-ci se font rares.

Que font-ils ?

Occupation des tours de garde, garde des prisonniers sur les chantiers, petites patrouilles, embuscades, escortes.

Là n’est pas leur idéal.

Ils préfèrent opérer en unité constituée dans le cadre commando ou escadron…

Mesures proposées : rendre à l’escadron sa fonction première, à savoir escadron de parachutistes et non le transformer petit à petit en unité de partisan… ».

Mais, pour l’instant, l’attention des généraux est concentrée sur le Cambodge, où le viêt-minh, mal implanté, perd pied et sur le Tonkin où la guérilla tourne à la guerre ouverte.

Engagé dans de petites opérations locales en septembre, l’escadron en profite pour faire peau neuve.

L’ensemble des nouveaux venus sont brevetés, les nouveaux chefs des commandos mis en place et les tâches réparties.

L’escadron est alors prêt pour repasser unité d’intervention.

Le lieutenant Biard a appris que suite à l’action du colonel, inspecteur de la G.V.N.S., son unité va retrouver sa destination première : l’intervention au profit des postes en difficulté.

En effet, « le lieutenant Biard, commandant l’escadron parachutiste vietnamien depuis août 1949, en a fait, malgré le départ de la presque totalité des éléments européens aguerris, une unité dynamique, ardente, remarquable par la brutale énergie de ses assauts et la rapidité de ses déplacements ».

Le 3 janvier 1950, l’escadron parachutiste est mis en alerte et participe a l’opération « Pascal » dans la région de Cay Lai, entre Mytho et Cantho.

Après de nombreuses opérations tout au long du mois de janvier, l’escadron parachutiste de Thuduc est engagé en février dans l’île des Cocotiers, dans le sud de la Cochinchine.

Fin février, le lieutenant Biard avoue que l’état d’esprit s’est amélioré par suite de la reprise de l’activité opérationnelle. Il ne reste qu’à rendre, à l’unité, une certaine activité aéroportée pour redonner des ailes à ses hommes.

Avec le mois de mars, les opérations vont s’enchaîner à un rythme soutenu.

Le 26 mars, après une d’accalmie de trois mois, l’offensive que Nguyen Binh avait commencé en décembre 1949, repart de plus belle.

Les Viêts commencent par assaillir les postes autour de Vinh Long, Bienhoa, Thudaumot et Than Son. Puis une attaque d’envergure est déclenchée en direction de Tra Vinh. Près de la Pointe de Camau, le poste de Tra Cu subit lui aussi l’assaut des troupes ennemies.

Privé de secours, le poste risque à tout moment de tomber.

À 17 heures, c’est le saut aux abords du poste de Tra Cu.

La « Droping Zone » a été définie entre celui-ci et le village de Son Anh.

Le saut se fait dans l’eau. Le lieutenant Biard entraîne alors ses cent quatre personnels en direction du poste.

Mais les Viêts ont repéré la zone de largage probable des paras et ont positionné deux mitrailleuses, en position antiaérienne qui prennent en enfilade le terrain.

Les gendarmes-parachutistes se trouvent dans la pire des situations pour les troupes aéroportées : arriver sur une zone de saut battue par le feu des armes automatiques ennemies.

En moins d’une demi-heure, le lieutenant monte et exécute sa manœuvre. Il lance un commando en débordement puis à l’assaut de la position. Il dégage ainsi le premier commando, immobilisé la tête au ras du sol, qui lui libère le poste.

Cette mission restera la plus belle de l’escadron qui ne déplorera qu’un blessé.

Le bilan, lui, est éloquent : un poste dégagé, vingt-cinq Viêts tués, un fusil, de nombreuses munitions et surtout les deux mitrailleuses prises lors de l’engagement près de la D.Z. Au total, on dénombrera quarante-six morts autour du village et du poste.

