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 Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François .

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MessageSujet: Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François .   Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François . Icon_minitimeLun 28 Juil 2014 - 10:40

 Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François . 908920120 Hubert Marie Roger Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François . 908920120

Le Gouvello de la Porte   


Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François . K112

Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte est né le 3/01/1925 à Nantes.

Il est le dixième enfant d’une famille qui en comportera douze : Jean, Isabelle, François, Anne, Yves, Gérard ici présent et seul vivant, Henri, Louis, Marie, Hubert, Yvonne et Madeleine.

Après des études secondaires au collège St Stanislas de Nantes, il est admis à l’école Ste Geneviève de Versailles pour préparer le concours d’entrée à l’École Navale.

Pendant ses études, un événement inattendu se produit.

Des agents de la Gestapo se rendent à l’école Ste Geneviève et demandent qu’on leur livre un nommé Le Gouvello.

Le Père recteur réussit à les empêcher d’aller chercher Hubert dans sa classe mais il ne peut pas les empêcher de repartir avec lui.

Ils recherchaient en réalité l'un de ses frères, Louis, membre de la Résistance.

Ils emmenèrent Hubert à Angers et au bout de trois mois, convaincus de leur erreur, le relâchèrent.

Hubert est admis à l’École Navale le 1/10/45.

Après deux mois d’incorporation au Centre de Formation Maritime de Pont-Réant, il embarque avec sa promotion sur les croiseurs "Tourville" et "Gloire" pour une campagne en Indochine de novembre 45 à mai 46.

Après l’École Navale, il fait campagne sur la "Jeanne d’Arc" du 1er janvier au 15 septembre 1948.

A son retour, il embarque successivement sur le croiseur "Gloire" puis sur le contre-torpilleur "Bison".

Le 1/10/49, il est affecté à la Flottille Amphibie Indochine Sud jusqu'au 21/2/50, date à laquelle il prend les fonctions de chef de section au commando "François".

C’est dans ces fonctions qu’il reçoit la croix de guerre TOE avec cette citation à l’ordre du corps d’armée :

« Jeune officier du Commando François en Indochine depuis un an où il se signale à l’attention de ses chefs par ses facultés d’adaptation, son goût du métier, sa conscience professionnelle, ses qualités de commandement et son sang froid en opération. S’est particulièrement fait remarquer le 17/9/50 à Kikuik (Côte d’Annam) chargé avec sa section de la protection du commando à l’embarquement, a couvert celui-ci d’une façon efficace malgré un tir nourri de grenades, a décroché sans perte, ne permettant plus à l’ennemi de réagir à temps. »  

Quelques mois plus tard, il est cité à l’ordre de l’armée :

« Chef de section du commando François depuis onze mois, a fait preuve à plusieurs circonstances de qualités certaines d’entraîneur d’homme. Le 25 janvier 1951 à My-Duc, alors que sa section était surprise par le feu violent d’un adversaire installé en défensive, a redonné courage à tous par son assurance et la précision de ses ordres. Après un décrochage difficile, il est retourné à l’attaque pour protéger le repli d’éléments amis et rechercher un F.M dont le servant venait d’être tué. A décroché en ordre à la dernière minute, assurant le rapatriement du corps d’un camarade, d’un blessé et de quelques hommes épuisés qui sans lui restaient sur le terrain.».

Lorsque le commando "François" reçoit l’ordre de se rendre à Ninh-Binh, à trente kilomètres de Nam-Dinh où est mort le L.V François, Hubert Le Gouvello est malade.

Il devait gagner l’infirmerie mais il refuse en déclarant qu’il voulait rester avec les hommes de la deuxième section.

Et c’est la bataille dans la nuit du 28 au 29 mai 1951. Le 30 mai, lors du massacre des dix-sept prisonniers ligotés et fusillés sous ses yeux, il invective l’officier qui ordonne le massacre :

« C’est une honte ! ce que vous faites est un acte sauvage que rien ne justifie. Vous aurez des comptes à rendre ».

Il est emmené en captivité et décède au camp numéro 5 le 10 janvier 1952.

Il est cité une troisième fois, à l’ordre du corps d’armée :

« Jeune officier d’élite, volontaire pour les commandos en Indochine. Participe à tous les engagements du commando "François" où il se distingue par son sens tactique, son courage sous le feu, et son esprit de décision, ce qui lui vaut deux citations à l’ordre de l’armée et du corps d’armée. Participe comme chef de section à la bataille du Dong Trieu et à l’opération Méduse où il se conduit brillamment. A la bataille de Ninh-Binh (Tonkin), dans la nuit du 28 au 29 mai, blessé à la tête au début de l’engagement, entraîne dans un magnifique élan sa section à l’assaut et réussit à forcer l’encerclement des troupes viet-minhs de beaucoup supérieures en nombre et en armements. A bout de munitions, après un combat digne des meilleures traditions militaires, est fait prisonnier avec des éléments de sa section. Succombe en captivité par suite des blessures reçues au cours du combat. »



Il était Enseigne de vaisseau de 1re classe.

Son unité : Commando François

Il est porté disparu.

Il a été décoré :

- Croix de Guerre TOE avec palme  

- Croix de Guerre TOE avec étoile

- Citation à l'Ordre de l'Armée

- Citation à l'Ordre du Corps d'Armée


Document portant la mention MPLF : AM du 29/09/1952

 Hubert Marie Roger Le Gouvello de la Porte du Codo François . 756672612 


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