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 Parachutistes d'Infanterie de Marine (volet 7)

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bretirouge
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MessageSujet: Parachutistes d'Infanterie de Marine (volet 7)   Lun 24 Nov 2014 - 12:11

Parachutistes d'Infanterie de Marine ( volet 7 )







Au cours de l'année 1949, le 6e BCCP continue son instruction à Quimper, puis embarque en août au ordre du chef de bataillon Vernières, avec les capitaines Cogniet, Balbin, Lebot comme commandant d'unité. Durant sa préparation à Fréjus, Jean-Pierre Valdant, officier transmissions du bataillon rapporte cette anecdote savoureuse au sujet de la devise du bataillon qui égaya les paras durant la traversée vers Saïgon : « Avant son départ, en juin 1949, le 6e BCCP effectuait un stage marin au camp marin de Fréjus. Le Prince de Monaco venant de décéder, le bataillon a été désigné pour lui rendre les honneurs. C'est ainsi que nous avons défilé sur le Rocher devant la dépouille mortelle du Prince.

Au mess de Saint-Raphaël nos épouses, qui n'avaient rien d'autre à faire que d'écouter le reportage diffusé par les radios ont bien entendu ce commentaire : Et voici les fiers parachutistes précédés de leur fanion noir sur lequel on lit, en lettre d'or, qui perd gagne . Et Valdan de conclure : on était bien à Monaco, mais partout ailleurs le 6 a toujours gagné. »




Le 16 juillet 1949, le colonel Gilles prend le commandement de la 1er DBCCP. Avec lui, les premiers officiers et sous-officiers métropolitains sont affectés à la brigade pour permettre la constitution des unités, dans le cadre du tour de départ des personnels de toutes armes et services. Le même jour le 7e BCCP est mis sur pied à Quimper sous le commandement du chef de bataillon Balbin. Après six mois seulement de formation, le bataillon effectue son instruction spécialisée à Meucon. Le 1er janvier 1950, il est créé administrativement sous les ordres du chef de bataillon de Fritsch. Au printemps, il rejoint Fréjus pour y recevoir la formation spécifique des troupes d'outre-mer. A l'issue du stage pré-colonial au camp marin, le 7e BCCP embarque le 15 juillet 1950, sur le Pasteur à destination de l'Indochine. Il est suivi peu après par le 1er BCCP formé à Saint-Brieuc sous le commandement du chef de bataillon Souquet. En février 1950, à Saint-Brieuc, le capitaine Toce forme le 2e BCCP qui embarque pour l'Extrème-Orient courant novembre.

Peu après le départ du 7eBCCP, un nouveau bataillon, le 8e BCCP du capitaine Orsini, est mis en chantier à Quimper. Au mois d'octobre 1951, le lieutenant-colonel Langlais relève le colonel Gilles en qualité de chef de corps de la 1er BBCCP . A son tour, au mois de décembre et pour la deuxième fois, le 3e BCCP, aux ordre du capitaine Bonnigal secondé par les capitaines Bouvery, Belloc et Guilleminot, quitte la Bretagne pour la terre jaune où son ancien s'est sacrifié sur la RC 4. Le 6e BCCP renaît à la fin de l'année 1951 sous le commandement du chef de bataillon Bigeard. A son embarquement pour l'Indochine, le 7 juillet 1952, il prend l'appellation de 6e BPC sous laquelle il s'illustrera jusqu'au sacrifice final de Dien Bien Phu. Toutes ces unités qui sont à leur deuxième séjour opérationnel au Tonkin changeront de dénomination au cours de leur séjour en Indochine et deviendront des bataillons de parachutistes coloniaux. Dans le cadre du remplacement des effectifs affectés de façon permanente à la demi-brigade, un centre d'instruction pour les appelés est mis sur pied en 1952 à Guingamp, sous les ordres du capitaine Ferrano. Après le départ le départ du 1er BCP en juin 1953, le 7e BPC du commandant Balbin quitte Quimper le 16 mai 1954 à destination de l'Indochine. Il est le dernier à partir de Bretagne, et sera le dernier à revenir d'Indochine le 26 avril 1956.