Suite à cette action, les citations vont pleuvoir sur les hommes, comme jamais sur une unité de la G.V.N.S. au cours d’une seule opération : une dizaine pour les Européens et autant pour les autochtones.

Le 4 avril les félicitations écrites du général Chanson, commissaire de la République française dans le Sud Vietnam, et commandant les F.F.V.S., arrivent :

« Monsieur le lieutenant, commandant la compagnie parachutiste de la G.V.N.S.

J’ai l’honneur de vous témoigner ma satisfaction pour l’allant et la vigueur dont votre unité a fait preuve après son parachutage sur Tra Cu le 29 mars 1950. Son action soutenue a permis de dégager entièrement ce centre, de bousculer les forces adverses, en leur infligeant des pertes très dures, et en leur prenant de haute lutte un important armement… ».

Elles seront suivies, le 21 avril, par celle du gouverneur du Sud Vietnam, Tran Van Huu, qui écrit :

« Je vous prie de bien vouloir transmettre mes plus chaleureuses félicitations à la compagnie parachutiste pour l’action vigoureuse menée récemment à Tra Cu. Grâce à son attitude brillante, un adversaire mordant et bien armé a pu être défait et un armement important récupéré. Que le courage et l’audace dont elle vient de faire preuve soit un exemple à la jeune armée vietnamienne combattant pour la pacification et la grandeur de la Patrie ».

Quelques semaines plus tard, durant l’opération « Bernadette », l’unité rejoint le poste du Rach Dong, puis embarque sur un L.C.M., qui prend la direction de N’Ba Cam, à dix-sept kilomètres au nord-est de Bienhoa.

Soudain, les rebelles installés sur les deux rives et dotés d’un armement puissant ouvrent le feu sur l’embarcation. Le L.C.M. entame un demi-tour en faisant feu de tous bords et « beache » les hommes en aval.

Mais ces trois minutes de feu meurtrier ont suffi pour faire quatre victimes, dont le garde Bouzon, mortellement touché.

Il sera, en six années d’opération ininterrompues, le seul garde de l’escadron para tué en opération.

Avec l’année 1951 commence la quatrième année de combat pour l’escadron parachutiste de la G.V.N.S.

L’ennemi a rassemblé au sud de Sadec d’importantes concentrations de troupes pour attaquer l’ensemble du dispositif de défense de la Cochinchine, en vue d’appuyer les assauts massifs au Tonkin.

Mais, prenant l’initiative, les troupes françaises, dirigées par le général Chanson, passent à l’attaque les premiers en mai. Les mois suivants seront marqués par un net ralentissement de l’activité qui consiste habituellement en une succession d’opérations de nettoyage et de dégagement des postes, ou de coups de main tombant souvent dans le vide.

De fait, tout au long du premier trimestre 1951, l’unité est engagée, en quasi-permanence, dans la fameuse zone dite du « quadrilatère », au nord de Dian.

Les résultats sont mitigés mais les hommes disputent le terrain aux communistes.

La décision de créer un bataillon de parachutistes vietnamiens est prise début 1951, au moment où le général Lecoq est chargé par le général de Lattre d’activer la mise sur pied de l’armée nationale vietnamienne.

De mars à juin 1951, l’escadron restera dans une situation un peu particulière : il dépend toujours du commandement de la G.V.N.S., pour l’administration, mais l’encadrement passe aux parachutistes coloniaux.

La campagne de recrutement et d’instruction bat alors son plein.

Le recrutement se fait à partir de jeunes appelés des centres d’instructions vietnamiens dirigés sur la B.A.P.S. pour y être brevetés, et de volontaires d’unités coloniales françaises et vietnamiennes.

L’instruction se poursuit, au printemps, sous le regard de quelques gardes maintenus à l’unité. Durant les mois de juillet et août, les compagnies vont intervenir dans le cadre d’opérations locales au Viêt-Nam Sud.

En août, la 2e compagnie, initialement dédiée à l’instruction, encadrée par des gardes, sera officiellement intégrée au bataillon.

Au sein du corps expéditionnaire.


Les hommes sont dispersés dans une myriade de postes perdus dans ce vaste pays, aux installations défensives faibles.

On entreprend donc de ceinturer le delta du Tonkin, axe d’effort des communistes, d’une ligne de blockhaus modernes aux murs de béton. Les principaux sites sont rapidement équipés et des garnisons réduites suffisent alors à tenir ces positions.

En quelques mois, la ligne « de Lattre » est sortie de terre.

Les réserves générales récupèrent les effectifs ainsi libérés qui sont articulés en groupements mobiles : les GM.

Le 15 novembre 1951, le 1er bataillon de parachutistes vietnamiens fait mouvement, par voie aérienne, vers le Tonkin.

Il participe à des opérations du secteur puis est engagé, en décembre, dans les durs combats de Rivière noire : une bataille d’usure, consécutive à la reprise d‘Hoa Binh par le corps expéditionnaire français.

À son retour, le 11 mars, à Chi Hoa, le bataillon aura perdu neuf tués, vingt-quatre blessés et trois disparus.

Après avoir retrouvé le sud du pays, au cours du second trimestre 1952, avec nombreuses opérations en Cochinchine, le B.P.V.N. va repartir au Centre Annam dans le cadre de l’opération « Cabestan », menée au sud de Tourane.

En mai, avec le départ des derniers gardes engagés dans les compagnies de combat, l’histoire des gendarmes-parachutistes au combat, en Indochine, se confond avec celle du garde Meyer qui ne quittera l’unité qu’en 1953.

Au mois de novembre, le bataillon participe activement au dégagement et à l’évacuation des postes de la bordure sud du Ly Nam (Nord Vietnam).

En décembre, il sera engagé dans l’opération « Bretagne » à Ban Som.

Fin 1953, le 1er B.P.V.N., presque entièrement encadré par des Vietnamiens, il participera, avec les 3e et 5e B.P.V.N., créés respectivement en 1952 et 1953, aux opérations avec les troupes françaises.


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Sicut-Aquila

Des gendarmes parachutistes en Indochine . 908920120 Des gendarmes parachutistes en Indochine . Marian11 Des gendarmes parachutistes en Indochine . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMar 20 Oct 2015 - 21:42

La gendarmerie en Indochine :
 
Extraits de « ceux d’Indochine » livre d’or des gendarmes morts en Indochine (1945-1956)
SHGN maisons-alfort 2005 – Raymond Duplan


L'ouvrage le plus précis en terme de chiffres et d'unités.
 
 
Les pertes =
-          49 gendarmes
-          47 MdL/C
-          551 gardes républicains
-          9 ADC
-          3 capitaines
-          5 sous-lieutenants
-          4 lieutenants
-          13 ADJ

Auxquels s’ajoute les militaires détachés au sein des unités gendarmerie = 1 chef de bataillon, 4 sergents, 5 caporaux-chefs (dont 1 indochinois) et 2 soldats de 2° classe (dont 1 indochinois)
 
Les unités du 16 septembre 1945 au 11 aout 1954 =
-          inspection de la gendarmerie en Indochine
-          1° LGRM (janvier 47- avril 49) puis 1° LMGR (mai 49- aout 54)
-          2° LGRM (mars 47- avril 49) puis 2° LMGR (mai 49- aout 54)
-          3° LGRM (mars 47- avril 49) puis 3° LMGR (mai 49- aout 54)
-          Avant septembre 1945 on trouve des détachements et compagnies de gendarmerie en Indochine
-          Commandement des prévôtés du CEFEO (décembre 45 – mars 46) puis commandement des prévôtés des TFEO (avril 46 – décembre 48) puis commandement des prévôtés des FTEO (janvier 48 – mai 49 et mai 49 – août 54)
-          Prévôtés des 3° et 9° DIC et de la 1° BEO (45-47)
-          Prévôté du haut-commissariat d’Indochine (garde)
-          Prévôté des FT du nord-vietnam et de la zone opérationnelle du Tonkin (51) puis prévôté des FT du nord-vietnam (51-54)
-          Prévôté des FT d’Indochine Sud (47-49) puis prévôté des forces françaises du Vietnam Sud (49-51) et prévôté des forces terrestres du sud vietnam (51-54)
-          Prévôté des troupes françaises du centre-annam (47-49) et prévôté du sud-annam (47-49) puis prévôté des FT du centre Vietnam et prévoté des FT des plateaux montagnards
-          Prévôté du Laos (47-54) et prévôté du Cambodge (47-54)
 