En six ans et demi la BBCCP de Vannes – Meucon a donc formé : 13 bataillons formant corps – deux groupes de commandos et – assuré le renforcement de ces unités et services à l'aide de détachements à la demande. C'est en moyenne 2 000 hommes qui ont quitté chaque année la Bretagne pour maintenir six bataillons en Indochine former et encadrer six bataillons de parachutistes autochtones, participer aux divers commandos, au GCMA, soutenir les centres d'instruction techniques, les BAP nord et sud, renforcer les états-majors tout en assurant la relève d'un bataillon à Dakar et de deux compagnies à Brazzaville et à Madagascar. Cent six officiers, 266 sous-officiers et 1973 gradés et parachutistes ont payé de leur vie ces combats d'Extrême-Orient.

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bretirouge
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MessageSujet: (volet 8 )   Lun 15 Déc 2014 - 7:54

Vannes-Meucon maison mère des Parachutistes Coloniaux


Avec les moyens du bord, de façon très rustique, le bataillon doit se structurer, incorporer les volontaires, former les cadres et les hommes de troupe aux missions qui les attendent, et naturellement les breveter parachutistes, ce qui n'est pas sinécure avec le faible potentiel aérien dont on dispose à cette époque.


Le recrutement se fait exclusivement par voie d'engagement, au minimum trois ans pour effectuer un séjour complet en Indochine. Comme dans l'ancienne ''coloniale'', l'exotisme et le goût de l'aventure attirent toujours d'excellentes recrues. D'où viennent-ils ? De quels milieux sociaux sont-ils issus ? La Lorraine, la Bretagne et le Nord sont aux premiers rang des engagements.  
Les dures provinces, patries des silencieux, des entêtés, « de ceux qui s'accrochent des mains, des pieds et des dents, de ceux que rien ne peut dompter quand ils disent : je veux ! »
fournissent de splendides contingents qui se couvriront d'honneur au plus fort des combats.
Paris aussi a fourni des éléments, mais, amollissement de la société urbaine, la plupart n'a pas résisté à l'épreuve. Le Sud-Ouest est également bien représenté par un contingent solide où l'on compte nombre d'anciens maquisards. Les volontaires, souvent de très jeunes gens offrent un aspect physique qui témoigne des privations de la guerre.  
Nombreux sont ceux qui présentent des signes de tuberculose, surtout parmi les anciens maquisards, et sont refusé à l'engagement. Pour les autres, il faut en priorité les nourrir convenablement, leur rendre la santé par une vie et une activité physique régulières.  
«  L'ambiance générale du monde actuel n'est pas à l'action désintéressée, peut-on lire dans un rapport sur le recrutement, et les jeunes se tournent davantage vers les activités lucratives de la reconstruction, mais sans gloire, que vers le risque quotidiennement affronté à la Cyrano. En effet, le parachutiste engagé, non breveté, touche royalement 135 francs par quinzaine. Et l'on voudrait qu'avec cette aumône à un homme qui risque chaque jour une entorse ou des fractures, il se sente pleinement satisfait ? Mais des saints n'y tiendraient pas et feraient de temps à autre un faux-pas qui les mènerait en salle de police
Il est vrai que plus tard, lorsqu'il aura son brevet de parachutiste, il percevra la solde à l'air plus de 50% de la solde de base. Il jouira des avantages réservés aux troupes coloniales. En Indochine il recevra de 12 à 15 000 francs par mois, sans retenue; un sous-officier de 25 à 30 000 francs. Un gangster du marché noir en sourira dédaigneusement.


Les milieux bourgeois et intellectuels sont relativement peu représentés ; la majeure partie des engagés sont des ouvriers ou des paysans. Est-ce une résultante d'influence du milieu, d'une éducation peu portée sur l'aventure, d'une direction imprimée de trop de bonne heure à l'avenir de l'enfant pour que, jeune homme, à l'âge du choix, il n'ait précisément plus à choisir ? Quelle que soit la raison de cette abstention, il serait bon qu'elle cesse et que cette école de force et de trempe brasse toutes les classes du pays dans un commun goût du risque ».