Les citations collectives :
-          citations à l’ordre de l’armée =
- 5 février 1949 pour l’ensemble des unités (drapeau de la gendarmerie)
« traditionnellement présente partout où flotte le drapeau français, la gendarmerie nationale a participé dans une très large mesure, depuis deux ans, aux opérations de pacification en Indochine.

Sous les ordres du colonel Sérignan, les 1°, 2°, 3° légions de marche, les prévôtés et le détachement colonial de gendarmerie, issus de toutes les formations de gendarmerie et de garde républicaine, ont acquis et acquièrent chaque jour, au milieu des dangers et des embûches, de nouveaux titre à la reconnaissance nationale.

La part qu’ils ont prise aux opérations engagées dans le delta du Mékong, en sud-annem et au Tonkin, de mars 1947 à décembre 1948, a montré de manière éclatante la valeur et la combativité de ces unités dont la participation a été particulièrement appréciée du commandement.

Tous ont su maintenir de la façon la plus brillante les nobles vertus militaires de l’arme d’élite à laquelle ils appartiennent. »

-          6 juin 1955 pour l’ensemble des unités de la gendarmerie nationale (drapeau de la gendarmerie nationale)
« brillantes unités – déjà citées en 1949 – qui ont continué à faire preuve, tant dans leurs missions traditionnelles qu’à l’encadrement des troupes de toutes armes, des excellentes qualités militaires et morales en honneur dans cette troupe d’élite.
Au cours de la campagne 1953-1954, elles se sont particulièrement distinguées au prix de pertes sensibles dans les combats menés pour la défense du delta tonkinois, des plateaux montagnards et du Laos, ainsi que dans les actions engagées pour le maintien de l’intégrité des grandes villes et ensembles sensibles en butte à l’action incessante de l’adversaire. »

-          12 février 1952 pour la 1° compagnie de parachutistes de la Garde du Vietnam Sud (ex-escadron parachutiste de la GRC et ex-escadron parachutiste de la GVNS)
« magnifique unité de la garde du vietnam-sud, qui a toujours fait preuve d’un allant et d’un courage dignes de tous les éloges.

Depuis le 1° aout 1949, sous le commandement du lieutenant BIARD, a participé sur l’ensemble du territoire à 25 opérations importantes dont plusieurs aéroportées.
A, en outre, pris une part constante et très active à la pacification des sous-secteurs de Thu Dau Mot, de Bien Hoa et du quartier de Thu Duc.

S’est distingué particulièrement aux opérations aéroportées de Tra Vinh, du 29 mars au 3 avril 1950, en enlevant de vive force deux mitrailleuses aux rebelles et à Cu My, en septembre 1950, en détruisant un centre de batellerie important.
Formation d’élite digne des traditions d’honneur et de courage de la garde républicaine et des troupes aéroportées. »

-          12 février 1952 pour la 3° LMGR
« corps d’élite digne héritier des traditions séculaires qui honorent la gendarmerie nationale.
Composé au 1° janvier 1949 des détachements de Cochinchine, d’Annam et du Tonkin, a continué à faire preuve, tant en unités constituées qu’à l’encadrement des formations autochtones, de splendides qualités militaires au cours de combats incessants, opiniâtres et meurtriers.

Depuis le 1° mars 1949, date de son implantation au Tonkin et au centre-Annamn sous l’énergique et constante impulsion du lieutenant-colonel Pouyade, a eu la délicate mission d’assurer l’encadrement des formations vietnamiennes : gardes du vietnam nord, bataillons, ainsi que celui des minorités ethniques : muongs et nungs.

Avec cœur et volonté, ses officiers et sous-officiers ont contribué à la création de ces nouvelles unités autochtones, à leur instruction, et les ont menées au combat dans des conditions qui leur font honneur.

Réparti en plus de cent postes, de Faï Fo à Dong Haï en Annam, des îles gow tow au pays muong et au Day dans le delta tonkinois, a obtenu de magnifiqes résultats dans sa mission de pacification, faisant preuve à la fois d’un sens politique avisé, d’un esprit d’abnégation digne d’éloge et d’une bravoure récompensée entre le 1° janvier 1949 et le 31 janvier 1951 par 935 citations individuelles.

Au prix de lourdes pertes et généreux sacrifices, cette valeureuse unité a hautement contribué à l’affirmation des qualités militaires et morales de la jeune armée vietnamienne. »

- citations à l’ordre du corps d’armée =
- groupe d’escadron cochinchinois de la 2° LMGR (25 septembre 1950)
- garde du vietnam nord (19 décembre1951)
 
- citations à l’ordre de la division =
- 1° LGRM (27 mai 1948)
- garde tonkinoise (23 février 1949)
- poste de Vu Ban (16 mars 1950)
- 4° groupe d’escadrons du 2° régiment de la garde du Vietnam Sud (10 juillet 1950)
- 1° escadron de la 2° LMGR (31 décembre 1952)
 
- citations à l’ordre de la brigade =
- 1° régiment de la garde du vietnam Sud (2 juillet 1948)
- 2° régiment de la garde du vietnam Sud (7 novembre 1948)
- 3° régiment de la garde du Vietnam sud (18 décembre 1948)
- poste de Lang Chieng (16 mars 1950)
 
Les décorations des unités :
-          1° LGRM = croix de guerre TOE avec 2 palmes et étoile d’argent, croix de la vaillance vietnamienne avec étoile de vermeil
-          1° LMGR = croix de guerre TOE avec palme et croix de la vaillance vietnamienne avec étoile d’argent
-          2° LGRM = croix de guerre TOE avec 2 palmes
-          2° LMGR = croix de guerre TOE avec étoile d’argent (1° escadron)
-          3° LGRM = croix de guerre TOE avec 3 palmes
-          3° LMGR = croix de guerre TOE avec 2 palmes
-          Prévôté des FTEO = croix de guerre TOE avec 2 palmes
-          Détachements de gendarmerie d’Extrême-Orient = croix de guerre TOE avec 1 palme pour la gendarmerie coloniale d’Indochine et croix de guerre TOE avec 2 palmes pour la gendarmerie d’Extrême-Orient
 
 
Les unités encadrées :
-          groupe d’escadrons Muong de la GR puis 1°, 2°, 3° et 4° groupes d’escadrons muong de la GR
-          5° groupe d’escadrons de la GRC de Vinh Long
-          1° groupement –mobile franco-vietnamien
-          Garde tonkinoise
-          Garde frontalière de l’Est-Tonkinois
-          Des unités d’autodéfense et de protection notamment au profit des plantations (hévéas, etc …)
 
A savoir =

Les drapeaux et étendards suivants (actuels) sont décorés de la croix de guerre TOE avec 2 palmes : drapeau de la gendarmerie nationale (1992), drapeau de la gendarmerie mobile (1956), étendard de la gendarmerie mobile (1956), étendard du régiment de cavalerie de la garde républicaine (1956), drapeaux des 1° et 2° régiments d'infanterie de la garde républicaine (1956 et 1979).
 