En ces temps troublés, la gestion des personnels est quelque peu empirique dans l'armée française. Sous l'anonymat des maquis conservé par des gens qui y trouvent un intérêt certain, les « ouvriers de la onzième heure » de la Résistance aux faits d'armes mirobolants et invérifiables, les individus, civils et militaires, qui désirent se faire oublier, les proscrits de l'épuration tentant de se dédouaner, les libérés des [i]stalags
, parfois survivants des camps de concentration dépourvus de papiers, et tous ceux, laissés pour compte de la reconstruction du pays dont l'état civil est parti en fumée durant les combats de 1940 ou la campagne de la libération, tous constituent, la pénurie d'effectifs aidant, une importante source de recrutement à qui on ne pose pas trop de question, quitte à les radier après-coup.
Et puis la « Colo», l'Indochine .....Le goût de l'inconnu, la possibilité d'un refuge, peut-être d'une réhabilitation, ou même d'une disparition mystérieuse permettant de recommencer une autre vie ailleurs, attirent aussi des éléments douteux qui voient dans l'aventure coloniale une occasion de s'affranchir de toutes règles morales et de tenir que très peu compte de la discipline et des exigences de la vie en communauté.


C'est ainsi que dans la demi-brigade, qui réussit à mettre sur pied quatre bataillons en six mois, il a pu se glisser des indésirables dont les méfaits rejaillissent sur l'ensemble des « bérets grenat ». Un journaliste breton analyse objectivement les efforts déployés par l'autorité militaire dans ces circonstances:
- «  Ne croyez pas que la demi-brigade parachutiste accepte comme inéluctable d'avoir dans son sein des membres de moralité douteuse. Loin de là ! Nous avons pu constater les vigoureuses protestations de la plupart des parachutistes contre les exactions de quelques gangsters. La preuve en est que sur 9 000 hommes recrutés pour former les quatre bataillons, elle en a éliminé 3 000 – un sur trois- tant pour l'insuffisance physique que pour tares morales. Et notez que le dossier judiciaire de l'engagé ne parvient à l'unité qu'un mois après son arrivée au corps. Pendant un mois, l'engagé a donc un passé inconnu de ses chefs. Il bénéficie du préjugé favorable et souvent ce sera la période où il commettra ces fautes qui révoltent le public et font condamner en bloc tous les fantassins du ciel. »


Le camp de Meucon a un objectif : devenir la maison mère des parachutistes coloniaux. Situé sur un vaste plateau de bois et de landes, il est divisé en secteurs distincts : le village des cadres mariés, la chapelle dont le curé, le père Jego, sautera par défi en parachute, et se retrouvera aumônier des paras en Indochine ! Le PC du colonel Massu, fort de son expérience du «  Coups de Massu », bulletin de liaison du GM de la 2e DB en Indochine, créera le bulletin de la DBCCP : «  Allo Ancre – Ici Dragon » , le « mess-popote », haut lieu des frasques des jeunes lieutenants ou discussions homériques entre Legrand et Ferrano sur les mérites comparés des différentes formations de la France Libre, à moins que ce ne soit une controverse sur le droit des chiens du peloton cynophile qui commencent à sauter à partir de 1950, à « l'os de l'air ».