A savoir =

Au musée de la gendarmerie nationale de Melun (ouverture printemps 2015) vous trouverez les fanions des unités suivantes : 1° LGRM, 2° LGRM et 3° LGRM, prévôtés des TFEO et du Tonkin, gendarmerie coloniale d'Indochine, gendarmerie d'Extrême-Orient, groupes d'escadrons muong de la GR, GRC, garde tonkinoise, garde frontalière de l'est-tonkinois.
 
A savoir =

Les officiers suivants (tués en Indochine) ont été choisis comme parrains de promotion par l'EOGN (« morts pour la France »)
-        capitaine jean D'HERS = promotion 1946-1947
-        sous-lieutenant PIQUET = promotion 1947-1948
-        lieutenant TUCOULOU = promotion 1948-1949
-        capitaine DECLERCK = promotion 1949-1950
-        lieutenant LACOSTE = promotion 1950-1951
-        sous-lieutenant BLANZAT = promotion 1953-1954
-        sous-lieutenant MORICET = promotion 1978-1979
-        sous-lieutenant MARTIN = promotion 1982-1983
-        sous-lieutenant TOUCHERON = promotion 1985-1986
-        lieutenant BRICOT = promotion 1999-2000

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Sicut-Aquila

Des gendarmes parachutistes en Indochine . 908920120 Des gendarmes parachutistes en Indochine . Marian11 Des gendarmes parachutistes en Indochine . 908920120

“Nous avons entendu et nous savons ce que nos pères nous ont raconté, nous n’allons pas le cacher à nos fils.
Nous redirons à tous ceux qui nous suivent, les œuvres glorieuses...”

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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMar 20 Oct 2015 - 21:55

 Le parrain de la 119° promotion de l’EOGN
 
Des gendarmes parachutistes en Indochine . Biard11

. Chef d'escadron Biard Guy André (1923-1982)
 
Né le 29 septembre 1923 à Trélon (Nord)
 
Rejoint l'armée le 3 juillet 1945, puis école militaire interarmes le 1° décembre 1945, puis à l’école d’application d’artillerie (Idar-Oberstein) au 1° février 1946. affectation au 35° RA de la 25° DAP en mars. Lieutenant le 1° décembre 1947. Rejoint l’école d’application de la gendarmerie en 1948, confirmé lieutenant le 1° avril 1949 et affecté au 4° escadron de la 1° légion bis GR (pithiviers).
 
·      1° séjour en Indochine = 3 juin 1949 rejoint 1° LMGR, arrivée en Indochine le 28 juillet 1949, 2° commandant de l’escadron parachutiste de la garde républicaine cochinchinoise puis garde du Vietnam Sud puis départ le 28 juillet 1951.
·      2° légion de gendarmerie, section de Rocroi
·      2° séjour en Indochine = 19 février 1952 commandant le peloton de chars légers à la 2° LMGR, octobre 1953 au 6° escadron de l’école des cadres de Thu Duc (ancien siège de l’escadron parachutiste) puis retour à la 1° LMGR.
·      2° légion de gendarmerie section GD de Lille puis capitaine le 1° janvier 1955. Certificat d’aptitude officier « armes spéciales » + brevet d’observateur-pilote d’hélicoptère de l’ALAT. Section d’hélicoptères de Bapaume, le 1° avril 1957. Puis section d'hélicoptères de Sétif + guerre d'Algérie du 5 janvier 1958 à 26 juillet 1958.
·      mise en disponibilité en 1964, et retraite le 31 décembre 1966 au grade de capitaine puis réserve comme capitaine puis chef d'escadron (Bourgogne puis Champagne-Ardennes).
·      Mort le 21 avril 1982
 
Décorations =
·      Croix de guerre TOE avec 5 citations (1 palme, 3 étoiles vermeil, 1 étoile d'argent) :
- à l'ordre de la division du 6 juin 1950 (général de brigade chanson)
« commandant l'escadron parachutiste vietnamien depuis août 1949, en a fait, malgré le départ de la presque totalité de ses éléments européens aguerris, une unité dynamique, ardente, remarquable par la brutale énergie de ses assauts et la rapidité de ses déplacements.

A participé à toutes les opérations effectuées en zone et et à de nombreuses patrouilles et embuscades dans le quartier de Thu Duc, obtenant des résultats substantiels.

S'est notamment distingué du 15 au 19 décembre 1949 au cours de l'opération HONORAT et les 27 et 28 janvier 1950 au cours de l'opération RAYMOND, infligeant aux rebelles des pertes en hommes et récupérant de l'armement.

Le 15 février 1950, dans l'île des cocotiers (quartier de Thu Duc – sud vietnam)une unité voisine ayant subi des pertes, a remarquablement assuré la protection de la colonne d'évacuation sérieusement harcelée par l'adversaire. A fait preuve au cours de cette action d'un grand courage personnel et d'une activité remarquable, dirigeant lui-même debout dans la rizière, le feu de ses armes automatiques.

En neuf mois, a infligé aux rebelles les pertes suivants : 109 tués, 52 prisonniers, 10 armes, plus de 100 grenades, n'ayant lui-même que des pertes légères et ne perdant aucune arme. »

A l'ordre de l'armée du 19 août 1950,
«  officier remarquable par son courage et ses belles qualités de chef. Le 29 mars 1950, a été parachuté avec son escadron à proximité du poste de Tra Cu (province de Tra Vinh – cochinchine) investi depuis plusieurs jours par des éléments rebelles . Après avoir rassemble son personnel a foncé à la tête de ses hommes en direction du poste accroché violemment par l'adversaire durant une demi-heure près de la tour TC 31 ter et par une manoeuvre habile et un furieux assaut , a mis les rebelles en fuite, les obligeant à abandonner sur le terrain, 46 morts, 2 mitrailleuses et un fusil.

Du 30 mars au 2 avril a effectué avec son escadron, des reconnaissances profondes à Soc Cha – Bai Xao – Son Hanh, dégagé largement le poste de Tra Cu et avec des pertes réduites à un blessé, a magnifiquement rempli la mission qui lui avait été confiée. »

A l'ordre du corps d'armée du 18 février 1951, (général d'armée de lattre de tassigny)
« chef d'un commando parachutiste dont l'activité, l'allant et le courage se sont manifestés au cours de nombreuses opérations qu'il a effectuées dans le secteur de Bien Hoa. S'est distingué une fois de plus du 13 au 19 novembre 1950 au cours de l'opération Saint Martin.

Parachuté avec son commando le 13 novembre dans la région de Phu My (sud vietnam) a brisé l'opposition de l'adversaire attaquant ses bandes, les forçant à la fuite. Le 15 novembre, chargé de protéger l'embarquement sur LCM d'éléments armés, a attaqué les éléments rebelles qui, du village de Phuoc-Tho s'opposaient par le feu à cet embarquement.

A vaincu cette opposition par l'audace de sa manœuvre.

Le 17 novembre, s'est lancé à l'assaut des rebeles retranchés au sud du village de Phuoc Hoa, les a dispersés, leur causant des pertes sévères. »

A l'ordre du corps d'armée du 22 décembre 1953,
«  officier qui a participé à de nombreuses actions de détail et a effectué plusieurs raids profonds en zone rebelle du centre vietnam. S'est tout spécialement distingué du 15 au 29 juin dans le nettoyage et l'occupation de la presqu'île du Hon Heo, atteignant tous ses objectifs malgré les harcélements rebelles.