Plus loin, les baraquements spartiates de la troupe, le stade et les infrastructures militaires ( parcours d'obstacles, école de saut, techniques commando, polygone de tir des explosifs … ), un stand de tir couvert, puis les vastes espaces du camp qui permettent de manœuvrer au niveau commando, voire du groupe de commandos. A la périphérie, discrète, la baraque de « la mère casse-bite «  qui vend des casses-croûte, des boissons diverses et favorise les rencontres ponctuelles entre les paras et ses pensionnaires aux charmes généreux.
Les personnages hauts en couleurs, voire originaux, ne manquent pas à la DBCCP et chaque relève, chaque mutation en amène son lot. Aussi, pour les jeunes à l'instruction, qu'elle n'est pas leur surprise lorsqu'ils voient arriver ces officiers, sous-officiers et gradés le torse cuirassé de médailles gagnées sur les champs de batailles d'Europe ou d'Indochine.
Ici la rouge d'un lieutenant de 25 ans qui a encore des difficultés à saluer de la main droite à cause de sa blessure ….. Là, un adjudant boiteux qui a sauté sur une mine arborant la médaille militaire, puis toutes ces croix de guerre de 39/45 ou des TOE,et ces médailles qui témoignent d'une carrière aux nombreux faits d'armes. Parmi ces hommes, un officier au panache légendaire, poète et artiste à ses heures, esprit singulier dans tous les cas : le capitaine Grillet-Paysan qui sert à la DBCCP en 1950
«  Lorsqu'en 1950, entre deux séjours, j'ai servi à Vannes-Meucon pendant quelques semaines, j'ai découvert un monde étrange mais bien sympathique, se souvient encore aujourd'hui le général Jean Ziegler dans le bulletin de liaison de l'[i]Association Qui Ose Gagne et Anciens du 6.  
Meucon était soutenu administrativement par la Compagnie de Jeeps Armées qui n'avait guère de jeeps (à l'époque tout le monde se trimballait à pied ou debout dans de vieux GMC) et dont le capitaine-commandant cherchait désespérément une des baraques en planches qui avait, dans la nuit, été transformée en combustible. Vannes ne survivait donc que par la grâce de cette importante compagnie de soutien commandée par un officier exceptionnel, le capitaine Grillet-Paysan que ses pairs nommaient « Maurice-Ambroise ». Son bureau était clair et net, sobrement aménagé: dans un coin un poêle en fonte modèle 1908 lui servait de classeur cylindrique : c'est là que disparaissaient les notes et directives qu'il jugeait superflues.  
Devant, il avait placé, sur un tabouret réglementaire, un bocal avec un poisson rouge qui tournait inlassablement. Le capitaine était jovial et accueillant. Pour la Saint-Michel il organisait un défilé des corps de métier : le cuisinier avec sa broche, le mécanicien avec sa burette, le secrétaire avec ses manchettes de lustrine. Et tout çà marchait tant bien que mal mais toujours dans la bonne humeur .
En 1953, le lieutenant-colonel Fritsch succède au colonel Langlais à la tête de la demi-brigade. Au mois de juillet, le capitaine Grillet-Paysan est de retour à Meucon après un second séjour en Indochine. Il est cette fois à la tête de la caravane de propagande qui présente la 1er DBCCP à Paris, lors de la Kermesse aux Étoiles qui sera remplacée plus tard par les Nuits de l'armée.


Sergent à l'époque, écrit Daniel Negret dans le bulletin de liaison de l'association, je dirigeais l'équipe de « close-combat » qui accompagnait cette caravane. Nos démonstrations attiraient le public que nous sollicitions pour des dons au bénéfice des veuves et orphelins de guerre contre une épingle faite avec un petit morceau de parachute de la rizière car nous étions en pleine guerre d'Indochine. Le capitaine, installé sur le capot de la jeep, improvisait des poèmes sur des morceaux de parachutes qui étaient mis en vente aux enchères et ces poèmes, très prisés, se vendaient bien. Devant le succès de ces opérations, le capitaine me demanda de doubler, puis de tripler le nombre de séances de démonstration qui se faisait à armes réelles, poignard, fusil avec baïonnette, tesson de bouteille.... le troisième jour, la fatigue de l'équipe était telle que ce qui devait arriver arriva : le caporal-chef Bernard Chrétien dit Jésus et moi-même avons eu un dixième de seconde de retard dans une parade sur coup de poignard, et, l'un après l'autre, nous avons dû être évacués sur l'antenne de secours de la Kermesse. Heureusement cet accident eut lieu avant la fin de la Kermesse et il renforça l'affluence des curieux !Le capitaine en profita pour écouler ses poèmes et ses morceaux de parachutes de la rizière.En trois petits jours, la caisse de ce qui était à l'époque l'entraide para de la 1er DBCCP se remplit donc substantiellement et ce en partie grâce au capitaine-poète Maurice Grillet-Paysan.Au mois d'août un bataillon de marche est formé pour intervenir au Maroc, puis dirigé sur Paris en réserve de maintien de l'ordre. Mais déjà la rumeur du transfert de la 1er DBCCP sur la Côte d'Azur ou le Sud-Ouest alimente les discussions dans les popotes ou les foyers. A partir de l'automne 1953, la 1er DBCCP quitte progressivement la Bretagne. Le 16 septembre la CP n° 3 du lieutenant Balthazar fait mouvement de Saint-Brieuc vers Mont-Marsan qui accueillera également à la fin de l'année la CI n°2 du capitaine Ollivier. Au mois de décembre, une dernière prise d'armes a lieu à Vannes : l'état-major, la CCS et la CI n° 2 quittent la caserne Delestraint pour le quartier Château-Neuf de Bayonne .

Outre la fonction de propagande et de recrutement qui oppose parfois ses parachutistes au gros bras du Parti communiste – pour leur plus grand désagrément -, le capitaine Grillet-Paysan est également commandant de la Compagnie de commandement et des services. A l'occasion du transfert de la DBCCP, le sens du canular du capitaine atteindra des sommets qu'il ne serait guère possible de rééditer aujourd'hui, même dans les rêves les plus fous d'un président des lieutenants. Au mois de décembre 1953, la caserne [i]Delestraint
à Vannes se vide peu à peu. Vient le jour du départ de la CCS et de la Compagnie d'instruction commandée par le capitaine Emile Ollivier, dit « Mimile », «  depuis quelques jours, des entretiens discrets se multiplient entre Maurice-Amboise et Mimile. Il est prévu que le lieutenant-colonel Fritsch et le drapeau avec la garde attendent les deux unités sur l'esplanade de la gare.
Vers 15h30, les deux compagnies quittent la caserne Delestraint et défilent à travers le centre-ville avec deux policiers pour bloquer la circulation. Ouvrant le défilé, la musique de la 1er DBCCP suivie de la CCS avec Maurice-Amboise à sa tête. Cinq pas derrière lui un parachutiste portant sur un coussin amarante le bocal avec le poisson rouge du capitaine puis les éléments de la compagnie (sans armes) mais avec les différents équipements de leur spécialité. Dactylos :stylos en bois d'un mètre, machine à écrire, ronéo, classeurs...,en bandoulière ! Cuisiniers en blanc portant sur l'épaule droite de grands instruments de cuisine; mécaniciens en tenue de travail avec divers outils en grand modèle sur la poitrine; ...La compagnie d'instruction à l'aligenement splendide emboite le pas et défile à cadence lente aux ordre d'un lieutenant. Derrière la CI, tirées chacune par deux chevaux, suivent trois arabas portant sur les bâches les recouvrant la mention inscrite en lettres de grandes dimensions : Train aéroporté- 1er DBCCP. Le capitaine Mimile trône sur un véhicule hippomobile avec sur la poitrine toutes ses décorations pendantes et, à côté, le porte-fanion dans le même équipage.


La presse ayant annoncé la veille le défilé dans les rues de Vannes, de nombreux habitants se pressent aux fenêtres et sur les trottoirs. Un instant de silence étonné au passage de Grillet-Paysan avec derrière lui le bocal à poisson, puis déferlent les applaudissements et les cris de joie. Le chef de corps, réputé rigide, observe avec stupéfaction l'arrivée de sa demi-brigade sur la place. A ses côtés, le colonel commandant d'armes, visage livide. Heureusement, le maire trouva de bon ton de sourire puis applaudir, détendant ainsi atmosphère. Honneurs au drapeau. Embarquement dans le wagon de première, un compartiment « drapeau » et, à l'autre extrémité de la voiture, un compartiment réservé à Maurice-Amboise, Mimile et le poisson rouge avec sur la porte la mention: aux arrêts.

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MessageSujet: Re: Parachutistes d'Infanterie de Marine (volet 7)   Lun 15 Déc 2014 - 8:13


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