Vient à nouveau de se signaler au cours de l'investissement de la cuvette de Da Dem du 16 au 30 octobre. Malgré un terrain difficile semé de mines, a nettoyé une vaste zone sur les arrières rebelles infligeant des pertes à l'adversaire, détruisant plusieurs camps et des stocks de ravitaillement. A conquis de haute lutte en fin de la 3° journée d'opération, l'objectif final qui lui était assigné. S'est révélé comme un bel entraîneur d'hommes. »

A l'ordre du corps d'armée du 12 mars 1957,
« brillant officier, audacieux, énergique et plein d'allant. Revenu volontaire en Indochine après un premier séjour où il s'est distingué par ses qualités d'audace et d'entraîneur d'hommes, continue à faire preuve, sur les hauts plateaux, de qualités exceptionnelles de courage, d'allant et d'initiative.

Commandant du quartier de Dak To d'octobre 1952 à février 1953, a largement contribué, par de nombreuses opérations, à rassurer la population, la mener à collaborer à son autodéfense et à maintenir les rebelles en dehors de son quartier.

Commandant du quartier Banhar, sud d'Ankhe depuis le 6 février 1953 a réorganisé son quartier et maintenu l'intégrité de la R.C. 19 avec de faibles moyens malgré de nombreuses incursions rebelles pendant la période du 1° au 15 mars 1953. commandant du 261° BGVN s'est dépensé sans compter et a obtenu d'excellents résultats, notamment au cours des opérations qui se sont déroulées du 17 au 19 avril 1953 dans la région de Daban au cours desquelles 5 rebelles ont été tués, un grand nombre de blessés, de nombreux camps et approvisionnements détruits. »

Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze : à l'ordre de la brigade du 5 septembre 1958
« excellent officier pilote commandant l'escadrille d'hélicoptères légers de la gendarmerie de la 10° RM depuis le 6 janvier 1958.
a effectué de nombreuses missions de liaisons opérationnelles dans des conditions souvent délicates.

S'est distingué tout particulièrement le 13 mai 1958 dans la région de Bou-Saada, par une météo l'obligeant à voler à basse altitude au-dessus d'une région chaotique et occupée par les rebelles, a assuré la relève d'un appareil indisponible permettant ainsi l'accomplissement d'une évacuation sanitaire urgente.
Totalise le 15 juillet 1958, 90 heures de vol opérationnel depuis son arrivée en Algérie. »
 
Cet officier est également titulaire des décorations suivantes :
·      officier de la légion d’honneur
·      médaille d'outre-mer avec agrafe d'E.O.
·      Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
 + croix de la vaillance vietnamienne avec étoile d'argent

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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMar 20 Oct 2015 - 22:41



Des gendarmes parachutistes en Indochine . 926774 Des gendarmes parachutistes en Indochine . 373769 Des gendarmes parachutistes en Indochine . 373769 Des gendarmes parachutistes en Indochine . 373769

merci JP ! instructif !! serai moins con ce soir !!

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Aux Gendarmes

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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMer 21 Oct 2015 - 8:48

Bonjour à tous et un immense merci à commandoair.Tu as retracé avec un brio extradorinaire l'épopée de mes frères d'armes.650 y ont laissé la vie.
Je m'incline respectueusement devant la mémoire de mes camarades.Le Général BEAUDONNET,alors
Lt en Indo est décèdé l'an dernier.C'était l'un des Généraux de Gendarmerie le plus décoré.

Bien cordialement à tous.MONCEY
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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeMer 21 Oct 2015 - 9:47

Merci a vous deux .

C'est avec plaisir que je découvre comme vous les "Hauts Faits" de la Gendarmerie , bien souvent critiquée .

Mais il faut savoir faire amende honorable .

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MessageSujet: Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine .   Des gendarmes parachutistes en Indochine . Icon_minitimeVen 23 Oct 2015 - 8:34

bonjour = tous,
Il existe encore un escadron parachutiste de Gendarmerie à MONT DE MARSAN.J(ai un camarade de stage qui était chut op dans les corps de troupes et à trouvé la mort.Son pépin ne s'est pas ouvert.
Il faut signaler également que tous les militaires du GIGN sont paras.C'est la première des conditions

Bien cordialement MONCEY
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